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shako, sabre et tam-tam - Page 4

  • Isabelle ou le Chat de Schrödinger

    Depuis quelques mois je connais une fille qui habite Saint-Malo-de-Beignon. C'est un bourg qui me parle car lorsque j'effectuais mon service militaire à Guer, le soir, on sortait avec quatre ou cinq bidasses, on achetait de la bière et on allait les boire au bord d'un étang situé près de ce bourg. Et quand on était bien éméché, on se foutait à poil 100%, on courait vers le ponton et on se jetait à l'eau. C'est le seul souvenir que j'ai de ce bourg, c'est pour ça que lorsqu'Isabelle m'en a parlé, j'ai repensé à ces soirées au bord de cet étang dont je ne sais le nom.

    Cela fait plusieurs mois que je connais Isabelle. Quand je l'ai connue, elle n'allait pas bien et puis j'ai assisté à sa transformation. Mais on se parlait très peu. Un jour que pour une fois je lui parlais, j'ai dû lui dire que je m'intéressais à la physique quantique, elle m'a demandé alors si je connaissais le chat de Schrödinger. A part mon chat Merlin, je ne connais pas le nom des chats des autres et donc encore moins de celui du dénommé Schrödinger. Je lui ai répondu que non mais ça m'avait surpris qu'elle me sorte ça de façon si naturelle comme ci elle me disait qu'il faisait beau dehors. Lorsque je suis rentré chez moi, j'ai en effet trouvé l'endroit où il en était question et l'expérience de ce chat qui existe et n'existe pas et qui est en fait un fondement de la physique quantique mais je vais éviter les explications.

    J'ai su plus tard qu'elle avait un sérieux bagage scolaire et qu'elle avait participé à une conférence sur le quantique et qu'à côté d'elle était assis un des frères Bogdanov.

    Petit à petit, on s'est mis à discuter de plus en plus de choses métaphysiques. J'étais agréablement surpris de sa transformation. D'une fille très effacée portant tout le temps un espèce de gilet rose, elle était devenue plus féminine jusque porter une jupe. Enfin, je croyais que c'était une jupe mais en fait c'était une robe. Un autre jour, elle portait une robe longue que j'aimais moins mais j'ai pas osé lui dire que ça ressemblait à un sac à patates. Physiquement de visage, je ne saurais trop dire. Je devinais qu'un mystère s'y cachait et les traces d'un passé assez lourd. Je ne posais aucune question sur sa vie qu'elle me distillait tranquillement. J'ai su qu'elle avait une fille mais je ne sais plus son âge et surtout qu'elle avait un mec qui s'appelle Cédric. Comme elle commençait à m'attirer, je lui disais en rigolant que j'allais tuer ce Cédric et donc qu'il me fallait abattre tous les Cédric de Nantes où il habitait car je ne savais pas son nom de famille. Souvent alors qu'on buvait un café ensemble avec d'autres individus, son téléphone sonnait et elle répondait "coucou chéri". J'aurais dû être indifférent car je ne savais pas ce qu'il se passait dans mon cerveau. J'étais fragile moi aussi et je n'avais pas du tout confiance en moi. J'étais en surpoids et le soir quand je me regardais dans la glace, je faisais des grimaces pour ne pas me voir en vrai. C'était une époque où on mangeait dans le même restaurant et j'étais surpris qu'elle se mette à une table avec des vieilles personnes alors que j'étais souvent seul à une autre table comme un con. Je ne le sais pas encore...mais tout ça est fini. Il y a de fortes chances qu'on ne se revoie plus. 

    Mais je n'ai pas encore dit l'essentiel. Un soir, perdu dans mes pensées forcément métaphysiques autant que discrètement sentimentales, je doutais plus que jamais de l'existence de la matière et donc de l'atome. Seule Isabelle me posait des questions là dessus. On jouait à un jeu de société à deux, trois ou quatre mais souvent la partie s'interrompait lorsqu'elle et moi discutions de choses et d'autres. Elle ne venait pas souvent et ça m'énervait et je ne savais pas trop pourquoi. Un jour que je devais quitter Vannes, je lui ai envoyé un message. Un ami que j'avais souvent au téléphone m'avait dit "arrête de réfléchir et fonce". C'est vrai, cette putain de vie est trop courte, pourquoi se fixer ces interdits ridicules ? Prendre un râteau n'est pas la fin du monde. Donc je lui ai envoyé ce texto : "heureusement que je ne suis pas resté plus longtemps à Vannes parce que j'étais en train de tomber amoureux de toi". Et à ma grande surprise, j'ai eu très vite cette réponse : " j'avoue que moi aussi. Je l'ai ressenti, ça m'a troublée puis je me suis ressaisie". Je dois dire  que je n'ai pas bien compris cette réponse. A-t-elle ressenti que je tombais amoureux d'elle et que ça la troublait ou bien elle avouait qu'elle aussi était en train de tomber amoureuse de moi ?  En tout cas, ensuite, une fois lancé, j'ai poursuivi par un "un jour, nos mains se sont touchées et j'ai eu des frissons partout. C'est très bien que tu t'es ressaisie". Je mentais, je ne voulais pas qu'elle se ressaisisse. Elle avait un mec qu'elle aimait et elle venait même de faire les présentations à ses parents dont elle m'a dit laconiquement que ça s'était bien passé.

    Il est deux heures du matin. En écrivant cette note, j'écoute Franck Sinatra. Ecouter ce chanteur me rassure, m'apaise. A propos de chanteur, Isabelle m'avait fait écouter des choses qu'elle aimait et surtout à la question "qu'est ce que tu écoutes ?", elle ne m'avait pas répondu bêtement comme la plupart des gens "un peu de tout". Je me souviens qu'elle m'avait fait écouter Damien Saez un chanteur que je ne connais que de nom. Au fond de moi, je lui pardonnais alors de ne jamais avoir entendu parler de Dominique A. Ce chanteur sans doute le plus prolifique et inspiré de France reste totalement inconnu du grand public. Il lui manque sans doute un tube. J'en ai fait un peu écouter à Isabelle et notamment "il ne faut pas souhaiter la mort des gens" et j'ai profité de l'occasion pour lui dire à nouveau que je voulais tuer Cédric. 

    Ayant quitté Vannes, j'ai fait exprès de ne pas lui envoyer de message pour voir si elle allait m'en envoyer. J'ai attendu deux jours sans trop y croire et hier soir j'ai reçu un "y'a qu'à toi que je peux raconter tout ça car on est libre d'en parler sans limite" suivi d'un autre message "on se ressemble beaucoup". Je ne vais pas dire de quoi elle parlait dans le premier message. En tout cas, je me disais qu'on avait échangé cette troublante relation que par texto. A ce dernier texto, je lui ai bêtement envoyé les paroles d'une chanson de Daho qui s'intitule "on se ressemble". Peut-être espérait-elle quelque chose de plus personnel. On ne sait jamais ce qui se passe dans la tête d'une femme.

    Aujourd'hui, nous ne nous voyons plus. Est-ce une histoire impossible ? Je crois que oui mais elle ne m'a pas servi à rien. C'était pas grand chose mais ça me redonnait un peu confiance et elle, je ne sais pas. Je vous l'ai déjà dit, lisez un peu. On ne sait jamais ce qui se passe dans la tête d'une femme !

    En tout cas je me souviendrai longtemps d'elle. Que de chemin parcouru depuis le chat de Schrödinger. Cette expérience est tellement sidérante que je vous pose ici ce qu'en dit wikipedia : 

    C'est la mesure qui perturbe le système et le fait bifurquer d'un état quantique superposé (atome à la fois intact et désintégré par exemple… mais avec une probabilité de désintégration dans un intervalle de temps donné qui, elle, est parfaitement déterminée) vers un état mesuré. Cet état ne préexiste pas à la mesure : c'est la mesure qui le fait advenir. 

    Je me suis fait ma propre interprétation de cet énigmatique extrait : les choses n'existent que parce qu'on les voit. J'en parlais à Isabelle et bien qu'elle respectait mon opinion, elle n'était pas du tout d'accord. J’insistai sur le fait qu'elle n'existe que parce que je la vois donc en ce moment précis au cœur de cette nuit, elle n'existe pas. Elle m'appartient donc puisqu'elle n'existe que lorsque je la regarde. Oui, j'ai remplacé la mesure par le regard. C'est rassurant de penser ça. Je ne la reverrai sans doute jamais mais elle m'appartient. 

    Loïc LT

  • Shako présente sa playlist du matin

    En ce moment, je ne travaille pas donc c'est un peu différent mais quand je bosse voici ce que j'écoute le matin quand vous regardez bfm. C'est rafraîchissant, ça met de bonne humeur et ça vaut mieux que votre Lexomil. Sinon évidemment, c'est plus pratique quand on est abonné à Deezer ou Spotify. 10€ par mois et accès à toutes les musiques...à part quelques rares exceptions, comme Franck Sinatra dont seulement quelques titres sont disponibles.

    12 titres à écouter avec les croissants et le café bien serré. 

    Mention spéciale pour le titre "city of stars" tiré du film la la land. C'est magique ! (vidéo en dessous)

    - Falling on my aid - BJ Thomas

    - le premier jour (du reste de ta vie) - Etienne Daho

    - Singin in the rain - Gene Kelly

    - C'est si bon - Dean Martin

    - Strangers in the night - Franck Sinatra

    - I just called to say i love you - Stevie Wonder

    - Dancinq Queen - Abba

    - City of Stars - Ryan Gosling, Emma Stone *************

    - You are my high - Demon

    - More than I can bear - Matt Bianco

    - Everybody loves somebody - Dean Martin (oui, encore lui, j'avais pas réalisé)

    - L.O.V.E - Nat King Cole


     

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  • 2018 / Comment je me suis fait kidnapper pour la première fois de ma vie.

    Évoquer sa vie personnelle sur son blog...je l'ai fait par le passé mais toujours pour le bon côté des choses. Et puis, y'a un blog tenu par une personne dont je tairai le nom mais qui se reconnaîtra et qui m'a donné envie de m'y remettre. Ecrire, c'est une thérapie, façon de soulager des choses désagréables par des mots qui forment des phrases qui elles mêmes forment un tout cohérent.  Et si j'écris beaucoup (sorte d'autobiographie en cours), ce n'est pour l'instant jamais pour les autres mais pour le mien. Alors, allons-y.

    En 2018, je me suis retrouvé dans un hôpital psychiatrique du Havre. Hôpital Janet. Comment et pourquoi, je vais vous l'expliquer de la façon la plus objective possible.

    Un jour, alors que venant de Bretagne, j'avais débarqué chez ma sœur en Haute Normandie le matin et dans un sale état, dans l’après midi, elle m'a proposé gentiment de boire un café dans son salon. Je sentais bien quelque chose de louche tant elle ne savait plus que faire de moi et puis de se retrouver autour d'un café comme si de rien n'était me semblait étrange mais pas suffisant pour deviner ce qui m'attendait. Si je pouvais revenir sur le passé, je me serais douté de quelque chose et notamment qu'il y avait un véhicule de pompier garé et caché près de la maison ou je ne sais où.... pour pas que je le vois auquel cas, alors j'aurais continué mon chemin jusque très tard, les pompiers n'allaient pas rester glander toute la journée. J'ai vraiment été trop con sur cette affaire-là et je m'en voudrais toute ma vie de cette naïveté. Je pense même que je serais retourné chez moi, sans mes bagages ni ma trompette mais mais c'est une raison dérisoire bien que je tiens à mon tambour. 

    Et donc je buvais mon café tranquillement quand ont débarqué à gauche et à droite de la pièce deux pompiers tout de jaune vêtus et quelques minutes plus tard, j'étais dans le camion citerne, destination inconnue.

    Pour être complètement honnête, j'étais arrivé le matin même chez ma sœur et mon beau-frère (sans y avoir été invité) et j'étais saoul (mais pas dépendant à l'alcool car je sortais de deux mois de clinique pendant lesquels je n'avais pas bu une goutte évidemment). Mais j'ai débarqué chez elle sérieusement alcoolisé. Peu après mon arrivée, sachant que je n'étais pas trop le bienvenu, je suis allé me promener au bord de la Seine, endroit où par connaissance fraternelle, elle n'a pas tardé à me retrouver. Quand je l'ai vu arriver, je ne lui ai pas laissé le temps de sortir de son Cactus (je n'ai jamais compris comment des écolos de bazar puissent acheter un tel véhicule) et je me suis barré. Je pense alors qu'elle est rentrée chez elle et qu'elle s'est arrangée avec les pompiers pour qu'ils viennent et pour que le camion benne soit caché.

    Rentré de ma promenade et n'ayant pas eu le temps de boire son putain de café  (bio sans doute donc dégueu-), je me suis donc retrouvé dans le camion poubelle et j'ai été admis à l'hôpital Janet qui n'avait rien à envier à une prison. Confiscation du portable pendant tout le séjour (mais ça, on s'y fait), interdiction de sortie, chambres doubles voire certaines triples et puis j'ai vu des choses dans ce lieu totalement hallucinantes : "Des couples" qui faisaient l'amour dans les couloirs, des types qui se faisaient sucer...et les infirmières passaient devant tout ça sans rien dire. Vous comprenez que j'appréhendais d'aller dans les douches collectives, d'ailleurs en trois semaines, j'ai dû me laver que deux ou trois fois tellement j'avais la frousse de ce que vous savez et si ça s'était passé,  je savais que les infirmières ou les aides soignantes me rigoleraient au nez. 

    Parlons des infirmières. Ayant passé deux mois à la clinique du Golfe près de Vannes, je m'étais habitué à des infirmières bienveillantes qui venaient souvent discuter avec les patients, parfois une heure s'il fallait ou plus. Quant au psychiatre, il venait nous voir tous les jours.  A Janet, rien de tout cela. Je n'ai pas discuté avec une infirmière une seule fois (puisqu'elles étaient tout le temps fourrées dans l’infirmerie à s'amuser et à se moquer sans doute des patients) et se foutaient pas mal de nous sauf quand l'un d'entre nous pétait les plombs, ce qui arrivait régulièrement évidemment, tant nous étions traités comme des truies dans une porcherie. Et je n'ai vu que deux fois le psychiatre en trois semaines et lors de la seconde (ma sœur présente ?), le sujet principal était de savoir comment j'allais être rapatrié dans le Morbihan quand bien même ma Polo m'attendait. (c'est vrai que ce côté pratique était du ressort d'un psychiatre, je me marre). En tout cas je ne sais pas comment j'ai fait, si j'ai joué un sale tour à ma sœur ou quoi mais je suis quand même rentré avec ma voiture encore sous le choc de ce que j'avais vécu pendant presqu'un mois.

    Ce dont je lui en veux en plus (notez que je ne dis ni son prénom, ni son nom, ni son salaire, ni si elle connaît la physique quantique, ni le bourg où elle habite, elle ne peut pas me reprocher ça), c'est qu'elle n'est venue me voir qu'une seule fois et juste pour une histoire de linge à laver...et pour rester discuter quelques minutes et basta. Je lui avais clairement fait comprendre je crois que cet hôpital était un enfer mais elle n'a pas bronché. . Elle avait l'air de s'en foutre (un mal pour un bien devait-elle penser) et elle se serait bien passée de s'occuper de mon linge, ce que j'ai obtenu par insistance ( peut-être qu'elle est venue deux fois, une pour récupérer mon linge sale et l'autre pour revenir avec le linge propre mais ces visites logistiques ne duraient que quelques minutes). 

    Voilà ce que j'ai vécu (sans doute les semaines les plus atroces de ma vie), j'aurais dû faire une psychanalyse après (comme les soldats Américains en rentrant de conflits ) et pourtant je ne suis pas de nature à être rancunier. Mais il y a des limites. D'habitude, éducation chrétienne oblige, j'ai tendance à tendre l'autre joue. Mais depuis mes trois semaines d'incarcération, chaque fois que j'entends le mot "le Havre", j'ai envie de vomir. Le pire est que quelques mois plus tard, elle a osé me faire visiter cette foutue ville (qui fait rêver tout le monde, hein -) détruite pendant la guerre par les alliés (comme beaucoup de villes normandes) et qu'un architecte nommé Auguste Perret (sans doute un disciple de Le Corbusier) avait reconstruit privilégiant le côté pratique mais clairement pas le côté esthétique. Y'a des gens qui n'ont honte de rien mais il faut se replacer dans le contexte. 

    Bref, ce dernier point n'est pas si important. Juste savoir que je suis sorti de l'hôpital plus mal que j'y suis rentré, ce qui doit être le cas pour la plupart des patients (dont la plupart ne semblaient souffrir d'aucune pathologie, à part celle de trouver l'occasion d'enculer des pov'types, excusez moi, je m’énerve mais en plus c'était ça) mais j'ai eu de la chance d'échapper préférant éviter ça et puer. 

    J'ai oublié de dire une chose ou je ne l'ai dit que trop brièvement. J'étais en état d'ébriété en arrivant chez ma sœur mais pas au point de suivre une cure. Quand on n'a pas bu depuis deux mois, boire cinq ou six bières ne crée par une dépendance. Et je ne sais plus ce qu'on a fait de moi quand je suis arrivé dans cet hôpital maudit. Le psychiatre a-t-il appelé celui qui me suivait à la clinique (dr Labouret) ? Sans doute que non car si ça avait été le cas, j'aurais été éjecté de Janet dans les 24 heures. C'est une évidence. Heureusement qu'on ne place pas en psychiatrie tous ceux qui prennent une cuite ponctuelle. 

    J'ai hésité à partager cette note sur Facebook (mais Fb donne plus de visibilité donc oui) et je vais signer par mon vrai prénom, Shako étant réservé aux choses agréables et culturelles. En tout cas, même si je pense qu'elle ne va pas m'appeler mais au cas où je préfère l'avoir elle plutôt que son mari (comme elle le fait souvent quand il s'agit de traiter de sujets délicats), non que j'aie quelque chose contre lui, bien au contraire, mais je pense que c'est une affaire entre elle et moi. 

    Du coup, chaque fois que j'entends "vers le bleu" de Dominique A, ça me ramène à tout ça mais à l'envers car il m'arrive parfois de penser que ma frangine qui a cru bien faire (j'espère) n'avait aucunement envie de me ramener vers le bleu. Elle dira "non" bien sûr en plus elle ose dire qu'elle n'ira vraiment bien que si je vais bien...après ce qu'elle m'a fait vivre au Havre, je trouve ça indécent. Mais en ce moment, expérience devant le juge étant, j'ai remarqué que j'étais gonflé à bloc. 

    Ma rancune ne durera pas longtemps car ce n'est pas ma nature. J'oublie très vite, j'évacue.  Alors, j'en profite en attendant de retrouver mon état "j'aime tout le monde". 

    Loïc LT

  • conjugaison : la ou l'a. tentative d'explication

    Je suis en train de perdre mon Français. Exemple, quand j'écris, je ne sais plus, s'il faut écrire l'a ou la. Ça me chagrine parce que j'ai toujours été intransigeant avec mes filles concernant les fautes d’orthographe.
    Un de mes contacts devenue amie, on peut le dire a tenté une explication que je pose ici, au cas où, j'espère, d'autres que moi ont ce problème.
     
    " l'a " c est le verbe avoir suivi d'un participe passé donc si y a un participe passé après c est que c est "l'a" exemple : il l'a donné, il l'a volé, il l'a pris et "l'" peut être remplacé par un autre pronom.... "la" c est avec le présent : il la donne il la vole il la prend... ça continue a être le même pronom mais élidé, avec l'apostrophe....
     
    Pour clôturer, Mathilde de Bouillebec m'a dit que si j'avais un doute, il fallait que je voie si je peux remplacer la par les.
     
    Sinon, ensuite, je demanderai quand on écrit "même" ou mêmes" quand y'a besoin car j'ai  cru que c'était un adverbe (mais pas toujours adverbe invariable). Et plus je lis et plus je me rends compte que je m'y perds. 
     
    Shako

  • Etienne Daho, surf : This is it !

    J'ai dû casser un peu ma tirelire mais je voulais à tout prix ce vinyle sorti à l’occasion du disquaire day le 20 juin dont Daho était le parrain. Donc, l'album s'appelle Surf et je l'avais déjà l'écouté grâce à un fan qui avait réussi à le foutre sur le "web" comme on disait avant. Je ne peux pas encore faire la critique. Il faut que je l'écoute plusieurs fois...mais je peux déjà dire que c'est très bon...il s'agit de reprises...de Pet Shot Boys, de Phoenix ou le fameux "moon river" chanté par Franck Sinatra, Franck Sinatra que j'adore. Make America great again ! L'ensemble est très bon, Daho maîtrise parfaitement l'anglais. A savoir aussi : tous ces titres ont été enregistrés entre l'an 2000 et 2010, ce qui explique que sur la superbe couverture, on voit un Daho beau comme un Dieu et avec les cheveux longs alors qu'aujourd'hui, il s'est sérieusement rasé le caillou.

    Pour l'anecdote, l'objet est top avec avec une couverture style années 60 tout en étant moderne. C'est la magie Daho. Quant à la galette, elle est d'un jaune orangé. Je suis vraiment très content de posséder cet album. Mon banquier le sera moins mais je m'en tamponne le coquillard. 

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  • Shako fait des vidéos /des choses et d'autres

    Voici une nouvelle vidéo. J'y prends goût. Dans ces vidéos, je suis sérieux autant que blagueur. Je ne sais pas que vous dire d'autres. Regardez et dîtes ce que vous pensez ici ou sur Facebook.

    Vidéo enregistrée hier. 

    Shako

    edit : c'est bizarre, un moment, on dirait que ma voix se mêle à celle d'un autre. Je ne comprends pas trop. Dsl









  • Shako, sabre et censure

    J'avais produit une belle vidéo à propos de l'album SURF de Daho, un album uniquement sorti en vinyle à l'occasion du disquaire day dont la première journée a eu lieu le 20 juin et dont le parrain était Etienne. Evidemment, Surf est parti comme des petits pains et je doute qu'il ait même posé les pieds dans le Morbihan où il n'y a que deux ou trois disquaires indépendants (seulement 200 dans toute la France). 

    Or dans cette vidéo, je fais écouter une minute de quatre titres de l'album, c'est ce qui a provoqué le blocage. Je remercie quand même Laurent Rob d'Onofrio pour m'avoir filé ces titres..que je peux.quand même écouter. Il y a sans doute un moyen de contourner la censure mais j'ai la flemme de bidouiller. Si vous voulez les entendre, faîtes le moi savoir sur Messenger.

    Sachez que c'est un très bon album.

    Shako

    SURF DAHO.png

     

     

  • Brouillon de culture, Shako sabre la bouteille d'eau !

    Voilà, il est arrivé ce qui devait arriver. Votre serviteur, Shako au grand cœur reprend du service et notamment ses vidéos qui ont fait la non-notoriété de son blog ! Du coup, ça laisse plus de place à l'amusement. Il ne faut rien prendre au sérieux de ce qui se passe sur le net. Par contre si une jolie fille que tu ne connais pas te fout une claque dans la rue, t'es en droit de te demander qu'elle est le sens de ta vie.

    Dans cette vidéo douce comme le câlin d'un bisounours, je convoque au rapport les vivants et les morts à savoir Marcel Proust, Honoré de Balzac, Dominique A, Eric Reinhardt et mon pauvre ami Sébastien Monod qui se retrouve bien entouré dans ce festin culturel !

    Evidemment, tous les commentaires sont les bienvenus mais je préfère les commentaires désobligeants voire agressifs et même de mauvaise foi tiens, c'est plus drôle ! Ceci dit, je serais remettre à leur place les proustiens et les rimbaldiens s'ils en venaient aux mains ou aux sabres et tam-tam

    Shako ô grand cœur !


  • Avec Daho, sabre et tam-tam, on démarre bien la semaine.

    Pour la première note sur ce blog depuis le 24 juin, je voulais vous faire cadeau d'une vidéo retraçant 40 ans de carrière d'Etienne Daho avec en fond sonore, une version instrumentale sublime du titre Epaule Tatoo signé William Orbit qui est coutumier de mettre en orbite des bijoux sonores.

    J'ai eu un mal fou à la mettre ici pour différentes saisons et je remercie Laurent Rob D'Onofrio pour son aide. Par ailleurs, il m'a filé en mp3 tous les titres de l'album Surf récemment sorti mais en très peu d'exemplaires (5000 je crois), donc difficile à trouver. Mais je vais pouvoir me faire une idée de son contenu (ce sont des reprises) puisque les fans de Daho étaient tellement heureux de posséder l'objet qu'ils en ont presque oublié de l'écouter. Bon j'exagère.

    Mais en attendant voici la fameuse vidéo.

    Shako


  • Laetitia Velma - retournez vous (c'est Tam Tam !)

    Laetitia Velma - retournez vous

    https://vimeo.com/24700571

    Texte : Leonor et moi avons travaillé sur ce texte qui remue le cocotier. Il était introuvable sur le net.

    Retournez-vous sur la détresse de celui qui a faim
    Retournez-vous
    Moi je reste dans la forêt de sapins
    Retournez-vous sur ma tête, je n’ai plus rien
    Retournez-vous à l’orée des bois, ça n’avancerait à rien
    Hante jaloux, on n’y verrait plus rien
    Détournez-vous de moi, je n’ai plus rien
    Retournez-vous, Retournez
    Retournez-vous, Retournez
    Retournez, Retournez
    Retournez-vous dans le terrain dévasté
    Territoire ravagé de lourds secrets
    Un être vous manque, tout est dépeuplé
    Détournez-vous de la torpeur d’un passé lourd
    Qui vacille sous la lueur, mon cœur tremble
    Pas de lumière sous les conifères
    Détournez-vous, Détournez, Détournez-vous, Détournez
    Détournez-vous, Détournez, Détournez-vous, Détournez
    La petite lumière en moi se perd
    Sans tamiser de lourds secrets
    Lourd comme un cœur noyé sous la stupeur
    Sous les racines les nerfs, sous la peau, la terre
    Je ne serai jamais qu’à l’ombre de mon cœur
    Détournez-vous des sombres fleurs
    Qui, passé l’été, se meurent
    J’ai pris peur pour toi hier
    J’ai vu dans cet état une pâle lueur,
    Je prie pour toi dans la lumière
    Détournez-vous, Détournez, Détournez-vous, Détournez,
    Détournez-vous, Détournez, Détournez-vous, Détournez,
    Détournez-vous du fourbe qui sourit
    Je vais à l’envers de tous et contre lui
    Détournez-vous de moi au bord de la folie
    Souvenez-vous de celui qui y reste,
    Qui longe les terres,
    Cessez vos plaintes à cœur ouvert,
    Ne voyez-vous pas que celui ou celle-là,
    C’est moi.