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littérature

  • CR379 : la controverse de Valladolid - Jean-Claude Carrière

    R (1).jpgprésentation : "Dans un couvent de Valladolid, quelque soixante ans après la découverte du Nouveau Monde, deux hommes s’affrontent dans un débat passionné : les Indiens sont-ils des hommes comme les autres ?
    L’issue de cette confrontation, déterminante pour des millions d’hommes, pourrait bien être surprenante."

     

    mon avis : Il y a trois protagonistes, le dominicain Las Casas, ardent défenseur de la cause indienne, Sépulvéda qui affirme que certains peuples sont nés pour être dominés, le légat envoyé par le pape qui doit lui donner le compte rendu de ce face à face.

    Ça se présente comme une pièce de théâtre, ça se lit en une heure. Ça ne casse pas des briques tant aujourd'hui, c'est un combat d'arrière garde. Ce qui m'a étonné, c'est l'inversement des rôles : j'aurais plutôt  vu le philosophe défendre les indiens et le dominicain défendre le contraire. Je n'ai pas grand chose d'autres à dire. Pour moi, les indiens sont des sous-hommes, même pas des hommes d'ailleurs.  Non, je plaisante, c'est pour meubler. Lisez-le, ça fait partie des monstruosités de l'histoire des hommes mais je suis rassuré, il est assez étudié au lycée.

    lecture sur papier, septembre 2021, 104 pages. Note : 4/5

  • CR378 : la fortune des Rougon - Emile Zola

    OIP.jpgÇa m'est toujours difficile de faire la critique d'un classique.  C'est vrai quoi, c'est se prendre pour qui ?

    La fortune des Rougon est le premier tome de la grande fresque des Rougon-Macquart et ce roman pose donc les fondements de tout ce qui va suivre. L'action se déroule en 1951 alors que Napoléon veut se débarrasser de la république et devenir empereur. Dans la ville (imaginaire) de Plassans, petite bourgade du sud de la France, les tensions s'exacerbent entre les pro-Napoléon et les tenants de la république.  La famille Rougon, représentée par Pierre Rougon est favorable au coup d'état alors qu'Antoine Macquart est favorable à la république. A l'intérieur  de la Grande Histoire, on suit l'histoire d'amour de deux tourtereaux à peine adolescents, Sylvère et Miette. 

    J'avais déjà lu ce roman il y a 30 ans peut-être, il fallait donc une deuxième injection  comme on dirait aujourd'hui. Zola est un romancier sous-estimé par rapport à Balzac pourtant il maîtrise parfaitement l'art du roman et c'est plus grand-public. 

    Cette lecture est une parenthèse avant de reprendre La Recherche avec quand même avant, la controverse de Valladolid qu'une amie m'a offert. 

    Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Si vous n'êtes pas contents, c'est pareil. Moi, je trace ma route. 

    lecture sur papier, septembre 2021. Note : 4.5/5

  • CR375 : la cousine Bette - Balzac

    COUSINEBETTE.jpgJ'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman qui fait bien sûr partie de la Comédie Humaine. C'est un roman très puissant, comme tout roman de Balzac mais j'ai été très déçu en lisant le résumé sur wikipedia de constater que j'étais un peu passé à côté de la plaque. C'est un fait que lorsqu'on lit un Balzac, il faut être hyper vigilant. Lire une phrase et avoir l'esprit Place Beauvau et on perd une donnée essentielle. Mais le principal est que j'ai eu beaucoup de plaisir à le lire. C'est très rythmé, ça foisonne de personnages ( souvent récurrents) mais c'est vrai qu'il faut s'accrocher, plus même que Proust dont l'œuvre se déroule en vase clos. 

    Pour la suite, je vais rester avec Honoré en lisant ce qui fonde la comédie humaine à savoir Le Père Goriot que ma fille a refusé de lire en première alors qu'il était au programme du bac de Français.

    Puisque je suis là, concernant le remplacement de Eric Zemmour à Face à l'info, je vois bien Charlotte d'Ornellas, fille que j'aime bien parce qu'elle a de la suite dans les idées et puis elle est mignonne quand même. On a envie de la croquer.

    La cousine Bette, lecture sur liseuse, équivalent papier, 462 pages. Note 4/5  

     

  • CR374 - Lucien Leuwen - Stendhal

    Sans titre.jpgJe n'irai pas par quatre chemins, ce roman inachevé de Stendhal est une catastrophe. je vais faire court. On ne comprend rien du début à la fin. La première partie Lucien est lieutenant dans une compagnie de lanciers à Nancy,. Mais il passe le plus clair de son temps dans des salons et tombe amoureux d'une femme dont je ne me souviens plus du nom. Et puis tout autour de Lucien gravitent des seconds rôles même pas présentés....mais c'est pire dans la deuxième partie où il revient à Paris et s'occupe des affaires de son père notamment organiser le trucage des élections. Mais je ne sais même plus si le père Leuwen est légitimisme ou républicain.  Le flux foule de la foule débarque et on ne sais jamais qui et qui.

    Comme j'ai vite compris que je n'y comprendrais rien, j'ai lu sans rien comprendre, en roule libre mais c'est long et déplaisant.

    lecture mai/juin; 700 pages. note 0.5/10

  • La Recherche : arbre généalogique

    Je pose ça ici pour moi avant tout mais si ça peut aider certains.

    Polish_20210512_192040818.jpg

  • lecture en cours : le temps retrouvé - Marcel Proust

    Edition de poche, Flammarion, p79

    "Je lui disais, mais dans la femme qui se coiffe, qui s'essuie la figure, qui se chauffe les pieds, quand elle ne croit pas être vue, il y a un tas de mouvements intéressants, des mouvements d'une grâce tout à fait léonardesque."

    Je crois que c'est dit par le narrateur. Moi, ce qui m'a fait mouche et pour ceux qui me connaissent, c'est évidemment la façon dont la façon dont la femme se coiffe (vue ou pas vue d'ailleurs) et en particulier cette façon de s'attacher les cheveux en trois secondes. 

    "La seule chose un peu triste dans cette chambre d'Eulalie était qu'on y entendait le soir, à cause du hululement du trains. Mais comme je savais que ces beuglements  émanaient de machines réglées, ils ne m'épouvantaient pas  comme aurait pu le faire, à une époque de la préhistoire, les cris poussés par un mammouth voisin dans sa promenade libre et désordonnée." p272 

  • le bateau ivre (Arthur Rimbaud), 01 05 2021, neuvième tentative

      
                                       

  • CR370 : la plaisanterie - Milan Kundera

    mil.jpgÇa fait quasiment quinze ans que ce blog existe (c'est fou, j'avais 32 ans !) et pendant tout ce temps je n'ai jamais parlé de l'un de mes auteurs préférés, à savoir, Milan Kundera dont j'ai lu tous les romans et récits dans ma vingtaine d'années à part le rideau (qui porte bien son nom car l'auteur n'a rien écrit après. Il a aujourd'hui 92 ans). Cet auteur de premier plan n'a jamais reçu le prix Nobel preuve que cette institution ne vaut pas un coup de cidre (ils ont oublié Philip Roth aussi). 

    La plaisanterie, paru en 1967 est son premier roman et a été écrit en tchèque, l'auteur ne maitrisant pas alors le Français. L'action se déroule en Tchécoslovaquie aux alentours de 1947 alors que le pays vit sous le joug communiste. Alors que le Parti s'est immiscé dans toutes les strates de la société, Ludvik, un jeune universitaire envoie à une amie une lettre humoristique dans laquelle il se moque gentiment du parti communiste. L'amie va le dénoncer et Ludvik va être viré de l'université et être enrôlé dans l'armée où il travaillera dans les mines. Ludvik est le principal personnage mais il n'est pas le seul narrateur, trois de ses amis ont le droit à la parole. Comme toujours chez Kundera, la place des femmes est essentielle en tant que protagonistes essentielles et pour leur pouvoir érotique.

    Je fais vite. On trouve des résumés partout. Je me souviens, il y a 25 ans, quand j'avais lu les Kundera (avec une préférence pour l'insoutenable légèreté de l'être), je m'étais fait une réflexion que je fais toujours aujourd'hui. Les héros de Kundera, membres du parti communiste et puis exclus et envoyés aux travaux forcés restent fidèles au communisme. Ainsi dans la plaisanterie, les sociétés capitalistes ne sont jamais évoquées...il ne vient à l'idée de personne qu'il puisse exister autre chose que le communisme. 

    Ce que j'aime le moins chez les Kundera, c'est l'importance qu'il donne à la musique, les folklore locaux ou les chants du parti. Par contre, il fait partie des auteurs qui décrivent les scènes érotiques avec le plus d'acuité. 

    Le style est assez dépouillé surtout après que l'auteur devenu francophile ait retiré, horrifié, toutes les métaphores inutiles. 

    A noter que Kundera fait partie des rares auteurs à avoir été publié dans la collection la Pléiade (que je possède) de son vivant. Moi, à sa place, ça me ferait presque peur. Faire rentrer un écrivain dans cette collection, n'est-ce pas un peu l'enterrer ?

     

    la plaisanterie, lecture en avril 2021 sur papier, NRF, Gallimard, 395 pages

  • CR368 : le procès - Franz Kafka

    le procès.jpgJ'ai terminé hier ce dinosaure de la littérature mondiale. Je crois l'avoir lu dans ma vingtaine d'années sans certitude. Est-il utile de faire un compte-rendu d'un roman de Kafka dont l'adjectif "kafkaien" revient sans cesse dès lors qu'on s'agace de la lenteur et de la complexité d'une administration quelle qu'elle soit ? En l'occurrence, pour le procès, il s'agit de la justice et pour l'avoir côtoyée et la côtoie hélas toujours, je constate que même si Kafka fait dans l'exagération, nous sommes très doués en France pour complexifier ce qui est simple afin d'occuper des centaines de milliers de fonctionnaires avec tous les doublons que cela induit.

    Pour ce roman, j'hésite à dire si je me suis ennuyé où s'il m'a fait rire, un peu des deux sans doute. Cet auteur de génie qui ne s'embarrasse pas de descriptions inutiles réussit le tour de force de nous raconter une histoire qui finit en tragédie dont il nous cache quasiment l'essentiel. Un banquier dans un pays imaginaire se fait arrêter pour une raison qu'il ignore et qu'il ignorera jusque sa triste fin. Arrêté mais très vite libre, il cherche en vain à se faire aider par des semblants d'avocats ou autres personnages pathétiques avec l'espoir d'être acquitté bien qu'il se rend compte très vite que la chose est quasiment impossible. On se retrouve alors noyés au sein d'une institution qui ne vit que pour elle même et qui se fiche pas mal de savoir si l'accusé est coupable ou pas. J'ai oublié de dire que l'accusé s'appelle Joseph K  bien que le plus souvent, il est appelé K et qui ne connaîtra jamais la cause de ses démêlés mais veut quand même se défendre grâce notamment à un peintre vivant dans un 7m2. 

    En lisant ce roman, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à la justice japonaise dont on a connu le fonctionnement grâce à la farce que Carlos Ghosn lui a infligée. Malheureusement pour K, il n'a pas eu l'idée de faire venir un orchestre dans son appartement !

    Le Procès est avant tout le roman de l'absurde. Il faut s'accrocher parfois mais la lecture paie car il arrive toujours un moment où l'on rigole des genoux.

    date de parution : 26 ans après 1900 mais il faudrait vérifier auprès du fondé de pouvoir qui n'est présentement pas là.

    Il s'est vendu en France à 1 170 000 exemplaires (Houellebecq et Zemmour peuvent retourner se coucher), sans compter les tirages en poche mais d'aucuns affirment qu'il faut décalquer à cette somme tout ce qu'on peut y ajouter et qui n'a pas été prise en compte par l'institut national des publications des romans restés enfermés dans une cave située dans dans un bureau dont seuls quelques assistants divers connaissent ou pas le lieu. La légende dit que l'accès à ce bureau qui n'existe sans doute pas se fait par une porte dont il est difficile d'accéder car un lit la longe si bien qu'il faut enjamber ledit lit couvert d'édredons poussiéreux. 

    lecture de mars à février 2021 au cœur de l'été

    Je vous prie d'agréer, Mesdames, Messieurs l'expression de ma considération distinguée.

  • revenir au monde (6)

    Je mets un point d'honneur à écrire une note tous les jours pour essayer de garder un style parce que j'ai le projet d'écrire un roman qui marquera le XXIe siècle. Déjà, dans un premier temps, il faut que je fasse mieux que Philippe Djian ou  Eric Reinhardt (pas évident déjà), par contre faire mieux que Guillaume Mussot ou  Joël Dicker et pour ce dernier , ce ne sera pas  difficile (mais il a reçu pour une de ses bouses le prix de l'Académie Française, ce qui me semble complètement insensé et qui démontre sans doute que cette institution est composée de vieillards séniles qui ont perdu le sens de la raison). Il paraît que le dernier Goncourt ne vaut pas un coup de cidre non plus.

    Bon, pour l'instant, je suis lucide, je suis incapable d'écrire un roman. Trouver une histoire....faire un plan et puis ne pas se répéter....et ce dernier point pour moi est très important car avec tout ce que j'ai bouffé de psychotropes, j'ai des fusibles qui ont sauté (figurez vous qu'en quinze jours, j'ai oublié par trois fois le code de ma carte bancaire qui se faisait avaler au bout de trois essais et la troisième fois, le banquier du Crédit Agricole s'est un peu fâché) mais j'ai encore quelques facultés mentales. Il y a quatre ans, j'ai été contacté par Gallimard ( ou une de ses collections de second plan.....) pour écrire un récit sur mes pérégrinations téléphoniques bretonnes. J'y ai réfléchi un peu et j'ai pris la décision que j'en étais incapable. Ma partenaire (ou "femme" si vous préférez) m'y poussait beaucoup mais je connaissais mes limites et je les connais encore. Pourtant, en quatre ans, j'ai bouffé pas mal de romans mais je suis à peu près certain que ce n'est pas le fait de beaucoup lire qui permet d'ambitionner d'écrire un roman. On est écrivain ou on ne l'est pas. 

    La mort de Joseph Ponthus m'a beaucoup marqué parce que j'avais adoré son récit, il avait même presque inventé un nouveau style et j'ai conseillé son "à la ligne" à plein de monde. J'ai pas lu son wikipedia mais je pense que c'était l'écrivain d'un seul livre, à moins que je le sous-estime mais je l'imaginais mal écrire un roman de facture classique.

    tds.JPGMa table de salon est mon bureau. Je peux vous la présenter maintenant qu'elle est débarrassée des bouteilles de whisky et d'absinthes. C'est rempli de bouquins, de cahiers (au cas où un poème germe dans mon pauvre cerveau qui est parcouru parfois de quelques fulgurances ), d'une machine à écrire, d'une tasse et plein d'autres trucs. C'est très rare qu'il n'y ait pas un Rimbaud sur cette table, ce meuble que j'ai acheté en 1997 et si comme dit De Nerval "un mystère d'amour dans le métal repose" ou "crains, dans le mur aveugle, un regard qui t'épie", cette table est plus que les hommes, la particule élémentaire qui me connait le plus au monde. 

    En ce moment, j'ai du mal avec les êtres humains. Je suis bien obligé de les côtoyer, de leur parler, accessoirement de les étrangler mais je me sens très bien dans le célibat...pour l'instant en tout cas. Mes filles font figure d'exception mais il ne faut pas que je les idolâtre trop...je ne suis évidemment pas objectif. 

    Comme j'ai décidé de passer du coq à l'âne, je voulais évoquer le télétravail. Combien de millions de travailleuses et de travailleurs le pratiquent et c'est quoi ce monde (le monde a changé de toute façon, il s'est déplacé quelques vertèbres) où l'économie tourne parce que tant de gens sont assis à califourchon devant un écran d'ordinateur ? C'est quand même fou non ? Qu'est ce que ce sera quand l'ordinateur quantique sera vulgarisé ? L'informatique est la clé de voute de l'économie mondiale et pendant ce temps quelques paysans eux, sont debout et nourrissent tous ces employés qui sont attirés par l'écran à tel point que leurs pupilles sont prêtes à se faire la malle. Non mais sérieusement, James Cameron et son Skynet était peut-être un visionnaire. 

    Je suis en train de relire "le procès" de Kafka et ça m'ennuie autant que ça me fait rire. C'est Michel Onfray qui a inventé (ou relancé) le concept de l'état profond...mais c'est clairement ce système qui se dégage des romans de Kafka. Ce sont des subalternes qui décident de tout (et de rien souvent) mais qui font tout pour ralentir la justice et qui cachent aux prévenus la cause même de leur arrestation. 

    Demain matin, je vais faire trois heures de gym dans une structure dépendant d'un établissement dont nul ne sait la fonction exacte et pour les quelques uns qui arrivent presque à la trouver, des fonctionnaires, sans trop savoir pourquoi, les foutent au placard au sens propre comme au figuré.

    Voilà, chers humains ! Mais si, je vous aime bien quand même !...mais j'ai une préférence pour les morts comme Rimbaud, Stendhal ou Proust. J'aurais bien aimé citer une femme mais honnêtement parmi les défuntes, je n'en trouve pas...ah si Catherine Demongeot.

    Ma sœur affirme que je suis pathétique et un menteur compulsif. Quelqu'un me l'a rappelé il y a deux jours alors parmi tout ce que je viens de vous dire, je vous laisse trier le bon grain de l'ivraie. 

    Loïc @Shako