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shako, sabre et tam-tam - Page 5

  • Tenir (3)

    Ça fait 51 jours que j'ai quitté la clinique, 51 jours d’abstinence et je me félicite parce que personne ne le fera pour moi. Parfois, j'ai des envies mais je me dis que j'aurais trop à perdre. On m'a renouvelé mon arrêt de travail jusque début octobre et donc j'en profite pour suivre l'actualité, lire, faire du sport. Je me fixe des objectifs chaque jour, des choses que j'ai pas envie de faire. Aujourd'hui samedi. Je me suis réveillé vers les 8h00, je n'avais pas de crise d'angoisse mais je me sentais déprimé. Je me suis levé quand même, je suis resté traîner, j'ai pas ouvert les volets et je suis retourné au lit jusque 11h30. Là, ça va mieux, je me suis occupé du linge, de la vaisselle. J'ai bu du café et tout à l'heure, ce sera steak et riz pour faire le plein d'énergie avant d'aller à la salle de sport. Mon frigo est vide, il va falloir aussi que je fasse quelques courses. 

    Tout ça paraît dérisoire. Un peu "l'homme qui dort" de Pérec. Mais que voulez vous que je vous dise ? Voici donc une note qui ne sert à rien, qui s'enfonce sur elle même. Je cherche un livre à lire, peut-être un Kundera dont j'ai tout lu l'oeuvre il y a vingt ans ou pour me détendre un Agatha Christie. On dit que son roman policier le plus abouti et exigeant est "le vallon" alors pourquoi pas.

    Concernant, "les dix petits nègres" que j'ai évidement lu au moins deux fois, plus je réfléchis, plus je le trouve mal léché. Les dix invités ont chacun une chambre et voient chacun d'entre eux mourir les uns après les autres. La logique voudrait que ce faisant, les invités restants restent soudés ensemble dans le salon au lieu de retourner individuellement dans leur chambre. Mais non, ça leur traverse pas l'esprit. Bon mais en dehors de ça, ça reste le must du roman policier. 

    Shako. 

  • Françoiz Breut - silhouette minuscule

    Il y a quelques temps, j'ai fait une note à propos de ce titre et j'ai raconté un peu n'importe quoi. Où ai-je vu que c'était une chanson de Jérôme Minière et que c'était lui le chanteur ? En fait, j'ai le vinyle près de moi et ce n'est pas du tout le cas.  Il s'agit d'un disque sorti en 2015 à l'occasion des dix ans de son sans doute meilleur album "une saison volée". Donc, il y a un disque qui reprend celui sorti en 2005 et un autre avec des reprises et des inédits. Parmi les inédits, il y a "silhouette minuscule". 

    Dans les crédits, il est écrit MIELE : silhouette minuscule, Stéphane Daubersy, Voix, Catherine Debiaso, Voix, Franck Baya, mixé par Franck Baya. Point de Françoiz Breut. Le duo au chant, c'est Daubersy et Debiaso. Le seul point commun avec elle, c'est Stéphane Daubersy qui est son fidèle acolyte. J'ai fait des recherches sur Miele mais que dalle. Mais c'est qui ce type qui a écrit cette chanson exceptionnelle que je repose ici ? Julie, tu sais ?

                                                 

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  • Philippe Sarde - Vincent, François, Paul et les autres

    En 1974, sortait Vincent, François, Paul et les autres de Claude Sautet. Je préfère largement ce film aux choses de la vie. La musique donc est signée Philippe Sarde, le compositeur attitré de Claude Sautet. J'ai extrait le titre phare de mon cd car on ne le trouve pas sur le net.

    Michel Piccoli est mort dans l'indifférence générale il y a peu. Pourtant, c'est un grand acteur qui a joué pour Godard, Demy, Sautet et tant d'autres. Son seul défaut est d'avoir quasiment toute sa vie été encarté PS !

    Le seul vivant qui reste des quatre est celui qui est coupé sur la photo, c'est Gérard Depardieu. Il faut dire aussi que c'était le plus jeune. Quatre grands acteurs et magnifiques seconds rôles. 

                                               

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  • Eric Reinhardt vs Paul Auster

    auster-paul.jpgLa construction du roman 4321 de Paul Auster ressemble étrangement à celle de Cendrillon de Eric Reinhardt. Ceux qui ont eu la chance de lire Cendrillon comprendront. Cendrillon date de 2007 et 4321 de 2017. Je n'aime pas cette expression mais je dis ça je dis rien. A savoir en plus, Paul Auster parle très bien le français. 

    Pour l'anecdote, je suis le seul homme de droite à aimer Eric Reinhardt et, à ce titre, je me sens plus libre que Télérama, les inrocks, l'obs et Libération qui aiment ses romans avant même la sortie. Je dis ça, je dis rien !

    Résumé 4321

    l-ecrivain-eric-reinhardt-le-25-aout-2014-a-paris_5149539 (1).jpgÀ en croire la légende familiale, le grand-père nommé Isaac Reznikoff quitta un jour à pied sa ville natale de Minsk avec cent roubles cousus dans la doublure de sa veste, passa Varsovie puis Berlin, atteignit Ham- bourg et s’embarqua sur l’Impératrice de Chine qui franchit l’Atlantique en essuyant plusieurs tempêtes, puis jeta l’ancre dans le port de New York au tout premier jour du XXe siècle. À Ellis Island, par une de ces bifurcations du destin chères à l’auteur, le nouvel arrivant fut rebaptisé Ferguson. Dès lors, en quatre variations biographiques qui se conjuguent, Paul Auster décline les parcours des quatre possibilités du petit-fils de l’immigrant. Quatre trajectoires pour un seul personnage, quatre répliques de Ferguson qui traversent d’un même mouvement l’histoire américaine des fifties et des sixties. Quatre contemporains de Paul Auster lui-même, dont le “maître de Brooklyn” arpente les existences avec l’irrésistible plaisir de raconter qui fait de lui l’un des plus fameux romanciers de notre temps.

    Shako

  • CR359 : Comédies Françaises - Eric Reinhardt

    ERTEC.jpgJ'ai lu les critiques dithyrambiques de Télérama (dont il est un peu l'auteur-maison), du Libération d'aujourd'hui et de Lire Magazine et un autre mais je me souviens plus lequel alors, moi petit ouvrier de province, je me trouve bien mal pour apporter la contradiction. Commençons par les points positifs, les photos de l'écrivain de chaque magazine....et bien c'est celle de Lire avec son complet de chez Smalto qui me plait le plus. Dans les autres, on le voit entièrement avec sa chemise dans son pantalon et moi j'aime pas les chemises dans les pantalons, même lors de mon mariage avec Mathilde de Bouillebec, j'ai pas mis ! Je ne sais plus si Mathilde m'y a forcé...bref, on le voit sur les photos. Donc, celle là, j'aime beaucoup ce gros plan d'un type bien conservé pour ses 55 ans.

    Dans cette comédie française, le personnage principal est Dimitri, un type de 27 ans qui fait différents boulots pour finir à l'AFP. Il lui arrive quelque chose d'incroyable. En balade à Madrid, il croise une femme qui lui plait beaucoup...et il la croise à nouveau dans un théâtre à Paris et pour enfoncer le clou dans un café parisien je ne sais plus où. Pour lui, c'est impensable. Comme un coup de dé jamais n'abolira le hasard, Dimitri est persuadé que le hasard a bon dos, que ces trois rencontres ont un sens. C'est la partie du roman que j'ai le plus appréciée. 

    277138580.jpgA une moindre échelle, il m'est arrivé la même chose en Irlande dans la ville de Galway. Un matin, les rues étaient noires de monde et au loin je sélectionne une jolie fille, un peu trop fardée peut être mais avec un joli visage et une cicatrice sur le front très sensuelle. Je la prends en photo et malgré la foule, elle me voit et ça n'a pas l'air de lui plaire. Et dans l'après midi, dans une rue toute aussi noire de monde  mais assez loin de la première, je la recroise, et je la reprends en photo. J'étais bouleversé par ce hasard incroyable et pourtant c'était bien loin de celui vécu par Dimitri. Ce dernier un peu fouille merde après avoir étudié une histoire concernant deux artistes français et américains change de sujet et se décide à en savoir plus sur la naissance d'internet. Il a une longue discussion avec Louis Pouzin ( inventeur du datagramme et donc d'internet) pour savoir  pourquoi il a été bloqué dans son invention par le  puissant chef d'entreprise Antoine Roux qui met fin à ses recherches après la victoire de Valéry Giscard d'Estaing (qui est toujours vivant, je le rappelle). J'ai trouvé que cette longue discussion très technique ressemblait plutôt à un article de Wikipedia. Mais why not. Dimitri, homme de gauche (comme l'écrivain...qui n'a d'ailleurs pas encore signé l'appel de Laurent Joffrin -) et donc pas tendre avec le capitalisme à la Française où les politiques, lobbyistes, chefs d'entreprise sont de mèche pour décider si tel projet doit être abandonné ou pas, paradoxalement encense les Américains qui ne s'arrêtent pas à ces considérations et où le libéralisme est en roue libre et puis finalement s'approprient les travaux des experts Français pour s'attribuer la création d'internet.  Make America Great Again !

    3299260496.jpgIl y a du Michel Houellebecq et du Philippe Djian dans ce roman. J'aurais aimé que l'auteur s'arrête un peu sur le personnage de Dimitri, bisexuel passablement cinglé. Dès le début du roman se pose le faire part de son décès dans un accident de voiture en Bretagne où lui et sa compagne sont venus sur les traces de Antoine Roux, décédé et dont la fille habite la maison .Dans ce roman qui n'est pas à tiroir comme j'ai pu le lire, le romantisme s’accommode fort bien de la critique du capitalisme, un peu comme dans le système Victoria. Eric Reinhardt croit encore qu'il y  a une droite et une gauche mais ce concept est terminé.  Mais il n'est jamais aussi fort que lorsqu'il s'agit de défoncer le capitalisme. Je pense donc que Valeurs actuelles et le Figaro ont complètement zappé ce sympathique bobo de gauche. En tout cas, je le conseille fortement à mon amie Julie Schittly

    Voilà, je ne suis pas Nathalie Crom mais je suis un fidèle de cet écrivain. Je dis ce que je pense et je pense ce que je dis. Et n'oubliez pas : “On doit se ranger du côté des opprimés en toute circonstance, même quand ils ont tort, sans pourtant perdre de vue qu'ils sont pétris de la même boue que leurs oppresseurs.” (E.Cioran)

    Shako

    lecture sur kindle, août 2020

    Parution : 20 août 2020

    Gallimard
    note 3.5/5

  • Les jeux interdits - par Etienne Daho pour Jane Birkin

    Sorti aujourd'hui, en attendant l'album. En général, lorsque Daho travaille pour les autres, je trouve ça moyen mais là, on retrouve sa griffe. Il aurait dû la garder pour lui cette chanson ! Pour l'anecdote, un matin après la rave partie Astropolis, à la gare de Brest, elle était juste devant moi. Il y a dix ans à peu près. Je crois que je lui ai bonjour, je me souviens plus. 

    Shako

         
         

  • tenir (2)

    Chaque jour qui passe est une victoire et en même temps, je trouve que c'est de plus en plus facile. Lorsque je suis sorti de la clinique, il y a un mois et demi, j'avoue que j'avais une forte appréhension de me retrouver seul dans mon appart qui, depuis que je l'habite a toujours été synonyme d'alcool. Lorsque Mathilde de Bouillebec m'a déposé après ce retour glacial, je suis rentré dans mon appart, frais comme un gardon et j'ai commencé par remettre des choses dans l'ordre. Je ne sais plus quel était mon niveau d'envie de boire. Pour pallier au pire, j'ai pris un Espéral pour être tranquille pour 72h. C'est toujours difficile de prendre la décision de l'Espéral mais il faut savoir ce qu'on veut...et puis les jours ont suivi, je me suis instauré un rythme de vie, j'ai mis plusieurs jours à faire le ménage (je crois que je n'en avais jamais fait depuis un an et demi que je suis dans cet appart maudit).

    L'autre jour, un gars a invité tous les gens de l'immeuble pour un apéro-barbeuc...sauf moi. Alors je me suis évidemment posé la question et j'ai fini par l'avoir. Comme il savait que je ne buvais plus, il n'a pas voulu m'infliger de voir les autres boire. Louable attention mais j'espère quand même que je vais pas continuer à vivre ce genre de trucs sous prétexte que je ne bois plus.

    Aujourd'hui, je suis à 42 jours sans boire (effectif à minuit !). Comme ne plus boire n'est plus ma seule préoccupation du jour, je me suis décidé à perdre du poids, ce que j'avais déjà commencé à la clinique. Régime sévère et beaucoup de sport mais c'est pas toujours payant. Il faut persévérer. Comme j'ai éliminé quasiment toute absorption de sucre, je fais de l'hypothermie c'est à dire que j'ai des étourdissements quand je me lève mais surtout je dors beaucoup comme si mon corps me disait "bon j'en ai marre de ce que tu me fais vivre, j'en ai marre, mode pause". Je suis allé voir le médecin, il m'a prescrit une prise de sang même s'il m'a dit que l'hypothermie ne se voyait pas dans le sang. Mais il y a longtemps que je n'ai pas fait de prise de sang et ça ne mange pas de pain. Et puis le médecin a pris ma tension : 11.7  ! alors qu'historiquement je tourne aux alentours de 14/15. 

    Ce matin, entre deux siestes, j'ai fait un far breton, pas spécialement adapté pour perdre du poids mais j'ai remplacé le sucre par du Stevia. Et bien, ça donne un truc tout aussi bon. C'est un conseil que je donne à tous ceux qui veulent se régaler d'un far tout en faisant un régime. 

    Demain, je fais ma première séance à la salle de sport. Un heure pour commencer, c'est bien. Comme j'ai l'habitude de faire du footing et donc de muscler le bas, je vais essayer de muscler le haut et c'est jamais facile au démarrage. Je demanderai conseil. Et puis la salle de sport, c'est cool parce que tu fais du bien à ton corps et tu fais des rencontres, ce que j'ai cruellement besoin en ce moment. 

    Shako

  • joies de l'écriture inclusive

    A la limite, je ne serais pas contre, si c'était assez simple, déjà pour que ça puisse être suffisamment compréhensible pour nos enfants mais lisez ce texto que j'ai reçu hier soir d'un café littéraire de Lorient où je suis inscrit :

    Bonjour a tou.t.es ! Je vous rappelle que ce soir, c lecture de poésie au commentksé. Venez heureu.se.x, venez nombreu.se.s !

    Passons sur le rappel du port du masque obligatoire (mais ça me surprend pas de la part de ces libertaires que je connais un peu), passons encore plus sur l'absence d'accent grave sur le "a" (mais peut-être que le a grave fait partie aussi des trucs à proscrire parce que étant grave, il a une connotation forcément masculine). Sinon, sur les adjectifs "heureu.se.x" et "nombreu.se.s", ça coule vraiment de source quoi. Comment n'y a-t-on pas pensé plus tôt !? nombreu.se.s pour nombreux ! Et ce qu'il y a de bien, c'est que pour réparer des centaines d'années d'injustice, on donne une prime à l'accord au féminin. Et par ailleurs où est passé le X de nombreux au pluriel ? Y'a plus ! Disparu ! Si on suit bien le côté inclusif du truc, nombreux a pour pluriel devient nombreu.se.s ! Je sais pas pourquoi mais heureux non. Pourquoi heureux ne devient pas heureu.se.s ? Je suis certain qu'il y a une raison mais je peux pas la chercher, là, j'ai un truc à faire. 

    C'est simple, dans l'inclusif à la mode écolo (je plains les mairies qui sont maintenant dirigées par ces bouffons), le X des adjectifs en X disparaît...mais pas tout le temps. 

    Il y a quelques années, sous Jack Lang à la Culture, on voulait reformer le Français pour qu'il soit plus simple à apprendre pour nos enfants et pour les étrangers...et bien, on y est là...sans décision gouvernementale. Sorti sans doute d'un thing tang écolo réuni au "comptoir du Caviar" place Vendôme. Le Champagne et le Saint-Emilion année 1987 ont dû couler à flots avant que de ce cénacle aboutisse cette ultime étape de la grammaire Française. 

    J'ai hâte de voir les tracts écolos lors de la prochaine élection présidentielle, élection d'ailleurs qu'ils pensent vraiment pouvoir gagner et j'aimerais aussi avoir l'avis de Françoiz Breut et de Julie Schittly quant à cette affaire. 

    Shako

     

  • Rectification

    Sur demande de l'intéressée et conforment aux directives de l'ARCEP, le comité de rédaction a émis jeudi soir un avis favorable au changement de prénom et de nom de PL par Mathilde de Bouillebec. Le travail de mise à jour se fera rapidement étant donné par ailleurs que le moteur de recherche Google peut mettre plusieurs semaines à prendre en compte le changement. 

    Cette décision a été prise dans un souci de respect et parce que Shako, Sabre et Tam-Tam mentionne dans sa charte que la vie privée de chacun doit être préservée. Nous nous excusons donc et nous redoublerons d'efforts pour que ceci ne ne reproduise plus.

    Le comité de rédaction Shako, Sabre et Tam-Tam, propriété du fonds Qatari FDSi

    Shako, chef de ladite rédaction. 

  • lecture en cours : comédies françaises - Eric Reinhardt

    Le premier fou rire arrive à 6% sur la liseuse. Dimitri tombe raide dingue d'une fille alors qu'il se balade dans les rues de Madrid. Quelques temps plus tard à Paris, il retombe sur cette fille lors d'un spectacle chorégraphique d'Anne Teresa De Keersmaeker (sur une musique de Brian Eno) ! Le hasard ne peut gère aller plus loin. Et puis finalement, il la perd de vue à nouveau dans la salle. 

     

    "Quelle insulte au destin ! Il venait de cracher à la face du hasard en estimant qu''il pouvait rester peinard sur son siège à attendre la suite des festivités - alors même que le hasard avait pris la peine de lui renvoyer son inconnue sur un plateau ! Qu'est ce qu'il s'était imaginé ?! Que le hasard, en plus, allait faire en sorte que la meuf aille l'attendre au bas de l'escalier, et vienne à sa rencontre ?!! Hey, salut Dimitri, c'est moi, ta passante madrilène, c'est le hasard qui m'envoie, tu vas bien ?