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normandie

  • Triqueville - résultats du 1er tour de l'élection présidentielle 2017

    Triqueville compte 334 habitants qui ne sont pas tous de volubiles libéraux. Sur les 334 libertaires, 276 sont inscrits sur les listes électorales. Sur ces 276 royalistes, 231 sont allés voter soit un taux de participation de 83.70%. Saluons le civisme de ces anarchistes de droite. Sur ces 231 rocardiens, 225 se sont exprimés. 

    Voici le détail des votes : Marine Le Pen (65 voix), 29% - François Fillon ( 60 voix), 27%, Emmanuel Macron (44 voix), 20% - Jean-Luc Mélenchon ( 23 voix), 10% - Benoît Hamon ( 13 voix), 6% - Nicolas Dupont-Aignan ( 10 voix), 4% - François Asselineau (5 voix), 2% - Philippe Poutou ( 3 voix), 1% - Nathalie Arthaud, Jean Lassalle, (1 voix chacun), 0.5% - Jacques Cheminade (0 voix), 0%. 

    Analyse

    Marine Le Pen arrive donc en tête mais d'une courte tête devant François Fillon. Seuls 5 voix les séparent. Les Etats-Majors politiques n'ont pas voulu me donner leur sentiment quant au vote Triquevillais. On peut juste souligner que la commune où est enterré Gambetti est clairement ancré à droite. 

    En toute logique, Marine Le Pen devrait faire plus de 50% au second tour. Tout dépend du report des électeurs de Fillon et de Mélenchon. Concernant Macron, il y a fort à parier que les Triquevillais qui ont voté pour lui au premier tour le feront également au second. Mais on ne peut pas en être totalement certain. 

    Les électeurs de Nathalie Arthaud, Jean Lassalle et de Jacques Cheminade peuvent donc se rassembler dans la cabine téléphonique et en se serrant bien, on peut même tenter le coup et tenter d'y foutre aussi les 3 Poutistes. 5 humains dans une cabine, c'est jouable en faisant un peu de gymnastique. Cela ferait un beau meeting bien compact et chaleureux. 

    Loïc LT

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  • CR311 : Mémé - Philippe Torreton

    mémé.jpgL'année dernière, j'ai écrit un livre sur mon grand-père maternel que j'ai diffusé après impression à quelques membres de ma famille. Je n'ai pas eu beaucoup de retour pourtant j'ai donné beaucoup de ma personne. Je suis allé interroger des gens l'ayant connu, j'ai posé des questions à ses filles, je suis retourné sur les lieux où il avait vécu. Mais en fin de compte, ce projet, aussi louable fut-il a été un échec. Il lui a manqué ce que Philippe Torreton a su faire à propos de sa grand-mère : de la poésie, du symbolisme. A vouloir tout dire, j'ai tout gâché. je le savais déjà mais je l'ai encore plus réalisé en lisant ce récit.

    Mémé. Aujourd'hui, qui sont les gens qui ont appelé leur grand-mère "mémé" ? Je dirais les plus de 40 ans et encore, mamie est arrivée en ville très vite. On est très peu de privilégiés à voir pu appeler sa grand-mère "mémé". Et idem pour pépé. D'ailleurs, mon book raté que j'ai intitulé le bateau d'Emile évoquait mon pépé car je l'ai tout le temps appelé de la sorte. 

    Bref, Philippe Torreton a écrit un livre sur sa mémé, une mémé vivant dans une petite bourgade normande pas loin de la mer mais si loin en même temps à tel point qu'elle n'y allait jamais. Ce bourg s'appelait Triqueville et il est perdu dans la forêt quelque part dans l'Eure. 

    Tous les gens qui ont eu une mémé (comme moi, elle m'a même élevé suite au décès de ma mère alors que j'avais 6 ans) se retrouveront forcément dans le portait de cette femme qui portait la blouse-mémé, qui ne gaspillait rien et qui tout en étant avare de sentiment n'en cachait pas moins. Le narrateur voyait beaucoup sa mémé car ses parents qui en semaine vivaient en ville rénovaient une chaumière en face de la maison de la mémé. 

    La mémé a connu des guerres, a même divorcé, une mémé presque moderne dis donc et elle est une fois montée à Paris pour voir son petit-fils jouer le Barbier de Séville. Pour l'occasion, elle avait acheté une robe et tout et quand l'acteur a su que sa grand-mère était présente, il a eu le plus grand tract de sa vie (alors que s'il y avait bien une personne qui était mal placée pour juger une telle prestation, c'était bien la mémé)...mais ça en a dit long sur les sentiments qui priment sur le jugement objectif. 

    Triqueville donc, rarement évoqué mais suffisamment pour m'interpeller. Il se trouve qu'il y a quelques jours, je me suis rendu dans ce bourg de l'Eure qui se situe pas loin de Honfleur et de Pont-Audemer. J'ai atterri dans ce bourg par hasard et à mon grand regret je ne suis pas resté longtemps. Ce n'est qu'après coup qu'on m'a raconté l'histoire de la mémé qui avait sa maison là-bas, maison à colombage sans doute, maison que j'aurais pu voir et photographier si j'avais su. 

    Mais je retournerai.


    compte rendu de lecture,normandie,biographie,lecture,cultureL'affaire ne s'arrête pas là. Je vais vous raconter une anecdote. Ma sœur habite pas très loin de Triqueville et quand elle a su que Philippe Torreton avait écrit un récit sur sa mémé, elle l'a lu évidemment et puis une idée qui peut paraître saugrenue lui est venue. Elle a acheté cinq exemplaires de l'ouvrage et les a offert à des voisins en les postant dans leur boite à lettre avec lettre manuscrite à l'appui. Chacun est invité (je parle désormais au présent car c'est en cours) à lire ce récit et tout le monde est appelé à se retrouver pour en parler avant l'été. 

    Je salue l'initiative et en tant que journaliste pour Ouest-France (oui, je sais, je ne suis qu'un "simple correspondant" - la caste des journalistes insiste là-dessus - mais quand je vais à la rencontre des gens, je me définis comme un journaliste), si j'avais connaissance d'une telle initiative, je sauterais dessus. La littérature manque à notre société et c'est pourtant un moyen de fuir ce quotidien...ou de l'embrasser par des mots. Perso, je n'ai rien contre mes voisins mais une telle initiative venant de moi..ou d'eux me semble très improbable.

    Si la réunion a lieu, ce que j'espère, je devine que chacun aura beaucoup à dire sur le livre mais aussi sur sa mémé. La mémé. Rien que le mot mémé résume tout. Toutes nos mémés sont différentes mais elles ont le point commun d'être des mémés. 

    Et ma mémé qui s'appelait Elisa (mais qui s'est fait tout le temps appeler Marie)  avait plus d'un tour dans son sac..ou dans les poches de sa blouse, car après sa mort, on a trouvé un cahier où elle avait commencé à écrire sa vie...ou je ne sais plus, j'ai très peu vu ce cahier.  

    C'était une note sur les mémés. J'aurais bien mis des citations extraites du livre de Philippe Torreton mais le récit de 140 pages est une citation à lui tout seul. Il n'y a rien à jeter. 

    lecture : avril 2017,  édition papier J'ai lu, Flammarion: 141 pages, parution poche : janvier 2017, note 4.5/5

    Loïc LT

  • recensement des cabines # 83 - Triqueville (Eure)

    La vraie gloire est ici. 

    Pour arriver à Triqueville, il faut être armé de courage, de fusils et de tout ce qu'il faut pour se défendre. Car dans ce bourg de 300 habitants, on fait plus que de se méfier des étrangers. Mais je suis fort et libre. Je suis rentré dans le village la fleur au fusil et la rose à l'épée. Les habitants me surveillaient à travers les croisées. 

    J'ai garé l'auto près du cimetière où est enterré Gambetti. Je n'ai pas pas déposé de gerbe car je ne suis pas du genre. Je ne comprends pas l'utilité des cimetières. Non mais sérieux, je n'ai pas peur de la mort mais quand je me projette dans l'avenir, j'ai comme une crainte....enfin passons sur ces macabres considérations. 

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    Nos lieux, nos instants, à jamais uniques ! 

    L'hôte invisible

    Porte close,

    Songe ouvert, 

    Tel est l'accueil

    De la demeure humaine. 

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    Le village est tellement petit que je me demande comment peuvent y vivre 300 volubiles libéraux ? Sans doute disséminés dans la nature à clamer des poèmes de François Cheng... Je n'ai pas vu la mairie. Mais où les Triquevillais iront-ils voter pour François Fillon ? En tout cas, les panneaux d'affichage sont prêts. 

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    Mais venons-en au sujet. Une cabine, modèle de Paris est située sur un parking à la sortie du village. Je me suis permis de me garer sur ce parking interdit à tous véhicules motorisés, ainsi qu'aux vélos et tout ce qui peut aider un être humain à se déplacer. D'ailleurs, il n'est pas autorisé de s'aventurer sur ce parking. C'est indiqué à l'entrée. Sous peine d'amende. Alors, pour accéder à la cabine, il faut soit faire un grand bon en avant, soit se faire héliporter. On peut trouver d'autres systèmes, mais à quoi bon se casser le cul puisque ladite cabine est hors-service ?

    Pour se mettre à l'abri d'une horde de communistes sortis des bois ( Philippe Torreton, originaire du village en tête)  munis de gourdins et de hallebardes, peut-être ? Mais de toute façon, on ne pourrait pas y loger plus de quatre ventripotents ! 

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    visite le dimanche 16 avril 2017. Arrivé à  16:52, départ à 17:03.  Maire  : Mathias Baptist . Canton de Pont-Audemer. 300 libéraux vivant du RSA. cabine téléphonique, modèle de Paris numéro : 02 32 42 33 68.

    Ecrit à Conteville dans l'Eure le 17 avril 2017

    Loïc LT

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  • éloge de la crème anglaise

    Souvent les gâteaux au chocolat sont un peu secs alors pour relever le goût, on y ajoute un coulis de crème anglaise. Enfance ! On adorait la crème anglaise faîte maison. On peut évidemment l'acheter toute faîte mais comme on dit, "c'est pas pareil". 

    Alors, comme ma belle-mère (qui a tenu un restaurant à Villiers-Fossard ) nous fait une succulente crème anglaise, je vous propose donc, en ce dimanche triste qui préfigure un Demain que je déteste déjà (pour au moins trois raisons), un petit tuto "crème anglaise made in Normandie". Merci Mano

    Loïc LT


                             

     

  • recensement des cabines # 70 - la cale de Blainville (Manche 50)

    La cale de Blainville est un petit paradis littoral se situant sur la côte ouest du Cotentin et donc sur la commune de Blainville-Sur-Mer (dont le bourg aura le droit à une note à part). A la sortie du bourg direction l'océan, on tombe très vite sur le havre et une petite route qui se termine par un pont enjambant le bras de mer mène vers le site en question où l'on trouve deux restaurants (dont l'un vaut le détour)  et l'on constate très vite lors des mortes eaux une intense activité ostréicole (incessant défilé de tracteurs orange et vert). Juste après le pont, sur la droite, la cabine téléphonique se dresse victorieusement fuyant le suicide beau. Le site serait encore plus remarquable si le parking n'était pas assiégé par des camping cars électriques.  

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    Photo prise de l'autre côté. Derrière le parking et les constructions, c'est la mer. Le téléphone ne fonctionne pas et la cabine est cernée par de la végétation de type oyat ou queue de lièvre. 

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    Elle fait presque peur la cabine de la cale. D'ailleurs, bien que le téléphone ne fonctionne plus, on voit par la végétation couchée qu'elle est souvent fréquentée, par qui, pourquoi. Beaucoup ont vu une dame blanche errer sur le pont en pleine nuit et faire peur aux  touristes quittant la zone. Est-ce ici qu'elle se réfugie et repère ses proies ?  Le mystère reste entier. 

    Le restaurant de gauche qui s'appelle la cale est la curiosité du lieu. Un désordre soigné y règne, les tableaux sont de travers, c'est au client de mettre la table et on n'accepte ni CB, ni chèque, ni liquide. Débrouille-toi avec ça. Son point fort est qu'on peut manger des frites moules dehors avec vue sur la mer, pour peu qu'on trouve une table qui ne se casse pas la gueule. Ce restau déglingué est si atypique qu'il a eu le droit aux honneurs de l'Express

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    A l'intérieur, un orchestre jouait du jazz qu'on pouvait entendre jusque très loin sur la plage. La Manche était calme comme si la musique l'avait adoucie. 

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    De l'autre côté de la cale, il y a un autre restaurant "le Grand Herbet", plus classique, ( de toute façon, on ne peut pas faire plus décalé que la cale). Un peu plus loin, il reste quelques petites cabanes de mer, je dis 'il reste' car il y en avait beaucoup plus par le passé mais la mer les a toutes englouties. Ma partenaire de jeu qui y venait souvent quand elle était gamine se rappelle de ces cabanes de pêcheurs dans lesquelles des gens de sa famille venaient passer l'été. Aujourd'hui la mer, tout logiquement, aidée par les tempêtes et les grandes marées a empiété sur le continent. 

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    J'ai du mal à trouver les mots pour parler de cet endroit en dehors du temps. J'ai juste à vous conseiller de vous y rendre et de boire un vin d'Alsace tout en vous empiffrant de frites et de moules - alors attention, pour être servi, il faut écrire sa commande sur un bout de papier et l'envoyer à quelqu'un qui ressemble à un serveur-). Ensuite, il faut moudre son café, le faire et rejoindre sa table que vous aurez préalablement calée avec un bout de carton ou de galet plat et puis alors vous pourrez admirer le crépuscule que voici (pris avec mon increvable Sony de poche) :

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    C'est une sensation unique que de pouvoir admirer un tel coucher de soleil, entouré de ceux qu'on aime avec en fond sonore un jazz  feutré et optimiste. Plus à l'écart, loin du tumulte, la cabine impassible faisait fi de ce brouhaha et attendait tranquillement, elle attendait quoi, on sait pas...un couple d'amoureux cherchant dans l'habitacle un abri et une paroi pouvant supporter les ébats les plus torrides ou que sais-je encore ? Que nous caches-tu, cabine, derrière ton désarroi plastique et métallique ? Que d'histoires as-tu connu, que d'échanges tumultueux ? Il faudra un jour que tu parles et l'on en saura plus sur la nature de l'homme....

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    Blainville/Mer (site : la cale) , cabine téléphonique, modèle de Paris. numéro attribué 02 33 47 94 68, hors service, reportage réalisé le 21 juillet 2016 

    Loïc LT, le 30.07.2016 

     

    jeune fille sur la cale

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  • recensement des cabines # 64 - Saint-Jean-des-Baisants (Manche 50)

    Il n'y pas de  recenseur de cabines en Normandie (parce qu'il ne faut plus dire basse Normandie puisque la Normandie est maintenant unifiée pour le bonheur et la joie de tous bien que personnellement, tout comme Pierre Assouline, je crains un soulèvement des descendants des vikings pour reprendre leur indépendance. Je demande à l'Etat français et aux renseignements généraux de surveiller de près cette possibilité) alors comme je me rends de temps en temps dans le bocage manchois pour des raisons familiales, j'en profite pour recenser et c'est toujours un plaisir car tout est tellement différent du Morbihan et puis, surtout, les Méchants ne sont pas encore intervenus dans le Cotentin. 

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    Il faut 20 minutes pour se rendre dans ce bourg depuis l'abbaye où nous sommes en villégiature. Pour ce reportage, j'étais accompagné d'une de mes filles, ce qui aide beaucoup pour prendre certaines photos et surtout pour faire les imbéciles. 

    On a trouvé très vite la cabine que je vous présente en l'état, telle qu'en elle-même dans sa simplicité et sa solitude. On oublie trop de souligner la solitude des cabines depuis l'arrivée des téléphones cellulaires. J'espère que De Nerval s'est trompé quand il écrivit :

    Respecte dans la bête un esprit agissant : ...
    Chaque fleur est une âme à la Nature éclose ;
    Un mystère d'amour dans le métal repose :
    "Tout est sensible ! " - Et tout sur ton être est puissant !

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    Je ne peux pas m'empêcher de me mettre en scène, imbu de ma personne que je suis. Je ne ressemble pourtant pas à Brad Pitt ou George Clooney mais bon, il faut s'assumer tel qu'on est. On ne peut pas faire autrement. J'ai toujours pensé qu'on avait le physique qu'on méritait. A dire vrai, je ne me trouve ni beau ni laid. Je me trouve blaid.

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     Premier voyage de Kabino en Normandie :

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    Je pense toujours que le démantèlement des cabines est une erreur car il n'y a rien de plus confortable que le plafond de l'édicule pour passer un coup de fil à un garagiste à qui on doit de l'argent. Il faudrait juste que les toits soient renforcés et nettoyés et qu'un escabeau permette aux gens d'y accéder. Je donne des idées mais je crains que ce ne soit trop tard. 

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     Selfie avec ma collaboratrice (Kabino est au fond) :

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    Kabino voulait à tout prix prendre le bus mais on l'a attendu...en vain...

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    Pendant ce temps, ma fille faisait des roues circulaires, photo qui vous permet d'admirer la magnifique vitrine du bar de Yannick. A ce propos, d'un point de vue architectural, désolé pour les baiseurs mais le bourg n'est pas franchement avenant :

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    Voici une photo qui résume assez bien le village :

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    Le clocher de l'église Saint-Ernestine-de-Louvois est en cours de rénovation et on ne doute pas que les travaux finis, le bourg aura une toute autre allure. 

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    Au revoir Saint-Jean-des-Baisants et longue vie aux baiseurs (je sais, elle est facile mais je n'ai pas pu m'empêcher, ce n'est pas le nom des habitants de ce bourg) !

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    Saint-Jean-des-Baisants , (50810), Manche , maire délégué : Yves Simon  (liste : baisons ensemble), 1250 baiseurs, cabine téléphonique, modèle de Paris, hors service. numéro d'appel : 02 33 57 42 35. reportage réalisé le 05 mai 2016 entre 17:41 et 18:02.  météo : beau 

    Loïc LT, le 08 mai 2016  

  • recensement des cabines # 63 - Saint-Fromond (Manche 50)


    Saint-Fromond se situe au nord de Saint-Lô à quelques kilomètres du Calvados. C'est un bourg sans charme comme beaucoup de bourgs normands (le principal intérêt de la Manche, c'est sa campagne, ses vallées, ses vergers, son bocage...) mais les bourgs ont payé un lourd tribu lors du débarquement, les alliés ne faisant pas dans la dentelle pour chasser l'ennemi. A Saint-Fromond, par exemple, le pont qui enjambe la Vire a été le théâtre d'affrontements violents et une stèle près du Fleuve rend hommage à un pilote canadien dont l'avion s'est écrasé en ce lieu-même. 

     

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    Mais ces bourgs sans charme reconstruits en moins de temps qu'il faut pour l'écrire recèlent d'enseignes désuètes, construites souvent après la guerre et qui sont souvent restées telles quelles, avec quelque rafraîchissement sans doute de temps en temps mais le tout vaut vraiment le détour. Par exemple, comment peut-il subsister une quincaillerie dans un bourg de 700 habitants (quincaillerie Lefrançois) ? En Bretagne, c'est totalement improbable. 

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     Par contre, la boucherie a rendu l'âme, ce qui est dommage car elle faisait de la sous-traitance pour le crédit Agricole. 

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    J'aurais beaucoup de choses d'autres à dire sur ce bourg mais je ne peux pas être exhaustif. Je pourrais l'épuiser dans un livre rien qu'en regardant quelques photos. Mais sachez que la société Mikit qui fabrique des maisons originales a investi plusieurs hectares dans lesquels des maisons poussent comme des champignons et où les prolétaires sont heureux de devenir propriétaires. 

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    Saint-Fromond , (50620), Manche , maire : Dominique Quinette  (liste Mikit-mi-Raisin), 780 fromondais. cabine téléphonique, modèle de Paris, hors service. numéro d'appel : 02 33 55 45 68. reportage réalisé le 06 mai 2016 entre 11:50 et 12:14.  météo : beau. 

    Loïc LT, le 07 mai 2016

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  • recensement des cabines # 31 Quibou (Manche 50)

    Ce matin frais comme un gardon, je me décide à faire un petit circuit 'cabine-express' dans le Cotentin (c'est le nom que je donne quand je ne reste pas une heure à traîner dans les bourgs) où je passe quelques jours. Cela ne signifie pas que ce sont des sous-reportages mais je suis obligé d'accélérer le mouvement. Un exemple : ce soir, quand on est rentrés de Normandie, on est passé par le bourg de Baud (dont j'avais fait un reportage), qui se situe près de chez moi et j'ai constaté sans amertume (car tel est le destin des cabines) que les deux cabines du bourg avaient été enlevées par des extraterrestres ou alors des employés communaux, je ne sais pas encore.

    Donc, ce matin voici le circuit que je m'étais concocté. Je dois dire que je l'ai choisi un peu au hasard, un peu aussi pour le nom si charmant de certains villages...mais en tout cas pas pour faire du tourisme puisqu'on m'avait averti que je n'allais pas visiter les plus beaux villages de France. 

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    Je vais commencer par le village de Quibou, peuplé de 929 quibois, qui fut en fin de compte le dernier village visité. A 500 mètres du village, une pancarte m'informe que je suis sur la bonne voie et qu'on a l'intention d'augmenter le nombre de quibois, au moins de 4 foyers fiscaux dont l'un aura le bonheur de profiter d'un jardin de 1117 m2. 

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    Bonjour Quibou

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    Avec l'expérience que j'ai acquis, je ne mets pas longtemps à trouver la cabine (en plus, là, y'avait un peu de stress, je n'avais pas regardé sur google map street si le village en était pourvu) mais j'ai le flaire pour ça. Je trouverais même une cabine enterrée dans un champ. Donc Quibou dispose d'une cabine standard, située près de ce qui doit être une salle de fêtes. L'écran digital informe que le téléphone est hors service. Je communique quand même le numéro : 02 33 56 04 53.

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    Je ne suis donc pas resté faire la danse de Saint-Guy devant cet édicule promis à un démantèlement imminent dans l'indifférence des quiboises et des quibois. J'ai donc visité  le bourg qui possède une belle mairie. Qu'il doit être agréable pour un couple fraîchement enchaîné par Christelle Lebedel de descendre cet escalier court mais majestueux. 

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    Voici à quoi ressemble les rues de Quibou. Rien d'original dans le Saint-Lois. Si Quibou a été bombardé en 1944 (nous sommes à quelques kilomètres de Saint-Lô), on a vu pire en matière de reconstruction. 

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    Tous les commerces sont réunis dans un seul pâté de maison, et quand je dis 'tout', je crois pour être entré dans le bar que l'Epi-service et le bar-tabac ne font qu'un, d'ailleurs le tout s'appelle l'escale quiboise. Au comptoir, des quibois buvaient  uniquement de la bière (mais un client qui boit n'est pas forcément un quibois), ce qui m'a surpris d'ailleurs car c'était juste l'heure de l'apéro. Moi j'ai pris un café vanillé, discuté trente secondes avec la patronne et dit au revoir.

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    En sortant, je ne suis pas passé à côté de cet écriteau placé au dessus de l'enseigne du bistrot mais je ne suis pas rerentré pour demander le pourquoi de la chose.

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    Des petites ruelles sympathiques, des longères interminables, quelques maisons contemporaines ici ou là, telle est la configuration de Quibou. Je n'ai pas pris l'église qui ne présente aucun intérêt, pas même la crèche extérieure que j'ai trouvée décevante. 

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    Par ailleurs, j'ai trouvé horrible ces inscriptions autour de l'église (il y en 2 ou 3). Si encore, c'était du végétal, je dis pas, mais là, ça a l'air d'être de la mosaïque posée sur une bâche qui part en vrille, ça n'a aucun intérêt, sauf à se convaincre qu'on est bien à Quibou.

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    Quibou (50750), Manche, reportage réalisé le 27 décembre 2015. temps de saison. site internet (récent) : ici

    Loïc LT 

  • CR283 : la nuit d'Alice à la Pointe - Patrice Poulet

    compte rendu de lecture,agon-coutainville,normandie,roman,roman du terroir,polar,littérature,livreLa plus juste des vengeances est toujours un excès. Pierre-Claude Nivelle de la chaussée*

    Ça fait quelques mois que je n'avais pas fait un petit compte rendu de lecture (ce qui est quand même à la base la raison d'être de ce blog, sa vache à lait, comme on dit en économie d'entreprise) mais il se trouve que j'ai coincé sur un roman américain, l'un des nôtres de Willa Cather ( pourtant couronné du fameux prix Pulitzer en 1923) alors à l'occasion de ce court séjour à Hauteville-sur-Mer, je me suis laissé tenter par un roman du terroir dont l'action se passe près de Hauteville-sur-Mer, dans la station balnéaire mythique (pour mon couple en tout cas) de Agon-Coutainville, ville qui se situe un peu plus au nord du Cotentin et qui se finit au bout d'une pointe célèbre qu'on devine de Hauteville lorsque, cela arrive rarement, l'horizon est dégagé.

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    On ne peut pas demander à un roman du terroir d'être plus royaliste que le roi. Ceci dit, le roman du terroir dispose d'un cahier des charges et celui-ci ne le remplit que partiellement. De toute façon, je ne suis pas un grand adepte de cette littérature et donc je ne suis pas forcément objectif. Côté positif, il y a l'histoire qui à défaut d'être originale est bien goupillée, cohérente et la psychologie des personnages est bien rendue. Il y a quelques personnalités qui frisent le cliché mais j'ai vu pire dans ce genre de roman et j'excuse beaucoup de choses lorsqu'on évoque Coutainville. L'histoire en bref : une jeune fille qui s'appelle Alice se fait violer sur la pointe d'Agon par son beau-père, pris d'une pulsion incontrôlable et  ensuite Alice, souillée, meurtrie, sombre dans la folie et  décide de se venger sur lui et toute sa famille.

    Ce que m'a agacé, c'est que l'auteur ait changé le nom de Coutainville, qui devient Claireville. Pour quelle raison alors qu'il s'agit d'un roman et qu'évidemment aucun coutainvillais ne peut se sentir visé ? Peur de donner une mauvaise image de la ville ? Pourquoi pas sauf qu'un bandeau rouge  imprimé sur la couverture indique 'suspense à Agon-Coutainville', et c'est d'ailleurs ce qui a attiré mon regard lorsque j'errais dans les rayons de la librairie (enfin librairie...avec presse, vente d'articles de plages et tout...) de Coutainville. Sur ce point, je serais curieux d'avoir l'explication de l'auteur...d'autant qu'il ne change pas le nom de Coutances ou de Muneville. Pour le reste, je n'aime pas le titre, trop ampoulé, trop narratif, pour un roman de ce genre, nul besoin de faire du chichi, 'la vengeance d'Alice' eut suffi. Petit détail :  le correcteur confond ballade et balade, moi aussi jusqu'il y a quelques mois mais si je devais faire éditer un roman, je ne laisserais rien passer. Sur ce blog, il y a des erreurs, j'en conviens mais ce n'est pas un roman.

    Mais je ne vais pas plus accabler l'auteur. Le suspens est au rendez-vous, le roman se boit comme du lait ribot (dans lequel pataugent des patates qui restaient au fond du frigo  et des crêpes qui restaient aussi). Coutainville tient une place à part dans ma vie et les amoureux de cette bourgade sont mes amis. 

    * citation au début du livre

    lecture : juillet 2015, 220 pages, livre papier. éditeur inconnu (américain apparemment). note : 3/5. 

    Loïc LT, 28.07.2015

  • séjour à Hauteville-sur-Mer # 1 soleil couchant et cabines de plages

    Avant de se rendre dans l'Otago Central, nous passons quelques jours à Hauteville-sur-Mer dans l'ouest du Cotentin où nous profitons d'un temps hideux. Mais nous gardons le moral, la Normandie sans la pluie, c'est pas vraiment la Normandie. 

    Mais hier soir, alors que j'étais en train de lire un roman du terroir sur la plage abandonnée (seuls quelques boulistes éméchés m'importunaient un peu au loin), un moment j'ai levé la tête et le spectacle qui s'est offert à moi était saisissant. Heureusement, j'avais eu la bonne idée d'emporter avec moi mon appareil numérique Sony Cyber-shot à visée électronique directe (sans oculaire) sur afficheur LCD et objectif fixe. J'ai réglé la luminosité juste comme il fallait. Préalablement, j'avais lâchement abandonné le Poulet sur le sable.

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    Ensuite, cliché à l'instant T, on peut rater une photo pour quelques secondes d’atermoiements.

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    Alors que le même jour en matinée, j'effectuais un footing (départ Blanville-sur-mer, ensuite passage à Saint-Malo-de-la-Lande, Tourville-sur-Sienne, Agon, Coutainville et retour à Blainville par la mer par les dunes, soit 22 kilomètres qui m'ont coûté une contraction au genou gauche qui me contraint à arrêter de courir après deux lièvres à la fois quelques jours), ma partenaire est allée faire un tour vers le nord pour voir ces fameuses cabines de pêcheurs que la mer va avaler dans quelques années. Regardez comme le ciel était bleu. C'était notre premier jour de vacances et sans doute le dernier jour de relatif beau temps (18° maxi quand même) mais la Normandie est agréable à visiter même par mauvais temps et qu'est ce que ça coûte d'enfiler un chandail marin et une polaire pour se protéger du froid ?

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    Le bonheur est en Normandie. Lola lève les bras au ciel. Je suis persuadé qu'elle rêverait de dormir dans une de ces cabines.

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    L’aînée ne sait plus où donner de la la tête. 

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    Le bonheur est d'être avec les gens qu'on aime. Au moment où j'écris (27/07/15, 15:03), il tombe des trombes mais je préfère l'authenticité normande à la chaleur étouffante et au bling bling sudiste. 

    Loïc LT, 27.07.2015