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normandie

  • éloge de la crème anglaise

    Souvent les gâteaux au chocolat sont un peu secs alors pour relever le goût, on y ajoute un coulis de crème anglaise. Enfance ! On adorait la crème anglaise faîte maison. On peut évidemment l'acheter toute faîte mais comme on dit, "c'est pas pareil". 

    Alors, comme ma belle-mère (qui a tenu un restaurant à Villiers-Fossard ) nous fait une succulente crème anglaise, je vous propose donc, en ce dimanche triste qui préfigure un Demain que je déteste déjà (pour au moins trois raisons), un petit tuto "crème anglaise made in Normandie". Merci Mano

    Loïc LT


                             

     

  • recensement des cabines # 70 - la cale de Blainville (Manche 50)

    La cale de Blainville est un petit paradis littoral se situant sur la côte ouest du Cotentin et donc sur la commune de Blainville-Sur-Mer (dont le bourg aura le droit à une note à part). A la sortie du bourg direction l'océan, on tombe très vite sur le havre et une petite route qui se termine par un pont enjambant le bras de mer mène vers le site en question où l'on trouve deux restaurants (dont l'un vaut le détour)  et l'on constate très vite lors des mortes eaux une intense activité ostréicole (incessant défilé de tracteurs orange et vert). Juste après le pont, sur la droite, la cabine téléphonique se dresse victorieusement fuyant le suicide beau. Le site serait encore plus remarquable si le parking n'était pas assiégé par des camping cars électriques.  

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    Photo prise de l'autre côté. Derrière le parking et les constructions, c'est la mer. Le téléphone ne fonctionne pas et la cabine est cernée par de la végétation de type oyat ou queue de lièvre. 

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    Elle fait presque peur la cabine de la cale. D'ailleurs, bien que le téléphone ne fonctionne plus, on voit par la végétation couchée qu'elle est souvent fréquentée, par qui, pourquoi. Beaucoup ont vu une dame blanche errer sur le pont en pleine nuit et faire peur aux  touristes quittant la zone. Est-ce ici qu'elle se réfugie et repère ses proies ?  Le mystère reste entier. 

    Le restaurant de gauche qui s'appelle la cale est la curiosité du lieu. Un désordre soigné y règne, les tableaux sont de travers, c'est au client de mettre la table et on n'accepte ni CB, ni chèque, ni liquide. Débrouille-toi avec ça. Son point fort est qu'on peut manger des frites moules dehors avec vue sur la mer, pour peu qu'on trouve une table qui ne se casse pas la gueule. Ce restau déglingué est si atypique qu'il a eu le droit aux honneurs de l'Express

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    A l'intérieur, un orchestre jouait du jazz qu'on pouvait entendre jusque très loin sur la plage. La Manche était calme comme si la musique l'avait adoucie. 

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    De l'autre côté de la cale, il y a un autre restaurant "le Grand Herbet", plus classique, ( de toute façon, on ne peut pas faire plus décalé que la cale). Un peu plus loin, il reste quelques petites cabanes de mer, je dis 'il reste' car il y en avait beaucoup plus par le passé mais la mer les a toutes englouties. Ma partenaire de jeu qui y venait souvent quand elle était gamine se rappelle de ces cabanes de pêcheurs dans lesquelles des gens de sa famille venaient passer l'été. Aujourd'hui la mer, tout logiquement, aidée par les tempêtes et les grandes marées a empiété sur le continent. 

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    J'ai du mal à trouver les mots pour parler de cet endroit en dehors du temps. J'ai juste à vous conseiller de vous y rendre et de boire un vin d'Alsace tout en vous empiffrant de frites et de moules - alors attention, pour être servi, il faut écrire sa commande sur un bout de papier et l'envoyer à quelqu'un qui ressemble à un serveur-). Ensuite, il faut moudre son café, le faire et rejoindre sa table que vous aurez préalablement calée avec un bout de carton ou de galet plat et puis alors vous pourrez admirer le crépuscule que voici (pris avec mon increvable Sony de poche) :

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    C'est une sensation unique que de pouvoir admirer un tel coucher de soleil, entouré de ceux qu'on aime avec en fond sonore un jazz  feutré et optimiste. Plus à l'écart, loin du tumulte, la cabine impassible faisait fi de ce brouhaha et attendait tranquillement, elle attendait quoi, on sait pas...un couple d'amoureux cherchant dans l'habitacle un abri et une paroi pouvant supporter les ébats les plus torrides ou que sais-je encore ? Que nous caches-tu, cabine, derrière ton désarroi plastique et métallique ? Que d'histoires as-tu connu, que d'échanges tumultueux ? Il faudra un jour que tu parles et l'on en saura plus sur la nature de l'homme....

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    Blainville/Mer (site : la cale) , cabine téléphonique, modèle de Paris. numéro attribué 02 33 47 94 68, hors service, reportage réalisé le 21 juillet 2016 

    Loïc LT, le 30.07.2016 

     

    jeune fille sur la cale

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  • recensement des cabines # 64 - Saint-Jean-des-Baisants (Manche 50)

    Il n'y pas de  recenseur de cabines en Normandie (parce qu'il ne faut plus dire basse Normandie puisque la Normandie est maintenant unifiée pour le bonheur et la joie de tous bien que personnellement, tout comme Pierre Assouline, je crains un soulèvement des descendants des vikings pour reprendre leur indépendance. Je demande à l'Etat français et aux renseignements généraux de surveiller de près cette possibilité) alors comme je me rends de temps en temps dans le bocage manchois pour des raisons familiales, j'en profite pour recenser et c'est toujours un plaisir car tout est tellement différent du Morbihan et puis, surtout, les Méchants ne sont pas encore intervenus dans le Cotentin. 

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    Il faut 20 minutes pour se rendre dans ce bourg depuis l'abbaye où nous sommes en villégiature. Pour ce reportage, j'étais accompagné d'une de mes filles, ce qui aide beaucoup pour prendre certaines photos et surtout pour faire les imbéciles. 

    On a trouvé très vite la cabine que je vous présente en l'état, telle qu'en elle-même dans sa simplicité et sa solitude. On oublie trop de souligner la solitude des cabines depuis l'arrivée des téléphones cellulaires. J'espère que De Nerval s'est trompé quand il écrivit :

    Respecte dans la bête un esprit agissant : ...
    Chaque fleur est une âme à la Nature éclose ;
    Un mystère d'amour dans le métal repose :
    "Tout est sensible ! " - Et tout sur ton être est puissant !

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    Je ne peux pas m'empêcher de me mettre en scène, imbu de ma personne que je suis. Je ne ressemble pourtant pas à Brad Pitt ou George Clooney mais bon, il faut s'assumer tel qu'on est. On ne peut pas faire autrement. J'ai toujours pensé qu'on avait le physique qu'on méritait. A dire vrai, je ne me trouve ni beau ni laid. Je me trouve blaid.

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     Premier voyage de Kabino en Normandie :

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    Je pense toujours que le démantèlement des cabines est une erreur car il n'y a rien de plus confortable que le plafond de l'édicule pour passer un coup de fil à un garagiste à qui on doit de l'argent. Il faudrait juste que les toits soient renforcés et nettoyés et qu'un escabeau permette aux gens d'y accéder. Je donne des idées mais je crains que ce ne soit trop tard. 

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     Selfie avec ma collaboratrice (Kabino est au fond) :

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    Kabino voulait à tout prix prendre le bus mais on l'a attendu...en vain...

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    Pendant ce temps, ma fille faisait des roues circulaires, photo qui vous permet d'admirer la magnifique vitrine du bar de Yannick. A ce propos, d'un point de vue architectural, désolé pour les baiseurs mais le bourg n'est pas franchement avenant :

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    Voici une photo qui résume assez bien le village :

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    Le clocher de l'église Saint-Ernestine-de-Louvois est en cours de rénovation et on ne doute pas que les travaux finis, le bourg aura une toute autre allure. 

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    Au revoir Saint-Jean-des-Baisants et longue vie aux baiseurs (je sais, elle est facile mais je n'ai pas pu m'empêcher, ce n'est pas le nom des habitants de ce bourg) !

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    Saint-Jean-des-Baisants , (50810), Manche , maire délégué : Yves Simon  (liste : baisons ensemble), 1250 baiseurs, cabine téléphonique, modèle de Paris, hors service. numéro d'appel : 02 33 57 42 35. reportage réalisé le 05 mai 2016 entre 17:41 et 18:02.  météo : beau 

    Loïc LT, le 08 mai 2016  

  • recensement des cabines # 63 - Saint-Fromond (Manche 50)


    Saint-Fromond se situe au nord de Saint-Lô à quelques kilomètres du Calvados. C'est un bourg sans charme comme beaucoup de bourgs normands (le principal intérêt de la Manche, c'est sa campagne, ses vallées, ses vergers, son bocage...) mais les bourgs ont payé un lourd tribu lors du débarquement, les alliés ne faisant pas dans la dentelle pour chasser l'ennemi. A Saint-Fromond, par exemple, le pont qui enjambe la Vire a été le théâtre d'affrontements violents et une stèle près du Fleuve rend hommage à un pilote canadien dont l'avion s'est écrasé en ce lieu-même. 

     

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    Mais ces bourgs sans charme reconstruits en moins de temps qu'il faut pour l'écrire recèlent d'enseignes désuètes, construites souvent après la guerre et qui sont souvent restées telles quelles, avec quelque rafraîchissement sans doute de temps en temps mais le tout vaut vraiment le détour. Par exemple, comment peut-il subsister une quincaillerie dans un bourg de 700 habitants (quincaillerie Lefrançois) ? En Bretagne, c'est totalement improbable. 

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     Par contre, la boucherie a rendu l'âme, ce qui est dommage car elle faisait de la sous-traitance pour le crédit Agricole. 

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    J'aurais beaucoup de choses d'autres à dire sur ce bourg mais je ne peux pas être exhaustif. Je pourrais l'épuiser dans un livre rien qu'en regardant quelques photos. Mais sachez que la société Mikit qui fabrique des maisons originales a investi plusieurs hectares dans lesquels des maisons poussent comme des champignons et où les prolétaires sont heureux de devenir propriétaires. 

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    Saint-Fromond , (50620), Manche , maire : Dominique Quinette  (liste Mikit-mi-Raisin), 780 fromondais. cabine téléphonique, modèle de Paris, hors service. numéro d'appel : 02 33 55 45 68. reportage réalisé le 06 mai 2016 entre 11:50 et 12:14.  météo : beau. 

    Loïc LT, le 07 mai 2016

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  • recensement des cabines # 31 Quibou (Manche 50)

    Ce matin frais comme un gardon, je me décide à faire un petit circuit 'cabine-express' dans le Cotentin (c'est le nom que je donne quand je ne reste pas une heure à traîner dans les bourgs) où je passe quelques jours. Cela ne signifie pas que ce sont des sous-reportages mais je suis obligé d'accélérer le mouvement. Un exemple : ce soir, quand on est rentrés de Normandie, on est passé par le bourg de Baud (dont j'avais fait un reportage), qui se situe près de chez moi et j'ai constaté sans amertume (car tel est le destin des cabines) que les deux cabines du bourg avaient été enlevées par des extraterrestres ou alors des employés communaux, je ne sais pas encore.

    Donc, ce matin voici le circuit que je m'étais concocté. Je dois dire que je l'ai choisi un peu au hasard, un peu aussi pour le nom si charmant de certains villages...mais en tout cas pas pour faire du tourisme puisqu'on m'avait averti que je n'allais pas visiter les plus beaux villages de France. 

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    Je vais commencer par le village de Quibou, peuplé de 929 quibois, qui fut en fin de compte le dernier village visité. A 500 mètres du village, une pancarte m'informe que je suis sur la bonne voie et qu'on a l'intention d'augmenter le nombre de quibois, au moins de 4 foyers fiscaux dont l'un aura le bonheur de profiter d'un jardin de 1117 m2. 

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    Bonjour Quibou

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    Avec l'expérience que j'ai acquis, je ne mets pas longtemps à trouver la cabine (en plus, là, y'avait un peu de stress, je n'avais pas regardé sur google map street si le village en était pourvu) mais j'ai le flaire pour ça. Je trouverais même une cabine enterrée dans un champ. Donc Quibou dispose d'une cabine standard, située près de ce qui doit être une salle de fêtes. L'écran digital informe que le téléphone est hors service. Je communique quand même le numéro : 02 33 56 04 53.

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    Je ne suis donc pas resté faire la danse de Saint-Guy devant cet édicule promis à un démantèlement imminent dans l'indifférence des quiboises et des quibois. J'ai donc visité  le bourg qui possède une belle mairie. Qu'il doit être agréable pour un couple fraîchement enchaîné par Christelle Lebedel de descendre cet escalier court mais majestueux. 

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    Voici à quoi ressemble les rues de Quibou. Rien d'original dans le Saint-Lois. Si Quibou a été bombardé en 1944 (nous sommes à quelques kilomètres de Saint-Lô), on a vu pire en matière de reconstruction. 

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    Tous les commerces sont réunis dans un seul pâté de maison, et quand je dis 'tout', je crois pour être entré dans le bar que l'Epi-service et le bar-tabac ne font qu'un, d'ailleurs le tout s'appelle l'escale quiboise. Au comptoir, des quibois buvaient  uniquement de la bière (mais un client qui boit n'est pas forcément un quibois), ce qui m'a surpris d'ailleurs car c'était juste l'heure de l'apéro. Moi j'ai pris un café vanillé, discuté trente secondes avec la patronne et dit au revoir.

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    En sortant, je ne suis pas passé à côté de cet écriteau placé au dessus de l'enseigne du bistrot mais je ne suis pas rerentré pour demander le pourquoi de la chose.

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    Des petites ruelles sympathiques, des longères interminables, quelques maisons contemporaines ici ou là, telle est la configuration de Quibou. Je n'ai pas pris l'église qui ne présente aucun intérêt, pas même la crèche extérieure que j'ai trouvée décevante. 

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    Par ailleurs, j'ai trouvé horrible ces inscriptions autour de l'église (il y en 2 ou 3). Si encore, c'était du végétal, je dis pas, mais là, ça a l'air d'être de la mosaïque posée sur une bâche qui part en vrille, ça n'a aucun intérêt, sauf à se convaincre qu'on est bien à Quibou.

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    Quibou (50750), Manche, reportage réalisé le 27 décembre 2015. temps de saison. site internet (récent) : ici

    Loïc LT 

  • CR283 : la nuit d'Alice à la Pointe - Patrice Poulet

    compte rendu de lecture,agon-coutainville,normandie,roman,roman du terroir,polar,littérature,livreLa plus juste des vengeances est toujours un excès. Pierre-Claude Nivelle de la chaussée*

    Ça fait quelques mois que je n'avais pas fait un petit compte rendu de lecture (ce qui est quand même à la base la raison d'être de ce blog, sa vache à lait, comme on dit en économie d'entreprise) mais il se trouve que j'ai coincé sur un roman américain, l'un des nôtres de Willa Cather ( pourtant couronné du fameux prix Pulitzer en 1923) alors à l'occasion de ce court séjour à Hauteville-sur-Mer, je me suis laissé tenter par un roman du terroir dont l'action se passe près de Hauteville-sur-Mer, dans la station balnéaire mythique (pour mon couple en tout cas) de Agon-Coutainville, ville qui se situe un peu plus au nord du Cotentin et qui se finit au bout d'une pointe célèbre qu'on devine de Hauteville lorsque, cela arrive rarement, l'horizon est dégagé.

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    On ne peut pas demander à un roman du terroir d'être plus royaliste que le roi. Ceci dit, le roman du terroir dispose d'un cahier des charges et celui-ci ne le remplit que partiellement. De toute façon, je ne suis pas un grand adepte de cette littérature et donc je ne suis pas forcément objectif. Côté positif, il y a l'histoire qui à défaut d'être originale est bien goupillée, cohérente et la psychologie des personnages est bien rendue. Il y a quelques personnalités qui frisent le cliché mais j'ai vu pire dans ce genre de roman et j'excuse beaucoup de choses lorsqu'on évoque Coutainville. L'histoire en bref : une jeune fille qui s'appelle Alice se fait violer sur la pointe d'Agon par son beau-père, pris d'une pulsion incontrôlable et  ensuite Alice, souillée, meurtrie, sombre dans la folie et  décide de se venger sur lui et toute sa famille.

    Ce que m'a agacé, c'est que l'auteur ait changé le nom de Coutainville, qui devient Claireville. Pour quelle raison alors qu'il s'agit d'un roman et qu'évidemment aucun coutainvillais ne peut se sentir visé ? Peur de donner une mauvaise image de la ville ? Pourquoi pas sauf qu'un bandeau rouge  imprimé sur la couverture indique 'suspense à Agon-Coutainville', et c'est d'ailleurs ce qui a attiré mon regard lorsque j'errais dans les rayons de la librairie (enfin librairie...avec presse, vente d'articles de plages et tout...) de Coutainville. Sur ce point, je serais curieux d'avoir l'explication de l'auteur...d'autant qu'il ne change pas le nom de Coutances ou de Muneville. Pour le reste, je n'aime pas le titre, trop ampoulé, trop narratif, pour un roman de ce genre, nul besoin de faire du chichi, 'la vengeance d'Alice' eut suffi. Petit détail :  le correcteur confond ballade et balade, moi aussi jusqu'il y a quelques mois mais si je devais faire éditer un roman, je ne laisserais rien passer. Sur ce blog, il y a des erreurs, j'en conviens mais ce n'est pas un roman.

    Mais je ne vais pas plus accabler l'auteur. Le suspens est au rendez-vous, le roman se boit comme du lait ribot (dans lequel pataugent des patates qui restaient au fond du frigo  et des crêpes qui restaient aussi). Coutainville tient une place à part dans ma vie et les amoureux de cette bourgade sont mes amis. 

    * citation au début du livre

    lecture : juillet 2015, 220 pages, livre papier. éditeur inconnu (américain apparemment). note : 3/5. 

    Loïc LT, 28.07.2015

  • séjour à Hauteville-sur-Mer # 1 soleil couchant et cabines de plages

    Avant de se rendre dans l'Otago Central, nous passons quelques jours à Hauteville-sur-Mer dans l'ouest du Cotentin où nous profitons d'un temps hideux. Mais nous gardons le moral, la Normandie sans la pluie, c'est pas vraiment la Normandie. 

    Mais hier soir, alors que j'étais en train de lire un roman du terroir sur la plage abandonnée (seuls quelques boulistes éméchés m'importunaient un peu au loin), un moment j'ai levé la tête et le spectacle qui s'est offert à moi était saisissant. Heureusement, j'avais eu la bonne idée d'emporter avec moi mon appareil numérique Sony Cyber-shot à visée électronique directe (sans oculaire) sur afficheur LCD et objectif fixe. J'ai réglé la luminosité juste comme il fallait. Préalablement, j'avais lâchement abandonné le Poulet sur le sable.

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    Ensuite, cliché à l'instant T, on peut rater une photo pour quelques secondes d’atermoiements.

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    Alors que le même jour en matinée, j'effectuais un footing (départ Blanville-sur-mer, ensuite passage à Saint-Malo-de-la-Lande, Tourville-sur-Sienne, Agon, Coutainville et retour à Blainville par la mer par les dunes, soit 22 kilomètres qui m'ont coûté une contraction au genou gauche qui me contraint à arrêter de courir après deux lièvres à la fois quelques jours), ma partenaire est allée faire un tour vers le nord pour voir ces fameuses cabines de pêcheurs que la mer va avaler dans quelques années. Regardez comme le ciel était bleu. C'était notre premier jour de vacances et sans doute le dernier jour de relatif beau temps (18° maxi quand même) mais la Normandie est agréable à visiter même par mauvais temps et qu'est ce que ça coûte d'enfiler un chandail marin et une polaire pour se protéger du froid ?

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    Le bonheur est en Normandie. Lola lève les bras au ciel. Je suis persuadé qu'elle rêverait de dormir dans une de ces cabines.

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    L’aînée ne sait plus où donner de la la tête. 

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    Le bonheur est d'être avec les gens qu'on aime. Au moment où j'écris (27/07/15, 15:03), il tombe des trombes mais je préfère l'authenticité normande à la chaleur étouffante et au bling bling sudiste. 

    Loïc LT, 27.07.2015

  • recensement des cabines # 19 Cheux (Calvados)

    Comme c'est l'été, délocalisons-nous un peu. Ce reportage date du 02 mai 2015 et a été effectué à Cheux dans le Calvados, bourg dans lequel nous étions conviés à une cousinade entre amis. A un moment de la journée, quand a commencé la séquence 'jeux autour de la table", je me suis éclipsé muni de mon appareil photo afin de chercher la cabine, trouver son nom, même si la forme de son corps ne veut rien dire pour moi et puis visiter un peu le bourg. 

    On situe déjà sur la carte. 

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    C'était un jour de pluie et légèrement alcoolisé, je m'en allais dans le bourg les poings dans mes poches crevées. Je n'ai pas mis longtemps à trouver ladite cabine :

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    L'édicule est situé dans l'angle d'un carrefour et ne devrait pas remporter  le prix de la plus belle cabine recensée (qui sera attribué selon mon bon vouloir, mais plutôt après que toutes les cabines auront été démantibulées). Dans ce concours, je prévois plusieurs catégories : la plus belle, la plus moche, la plus insolite, la plus dégueulasse, la plus improbable, la plus mal placée, la plus moderne etc...Il y aura de quoi s'amuser. Il y aura un prix du jury également. Au loin, on devine une boulangerie...ah oui, il y a quelques commerces dans ce coin regroupés dans un bâtiment moderne noir. 

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    Les photos sont sombres parce que le temps était gris déjà et puis je n'ai pas pris la peine de régler la luminosité de l'appareil. Et puis, qui irait se casser le cul pour Cheux, un bourg de 1277 créanciers de la Grèce (600€ par personne je le rappelle ce qui fait au total pour les celtiens (nom des habitants) 766.000€ ? Mais arrêtons d'accabler les grecs et revenons à nos moutons. 

    J'ai fait un petit tour du bourg. Les maisons se ressemblent un peu toutes et sont faites de la même pierre claire, sans doute une carrière locale et dans les régions à terre calcaire, la roche est toujours un peu comme ça. Je stipule cela hasardeusement parce qu'il faut bien dire quelque chose quand il n'y a rien à dire. 

    L'unique bar-tabac-presse du bourg (le Surf) est à vendre et n'a dû sa fermeture qu'à la mauvaise gestion de ses derniers tenanciers m'a affirmé un riverain qui bricolait maladroitement dans son garage juste à côté. En général, les bars-tabac ne ferment pas. 

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    Sous un autre angle, cela donne un aperçu de la rue principale. 

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    La poste ne ressemble à rien mais dans un bourg de 1200 habitants, elle a le mérite d'exister.

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    Comme à Camors, il faut bien connaître les horaires pour ne pas se déplacer pour rien (même si on peut poster des lettres à toute heure...pour l'instant car il parait que bientôt les grosses boîtes aux lettres seront fermées à partir d'une certaine heure). 

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    Une maison type de Cheux. Cheux l'aime assez. 

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    Il y a la possibilité de quitter Cheux, Caen est à quelques kilomètres (d'où la quasi-absence de commerces), on peut aller se noyerS dans le bocage (alors qu'on est en plein dans la plaine de Caen ?), les orgueilleuses quant à elles se rendront à Bretteville et sans St-Manvieux, qu'est-ce qu'on Norrey ?

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    Je ne sais ce qu'est ce grand bâtiment avec un donjon, il n'y a rien d'indiqué à l'entrée, en tout cas il est imposant et entouré d'un cimetière où dorment en paix des celtiennes et des celtiens. 

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    Une petite photo encore...rien d'original mais on fait avec ce qu'on a. Après ce n'est pas le tout, mais mes amis m'attendent, avec un peu de chance les jeux seront finis et les gens seront assis et se souviendront des temps anciens, car comme souvent dans les cousinades, certains ne se sont pas vus depuis la tentative d'assassinat contre le général Salan en 1962, dans laquelle François Mitterrand fut un peu mouillé...comme moi au retour de cette sortie impromptue. 

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    reportage réalisé le 02.05.2015. météo : pluie. Lieux : Cheux (14210). Maire de Cheux : Michel Lafont. photos prises par moi-même et libres de droit.

    Loïc LT 

  • recensement des cabines # 7 Conteville (Eure)

    Cette septième édition de l'inventaire des cabines est un peu spéciale (puisque pas écrite par moi mais par Appoline), exotique aussi puisque nous sommes invités à découvrir la cabine de Conteville, village peuplé de 940 contribuables situé en Haute-Normandie, non loin de la Seine, c'est à dire à près de 400 kms de Camors.

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    Je laisse donc Appoline aux commandes, texte et photos à l'appui. 

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    Voici les clichés tant attendus pris ce matin vers 9h30 en ce dimanche humide, pétri de froideur brumeuse. Munie du Panasonic et d'un paletot chaud (pléonasme ?), j'ai donc rejoint mon bourg, avec comme unique mission, celle que tu m'avais donnée : en savoir plus sur ce service mis à la disposition des habitants et itinérants  passant sur la route de l'estuaire, route touristique reliant Pont-Audemer à Honfleur.
    Comme déjà dit, cette cabine peut passer inaperçue, coincée qu'elle est entre un abribus immonde et un petit parking offrant quelques places au téléphoneur potentiel. Plus loin, une fontaine sèche. Tu observes l'architecture normande du pignon de l'épicerie, ce colombage auquel tu n'es pas insensible, je le sais. Couleur locale donc donnant un cachet à l'endroit, permettant la mise en valeur de l'aménagement PTT.  Aménagement par ailleurs classique, et surtout, cela fonctionne puisque tonalité il y a !  Par contre, je n'ai vu aucun utilisateur, je n'ai interrogé personne, par contre, quelques passants m'ont observée, d'un air interrogateur, m'intéresser à ce monument d'un autre temps.

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    En face, de l'autre côté de la route, il y a un restaurant  "La margotine", fermé depuis au moins deux ans et demi. Enfin, je crois que c'était encore ouvert lors de notre arrivée à Conteville l'été 2012, mais je me souviens qu'il n'y avait jamais personne...Raison de l'insuccès mal connue, j'ai demandé une fois ce qu'il en était, on m'a répondu je ne sais trop quoi d'un air gêné.

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    Par contre, de ce même côté de la rue, il y a un restaurant gastronomique "L'auberge du vieux logis". C'est bon, mais c'est cher. Ambiance feutrée, c'est moquetté. Accueil bienséant. Longue description théâtrale du contenu de l'assiette. C'est d'un chic ! On y allait, mais l'addition a fini par nous dégoûter, alors, on n'y va plus. Des amateurs de bonne chère viennent des environs, des gens friqués, plutôt des anciens. On a failli y faire notre repas de mariage, mais, on nous laissait peu de choix et c'était onéreux au possible, on sortit avec une mauvaise impression du RDV de présentation, alors on a rappelé pour dire non.

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    Entre ces 2 services, le salon de coiffure, la poste, la boulangerie, un bar-tabac, un cabinet infirmier (depuis peu).  
    Et puis, trônant au fond de la grande place, la fameuse épicerie (ndlr : quelle fameuse épicerie ?, photo ? ) 
    zoom sur la boulangerie : en ce dimanche matin, à 9h30, la clientèle est composée exclusivement d'hommes, l'intérieur exigu est plein à craquer,  bientôt ce sera un défilé de "paquets de gâteaux du dimanche matin" (cf. Delerm encore). Je rencontre l'entrepreneur qui a taillé notre haie il y a quelques mois, on parle des fourmis rouges, il semble que notre haie soit condamnée...

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    L'autre centre d'attraction, le bar Le Pressoir car on est pressés de s'y retrouver. On y a mis les pieds une fois ou l'autre, histoire d'aller à la découverte des autochtones. Rien de mirobolant. Je ne me souviens que du succès des jeux de grattage et des paquets de cigarettes. C'est un lieu très froid, les patrons ne créent pas la convivialité qui ferait qu'on a envie d'y retourner. Cynisme tous azimuts. Alors, on n'y va plus. Service gaz aussi, vois-je.
     
    Le cabinet infirmier jouxte le bar, cela peut être utile, c'est un beau raccourci : les excès pardonnent rarement ici-bas.
     

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    Merci Appoline.  Je reprends la parole pour vous dire que le salon de coiffure fait -10% sur les coupes homme pendant tout le mois de mars...au cas où vous passeriez dans le coin, ce serait dommage de ne pas en profiter...

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    Spécificité normande ou quoi : les joggers courent en tenue de ville ou bien alors le type est un voleur  qui se rue vers le client sortant de la boulangerie pour lui arracher son pain de 2 livres. L'insécurité est partout. 

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    Quelle est est cette enseigne Gam qui a le privilège d'être située  à quelques mètres de la dite cabine téléphonique ? On croit deviner à l'intérieur des magazines...Je distingue juste sur l'enseigne 'érette'...supérette sans doute ? Il semblerait selon les pages jaunes que ce soit effectivement une supérette, tenue par Odile Morin. Je demande confirmation quand même parce que le bottin n'évoque pas le terme GAM. 

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    Et la confirmation, je l'ai de suite via Google Map, il s'agit bien d'une supérette, une belle supérette à colombage devant laquelle trône un distributeur de boissons...et à sa droite, nous retrouvons ce hideux abribus ainsi que notre cabine (qui m'a tout l'air d'être en cours d'utilisation..en tout cas, on devine une ombre...)

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    Ce type au froc informe (je ne supporte pas l'assemblage bluejean-baskets) semble utiliser un de ces appareils modernes sans fil à la mode actuellement. Service de gaz il y a, certes, mais il manque les cubes qui sont quand même plus pratiques. 

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    Cet inventaire des cabines pose plus de questions qu'il ne donne de réponses et demande une suite...

    Merci encore Appoline. La prochaine édition sera consacrée à Brandivy, patelin situé à 10 kms de Camors. Vous verrez que ce bourg qui n'a l'air de rien nous réserve quelques belles surprises. 

    Appoline, Loïc LT. 

  • la quincaillerie Hinard (le Molay-Littry)

    Je suis allé pour la première fois voir mes beaux parents au Molay-Littry en 2002 ou 2003, je ne sais pas et je me souviens que lorsqu'on arrivait dans la ville par la rue de Tournières (Tournières étant un petit bourg situé à quelques kilomètres du Molay et qui a la particularité de ne présenter aucun intérêt sauf peut-être de disposer d'un camping, un camping british semble-t-il, de toute façon qui d'autres que des anglais pourraient trouver un intérêt à aller camper à Tournières ?), il y a avait sur la droite une quincaillerie fermée portant le nom de quincaillerie Hinard. C'est fou comme les quincailleries portent souvent bien leur nom. 

    Aujourd'hui, le bâtiment n'existe plus, il a été rasé il y a pas mal d'années déjà. Un terrain vague l'a remplacé comme nous le montre StreetView.

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    Je ne comprends pas pourquoi les choses en sont restées là. Un projet immobilier a-t-il capoté ou serait-ce dû à une querelle d'héritiers (car je pense que le dénommé André Hinard décédé à 85 ans en 2012 et habitant justement rue de Tournières était le gérant de l'établissement ; peut-être que c'est sa mort qui a provoqué la suspension d'un quelconque projet car il  se trouve justement que la location de terrains et d'autres bien immobiliers était  la dernière fonction attribuée au monsieur. Après avoir fait détruire sa quincaillerie, sans doute eut-il l'ambition de valoriser ce terrain situé quasiment au centre-ville du Molay-Littry.

    Mais ce ne sont là que des suppositions. Vous m'en demandez trop et internet a ses limites. A  ce propos, figurez-vous que je ne trouve aucune photo de cette quincaillerie sur la toile. J'en avais pris une,  moi alors que je  traînais dans le coin dans les années 2000 mais je ne l'ai pas gardée. Sans doute que des Molystriens en ont dans leur grenier et ce serait bien sympa si l'un d'entre eux pouvait m'en faire parvenir. Tout ce que j'ai pu trouver de concret concernant cette quincaillerie est une facture : 

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    Cette facture datant des années 1960( j'ai du mal à distinguer l'année exacte ) est adressée à un certain Jean Monbrun demeurant Littry. Il s'agit d'une fourniture et pose d'une installation sanitaire. Or figurez-vous que Jean Mombrun est un spécialiste de l'histoire du Molay-Littry, qu'il collectionne les vieilles cartes postales et qu'à ce titre, il a fait l'objet d'un article dans Ouest-France. S'il y a un type qui peut me fournir une photo de la quincaillerie, c'est bien lui ! Il vit aujourd'hui à la maison de retraite du Molay. A l'occasion, je pourrais peut-être passer le voir mais a-t-il emmené toutes ses cartes postales à la maison de retraite ? Qu-a-t-il fait de sa maison ? L'installation sanitaire fonctionne-t-elle encore ? 

    Je reviens sur la photo de Google StreetView avec cette nouvelle interrogation : la maison sur la gauche qui devait être mitoyenne à la quincaillerie appartenait-elle à André Hinard ? Je serais assez porté à le penser. 

    Je me suis fait toutes ses réflexions ce matin alors que je passais à nouveau devant ce terrain et que mon regard fut attiré par une publicité murale située à quelques mètres. J'ai donc pris cette photo et je ne peux pas m'empêcher de penser que cette publicité a un rapport avec Hinard.

     

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    b_4168.jpgC'est incroyable comme les publicités murales résistent au temps. En dehors de ça, les huiles Labo existent toujours et justement,  les gens connaissent surtout la marque du fait de leurs  publicités murales dont la société était friande (je pense qu'aujourd'hui, ce genre de publicité est interdite, toujours est-il qu'elles font souvent sourire et surtout on se bat souvent pour les conserver en leur qualité de témoin d'une période révolue). Il ne fait aucun doute qu'on vendait cette marque dans la quincaillerie Hinard. Les bidons d'huile Labo d'aujourd'hui ne sont plus ce qu'ils étaient.

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    Les habitant du Molay, pour se consoler peuvent toujours se rendre là mais l'enseigne fort sommaire et au nom un peu trop gros sabots inspire peu :

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    Et puis après, on peut aller pendre un petit café au café du commerce où l'on pourra parler de l'ancien temps, de la mine de charbon (la seule en Normandie) fermée en 1960 et de la quincaillerie Hinard fermée je ne sais pas quand. Parfois, je me demande même si elle a vraiment existé.

    Loïc LT

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