06.11.2009
CR127 - le promontoire - Henri Thomas
Le 09.05.2008, lors de son émission quotidienne sur France Culture, Alain Veinstein avait demandé à son invité, Luc Autret la raison pour laquelle, malgré tout son talent, malgré son oeuvre importante, Henri Thomas restait relativement peu connu du grand public. Et à ce moment de l'émission, il devait être au delà de minuit, j'étais tranquillement en train de m'endormir. Je n'avais jamais entendu parler d'Henri Thomas (dont Luc Autret venait d'annoter une réédition de son journal relatant les années 1934-1948 de sa vie) et la plupart du temps, je m'endors en écoutant la radio. Et là, donc Veinstein pose cette question et puis, Luc Autret répond un peu gêné "je me l'explique difficilement...lui, il expliquait que c'était à cause de sa façon de s'habiller..." Et puis, il émet un petit rire. Ensuite, il donne une explication un peu plus profonde.*
Et c'est fou mais ce moment où il dit ça m'a fait sortir de mon demi-sommeil, m'a fait sourire et j'ai écouté l'émission jusqu'au bout.
C'est mon côté un peu barré. S'arrêter comme ça sur une boutade, un ton et en faire toute une affaire..et là, l'affaire, ce fut de découvrir de qui on parlait. Henri Thomas. Bon d'accord, soit, intéressons-nous à l'individu.
Quelques jours plus tard, le facteur déposait dans ma boite à lettre un colis contenant le promontoire, un livre de Henri Thomas (qui reçut le prix femina en 1961).
Alors je me suis mis à lire le bouquin sans savoir de quoi il parlait, n'en n'ayant trouvé de résumés nulle part, pas même une critique rien. Le roman étant très court, la lecture fut rapide. Il s'agit de l'histoire d'un écrivain, un petit écrivain pauvre et un peu traducteur aussi qui séjourne dans un petit village corse avec sa femme et son fils. Et là, gravite autour de lui des figures énigmatiques comme celui qu'il appelle "le pharmacien d 'Anvers" et aussi l'écrivain célèbre Gilbert Delorme . Et il y a aussi les habitants du village, la patronne du café, le curé. Petit à petit, alors que sa famille est retournée sur le continent, le récit sombre dans une sorte de monde parallèle, un peu fantastique. Le décès et l'enterrement de la patronne du café précipitent un peu plus le narrateur dans ce monde étrange, auquel il se sent lié et il ne se sent plus capable de quitter le village et ce promontoire qui lui fait face.
Voilà un peu près l'idée générale et je dois dire que ça fait une semaine que j'ai fermé le roman et je ne me souviens plus de beaucoup d'autre chose. Tout ça n'est pas sans rappeler Kafka (le château) voire même Patrick Modiano (pour toutes les vaines obsessions, non des lieux ici mais des gens). Ça n'est pas inintéressant, ça amène une réflexion (mais je ne sais pas trop laquelle -)) et puis il y a un univers un peu fantômatique dans lequel je me suis senti piégé.
Aujourd'hui, le roman est retombé dans l'oubli, rangé dans les tréfonds de ma bibliothèque et il y a fort à parier que le prochain blogger qui en parlera n'est pas encore né.
roman, paru en 1961
Gallimard, 192 pages
lecture du 29/10 au 30/10/09
note : 3.5/5
à venir : la peine du menuisier, Marie Le Gall
* extrait en question :
00:21 Publié dans lecture, littérature, livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : compte-rendu de lecture, roman, littérature, henri thomas
04.11.2009
CR126 - trois femmes puissantes - Marie Ndiaye
Le roman se compose de 3 récits indépendants mettant en scène 3 femmes d'origine africaine ayant en commun de ne pas baisser les bras face à toutes les injustices dont elles sont les victimes, de par leurs statuts de femmes mais aussi d'immigrantes.
Je dois dire que ce livre m'a laissé comme un goût d'inachevé et cette vague impression que l'auteur avait une idée en tête et qu'elle l'aurait abandonnée en cours de route. Ou quelque chose comme ça.
Les deux premiers récits sont quasiment laissés en suspend et on me rétorquera que le but de Marie Ndiaye n'était pas de raconter une histoire en entier mais de montrer comment ces femmes prenaient les choses en main (et que peu importe ce qu'il s'en suit). Peut-être mais n'empêche que le sentiment d'abandon prédomine.
Par ailleurs, où est la femme puissante dans le second récit ? On devine que c'est Fanta mais le récit ne met pratiquement en scène que Rudy Descas reléguant Fanta à un lointain second rôle.
Enfin, je ne sais pas pourquoi mais il me semblait évident, lecture se faisant que les trois destins allaient finir par se croiser et d'ailleurs quelques indices le laissaient supposer (et je n'ai toujours pas compris pourquoi Rudy Descas intervient dans le troisième récit en tant que passeur (ou quelque chose comme ça).
Et il y a cette touche de fantastique qui tombe du ciel ici ou là et qui n'apporte rien au récit sauf à lui faire perdre toute crédibilité.
Et puis le propos général manque quand même un peu de finesse et de nuances : les femmes victimes et courageuses d'un côté et les hommes, violents, machos et lâches de l'autre. bonjour !
Ceci dit, le second récit un brin djianesque et mettant en scène un vendeur de cuisine blasé m'a fait beaucoup rire.
Voilà, je suis désolé de ne pas me joindre au concert de louanges mais ce roman ambitieux ne tient pas ses promesses et s'avère même carrément bancal.
Et qu'il ait obtenu le prix Goncourt 2009 ne change rien à l'affaire.
roman, paru en 2009
Gallimard, 316 pages
lecture du 31/10 au 03/11/09
note : 2.5/5
à venir : le promontoire, Henri Thomas

01:16 Publié dans lecture, littérature, littérature française, livres | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : compte-rendu de lecture, roman, littérature
02.11.2009
réforme du prix Goncourt
L'annonce du prix Goncourt m'énerve (un peu) tous les ans tant on sait toutes les tractations qu'il y a derrière, les enjeux économiques etc. Autant de choses qui n'ont rien à voir avec la littérature..et je sais que c'est une banalité que de le dire. Tout les fins lettrés le disent et même les moins fins.
Mais plutôt que se plaindre, cherchons des solutions.
J'ai imaginé deux réformes possibles :
- que le jury n'existe plus et que le prix Goncourt soit décerné directement par le président de la république, en son âme et conscience, qu'il ait lu ou pas les livres et sans qu'il ait besoin de se justifier de quoi que ce soit.
- que le jury (composé des membres actuels ou pas, peu importe) s'enferme pendant les trois mois précédent le Goncourt (c'est à dire pendant la période où les livres sont publiés) dans un hôtel particulier, qu'ils soient coupés du monde et qu'on leur remette tous les livres de la rentrée, sans le nom de l'auteur et sans le nom de la maison d'édition, les livres étant tous de format identique et ressemblant sauf le contenu. Et qu'ensuite, ils se coltinent les romans et qu'ils décident du meilleur.
Et là, le prix Goncourt signifierait vraiment quelque chose.
On en est loin...mais quand même, bravo à Marie Ndiaye.
22:13 Publié dans littérature, littérature française, livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, livres, romans, rentrée, prix goncourt
01.11.2009
novembre au féminin
Pour commencer ce mois de novembre, j'ai emprunté à la bibliothèque trois femmes puissantes (lecture en cours) de Marie Ndiaye (probable lauréat du prix Goncourt 09) et les heures souterraines de Delphine de Vigan et comme j'avais pour la suite plus ou moins l'intention de lire hors-champ de Sylvie Germain (que je vais emprunter également ayant dépassé mon budget d'achat de livres 2009 - les temps sont durs -,) je me suis dis tiens, 3 romans féminins, continuons sur notre lancée..ça tombe bien, la peine du menuisier de Marie LeGall me tente bien.
Et s'il reste du temps (mais on pourra toujours empiéter sur novembre, il faut que j'arrête avec cette manie qui consiste à ne pas avoir de lecture en cours d'un mois sur l'autre), je lirai enfin les années de Annie Ernaux, cadeau du père-noël 2007.
Ce n'est quand même pas normal que dans la liste des livres lus depuis l'ouverture de ce blog, seuls 8% sont écrits par des femmes.
Et par ailleurs, je peux déjà vous dire, après en avoir lu une centaine de pages, que le Marie Ndiaye est très bon.*
* bien que j'ai une petite contrariété d'ordre technique avec ce roman...une phrase dont je ne comprends ni le sens ni la forme. Si certains d'entre mes lecteurs (il en reste) ont lu ce livre et voudraient m'aider, je veux bien qu'on en parle. Ça m'enlèverait un poids...
22:07 Publié dans littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, livres, romans, rentrée
dimanche d'automne, 01 11 2009




10:42 Publié dans jardin | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : automne, jardin, pluie
31.10.2009
CR125 - fictions - Jorge Luis Borges
le mot de l'éditeur : "Des nombreux problèmes qui exercèrent la téméraire perspicacité de Lönnrot, aucun ne fut aussi étrange - aussi rigoureusement étrange, dirons-nous - que la série périodique de meurtres qui culminèrent dans la propriété de Triste-Le-Roy, parmi l'interminable odeur des eucalyptus. Il est vrai qu'Eric Lönnrot ne réussit pas à empêcher le dernier crime, mais il est indiscutable qu'il l'avait prévu..."
mon avis : Pour parler franchement, je n'ai pas compris grand chose à ce livre mais le peu que j'ai compris valait le détour. Il s'agit d'une recueil de 17 nouvelles avec comme tronc commun une mise en abime de la littérature à travers de récits fantastiques où il est question de création, d'histoire et de mémoire littéraire. Me fais-je comprendre ? Bon mais si j'avais un conseil à vous donner, ce serait de n'en lire que deux :
- Pierre Ménard, auteur de Quichotte : il s'agit d'un type qui décide de réécrire Don Quichotte de Cervantes à l'identique. extrait :
Il ne voulait pas composer un autre Quichotte - ce qui est facile - mais le Quichotte. Inutile d'ajouter qu'il n'envisagea jamais une transcription mécanique de l'original ; il ne se proposait pas de le copier. Son admirable ambition était de reproduire quelques pages qui coïncideraient - mot à mot et ligne à ligne - avec celle de Miguel de Cervantès. (p45)
et ce passage à se pouffer de rire :
Comparer le Don Quichotte de Ménard à celui de Cervantès est une révélation. Celui-ci, par exemple, écrivit (Don Quichotte, première partie, chapitre IX) :
"...La vérité, dont la mère est l'histoire, émule du temps, dépôt des actions, témoin du passé, exemple et connaissance du présent, avertissement de l'avenir."
Rédigée au XVIIe siècle, rédigée par le "génie ignorant" Cervantès, cette énumération est un pur éloge rhétorique de l'histoire. Ménard écrit en revanche :
"...La vérité, dont la mère est l'histoire, émule du temps, dépôt des actions, témoin du passé, exemple et connaissance du présent, avertissement de l'avenir."
L'histoire, mère de la vérité, l'idée est stupéfiante. Ménard, contemporain de William James, de définit pas l'histoire comme une recherche de la réalité mais comme son origine. La vérité historique, pour lui, n'est pas ce qui s'est passé ; c'est ce que nous pensons qui s'est passé. (p51)
- la bibliothèque de Babel où il est question d'une bibliothèque géante qui contient tous les livres. Et pour gagner du temps (puisque c'est bientôt l'heure de l'apéro), voici le résumé qu'en fait wikipedia :
"Il s'agit d'une bibliothèque de taille gigantesque contenant tous les livres de 410 pages possibles dont toutes les salles hexagonales sont disposées d'une même manière. Les livres sont placés dans des étagères comprenant toutes le même nombre d'étages et recevant toutes le même nombre de livres. Chaque livre a le même nombre de pages et de signes écrits au hasard ; l'alphabet utilisé comprend toujours vingt-cinq caractères.
On peut donc dire que la Bibliothèque contient tous les ouvrages qui ont déjà été écrits ainsi que tous les autres, parmi un nombre immense de livres sans aucun contenu lisible (puisque chaque livre peut n'être constitué que d'une succession de lettres ne formant rien de précis dans aucune langue). Celle-ci est habitée par une race d'hommes qui ne connaît que ce monde, à la recherche du livre ultime, d'une révélation ou de la Vérité."
Et j'ajoute que le titre de cette nouvelle est aussi celui d'une célèbre collection littéraire (et ce n'est évidemment pas un hasard).
recueil de nouvelles, paru en 1957
traduction : essentiellement P.Verdevoye et Ibarra
folio n° 614, 185 pages
lecture du 26/10 au 29/10/09
note : 2.5/5
à venir : le promontoire, Henri Thomas
19:14 Publié dans lecture, littérature, livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : compte-rendu de lecture, roman, littérature, jorge luis borges
29.10.2009
découverte musicale
En rentrant du boulot et toujours aussi admiratif devant cette forêt colorée s'étendant à perte de vue devant moi, j'écoutais France inter (émission de Yves Calvi) et je suis tombé sur ça :
C'est d'abord la musique qui m'a subjugué, un brin french touch et gentiment répétitive. Pas de refrains, juste une longue récitation, un texte bourré de références culturelles mais sans que ça ait l'air de vouloir étaler. La voix du monsieur (Arnaud Fleurent-Didier) est juste bien et j'ai vécu ces trois minutes intensément. Mais en fait, ce soir, à 22h18, je ne suis plus si convaincu qui cette chanson me plaise..mais il n'en reste pas moins que je me souviendrai de ces quelques minutes en apesanteur.
22:20 Publié dans musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
27.10.2009
CR124 - affliction - Russell Banks
le mot de l'éditeur : Dans une petite ville du New Hampshire, Wade Whitehouse, la quarantaine passée, est un homme brisé. Abandonné par sa femme, en passe d’être quitté par sa maîtresse, alcoolique, violent à ses heures, dépressif, il rumine ses échecs et vivote en travaillant, tantôt policier municipal, tantôt puisatier. Mais un citoyen en vue est tué. Accident de chasse ou meurtre ? L’événement fait basculer le fragile équilibre mental que Wade avait réussi à préserver. Dès lors, dévoré par l’obsession de découvrir un hypothétique assassin, il s’enfonce, au propre comme au figuré, dans un désert de neige et de glace. Affliction est le récit de l’effondrement d’un homme ordinaire, pris au piège d’une vie ratée depuis l’enfance, confisquée par la tyrannie paternelle. Russell Banks dénonce là magistralement les valeurs viriles véhiculées par un certain mythe américain.
mon avis : Russell Banks faisait partie de ces grands romanciers us qui manquaient à mon tableau de chasse et avant de commencer j'avais dans l'idée d'avoir entre les mains un bon roman, avec une bonne histoire, un environnement et un cadre bien présentés, des personnages finement décrits (autant d'éléments caractéristiques du roman américain contemporain)...et au bout du compte, il s'avère que je ne m'étais pas trompé.
La vie et le destin de Wade m'ont beaucoup émus, sa descente aux enfers est très poignante et le final tragique est bouleversant et je l'ai senti venir en espérant qu'il n'advienne jamais. Je me suis un peu reconnu dans cette vie car on a tous ses faiblesses, ses fêlures, ses rancoeurs et finalement tout cela ne tient qu'à un fils, qu'à un rien. Nos équilibres psychologiques sont instables et la frontière entre le bien et le mal est ténue. On a tous un peu de Wade en nous.
Mais ce qu'on n'a pas tous, ce sont ces forêts à perte de vue,cette nature enneigée de novembre à avril, des shérifs, des pick-up, du whisky Canada Club, et des feux tricolores qui se balancent sur des fils en travers des routes, tout cet environnement qui constitue le cadre de la tragédie..un goût de Fargo (frère Coen) et de Rambo quand il rentre au bercail.
Affliction est un grand roman.
roman, paru en 1992
traduction : Pierre Furlan
Actes sud (Babel), 486 pages
lecture du 19/10 au 26/10/09
note : 4.5/5
à venir : fictions, Jorge Luis Borgès
22:21 Publié dans lecture, littérature, littérature américaine, livres | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : compte-rendu de lecture, roman, littérature, russell banks
21.10.2009
CR123 - classe tous risques - José Giovanni
résumé : Quand on a été un caïd et qu'on se retrouve les flics au train, fauché comme les blés, avec deux gosses à charge, on peut toujours essayer de s'adresser aux copains.
Mais si les copains sont rangés des voitures et ne veulent pas se mouiller, on en est réduit à se rabattre en solitaire sur des petits coups miteux.
Abel en a fait l'amère expérience.
Seulement voilà : la vengeance, ça existe, et Abel a le coup de flingue facile...
mon avis : Je crois avoir déjà expliqué pourquoi je n'aimais pas le cinéma et je n'ai pas envie de me répéter (sauf sur demande) mais j'ai quand même quelques réalisateurs fétiches, qui à mon sens sortent du lot parce que quelque part ils ont fait (ou font) quelque chose de supérieur au cinéma, quelque chose qui se rapproche de la littérature. Jean-Luc Godard, Jacques Demy et Quentin Tarantino en font partie..ainsi que, Claude Sautet.
Avant de faire ses grandes fresques socio-bourgeoises des années giscardiennes, Sautet a réalisé dans les années 60 de bons petits polars dont classes tous risques, adaptation d'un roman de José Giovanni. C'est la raison pour laquelle j'avais acheté ce polar (paru chez Gallimard dans la fameuse série noire) il y a quelques années. N'ayant jamais trouvé l'opportunité de le lire, je me suis enfin décidé à l'ouvrir par une rieuse matinée d'automne.
Et quelques jours plus tard, par une journée toute aussi rieuse, lorsque je l'ai achevé d'un browning 7.65, mon premier sentiment fut que Sautet avait été très fidèle au roman. Ce roman est un polar d'excellente facture, sans fioriture qui nous plonge dans le monde du grand banditisme des années 50 avec son lot d'amitiés viriles, de coups bas et de reconversions mal assumées. Rien à redire, c'est bien envoyé, efficace et haletant.
Et la mort d'un truand est l'occasion pour Jose Giovanni de proposer au lecteur quelques considérations métaphysiques (p199).
Gibelin n'avait pas senti venir la mort. Il était passé sans souffrance, du stade de l'évanouissement à celui de cadavre. De son goût de l'argent, de sa ténacité, de sa manière d'aimer sa femme, de son habitude de se moucher en pressant toujours sur la même narine, il ne restait rien qu'une carcasse vide qui n'accomplirait plus aucun geste, et que personne ne rencontrerait jamais plus.
roman, parution 2tr 1958
Gallimard, série noire n°428, 248 pages
lecture du 10/10 au 12/10/09
note : 4/5
à venir : affliction, Russel Banks

22:04 Publié dans lecture, littérature, livres, polar | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : compte-rendu de lecture, roman, littérature, polar, claude sautet
18.10.2009
CR foulées du Golfe 2009 (Vannes)
J'ai participé ce matin aux foulées du Golfe à Vannes, un 13kms plutôt plat qui part du centre de Vannes et qui longe ensuite la côte du côté de la Rabine et de Conleau, pour finir au stade de Kercado. Mon objectif était de faire moins de 55mns. L'année dernière, à cette même course, j'avais réalisé 56 avec l'impression de pouvoir faire beaucoup mieux.
Et ce matin, par une météo idéale, j'ai réalisé la course de ma vie : passage au 5kms en 19.57, au 10 en 40.59 (mon record au 10) pour terminer en 53.17 soit un chrono de rêve. 14.6KMH ! Les 15 ne sont pas loin. Et de bonnes sensations tout le long de la course et une bonne gestion grâce notamment à mon cardio-fréquencemètre que j'avais décidé d'embarquer exceptionnellement (je ne l'utilise en général qu'à l'entraînement).
Au stade de Kercado, après l'arrivée je constate qu'on est encore peu nombreux à avoir fini, moins de 100 je pense (alors qu'on était 1200 au départ) et ça me fait bizarre. Je me sens heureux et je me dis que les longues heures d'entraînement commencent à payer, que ça demande des sacrifices, du temps, une hygiène de vie mais que ça en vaut la peine.
Du coup, rentré à la maison, champagne pour fêter ça et puis aussi surtout pour l'anniversaire de ma petite Chloé qui fête ses 7ans aujourd'hui.
prochaine course : une corrida de 10kms quelque part vers la fin-décembre.
temps : 53.17mns (14.63KMH)
cardio moyen :178 (96% FCM), max: 185 (à l'arrivée)
classement senior H : 40/212
classement total : 70/1096
16:58 Publié dans course à pied, running | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note










