Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

shako, sabre et tam-tam

  • CR340 : Sérotonine - Michel Houellebecq (pour Léonor)

     
    L'anti-heros de ce roman, Florent-Claude Labrouste est un agronome dépressif qui prend du Captorix, un antidépresseur recapteur de Sérotonine, une substance dite aussi "pillule du bonheur". Le ton est donné. Travaillant d'abord chez Monsanto, puis au ministère de l'agriculture puis dans l'agro, il multiplie les conquêtes féminines et retrouve un camarade de promo qui a décidé de devenir agriculteur en Normandie. Mais son exploitation ne lui rapporte pas d'argent alors il fond les plomb et avec des collègues agriculteurs, il bloque une route et tire à bouts portants sur des CRS. C'est un carnage.
    Florent-Claude décide à 46 ans de ne plus rien faire, sombre dans la dépression et l'alcool tout en se remémorant son passé peu glorieux.
    Michel Houellebecq ne surprend pas dans ce roman où comme d'habitude le sexe est très présent. La description de la crise agricole est très détaillée et c'est sans doute la surprise du roman. On savait que Houellebecq avait fait des études en agronomie mais sa connaissance des problèmes agricoles est surprenante même si la révolte semble peu réaliste.
    On rit souvent et je trouve que l'écriture du plus célèbre romancier français que l'on disait jusque là plate et sans saveur gagne en consistance.
    C'est du Houellebecq dans le jus : ton désabusé, pessimisme à tous les étages. On dit souvent que cet écrivain anticipe l'actualité. Espérons qu'il ne donne pas de mauvaises idées à nos amis agriculteurs ! Il ne manquerait plus qu'eux.
     
    lecture : janvier 2019
    Kindle, Flammarion, équivalent 352 pages
    note : 3.5/5
     
    @Shako
     
     
     
     
     
     
     

  • Françoiz Breut - juste de passage

    L'album "le flux flou de la foule" de Françoiz Breut va sortir au printemps mais je ne sais pas trop quand. Amazon nous a révélé la couverture qui change de celle des précédents albums sur lesquelles la chanteuse cherbourgeoise dont les grands-parents sont originaires de Quimper ( je tenais à le signaler) faisaient des dessins plus ou moins appréciés. Donc voici, la couv. 

    flulu.jpg

    Françoiz s'essaie à du moonwalker à l'envers !

    Sinon, après avoir un sorti un premier single accompagné d'un clip très sensuel (mes péchés s'accumulent), un deuxième extrait vient de sortir (mais sans clip) qui s'intitule "juste de passage". Je n'ai pas encore trop fait attention au texte mais il a l'air bien léché. L'orchestration est à l'avenant. Tube France Inter en perspective !

    @Shako

  • revenir au monde

    La fin de l'automne a été compliquée. J'ai rechuté deux fois et environ quinze jours à chaque fois et je ne suis pas un petit joueur. Deux bouteilles de whisky par jour. Je vous raconte pas la galère le matin pour aller en acheter mais mon corps était plus fort que ma volonté. Un jour, mon père m'a appelé pour me dire d'arrêter sur le champ mais il ne sait pas que c'est impossible. Arrêter net après avoir bu autant, c'est la crise d'épilepsie assurée. Pour un sevrage physique, il faut cinq jours et pendant ces cinq jours, il ne s'agit pas de diminuer la consommation mais de la remplacer par des médicaments adaptés que sont les benzodiazépines. Le plus courant est le Seresta mais je n'en avais pas sous la main et comme mon médecin traitant n'a plus le droit de m'en prescrire, il aurait fallu que j'aille chez ma psychiatre à trente kilomètres mais avec le recul, je me dis que j'aurais pu l'appeler pour qu'elle faxe une ordonnance à ma pharmacie mais je n'y ai bêtement pas pensé. Alors, les deux fois, j'ai fini aux urgences de Vannes sous perfusion  et la deuxième fois, j'ai subi les heures les plus difficiles de ma vie. Je n'arrivais pas à manger tant ma main tremblait. Mon ex femme est venue une fois au moment du repas et m'a donné à manger comme à un bébé. Cette visite m'a remonté un peu le moral. 

    Comme le médecin me voyait gémir et devinait que je faisais des delirium tremens (des Pokemon avec des cornes qui fonçaient sur moi et j'étais obligé de me débattre pour les faire fuir en leur donnant des coups de poings (un S à poing?)), j'ai été transféré en réanimation et derrière moi il y avait une machinerie incroyable. Le médecin était surpris que mes constantes étaient bonnes ( pouls, tension..) mais je souffrais le martyr et je n'ai pas dormi pendant deux jours. En plus, j'avais des coliques atroces alors il a fallu encore augmenter la dose de benzos. Imaginez trois jours sans pouvoir bouger sur le dos sous perfusion avec un tensiomètre (?)à demeure se mettant en route tous les quarts d'heure. Et puis au bout de trois jours, ça s'est calmé. Mon corps a accepté de me laisser tranquille et on m'a transféré dans un autre service dont je ne sais plus le nom pour vérifier l'état de mon poumon, de mon estomac et de mes intestins. J'ai dû subir une fibroscopie. Il s'agit de te foutre un gros tuyau dans l'œsophage muni d'une caméra. Ça ne fait pas mal sauf au début quand ça passe dans le gosier. Résultat : aucunes séquelles à la surprise de l'infirmier à qui j'avais dit que j'étais sans doute à quatre grammes pendant les deux périodes d'alcoolisation. 

    Pour l'anecdote et à ma surprise, il n'y avait presque personne en réa et un médecin m'a dit qu'il n'avait jamais été débordé par les cas de covid. Ensuite je suis rentré chez moi frais comme un gardon et quelques jours plus tard, j'avais rendez vous avec ma psychiatre du centre médico-psychologique d'Auray qui se situe à vingt kilomètres de chez moi et je n'avais aucun mal à aller en vélo (électrique) et je lui ai demandé qu'une infirmière vienne chez moi tous les matins pour me voir prendre l'Esperal, un médicament qui empêche tout simplement de boire. J'ai commencé à en prendre mi novembre donc ça fait deux mois que je n'ai pas bu et que je revis. Par contre, j'ai de gros problèmes de mémoire mais mon médecin m'a dit que ça reviendrait. J'essaie de la travailler en apprenant des poèmes. 

    Je suis maintenant en invalidité catégorie 2 et je suis en train de monter un dossier de prévoyance pour arriver à près à 1300€. Pour un mec de droite, ce n'est pas très glorieux. Pendant une semaine, je suis resté dans le noir, le téléphone éteint. J'avais besoin de faire le point avec moi-même. Des gens se sont inquiétés mais non je n'étais pas en prison. 

    Comme disait le regretté Chirac, les emmerdes, c'est comme les avions de guerre, ça arrive en escadrille et maintenant j'ai la justice au cul. Mais contrairement à ce que dit mon père qui ne me trouve aucune excuse, ça ne m'empêche pas de dormir. Plein de choses positives circulent dans ma tête. Il faut aller de l'avant. Je le dois pour moi, pour mes filles et parce que c'est un miracle de vivre. 

               

    @Shako, Ardennes

  • CR366 : longtemps je me suis couché de bonheur - Daniel Picouly

    51VVlaK+PWL._SX340_BO1,204,203,200_.jpgJe vais faire court car ce roman ne vaut pas un coup  de cit (comme on dit chez nous, prononcez le t) et il faut que j'aille acheter du pain. Ce n'est pas parce qu'on aime Proust que ce tout ce qu'on veut faire autour de son œuvre vaut le détour. Choisir la notoriété  d'un écrivain pour  en faire un support n'est pas gage de succès. Dans ce roman, l'idée était bonne. Transposer la Recherche dans une cité de banlieue. Mais ce n'est pas du tout ce qu'il fait. Et puis je comprenais tellement rien qu'arrivé  mi chemin, j'ai repris du départ. Je n'ai pas comme principe d'abandonner un roman en rase campagne. On voit plein de masques par terre mais c'est plus rare du trouver un roman, ce qui est une bonne nouvelle mais ils peuvent aussi bien être jetés dans des sacs poubelle. il faut savoir qu’on peut ajouter quand même lors du chapitre sur l'oscillateur harmonique sauf que l'on y a rajoute  des frottements (visqueux comme l'air ou bien volontairement introduit, c'est l'amortisseur).

    L'auteur a eu les yeux plus gros que le ventre. Quoi ? le narrateur et Bala cherchent Albertine mais on ne sait pas si elle existe ou pas ou bien il y a une subtilité que je n'ai pas saisie. Et Swann, il est où, et Charlus et tant d'autres. Cet ersatz de roman est vraiment mal embouteillé et je dis souvent que je suis incapable d'écrire un roman, et bien là, ça me met dans le doute. Le titre lui qui est censé être drôle, non seulement ne l'est pas mais en plus n'a aucune justification dans ce semblant de récit. C'est l'histoire de Taquin, prof de je ne sais plus quoi, de Français sans doute, qui est fan de Proust et qui veut transmettre  sa passion à quelqu'uns de ses élèves qui vont se mettre à la recherche d'Albertine dont on ignore si elle existe ou pas. Mettons dans la balance + que le nom du narrateur n'est jamais nommé...mais par erreur sans doute car  Proust l'a fait lui

    A tous les proustiens, proustophiles...ou que sais-je...un conseil, ne lisez pas cet ouvrage imprimé en juin 2020  à CPI Bussière. Editions Albin Michel,22, rue Huyghens, 75014 Paris. ISBN : 978-2-226-44429-5. Dépôt légal : août 2020 Je ne sais pas ce que ça dit sur Babelio (je fais toujours mes critiques avant de relire celle des autres). Je fais attention à mon orthographe et à ma grammaire aussi (je sais, j'en perds).

    Souvent, je me demande qui dans la vie réelle ou dans le showbiz comme on disait avant, je prendrais pour  rôle Albertine, une jeune,  jolie et envoutante fille  de moins de 20 ans, qui attire les garçons mais qui est peut-être bi, (y'a un doute pas évoqué dans cette merde mais dans la Recherche). Il faut bien que je brode. Ce sera sans doute le pire roman que j'aurais lu en 2021 (règle : l'année de lecture d'un roman dépend de la date de la fin de sa lecture). Y'avait un critique qui balançait les livres qu'il détestait derrière lui, bah , je serais pas loin de le faire (mais j'ai essayé mais j'arrive pas). 

    Maintenant, je vais faire une chose : attribuer le premier titre Shako 2020 . Donc, ce sera le premier Shako2020

    lecture dec/janvier 2021, sur papier 328 pages, parution 2020. 0,5/5. Ames sensibles, s'abstenir. 

    longtemps, je me suis couché de bonheur, année 2020, 328 pages (mais on dirait qu'il y a en 1500) *éditions Albin Michel

    @Shako, Ardennes

     

  • CR354 : dans l'ombre du brasier (pdt que blog fermé)

    CR354 : dans l'ombre du brasier - Hervé Le Corre


    J'ai fini ce roman il y a une semaine et en général je fais mon compte rendu dans la foulée mais là j'avais vraiment pas la tête à ça (c'est comme Soif d'Amélie Nothomb que j'ai adoré mais dont je n'ai toujours pas parlé).
    Hervé Le Corre qui contrairement à ce que pourrait faire penser son nom n'est pas breton. Il est bordelais et catalogué comme auteur de polar. Je dis "catalogué" parce que ce roman n'est pas vraiment un polar ou alors juste en second plan pour faire genre. Il s'agit d'un roman historique relatant un évènement pas très connu de l'histoire de France, la Commune de Paris qui eut lieu en 1871 après la défaite contre l'Allemagne. L'auteur ne dit pas le pourquoi du comment de l'historique mais nous plonge en immersion dans cette guerre, puisqu'il s'agit bien d'une guerre, en immersion donc au cœur de la résistance parisienne contre l'armée légale venue de Versailles et sous les ordres de Thiers et Mac Mahon. Aussi insensé que celà puisse paraître, une clique de communistes de la capitale avait tenté de la rendre indépendante afin d'y créer un système d'autogestion.
    La fin de la Commune approche, l'armée légale avance et les insurgés se défendent comme ils peuvent derrière des barricades.
    L'auteur s'est certainement bien documenté. Je n'ai aucun reproche à faire à part que ce pavé aurait pu être un peu moins long car les scènes de guerre sont un peu répétitives et identiques.
    Pour l'anecdote, c'est à cause de la Commune qu'il n'y pas eu de maire de Paris jusque 1977 et l'élection de Jacques Chirac, le pouvoir central se méfiant de ces Parisiens leninistes. La Commune de Paris était une utopie mais les soldats se sont battus jusqu'au bout, perdus pour perdus autant résister à  l'ennemi autant que faire se peut.
    Un roman historique avec des personnages hauts en couleur valent mieux que les essais pour comprendre un événement.

    Lecture : janvier 2020, sur papier.
    Éditions Payot&Rivages, 491 pages
    Sortie, janvier 2019
    Note : 4.5/5

  • CR353 : le miroir égaré - Françoise Sagan (pdt que Claude fermé)

    CR354 : le miroir égaré - Françoise Sagan


    Encore une Françoise. Ça fait beaucoup de Françoise que j'aime bien : Breut, Hardy, Sagan.. ah non, c'est tout mais il y sans doute beaucoup de Françoise Lambda en France qui ont du talent.
    Ça donne l'impression que j'ai envie de meubler. Un peu mais pas totalement. Comme beaucoup je n'avais lu de Françoise Sagan que Bonjour tristesse dont je n'ai quasiment aucun souvenir (j'ai une mémoire de lecture à trois mois) mais je crois que c'était pas mauvais.
    Ici, c'est une histoire d'amour avec adultère dans le milieu du théâtre. J'imagine que comme Patrick Modiano, Françoise Sagan écrit toujours le même livre. Parfois, on se demande si on n'est pas en train de lire un Harlequin haut de gamme. Mais je ne suis pas suffisamment lecteur des Harlequin (juste deux à trois par mois) pour me permettre une comparaison foireuse. Avec un style épuré, l'auteur raconte une histoire où la psychologie des personnages prend beaucoup de place. Le narrateur étant omniscient, ça permet d'avoir les états d'âme de chaque pitoyable protagoniste.
    Qu'est ce que je peux dire d'autres ? Le roman est sorti en 1990. Est-ce que c'est normal que François Rosset utilise encore une machine à écrire ? On rigole mais il s'en vend encore et comme les vinyles, ça peut revenir.

    Lecture sur papier, janvier 2020
    196 pages.
    Sorti chez Plon, 1990
    Note : 3.5/5

  • CR352 : l"herbe - Claude Simon / lecture en janvier 2020 (pdt que blog fermé)

    CR352 : l'herbe - Claude Simon
     
    Lire un roman de Claude Simon est toujours une expérience particulière. Pour ceux qui ont du mal avec Proust, ce n'est même la peine de le lire car non seulement les phrases sont plus longues mais à l'intérieur de ces phrases, l'auteur passe du passé au présent du point de vue d'un personnage à un autre et il y a plein de parenthèses à l'intérieur desquelles il se passe tant de choses mais non il se passe rien en fait, ce ne sont que des états d'âme ou des descriptions de trucs anecdotiques comme des objets ou de la flore si bien qu'on est surpris quand la parenthèse se referme alors qu'on avait oublié qu'elle s'était ouverte.
    Dans ce flot d'images et ressentis l'histoire passe presque comme un faire-valoir mais il en faut une parce qu'il faut quand même un point d'appui, quelque chose de concret. Ici, donc, ça se passe en campagne dans une maison pas loin d'un chemin de fer. Louise est mariée avec Georges un type revenu à la terre après avoir été enseignant (? à verifier) au grand désespoir de Pierre son père dont la femme s'appelle Sabine. Pierre a deux sœurs, Eugénie qui est déjà morte et Marie qui est en train d'agoniser dans la grande maison sous le regard de Louise qui s'est pris d'affection pour elle. Louise trompe son mari Georges mais elle ne veut pas partir avant le décès de Marie. C'est à peu près ce que j'ai compris.
    Figure essentielle du nouveau roman, on dirait que Claude Simon écrit d'un trait de plume et laisse sa pensée le guider sans faire de pause et c'est la raison pour laquelle, il y a très peu de points. Quand on pense dans son lit pour faire le bilan de sa journée, on ne s'arrête pas pour foutre un point.
    C'est pourquoi le récit est complètement destructuré. L'auteur se défait de la chronologie et je pense que pour une lecture (presque) parfaite, il faut le lire d'un souffle. Ma liseuse qui est très intelligente m'a indiqué au début qu'il fallait quatre heures.
     
    Lecture en janvier 2020
    Sur Kindle, équivalent 235 pages
    Éditions de Minuit
    Date de parution : 1958
    Note : 4/5

  • Shako, 19.12.1996

    Shako, Ardennes 19.12.1996

     

    Je perds mon précieux en futiles discours

    Qui telle la fumée sont plus légers que l'air

    Et dans cette bêtise à jalouser les sourds

    Mon cerveau de génie très vite dégénère.

     

    Au hasard de ma vie, il arrive pourtant

    Que quelques rencontres ravissent mon esprit

    Et avec ces amis d'un instant confidents

    Nous refaisons le monde à coup de théories.

     

    On parle politique et de philosophie

    Mécanique quantique ou bien astronomie

    Et je rentre le soir ivre de certitudes

     

    Heureux d'avoir un temps vaincu la solitude,

    Cependant que j'entends les odieux commérages

    Des concierges bêtes comme des coquillages.

     

  • 2021

    C'était juste pour faire une note aujourd'hui. Pas envie de me fouler. 01.01.21. Ça fait beaucoup de 1. C'est une bonne chose.

                 

     

  • le quidam

    Une seule chose est nécessaire : la solitude.

    La grande solitude intérieure. Aller en soi-

    même, et ne rencontrer durant des heures 

    personne, c'est à seulement qu'il faut parvenir

    Rainer-Mariia  Rilke

     

     

    le quidam

     

    Je suis l'heureux quidam que nul ne considère

    et traverse le bourg sans l'envie d'un bonjour

    Et si un vieil ami au lointain me repère

     Je change de trottoir ou bien fais demi-tour.

     

    Au zinc d'un bar-tabac, j'enfile un grand café

    entouré de clients qui préfèrent la bière.

    Et nul me voit sortir par la porte d'entrée

    et ça se plaint pourtant d'un petit courant d'air.

     

    Je suis tout seul au monde et l'ennemi des foules

    car toujours me complais dans ce mode d'errance

    et rien ne me plait plus qu'une libre existence

    comme le Blavet qui tranquillement s'écoule.

     

    Toute ma vie durant je n'aurai de compagne

    que mon âme fertile en pensées lumineuses

    et nous irons tout deux à travers la campagne

    traquer l'éternité des heures silencieuses.

     

    D'aucuns diront de moi que je suis malheureux

    mais c'est moi qui vous plains qui n'avez rien compris

    et le soir tombe alors sur plaine endormie

    et je marche toujours seul et pourtant heureux.

     

    Loïc LT  22.O1 997