03/06/2013

compte rendu cinéma : Django Unchained

cinéma, quentin tarantino, leonardo di caprio, cinéma américainL’action se déroule dans le sud des Etats-Unis quelques années avant la guerre de sécession. L’esclavage bat son plein. Est-ce que Quentin Tarantino a quelque chose de plus à nous dire à propos de cette triste période de l’histoire américaine ? Après avoir vu ce film, je me permets de répondre par la négative. Mais qu’importe, le cinéma de Tarantino n’a pas vocation à faire réfléchir. Regarder un film de Tarantino est une pure expérience cinématographique dans laquelle le cinéma constitue sa propre fin et ne célèbre que lui-même via des dialogues époustouflants, des scénarios un brin alambiqués et des scènes d’action et de violence stylisées.

Ceci étant dit, Django unchained m’a un peu déçu. Jamais le sang n’a autant coulé dans un film de Tarantino...coulé ou giclé devrais-je dire et au sens propre et à même de quasiment refaire toute la peinture intérieure de la maison de maître du méchant propriétaire terrien joué par Leonardo di Caprio (acteur que j’apprécie mais sans plus). C’est vraiment trop et inutile.

Les dialogues aussi ont baissé en intensité par rapport à ce qu’ils étaient dans pulp fiction..et dans ce dernier, le bavardage permettait d’éviter les effusions, ce qui n’est quasiment jamais le cas dans Django.

Le second degré est passé un peu à la trappe et la scène où les mecs de KKK se plaignent de leurs cagoules pas confortables m’a à peine amusé car presque trop facile. J’aurais presque envie de dire aussi que le film est manichéen à l’extrême mais bon, difficile de faire autrement vu le contexte...(mais Django est loin d’être un enfant de choeur).

Ça reste quand même un bon film d’auteur avec de belles performances d’acteurs (notamment le repas avant l’esclandre) et s’agissant d’un film américain, c’est déjà pas mal.

Django Unchained

USA. Quentin Tarantino

sortie en France : janvier 2013

note: 3/5

 

30/05/2013

CR246 : villa triste - Patrick Modiano

patrick-modiano-litterateur-solitaire,M110430.jpgGallimard vient de ressortir 10 romans de Patrick Modiano dans un seul volume souple qui sent bon la colle fraîche  et qui est agrémenté de documents divers concernant la vie de l’auteur. Sur la couverture, on voit l’écrivain, austère et bras croisé, assis sur un canapé informe au dessus duquel on distingue deux tableaux dont l’un, long et peu large représente un paysage quelconque, un peu comme ceux qui sont décrits dans ses romans. Il porte une chemise noire, un pantalon clair dont on devine qu’il est feu aux planchers.

Le volume compte plus de 1000 pages et comporte donc 10 romans (sélectionnés par Modiano ) que voici : villa triste, livret de famille, rue des boutiques obscures, remise de peine, chien de printemps, Dora Bruder, accident nocturne, un pedigree, dans le café de la jeunesse perdue, l’horizon.

J’ai eu le bonheur d’en lire six et sept depuis hier puisque je viens de finir le roman ouvrant le recueil à savoir villa triste. Ce roman sorti en 1975 raconte l’histoire d’un type qui se fait appeler Victor Chmara (le narrateur) et qui se souvient d’une période de sa vie post-adolescente où dans le but de fuir Paris qui l’inquiétait (à cause de la guerre d’Algérie) s’installa dans une ville touristique savoyarde située au bord d’un lac non loin de la frontière suisse. Il y fit la connaissance d’Yvonne Jacquet ( se disant actrice), rencontré dans le jardin d’un hôtel de luxe et avec qui il noua une relation pseudo-amoureuse on va dire et de tous les gens gravitant autour d’elle et notamment un certain René Meinthe (se disant docteur), personnage un peu fantasque et mystérieux, il faut bien l’admettre, et à propos duquel Victor (se disant conte) aurait aimé en savoir plus. Victor et Yvonne s’installent en ménage dans un hôtel de luxe (encore un) et passent leurs journées à faire quoi au juste, on ne le sait et puis un jour René Meinthe leur fait découvrir sa villa, la villa triste, composée de grandes pièces au mobilier sommaire et dont l’une d'elles comporte un guéridon sur lequel est posé un téléphone qui retentit souvent au milieu de la nuit mais en général y’a personne qui y répond. Pour une raison qui échappe à la raison, le couple étrange demeure dans la villa triste quelques jours. Ils s’y sentent bien et rampent pour passer d’une pièce à l’autre et notamment pour aller répondre à ce fichu téléphone. Allô, allô, ici Henri kustiker, allô, allô....nan mais allo quoi (pfff). Comme de fait, dans les romans de Modiano, les personnes au bout du fil sont fantomatiques.

Ça se termine comme ça a commencé. Qui étaient tous ces gens ? Que sont-ils devenus ? Des années plus tard, Victor cherche toujours et revient sur les lieux. Il y retrouve l’un des protagonistes qui l'aide à monter ses bagages dans le train le ramenant à Paris :

Le train s’ébranlait. Il s’est aperçu brusquement que nous avions oublié une de mes valises, de forme circulaire, près du banc. Il l’a empoignée, s’est mis à courir. Il essayait de rattraper le wagon. A la fin il s’est arrêté, haletant, et m’a fait un grand geste d’impuissance. Il gardait la valise à la main et se tenait très droit sous les lumières du quai. On aurait dit une sentinelle qui rapetissait, rapetissait. Un soldat de plomb.

lecture : mai 2013
Gallimard, collection : Quarto
note : 4.5/5
à suivre :

24/05/2013

le printemps des fougères

Pour l'instant, la fougère qui m'épate le plus est la dryoptéris filix-max, appelée aussi fougère mâle, une fougère que je possède depuis deux ans, je crois et qui n'avait jusque là qu'un tout petit contenant qui l'empêchait de s'émanciper. En avril, je l'ai donc rempoté et depuis, de nouvelles frondes sont sorties et je trouve qu'elle se porte beaucoup mieux, même en plein soleil je dois dire mais comme chacun sait, en Bretagne, le plein soleil, c'est souvent la pénombre. J'adore son aspect touffu, son vert lumineux et son port en général.

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Je n'ai pas beaucoup de mérite, la fougère est une plante qui se cultive assez facilement. Il n'est qu'à jeter un regard sur les bords de route pour constater que nous sommes cernés par ces plantes (venues du fond des âges comme on le lit souvent) en particulier,  en Bretagne par celle qu'on appelle la fougère aigle et que je déteste autant que j'adore ses consoeurs :

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Il en est une autre qu'on trouve beaucoup dans les fossés et les sous-bois et qui est bien plus élégante que la fougère aigle et que je crois être la fougère femelle (athyrium filix-femina). Elle ressemble beaucoup à la fougère mâle à tel point que je ne suis pas certain qu'elle n'en soit pas une. Il faut que j'étudie la question. Photo prise dans le fossé en face de chez moi :

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D'ailleurs, afin de pouvoir l'étudier de plus près, je me suis permis, mille excuses ô mère nature d'en prélever pour les mettre en pot. En pot, je trouve que la fougère femelle (ou mâle) perd un peu de sa splendeur car ses tiges sont dénudées au lieu d'être tapies dans l'herbe.

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Demain, il sera question de l'osmonde royale. 

19/05/2013

la rue

C'est pas parce que les anti-mariage gay furent des centaines de milliers à manifester qu'il faut abandonner le projet de loi. C'est normal qu'il y a des gens qui ne soient pas d'accord et qu'ils le fassent savoir. C'est la démocratie. Mais de là à abandonner un projet, non. Je pense la même chose quand ce sont les syndicats qui mobilisent. La rue n'est rien en fait. C'est très minoritaire. On fait trop de bruit avec ça. La majorité ne défile pas. Elle est silencieuse, souvent trop lisse à mon goût mais elle est. La rue n'est jamais l'avant-garde de quoi que ce soit. 

A titre personnel, je n'ai jamais manifesté sauf au lycée mais c'était pour sécher les cours. On ne savait pas la raison du défilé et très vite, on s'était barré de ce machin pour aller faire un billard au pmu.

J'appelle à manifester en masse contre le pouvoir de la rue !

Et je félicite François Hollande de ne pas avoir cédé. Puisse-t-il en faire autant lorsqu'il va devoir prendre les premières décisions douloureuses (qu'on espère) de son quinquennat (sur les retraites par exemple).

François, sache que la droite libérale et progressiste sera derrière toi quand il le faudra. Raz le bol de l'opposition systématique. 

loïc lt

14/05/2013

la France lisse

Je me demande bien pourquoi les gens de la classe moyenne critiquent François Hollande alors que depuis un an, rien n'a changé dans leur vie : ils n'ont pas perdu leur boulot (pour 98% d'entre eux) et leur pouvoir d'achat augmente raisonnablement (de toute façon, pourquoi gagner encore plus ?), ils continuent tranquillement à rembourser l'emprunt de  leur maison, ils partent au ski en hiver, je-ne-sais-où pendant trois semaines en été. Leur berline est étincelante et la petite voiture de madame, ma foi, elle est nerveuse et pratique. La pelouse est toujours bien tondue, les enfants suivent plus ou moins bien  à l'école. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Les soi-disantes mesures de rigueur que subiraient tous les français ne les touchent pas d'un iota. Je peux vous l'affirmer. Je côtoie cette catégorie de gens tous les jours. C'est une catégorie très hétéroclite, certes, il y en a qui ne sont pas aussi bien lotis que d'autres mais globalement, la médiane s'en sort plus que bien. On n'en parle pas assez de cette France, que moi, j'appelle 'la France lisse' et que d'aucuns appellent la France silencieuse...car elle ne fait pas de bruit, elle ne fait pas grève, elle ne revendique rien.   Je l'appelle la France lisse parce qu'elle n'a aucune aspérité. Leur vie suit une courbe rectiligne où tout se passe comme prévu, suivant un plan tacite qui se met en place dans la vingtaine d'années lorsque le couple se rencontre lors d'un anniversaire où du mariage d'un ami commun. On s'installe d'abord en location dans un appart. Ce n'est pas le Grand Amour, c'est juste l'amour comme il se doit, l'amour comme il faut. Puis vient le moment de devenir propriétaire. A peine installé dans la maison (une superbe contemporaine dans une cité pavillonnaire composée de centaines de superbes contemporaines), l'on conçoit un enfant et avant qu'il naisse, l'on se marie en grande pompe. Ensuite, on emménage, on ameuble (ikea), on s'occupe de ses extérieurs. On mange bio mais pas que, on invite des amis...on part en vacances. Ce qu'on ne fait pas ? on ne lit pas, on ne va pas au cinéma (sauf pour les gros gros succès), on ne trompe pas son conjoint, on ne se dispute jamais (parce qu'on ne parle que de choses superficielles). Surtout, on reste dans la norme, on ne se fait pas remarquer. De la sorte, tout se passe bien. 

Et accessoirement, on critique le gouvernement. Je dis accessoirement parce que les gens de la classe moyenne discutent très peu des sujets de fond, des sujets qui ne concernent pas leur petit quotidien. C'est assez sidérant d'ailleurs que ce désintérêt totalement assumé pour la vie de la cité. On critique le gouvernement donc un peu, pour la forme, parce que ça fait bien, ça montre qu'on n'est pas dupe. On critique François Hollande. Alors que comme sous Sarkozy, la vie lisse continue...les allocs et les crédits d'impôts se créditent, des déductions diverses se déduisent, les services publics du bourg rendent toujours service. La vie banale et sans heurts de la classe moyenne s'écoule. 

Je ne critique pas ! C'est une catégorie méritante et docile et qui se lève tôt. Je crois que j'en fais un peu partie d'ailleurs. Un peu, juste un peu.. juste un peu parce que j'ai l'impression qu'il s'est passé des choses dans ma vie qui font que je me suis un peu trop éloigné de la norme. Je ne suis pas sûr d'être éligible au label 'certifié classe moyenne' derrière lequel je ne cours pas vraiment. 

Et si cette certification existait, il est certain qu'avoir un blog où l'on donne son avis et où l'on parle littérature serait éliminatoire -)

llt, 14052013

09/05/2013

CR245 : la vérité sur l'affaire Harry Quebert - Joël Dicker

519xcxcektL._SL500_AA300_.jpgAu bout des 200 premières pages, je ne donnais pas cher de ce roman racontant de façon naïve et très ‘Harlequin’ une histoire d’amour entre un écrivain de 30 ans et une fille de 15 ans dans une petite ville de l’Amérique profonde. J’étais consterné qu’un récit aussi mauvais ait pu être primé par l’Académie Française et puisse être présent sur la première liste pour le Goncourt 2012. D’ailleurs, même si la suite du roman est plus intéressante, je ne comprends  toujours pas ! Enfin quoi ? Même François Busnel a aimé, même Télérama ! Au secours, je suis seul ! Que se passe-t-il ? Il y a quelque chose qui m’échappe.

Bon, comme je le disais, les deux derniers tiers sont d’un autre tonneau car l’enquête sur la mort de la fille de 15 ans s’accélère et connaît de multiples rebondissements. C’est haletant comme se doit de l’être tout polar qui se respecte. Mais ça s’arrête là. Et ce n’est pas tant que le livre soit mauvais qui m’énerve mais plutôt cette unanimité autour de sa valeur.

Je mets quand même la moyenne car c'est un bon policier. Je n’en dirai pas plus. Vite tourner la page.


lecture : avril-mars 2013

Editions de Fallois, 661

note : 3/5
à suivre : le tramway, Claude Simon (?)

21/04/2013

Il vit !

ginkgo biloba

Ginkgo biloba. 20.04.2013

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15/04/2013

Avec le réchauffement climatique...

Je reviens sur cette histoire de réchauffement climatique. Donc, à la sortie de cet hiver relativement long et froid, les climatologues nous disent que c'est également une des conséquences indirectes du réchauffement climatique...bon après tout, pourquoi pas, je veux bien croire que les lois de la nature répondent à des opérations plus complexes que des additions de type 2+2=4. Non, moi ce qui me chiffonne et ça, on ne l'entend pas assez, c'est qu'il y a 10 ans, alors que l'Europe venait de vivre quelques hivers plus doux que la moyenne, les mêmes climatologues nous affirmaient qu'évidemment, c'était une des causes du réchauffement climatique..au même titre que la canicule de 2003 qui était appelée à se renouveler souvent...10 ans après on attend toujours !

Donc récapitulons, avec le réchauffement climatique, les hivers seront aléatoirement plus ou moins doux ou froids cependant que les étés pourront être soit caniculaires soit pourris. Tout événement climatique qui sortira de la moyenne est à attribuer au réchauffement climatique. 

C'est vraiment bien de 'défendre' le réchauffement climatique. Si ça pouvait être pareil dans toutes les matières, tous types d'argumentations s'en trouveraient simplifiés. 

LLT.

07/04/2013

Ai-je une patrie ?

04042013352.jpgL'irrespect pour notre belle langue française me consterne. Pourtant, je ne suis pas particulièrement maniaque avec l'orthographe, je fais moi-même quelques fautes et j'accepte que l'on fasse des fautes en privé (mail, etc). Par contre, je ne conçois pas les fautes sur des documents destinés à être lus en masse. Exemple : Kayak.fr, un site de réservation de billets d'avion lance une campagne de publicité et pendant trois semaines, tous les soirs, on doit se farcir en gros sur l'écran un 'en quelques clics et quelque secondes'. Il leur a fallu trois semaines pour réagir ! Déjà que c'est incompréhensible qu'une agence de publicité ne fasse pas relire les textes d'une publicité ( vu l'enjeu, c'est quand même un minimum)..mais en plus après, personne ne s'en émeut. Lorsque je me suis rendu compte de la chose, j'ai cherché sur le net pour savoir s'il y avait encore dans ce pays des gens que ce genre de fautes agacent et je ne suis tombé que sur un malheureux tweet d'un type qui n'était d'ailleurs même pas tout à fait sûr de l'erreur...Quelques jours plus tard, un site d'orthographe a relevé la faute et elle a été corrigée le lendemain. 

Il y a quelques jours, en allant faire mes courses, je tombe sur cette affiche. EXCEPTONNEL !  Il est évident que c’est une étourderie mais comment est-ce possible qu’aucun employé n’a rien vu avant que l’affiche soit mise en place ? Sinon, avant-hier, je tombe sur une publicité pour des cours de danse....'les cours ont lieux'..et il se trouve que la personne ayant rédigé le texte était devant moi. Courtoisement, je lui fais part de l'erreur...et tout aussi courtoisement, elle me répond avec un aplomb incroyable 'oui, c'est normal, car ça a lieu en ce moment'...??? Non seulement, elle avait tort mais en plus, son argumentaire était pour le moins très étrange : je ne vois pas en quoi parce que les cours ont lieu maintenant, il faudrait mettre en X à lieu. (il y a quelques mois, on m'avait également pris de haut lorsque je fis part poliment d'une erreur sur une affiche (merci de vous adressez)..'ba oui, Monsieur, avec vous, c'est bien ez'). 

Un dernière.. gravée sur la porte d'entrée d'un hôtel où nous couchâmes il y a peu, était écrit 'pour tout renseignements'

Sinon, j'ai arrêté de relever toutes les fautes dans les sous-titres de bfmtv..

etc etc.

Ai-je une patrie ? est le titre d'un roman de Henri Thomas. Aucun rapport avec ma note (encore que), c'est juste que j'avais envie d'en faire un titre de note...qu'il va falloir que je relise plusieurs fois si je ne veux pas être l'arroseur arrosé.

 

25/03/2013

le jardin, saison 7

Déjà le 7ème printemps dans cette propriété située dans un petit village de Bretagne Sud. La maison a beaucoup changé depuis (et ce n'est pas fini : exit la vigne vierge côté nord qui va être remplacée en juin par un bardage extérieur  afin de gagner en isolation et en esthétisme - horreur des maisons bretonnes avec les pierres grises autour des ouvertures). Le jardin lui aussi suit son bonhomme de chemin...avec des hauts et des bas, des joies et des déceptions. La nature est plus difficile à apprivoiser que les structures (d'une maison). 

Le printemps se présente mais il n'est pas encore évident, on attend qu'il tienne ses splendeurs grandes ouvertes. L'hiver quant à lui fut  globalement doux et très humide. Le seul dégat dû au froid est mon pluviomètre qui a pété car il restait un peu d'eau au fond. Crack !

Les plants s'en sortent bien. Mais comme habitude, il devrait y avoir des pertes..des vivaces ayant bu la tasse, des rosiers mal embranchés et des arbustes pas très robustes. La plus grosse inquiétude vient d'un arbre..et quel arbre les amis ! il s'agit du ginkgo biloba que l'on m'offrit l'an passé et que j'ai planté  en septembre...et qui m'a fait des frayeurs : peu après la plantation, il a perdu ses feuilles sans qu'elles jaunissent (alors qu'elles auraient dû). L'hiver est passé et j'attends maintenant avec impatience le début du bourgeonnement, si bourgeonnement il y a ! Si y'a pas, j'achète 10 bidons de round up de chez Monsanto et j'éradique toute végétation du jardin. Nan mais sérieux quoi, le ginkgo est un arbre réputé comme étant facile. Il fut la seule espèce à survivre à Hiroshima..il tolère très bien la pollution des villes...et chez moi, il crèverait. la honte. Bon, je suis quelqu'un d'impatient et en matière de jardinage, assez pessimiste. C'est un parti pris pour éviter de trop grandes déceptions. 

Donc, je vous tiens au courant de cette affaire-là. Au fait, merci à Adrien de me l'avoir fait découvrir lors d'une promenade dans Pont-Audemer. C'est un arbre magnifique qui a des feuilles très étranges réconnaissables entre mille. A l'automne, elles se colorent d'un jaune vif qui ferait palir tous les tournesols de Vendée.

Voici un gros plan sur le ginkgo juste avant que ses feuillent ne tombent :

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Photo prise hier, 24.03.2013

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