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cinéma

  • Philippe Sarde - Vincent, François, Paul et les autres

    En 1974, sortait Vincent, François, Paul et les autres de Claude Sautet. Je préfère largement ce film aux choses de la vie. La musique donc est signée Philippe Sarde, le compositeur attitré de Claude Sautet. J'ai extrait le titre phare de mon cd car on ne le trouve pas sur le net.

    Michel Piccoli est mort dans l'indifférence générale il y a peu. Pourtant, c'est un grand acteur qui a joué pour Godard, Demy, Sautet et tant d'autres. Son seul défaut est d'avoir quasiment toute sa vie été encarté PS !

    Le seul vivant qui reste des quatre est celui qui est coupé sur la photo, c'est Gérard Depardieu. Il faut dire aussi que c'était le plus jeune. Quatre grands acteurs et magnifiques seconds rôles. 

                                               

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  • Shako présente sa playlist du matin

    En ce moment, je ne travaille pas donc c'est un peu différent mais quand je bosse voici ce que j'écoute le matin quand vous regardez bfm. C'est rafraîchissant, ça met de bonne humeur et ça vaut mieux que votre Lexomil. Sinon évidemment, c'est plus pratique quand on est abonné à Deezer ou Spotify. 10€ par mois et accès à toutes les musiques...à part quelques rares exceptions, comme Franck Sinatra dont seulement quelques titres sont disponibles.

    12 titres à écouter avec les croissants et le café bien serré. 

    Mention spéciale pour le titre "city of stars" tiré du film la la land. C'est magique ! (vidéo en dessous)

    - Falling on my aid - BJ Thomas

    - le premier jour (du reste de ta vie) - Etienne Daho

    - Singin in the rain - Gene Kelly

    - C'est si bon - Dean Martin

    - Strangers in the night - Franck Sinatra

    - I just called to say i love you - Stevie Wonder

    - Dancinq Queen - Abba

    - City of Stars - Ryan Gosling, Emma Stone *************

    - You are my high - Demon

    - More than I can bear - Matt Bianco

    - Everybody loves somebody - Dean Martin (oui, encore lui, j'avais pas réalisé)

    - L.O.V.E - Nat King Cole


     

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  • nom du film : l'ami de mon amie (Eric Rohmer)

    Le cinéma d'Eric Rohmer est un peu à part dans la cinématographie française. Comme je le dis dans la video, on a du mal  à savoir si c'est franchement nul ou franchement bon. En tout cas, un mystère : on ne sait pas ce que deviennent les acteurs après avoie joué dans ses films. 

    Film vu ce soir.

    @Shako


  • Shako, noms des films : le nom

    Je prends de plus en plus plaisir à me filmer. Oh, je suis encore loin d'être un vidéaste de génie mais j'essaie de progresser à chaque fois. Je trouve que je ne souris pas assez, qu'il y a trop d'hésitation. Mais je vous assure que je vais faire des efforts. Soyez indulgents :

    Aujourd'hui, j'ai décidé de vous parler de mes dix films préférés, pas simple car j'ai au moins trente films de référence et je me suis fixé un règle, c'est qu'un réalisateur ne peut être cité qu'une fois. Et puis, il y a d'autres problèmes aussi, c'est qu'il y a des films que je ne possède qu'en numérique. J'ai acheté la plupart de mes dvd dans les années 90 et 2000. Et depuis, plus rien, soit parce que je ne trouve plus rien de bien dans la production actuelle et puis il y a donc cette dématérialisation comme en musique. Je ne dispose que d'un blue-ray mais je n'ai plus rien pour le regarder parce que j'ai balancé le lecteur par la fenêtre pour une raison que j'ignore encore puisque je n'ai pas de chat. Un voisin a vu l'objet se fracasser sur le sol et a il dû me prendre pour encore plus fou qu'il ne le pensait. N'empêche que ça aurait pu tomber sur la gueule d'un pauvre type. C'est dommage quand même parce que c'était un Sony et il fonctionnait bien. 

    Comme je suis un peu frustré, je ferai la même chose avec les films Français (car ils sont globalement meilleurs que les films Américains) et les films Iraniens. Pour vous faciliter la tâche, voici les dix films "commentés" (et pas dans l'ordre). Vidéo à suivre.   @Shako

    - Winter Sleep/Jackie Brown/Terminator 2/Basic Instinct/Paris, Texas/Vincent, François, Paul et les autres/les demoiselles de Rochefort/les tontons flingueurs/Pierrot Le Fou/Excalibur


     

     

  • shako, sabre et cinoche

    Je suis présentement en train de regarder ça.

    MADE IN USA - JEAN-LUC GODARD

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  • soirée ciné : La La Land - Damien Chazelle (2016)

    la_la_land-262021831-large.jpgCela commence par un embouteillage sur le périphérique de Los Angeles. Ce sont des bagnoles très colorées  des années 50 mais à l’intérieur des gens utilisent des smartphones. Tout est permis dans les comédies musicales ! Et puis, tout à coup, quelqu’un sort de sa voiture et se met à chanter et à danser entraînant avec lui tous les conducteurs dans une folle danse. On monte sur les capots, un orchestre jaillit d’un camion. Ça démarre fort. On devine tout de suite le clin d’oeil à Jacques Demy (lorsque le cirque débarque à Rochefort) mais c’est le seul. La suite reprend les codes de la comédie musicale mais ce sont des références plus américaines (chantons sous la pluie etc…)

    Je résume vite fait l’histoire car elle n’est qu’un prétexte. Une serveuse rêve de devenir actrice et un fan de jazz rêve d’ouvrir son propre club où l’on joue du vrai jazz et non celui trop pop-rock qu’il n’aime pas. Les deux ambitieux se rencontrent et il y a une histoire d’amour. Les scènes de ménage ne sont jamais bien méchantes. On ne vient pas voir une comédie musicale pour se farcir des scènes de ménage.

    Jacques Demy est ma seule référence en matière de comédie musicale et je crois avoir regardé les demoiselles de Rochefort des centaines de fois . Evidemment, Demy, ça date, les temps ont changé et le réalisateur nous a concocté une comédie musicale moderne, tout en gardant les codes du genre. Ceci dit et c’est ma seule réserve, cette comédie musicale manque ce qui doit en être sa raison d’être : plus de séquences chantées et dansées. Dans les films de Demy, j'adore ces danses improvisées et synchronisées lorsque les passants d'une rue ou la clientèle d'un magasin se mettent à danser. Ici, cela se limite à quelques séquences (la plus belle étant l’intro), pour le reste, ce sont les deux acteurs principaux qui s’en chargent (on saluera au passage l'entrainement que ça a dû leur demander) . Quelques chansonnettes poussées, quelques claquettes (notamment, moment magique, la nuit, sur les hauteurs de Los Angeles) et pour le reste, et bien, on croit regarder une comédie classique. C’’est assumé évidemment mais dommage. Par contre, les fans du genre retrouveront tout ce qui fait le charme de ce type de films : des décors très colorées, toujours de la musique de fond avec plus ou moins de puissance et ici, l’accent est mis sur le happy jazz avec quelques élans symphoniques et évidemment l’optimisme ambiant et l'histoire d'amour un peu mièvre. Il peut arriver des malheurs à Sebastian ou Mia mais l’univers dans lequel ils évoluent rend leurs détresses peu crédibles.

    Il me tarde de réécouter la bande originale écrite par Justin Hurwitz, notamment le titre city of stars, promenade romantique douce comme une nuit étoilée.

    On a besoin de ce genre de films. Je savais à l’avance que j’allais aimer, je savais les frissons et je savais aussi que ce serait moins dur à comprendre qu’un poème de Philippe Jaccottet -)


    La La Land, 2016. film américain réalisé par Damien Chazelle. acteurs principaux :Ryan Gosling, Emma Stone. ma note : 4.5/5. film vu au CGR de Lanester le 02 février 2017

    Loïc LT

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  • soirée ciné : Mal de pierres - Nicole Garcia (2016)


    cinéma, cinéma le celtic, nicole garcia, marion cotillard, cinéma français, louis garrelPrisca avait envie de se faire une petite soirée cinéma et comme un film d'auteur passait au cinéma Le Celtic de Baud ( tout petit cinéma associatif avec une unique salle mais qui ressemble à une salle d'un grand cinéma), on s'est donc décidé à aller avoir Mal de pierres réalisé par Nicole Garcia. Prisca qui n'aime pas que les grosses productions américaines sait qu'elle me fait plaisir en me proposant ce genre de film. 

    L'histoire se passe en Provence. Il y a des oliviers, de la lavande partout, des grillons et un soleil de plomb. La France est en guerre en Indochine. Dans une ferme où l'on emploie des saisonniers, on s'inquiète de Gabrielle (jouée par Marion Cotillard), la fille, que l'on prend pour une folle alors la mère décide de la marier à José, un ouvrier qu'elle trouve sérieux et qui pourra peut-être la remettre dans le droit chemin. Mais Gabrielle n'aime pas José. Elle le trouve rustre et vulgaire. Elle refuse de se donner à lui mais José ne perd pas patience. Il devient maçon à son compte et construit pour le couple une jolie maison provençale. Alors qu'elle fait des tests suite à une fausse couche, le médecin lui détecte une anomalie sur les poumons. Ce sont des calculs rénaux qu'on appelle aussi le mal de pierres. Elle doit se rendre quelques semaines en cure en haute altitude dans un établissement à l'architecture austère (qui m'a fait penser à celui de la Montagne Magique). Au début, elle est malheureuse et puis elle fait la rencontre d'André (joué par Louis Garrel) un soldat souffrant, frêle et faible. Elle tombe amoureuse de lui. 

    C'est alors que Nicole Garcia décide de dérouter le spectateur de la même façon que Martin Scorcese dans Shutter Island. Moi, grand naïf devant l'éternel dès lors que le cinéma me joue des tours, je tombe dans le piège, Prisca non. D'ailleurs, c'est dans la voiture en rentrant qu'elle me fait part du fin mot de l'histoire. Alors, comme ça, le type qui vient lui faire l'amour torridement la nuit n'est pas André mais son mari José (qui était venu la voir pour deux jours). Je ne suis pas d'accord sur le coup mais les faits mis les uns après les autres montrent que j'ai tort. D'ailleurs, ce qui se passe dans la maison de cure est une succession de faits réels et de visions rêvées de Gabrielle, qui n'a jamais été prise en photo en compagnie d'André bien qu'elle ait eu cette photo entre les mains. Mais des années plus tard lorsqu'elle ouvre la valise contenant des souvenirs de son séjour en cure, elle retrouve la photo et constate que le fauteuil sur lequel est assis André est vide. Seule, pose Gabrielle, s'appuyant sut un fauteuil vide. 

    José est le personnage le plus touchant du film, passant de rustre paysan à qui sa femme lui dit qu'elle ne l'aime pas à un homme qui fait tout pour la sauver, lui faisant croire qu'elle est aimée par un autre homme, faible et qui porte déjà le visage de la mort dès sa première apparition. La cure terminée, Gabrielle quitte à regret les lieux. Elle enfante et on fait un grand bon en avant. Des années plus tard, on retrouve une Gabrielle épanouie en compagnie de son mari et de son fils, pianiste prodige. Le jour où ce dernier doit passer une audition capitale à Lyon, elle s'arrête dans la maison où elle envoyait des lettres à André et le majordome lui répond que ce dernier est mort le jour où il a quitté la cure (où Gabrielle était toujours) pour un hôpital de Lyon (et pendant des mois, elle continuait à lui envoyer des lettres auxquelles évidemment il ne répondait pas). 

    Prisca va me dire que je n'ai pas tout bon, que j'ai pas tout compris au  film mais qu'importe. Elle est plus forte que moi en cinéma. Mais globalement, Il faut juste retenir que les hommes ne sont pas toujours ce qu'ils semblent être et que l'amour rend aveugle (réflexion très originale -). 

    Et puis le film dure deux heures et pas un coup de pistolet (sauf en Indochine hélas) et pas de policier à l'écran. Le pied à l'étrier ! 

    Mal de pierres, 2016. réalisation : Nicole Garcia. acteurs principaux : Marion Cotillard, Alex Brendemühl, Louis Garrel. film français. ma note : 4/5. et petit bémol, je ne suis pas un grand fan de jeu de Marion Cotillard mais elle s'en tire mieux que dans les films américains...c'est à dire qu'elle joue mieux dans dans les films européens... où il y a un bon scénario...

    Loïc LT

  • soirée ciné : l'économie du couple - Joachim Lafosse

    ob_36a984_capture.JPGSuis-je objectif lorsque je dis qu’il n’y a pas beaucoup de villes auxquelles on s’attache autant qu’à Lorient ? Sans doute pas, mais admettons que si. Je n’ai jamais habité dans cette ville portuaire, qui d’un point de vue architectural n’a rien pour elle puisqu’elle a été complètement détruite en 1944. Mais j’y ai fait deux ans d’étude, mes deux filles y sont nées, je suis fan de son équipe de football et pour des raisons diverses, je l’ai toujours considéré comme ma ville de cœur. Et c’est pour ça que ce soir, en sortant de la séance du cinéma, je me sentais bien alors que la nuit était tombée et que la vie nocturne avait pris le relais, une vie nocturne post-festival qui n’est pas pour me déplaire car je n’ai jamais pu supporter cette manifestation folklorique.

    Nous nous sommes donc rendus tous les quatre au Cinéville, les filles pour voir Insaisissable et Prisca et moi pour prendre une leçon d’économie. Bizarre dans un cinéma me direz-vous..Et bien le fait est que le film l’économie du couple porte bien son nom parce que son sujet principal consiste dans la problématique financière d’un couple en perdition. Les deux ex-amoureux, parents de deux jumelles de 6 ou 7 ans n’ont d’autres choix que de continuer à cohabiter ensemble car ils ne sont pas d’accord sur la part qui revient à chacun...elle, considère qu’elle a le droit aux deux tiers et lui pense que c’est 50-50. C'est la raison de tous les coups de gueule, parce qu’en dehors de ça, le désamour qui est présent dès le début du film ne nous est pas expliqué. Il y a juste lors d’une soirée où elle avait invité des amis que Marie dit qu’elle ne supporte plus Boris pour ce qu’il est, pour ses gestes, pour le son de sa voix etc etc. C’est épidermique, elle n’aime plus cet homme. Lui, par contre semble toujours amoureux d’elle et dans cette période de cohabitation fait comme si la vie continuait comme avant espérant peut-être qu’à force, elle reviendra sur sa décision. Mais son attitude désinvolte agace Marie qui a plus de caractère que Boris qui  ne baisse cependant  pas les bras. Les enfants sont malheureux, va sans dire et en fin de compte…. l’histoire semble bien banale.

    J’ai aimé ce film car le jeu des acteurs est juste, il n’y a pas de débauches de moyen (d’ailleurs l’essentiel des scènes se joue entre la cuisine et le salon), c’est un film qui colle à son époque et personnellement, c’est ce que je recherche dans le cinéma...qu’il soit au plus proche de la réalité. Dans la voiture, en rentrant, Prisca était plus réservée. Elle pense que le cinéma doit permettre de s’évader, de voir autre chose que ce que l’on voit au quotidien. Je respecte cet avis et je ne suis pas contre un James Bond de temps en temps. Mais je me suis régalé de toutes les scènes de ce film, un peu comme si je regardais un Sautet. Et c’est vrai que ça se répète un peu mais à chaque fois, comme dans un jeu d’échec, chacun tente d’avancer ses pions pour tenter de faire craquer l’autre. Dans ce “drame budgétaire’, la musique (le prélude en si mineur de Bach) est à l’image du film, c’est comme une ritournelle qui ne semble pas trouver sa conclusion un peu comme ce couple qui tourne en rond pour une question d’argent. Mais dans l’esprit du réalisateur, est-ce que “l’économie” n’était à prendre qu’au premier degré ? Je pense que non. Ce couple en crise avait-il la possibilité de faire l’économie de sa désunion ? Vers la fin, on constate un petit revirement. L’affection semble revenir. Marie accepte de prendre la main de Boris, accepte de danser avec lui et même, dans un moment de désir, de faire l’amour. Il ne manquait pas grand chose pour que ce couple se retrouve. Mais Marie avait dès le début, pris une décision ferme et n’a jamais voulu y revenir (d'ailleurs, on n'est pas dupe de ces soi disant week-ends qu'elle va passer seule chez son amie Lucie...là, c'est moi qui subodore -). Un moment, la mère de Marie dit quelque chose de très juste qu’on remarque d’ailleurs dans nos quotidiens : un peu comme on jette des objets qu’on n’a plus besoin ou qu'on renouvelle du  matériel non obsolète, de plus en plus les couples considèrent que l’amour est une denrée jetable, qui en appelle une autre....discutable.

    l’économie du couple, 2016. réalisation : Joachim Lafosse. acteurs principaux : Bérénice Béjo, Cédric Kahn, Marthe Keller. film franco-belge. ma note :4.5/5

    Loïc LT

  • cinéma # Winter Sleep - Nuri Bilge Ceylan

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    Winter Sleep est un film turc qui a obtenu la palme d'or à Cannes en 2014 et attiré 200.000 spectateurs en salle. Il pouvait difficilement faire mieux. Quand je pense qu'on pourrait remplir le Stade de France trois soirs de rang avec les spectateurs de ce film turc. Affolant ! 

    Je l'ai regardé en blu-ray en version originale turque (il a été doublé depuis). 

    L'histoire se déroule dans les montages turques, les gens vivent essentiellement dans des habitats troglodytes et l'hiver est rigoureux. Le personnage principal de cette série de dialogues est Aydin, un comédien à la retraite qui tient un hôtel (l'hôtel Othello) et qui en même temps écrit un essai sur l'histoire du théâtre turc (dont j'attends la sortie avec impatience). Sa femme Nihal est très belle et bien plus jeune que lui et comme elle s'ennuie un peu elle décide d'organiser une collecte de fonds pour des établissements scolaires ce qui ne plait pas à Aydin. Globalement, on peu considérer que les trois heures du film ont pour but de mettre en lumière ce différent dans ce couple qui de toute façon était déjà en difficulté et dont cette histoire de collecte ne fait que compliquer. Personnellement, je n'ai pas trop compris les arguments d'Aydin, il avait peur que Nihal ait à faire à des gens malhonnêtes ou que l'argent soit mal employé. En tout cas, à la fin du film, alors qu'elle va rendre visite à des voisins qui sont des locataires, elle leur remet une liasse de billets (est-ce un partie du fruit de la collecte) qu'un des deux frères jette au feu. Nihal repart en pleurant et Aydin qui avait prévu partir quelques mois à Istanbul est revenu mais le couple ne s'aime plus pour diverses raisons que les deux protagonistes essaient d'analyser en poussant très loin l'exercice d'introspection. Dans ce film, les gens sont honnêtes et ne font pas dans l'hypocrisie. Les personnages secondaires sont exaspérants de bonté humaine. Peut-être est-ce l'isolement dans cette région de la Turquie (l'Anatolie) qui rapproche les gens et les rend si prévenants. Il n'y a pas une once de méchanceté dans ce film et le seul acte répréhensible est celui du fils des locataires qui jette une pierre sur une vitre de la voiture de Aydin. Mais évidemment, celui-ci lui pardonne. 

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    Winter Sleep se laisse regarder, ce n'est pas un film élitiste comme je l'ai souvent entendu dire. Les dialogues sont à la portée de tous. Il se situe un peu dans la lignée des films Ingmar Bergman et il prouve s'il le fallait qu'il n'ait point besoin d'action pour faire une grande oeuvre cinématographique. 

    Et comme si cela ne suffisait pas, la campagne est magnifique, dommage que "l'action" se situe plus à l'intérieur qu'à l'extérieur mais à priori un couple n'a pas vocation à dialoguer sur son devenir sous la neige et dans le froid au sommet des collines aux arrêtes acérées. 

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    Winter Sleep, 2014, réalisateur : Nuri Bilge Ceylan, acteurs principaux : Haluk Bilginer ( Aydin), Demet Akbağ (Nihal) Turquie, durée : 196 minutes, version sous-titrée,  visionné le 03/01/2015 sur PC, 5/5

    Loïc LT