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cinéma

  • nom du film : le doulos - Jean Pierre Melville

    doudoute.jpgJe viens de regarder ce film de gangster sortie en 1962. Entre les années 50 et le début des années 60 ( soit deux ans après à bout de souffle) , ce genre  était courant et  ils se ressemblaient un peu tous. Dans le doulos, la distribution est énorme : Jean-Paul, Belmondo, Serge Reggiani, Michel Piccoli. Je me demande si ce n'est pas la seule fois où Belmondo et Piccoli ont joué ensemble.  J'adore ces deux acteurs et je vais chercher cette chose qui me taraude. 

    Je ne vais pas faire le résumé, l'essentiel est que Belmondo est un indict et qu'il fait son boulot. De toute façon, à la fin tout le monde meurt, comme  ça c'est clair.  Entre parenthèse, je suis triste lorsque je vois Belmondo aujourd'hui. La vieillesse est naufrage. 

    C'est du Melville donc la réalisation est soignée. Et c'était courageux de sa part puisque c'était en plein nouvelle vague. Mais il y avait quand même un encore et heureusement un public pour ce genre de film de facture classique. Pour le regarder, il faut être attentif car il y a beaucoup de protagonistes mais il se font tuer très rapidement. Donc, voilà, c'est un moment de détente et puis pour tous les films, je vais le regarder une seconde fois. Je le fais à chaque fois et dans mon esprit, c'est quand on redouble en classe, la deuxième année, on est les premiers de la classe. 

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  • Eric Rohmer : conte d'hiver (1992)

    contedivers3.jpgJe croyais avoir vu les quatre contes de Rohmer et bien non en fait, je n'avais pas vu celui-là. Je l'avais sur mon disque dur pourtant mais qu'importe. Eric Rohmer est à part dans le cinéma Français mais je ne sais pas trop vous expliquer pourquoi mais je vais essayer quand même avec les moyens du bord. Il n'y a pas d'action, pas de musique, juste des acteurs (inconnus pour la plupart) qui ont la vingtaine d'années et qui sont issus de la petite bourgeoisie parisienne. Jamais il n'est question d'argent, jamais il n'y a de disputes. Les scènes se passent en intérieur ou en extérieur et le tout est d'un réalisme absolu à tel point qu'on peut se dire que vos vies comme la mienne valent bien un film. 

    Ma comparaison est douteuse mais j'ai envie de vous dire que c'est un Jules et Jim à trois. Au début du film, on voit un couple sur une plage. La fille (Félicie) est nue et le type avec elle s'appelle Charles. C'est un amour de vacances qui finit au lit dans lequel ils conçoivent une fille qui s'appellera Elise, actrice de cinq ou six ans qui sera épatante tout le long du film. Oui, parce que peu après le début du film, on nous annonce "cinq ans après". Félicie a perdu Charles de vue à cause d'un problème d'adresse. 

    Jusque-là, ça va ? Bon Félicie croyant avoir définitivement perdu Charles "refait sa vie" (que je déteste cette expression) avec un intellectuel intitulé Loïc. Il est beaucoup question de Victor Hugo, de Pascal et de Platon mais Félicie a du mal à le suivre. Elle est coiffeuse et sort aussi avec son patron, Maxence qui décide d'ouvrir un salon à Nevers, ville  traversée, comme chacun sait par la Loire, ville d'ailleurs ou ni Françoiz Breut ni Julie Schittly ne sont allées car à part pour des raisons professionnelles, il n'y a pas trop de raison d'y aller. Petite anicroche : lors d'une dispute, Félicie bouscule vaguement Maxence mais ce dernier ne va pas chercher son fusil pour l'abattre. Cette cruche de Félicie (aussiiii) demande un moment à Maxence quel est ce fleuve qui traverse la ville. Hou là. Que ce soit avec Loïc ou avec Maxence, ça discute beaucoup, ça tergiverse, ça se pose des questions, ça fait dans l'introspection ce qui est la marque de fabrique du cinéma de Eric Rohmer. Ça ne ressemble à aucun autre film et si ça avait été réalisé dans les années 60, on l'aurait classé dans la nouvelle vague. 

    Je ne vous dis pas la fin (parce que je sais que suite à cette note dithyrambique, vous allez vous précipiter chez votre garagiste pour lui emprunter le dvd (oui, parce que, les garagistes sont friands de Rohmer alors même qu'évidemment aucune voiture ne tombe en panne dans ce film). C'est impossible car cela aurait créé comme un hiatus. Il n'y a aucun élément matériel qui vient perturber les acteurs. A la limite, ça pourrait faire une pièce de théâtre. Le film est plus complexe que je vous le décris mais en bts comptabilité, on n'a pas étudié le cinéma de Eric Rohmer qui est décédé en 2010 avant d'être réincarné en crapaud (je ne dis pas ça pour faire mon malin mais parce qu'il est beaucoup de réincarnation dans ce film). 

    Shako

  • Philippe Sarde - Vincent, François, Paul et les autres

    En 1974, sortait Vincent, François, Paul et les autres de Claude Sautet. Je préfère largement ce film aux choses de la vie. La musique donc est signée Philippe Sarde, le compositeur attitré de Claude Sautet. J'ai extrait le titre phare de mon cd car on ne le trouve pas sur le net.

    Michel Piccoli est mort dans l'indifférence générale il y a peu. Pourtant, c'est un grand acteur qui a joué pour Godard, Demy, Sautet et tant d'autres. Son seul défaut est d'avoir quasiment toute sa vie été encarté PS !

    Le seul vivant qui reste des quatre est celui qui est coupé sur la photo, c'est Gérard Depardieu. Il faut dire aussi que c'était le plus jeune. Quatre grands acteurs et magnifiques seconds rôles. 

                                               

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  • Shako présente sa playlist du matin

    En ce moment, je ne travaille pas donc c'est un peu différent mais quand je bosse voici ce que j'écoute le matin quand vous regardez bfm. C'est rafraîchissant, ça met de bonne humeur et ça vaut mieux que votre Lexomil. Sinon évidemment, c'est plus pratique quand on est abonné à Deezer ou Spotify. 10€ par mois et accès à toutes les musiques...à part quelques rares exceptions, comme Franck Sinatra dont seulement quelques titres sont disponibles.

    12 titres à écouter avec les croissants et le café bien serré. 

    Mention spéciale pour le titre "city of stars" tiré du film la la land. C'est magique ! (vidéo en dessous)

    - Falling on my aid - BJ Thomas

    - le premier jour (du reste de ta vie) - Etienne Daho

    - Singin in the rain - Gene Kelly

    - C'est si bon - Dean Martin

    - Strangers in the night - Franck Sinatra

    - I just called to say i love you - Stevie Wonder

    - Dancinq Queen - Abba

    - City of Stars - Ryan Gosling, Emma Stone *************

    - You are my high - Demon

    - More than I can bear - Matt Bianco

    - Everybody loves somebody - Dean Martin (oui, encore lui, j'avais pas réalisé)

    - L.O.V.E - Nat King Cole


     

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  • nom du film : l'ami de mon amie (Eric Rohmer)

    Le cinéma d'Eric Rohmer est un peu à part dans la cinématographie française. Comme je le dis dans la video, on a du mal  à savoir si c'est franchement nul ou franchement bon. En tout cas, un mystère : on ne sait pas ce que deviennent les acteurs après avoie joué dans ses films. 

    Film vu ce soir.

    @Shako


  • Shako, noms des films : le nom

    Je prends de plus en plus plaisir à me filmer. Oh, je suis encore loin d'être un vidéaste de génie mais j'essaie de progresser à chaque fois. Je trouve que je ne souris pas assez, qu'il y a trop d'hésitation. Mais je vous assure que je vais faire des efforts. Soyez indulgents :

    Aujourd'hui, j'ai décidé de vous parler de mes dix films préférés, pas simple car j'ai au moins trente films de référence et je me suis fixé un règle, c'est qu'un réalisateur ne peut être cité qu'une fois. Et puis, il y a d'autres problèmes aussi, c'est qu'il y a des films que je ne possède qu'en numérique. J'ai acheté la plupart de mes dvd dans les années 90 et 2000. Et depuis, plus rien, soit parce que je ne trouve plus rien de bien dans la production actuelle et puis il y a donc cette dématérialisation comme en musique. Je ne dispose que d'un blue-ray mais je n'ai plus rien pour le regarder parce que j'ai balancé le lecteur par la fenêtre pour une raison que j'ignore encore puisque je n'ai pas de chat. Un voisin a vu l'objet se fracasser sur le sol et a il dû me prendre pour encore plus fou qu'il ne le pensait. N'empêche que ça aurait pu tomber sur la gueule d'un pauvre type. C'est dommage quand même parce que c'était un Sony et il fonctionnait bien. 

    Comme je suis un peu frustré, je ferai la même chose avec les films Français (car ils sont globalement meilleurs que les films Américains) et les films Iraniens. Pour vous faciliter la tâche, voici les dix films "commentés" (et pas dans l'ordre). Vidéo à suivre.   @Shako

    - Winter Sleep/Jackie Brown/Terminator 2/Basic Instinct/Paris, Texas/Vincent, François, Paul et les autres/les demoiselles de Rochefort/les tontons flingueurs/Pierrot Le Fou/Excalibur


     

     

  • shako, sabre et cinoche

    Je suis présentement en train de regarder ça.

    MADE IN USA - JEAN-LUC GODARD

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  • soirée ciné : La La Land - Damien Chazelle (2016)

    la_la_land-262021831-large.jpgCela commence par un embouteillage sur le périphérique de Los Angeles. Ce sont des bagnoles très colorées  des années 50 mais à l’intérieur des gens utilisent des smartphones. Tout est permis dans les comédies musicales ! Et puis, tout à coup, quelqu’un sort de sa voiture et se met à chanter et à danser entraînant avec lui tous les conducteurs dans une folle danse. On monte sur les capots, un orchestre jaillit d’un camion. Ça démarre fort. On devine tout de suite le clin d’oeil à Jacques Demy (lorsque le cirque débarque à Rochefort) mais c’est le seul. La suite reprend les codes de la comédie musicale mais ce sont des références plus américaines (chantons sous la pluie etc…)

    Je résume vite fait l’histoire car elle n’est qu’un prétexte. Une serveuse rêve de devenir actrice et un fan de jazz rêve d’ouvrir son propre club où l’on joue du vrai jazz et non celui trop pop-rock qu’il n’aime pas. Les deux ambitieux se rencontrent et il y a une histoire d’amour. Les scènes de ménage ne sont jamais bien méchantes. On ne vient pas voir une comédie musicale pour se farcir des scènes de ménage.

    Jacques Demy est ma seule référence en matière de comédie musicale et je crois avoir regardé les demoiselles de Rochefort des centaines de fois . Evidemment, Demy, ça date, les temps ont changé et le réalisateur nous a concocté une comédie musicale moderne, tout en gardant les codes du genre. Ceci dit et c’est ma seule réserve, cette comédie musicale manque ce qui doit en être sa raison d’être : plus de séquences chantées et dansées. Dans les films de Demy, j'adore ces danses improvisées et synchronisées lorsque les passants d'une rue ou la clientèle d'un magasin se mettent à danser. Ici, cela se limite à quelques séquences (la plus belle étant l’intro), pour le reste, ce sont les deux acteurs principaux qui s’en chargent (on saluera au passage l'entrainement que ça a dû leur demander) . Quelques chansonnettes poussées, quelques claquettes (notamment, moment magique, la nuit, sur les hauteurs de Los Angeles) et pour le reste, et bien, on croit regarder une comédie classique. C’’est assumé évidemment mais dommage. Par contre, les fans du genre retrouveront tout ce qui fait le charme de ce type de films : des décors très colorées, toujours de la musique de fond avec plus ou moins de puissance et ici, l’accent est mis sur le happy jazz avec quelques élans symphoniques et évidemment l’optimisme ambiant et l'histoire d'amour un peu mièvre. Il peut arriver des malheurs à Sebastian ou Mia mais l’univers dans lequel ils évoluent rend leurs détresses peu crédibles.

    Il me tarde de réécouter la bande originale écrite par Justin Hurwitz, notamment le titre city of stars, promenade romantique douce comme une nuit étoilée.

    On a besoin de ce genre de films. Je savais à l’avance que j’allais aimer, je savais les frissons et je savais aussi que ce serait moins dur à comprendre qu’un poème de Philippe Jaccottet -)


    La La Land, 2016. film américain réalisé par Damien Chazelle. acteurs principaux :Ryan Gosling, Emma Stone. ma note : 4.5/5. film vu au CGR de Lanester le 02 février 2017

    Loïc LT

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  • soirée ciné : Mal de pierres - Nicole Garcia (2016)


    cinéma, cinéma le celtic, nicole garcia, marion cotillard, cinéma français, louis garrelPrisca avait envie de se faire une petite soirée cinéma et comme un film d'auteur passait au cinéma Le Celtic de Baud ( tout petit cinéma associatif avec une unique salle mais qui ressemble à une salle d'un grand cinéma), on s'est donc décidé à aller avoir Mal de pierres réalisé par Nicole Garcia. Prisca qui n'aime pas que les grosses productions américaines sait qu'elle me fait plaisir en me proposant ce genre de film. 

    L'histoire se passe en Provence. Il y a des oliviers, de la lavande partout, des grillons et un soleil de plomb. La France est en guerre en Indochine. Dans une ferme où l'on emploie des saisonniers, on s'inquiète de Gabrielle (jouée par Marion Cotillard), la fille, que l'on prend pour une folle alors la mère décide de la marier à José, un ouvrier qu'elle trouve sérieux et qui pourra peut-être la remettre dans le droit chemin. Mais Gabrielle n'aime pas José. Elle le trouve rustre et vulgaire. Elle refuse de se donner à lui mais José ne perd pas patience. Il devient maçon à son compte et construit pour le couple une jolie maison provençale. Alors qu'elle fait des tests suite à une fausse couche, le médecin lui détecte une anomalie sur les poumons. Ce sont des calculs rénaux qu'on appelle aussi le mal de pierres. Elle doit se rendre quelques semaines en cure en haute altitude dans un établissement à l'architecture austère (qui m'a fait penser à celui de la Montagne Magique). Au début, elle est malheureuse et puis elle fait la rencontre d'André (joué par Louis Garrel) un soldat souffrant, frêle et faible. Elle tombe amoureuse de lui. 

    C'est alors que Nicole Garcia décide de dérouter le spectateur de la même façon que Martin Scorcese dans Shutter Island. Moi, grand naïf devant l'éternel dès lors que le cinéma me joue des tours, je tombe dans le piège, Prisca non. D'ailleurs, c'est dans la voiture en rentrant qu'elle me fait part du fin mot de l'histoire. Alors, comme ça, le type qui vient lui faire l'amour torridement la nuit n'est pas André mais son mari José (qui était venu la voir pour deux jours). Je ne suis pas d'accord sur le coup mais les faits mis les uns après les autres montrent que j'ai tort. D'ailleurs, ce qui se passe dans la maison de cure est une succession de faits réels et de visions rêvées de Gabrielle, qui n'a jamais été prise en photo en compagnie d'André bien qu'elle ait eu cette photo entre les mains. Mais des années plus tard lorsqu'elle ouvre la valise contenant des souvenirs de son séjour en cure, elle retrouve la photo et constate que le fauteuil sur lequel est assis André est vide. Seule, pose Gabrielle, s'appuyant sut un fauteuil vide. 

    José est le personnage le plus touchant du film, passant de rustre paysan à qui sa femme lui dit qu'elle ne l'aime pas à un homme qui fait tout pour la sauver, lui faisant croire qu'elle est aimée par un autre homme, faible et qui porte déjà le visage de la mort dès sa première apparition. La cure terminée, Gabrielle quitte à regret les lieux. Elle enfante et on fait un grand bon en avant. Des années plus tard, on retrouve une Gabrielle épanouie en compagnie de son mari et de son fils, pianiste prodige. Le jour où ce dernier doit passer une audition capitale à Lyon, elle s'arrête dans la maison où elle envoyait des lettres à André et le majordome lui répond que ce dernier est mort le jour où il a quitté la cure (où Gabrielle était toujours) pour un hôpital de Lyon (et pendant des mois, elle continuait à lui envoyer des lettres auxquelles évidemment il ne répondait pas). 

    Prisca va me dire que je n'ai pas tout bon, que j'ai pas tout compris au  film mais qu'importe. Elle est plus forte que moi en cinéma. Mais globalement, Il faut juste retenir que les hommes ne sont pas toujours ce qu'ils semblent être et que l'amour rend aveugle (réflexion très originale -). 

    Et puis le film dure deux heures et pas un coup de pistolet (sauf en Indochine hélas) et pas de policier à l'écran. Le pied à l'étrier ! 

    Mal de pierres, 2016. réalisation : Nicole Garcia. acteurs principaux : Marion Cotillard, Alex Brendemühl, Louis Garrel. film français. ma note : 4/5. et petit bémol, je ne suis pas un grand fan de jeu de Marion Cotillard mais elle s'en tire mieux que dans les films américains...c'est à dire qu'elle joue mieux dans dans les films européens... où il y a un bon scénario...

    Loïc LT