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marcel proust

  • Brouillon de culture, Shako sabre la bouteille d'eau !

    Voilà, il est arrivé ce qui devait arriver. Votre serviteur, Shako au grand cœur reprend du service et notamment ses vidéos qui ont fait la non-notoriété de son blog ! Du coup, ça laisse plus de place à l'amusement. Il ne faut rien prendre au sérieux de ce qui se passe sur le net. Par contre si une jolie fille que tu ne connais pas te fout une claque dans la rue, t'es en droit de te demander qu'elle est le sens de ta vie.

    Dans cette vidéo douce comme le câlin d'un bisounours, je convoque au rapport les vivants et les morts à savoir Marcel Proust, Honoré de Balzac, Dominique A, Eric Reinhardt et mon pauvre ami Sébastien Monod qui se retrouve bien entouré dans ce festin culturel !

    Evidemment, tous les commentaires sont les bienvenus mais je préfère les commentaires désobligeants voire agressifs et même de mauvaise foi tiens, c'est plus drôle ! Ceci dit, je serais remettre à leur place les proustiens et les rimbaldiens s'ils en venaient aux mains ou aux sabres et tam-tam

    Shako ô grand cœur !


  • Nom de l'auteur : Marcel Proust

    Je suis fan de Proust depuis longtemps déjà. Quitte à perdre son temps à l'armée et plutôt que de jouer aux cartes avec mes compagnons de chambrée je lisais et je m'étais relevé le défi de terminer la Recherche. Et j'ai trouvé la Recherche tellement passionnante qu'au bout de trois ou quatre mois, j'avais terminé. Et j'ai eu un Proust Blues...j'aurais tellement aimé que cela dure sans fin.

    Retourné dans la vie civile, je n'ai pas mis longtemps à tout le relire...et depuis je picore. Je prends un bouquin au hasard et je lis quelques phrases. Ma passion pour Rimbaud est la même mais l'approche est différente. Dans une prochaine vidéo, si le cœur vous en dit je vous parlerai du trafiquant d'armes qui par ailleurs abattait les chiens qui s'approchaient trop près de ses peaux de bête.

    @Shako


  • lecture en cours : la prisonnière - Marcel Proust

    Je continue avec un plaisir de chaque page de lire ce volume de La Recherche. Ça met du tempsDSC01406.JPG car je ne cesse de faire des retours en arrière pas parce que je n'ai pas compris mais pour me délecter à nouveau d'une phrase ou d'un paragraph. Ainsi page 82 (587 de la Pleiade) du livre de poche à la couverture magnifique, je lis ceci

    Quand nous avons dépassé un certain âge, l'âme de l'enfant que nous fûmes et l'âme des morts dont nous sommes sortis viennent nous jeter  à poignée leurs richesses et leurs mauvais sorts, demandant à coopérer aux nouveaux sentiments que nous éprouvons et dans lesquels, effaçant leur ancienne effigie, nous les refondons en une création originale.

     

    Ma lecture des choses : lorsqu'on a dépassé l'âge auquel en général les gens meurent, non seulement nous n'avons plus évidemment notre âme d'enfant mais nous n'avons plus non plus l'âme des morts puisque nous avons dépassé la moyenne d'âge. Donc, il faut s'inventer un autre paradigme et c'est le cas ici pour Tante Léonie et pour une dame que je connais qui a 104 ans mais hélas plus toute sa tête et donc pas en mesure de se refonder !

    Sinon, qui a dit que les amours du narrateur étaient platoniques ? Lisez ceci. Page 82 poche, (587 de la Pleiade)

    Avant qu'Albertine m'eût obéi et eût enlevé ses souliers, j'entr'ouvrais sa chemise. Ses deux petits seins haut remontés étaient si ronds qu'ils avaient moins l'air de faire partie intégrante de son corps que d'y avoir mûri comme deux fruits ; et son ventre (dissimulant la place qui chez l'homme s'enlaidit comme du crampon reste fiché dans une statue descellée) se refermait, à la jonction des cuisses, par deux valves d'une courbe aussi assoupie, aussi reposante, aussi claustrale que celle de l'horizon quand le soleil a disparu.

    Je trouve ça vraiment magnifique, je n'ai pas de mots. 

    Shako.

  • la note suivante

    J'aime tellement ma dernière note que j'ai eu du mal à en faire une nouvelle. Elle va lui faire de l'ombre forcément. Mais la vie continue. Cette note n'a donc d'autre but que d'être. 

    Il y a une phrase de Proust que je me murmure souvent lorsque j'ai l'impression que les emmerdes s'accumulent (et comme disait Chirac "les emmerdes, ça vole toujours en escadrille"). Je vous rassure, je n'ai pas d'emmerdes, quelques ennuis peut-être mais pas plus que tout le monde. 

    Proust donc : 

    On ne connaît pas son bonheur. On n'est jamais aussi malheureux qu'on croit. 

     

    DSC00227.JPG

    Et sinon, vous n'avez toujours pas trouvé le nom du poète inconnu (note précédente) ? J'ai glissé son nom sur un bout de papier que j'ai glissé dans la boîte illustrée d'un dessin de Martine. Concentrez-vous bien sur la boîte et de toutes vos forces, songez au mot qu'elle contient. Avec un peu de volonté, et de toute façon, la matière n'existant pas (mais je ne vais pas me répéter une énième fois) on peut voir à travers les choses. 

    Loïc LT

  • [mes brillantes archives] CR254 : du côté de chez Swann - Marcel Proust

    Comme le blog commence à dater et que je suis un peu en manque d'inspiration et que par ailleurs, j'ai envie de relire Proust (reprendre après 'du côté de chez Swan' que j'avais relu en 2013, je me suis dit, tiens, pour une fois, je vais pas me prendre la tête et fouiller dans mes archives qui ne sont pas forcément brillantes mais pas sombres non plus. 

    Loïc LT 

    compte rendu de lecture, octobre 2013 :

    Plutôt que de faire un compte rendu de cette oeuvre (que j'avais lue il y a 20 ans), j'ai décidé de faire comme si je devais la résumer à mes filles. 

    Du côté de chez Swann expliqué à mes filles.

    Le roman se passe au début du XXème siècle en France. C’est l’histoire d’un garçon adulte qui s’appelle Marcel et qui essaie de se rappeler des souvenirs de son enfance dans le petit village de Combray en Normandie mais il n’en garde pas beaucoup à part le fait qu’il avait du mal à s’endormir surtout lorsque sa maman ne venait pas lui faire un bisou et cela arrivait surtout lorsque la famille recevait le visite d’un dénommé Charles Swann, un monsieur très élégant, cultivé et qui connaissait beaucoup de gens importants à Paris ; du coup Marcel n’aimait pas beaucoup quand Swann venait. Un jour pourtant, le simple fait de manger une madeleine avec un thé lui procure une joie intense et fait remonter du fond de sa mémoire tous ces souvenirs jusque-là inaccessibles. Le narrateur peut commencer sa recherche du temps perdu. 

    Marcel et ses parents vivaient à Paris en hiver et chez une tante à Combray en été. Ils sont plutôt riches et n’ont pas vraiment besoin de travailler pour vivre. A Combray, il y a une église avec un joli clocher et puis plein de gens dont Charles Swann qui y possède une maison (mais il en a aussi une à Paris). Swann est marié avec une jolie poupée qui s’appelle Odette de Crécy et toute une partie est consacrée à la façon dont ces deux-là (un amour de Swann) sont tombés amoureux (et ça se passe bien avant que Marcel ne soit né). Après avoir conquis Odette, Swann devient très jaloux, à en devenir fou si bien qu’Odette en a marre de lui mais finalement il s’en fout car il trouve qu’elle n’est pas son genre. Mais ils se marieront quand même et ils auront un enfant qui s’appellera Gilberte.

    On va faire la connaissance de Gilberte dans la 3ème partie du roman (noms de pays : le nom) , partie dans laquelle Marcel nous informe d’abord que faute de pouvoir voyager (parce qu’il a une santé fragile), il essaie d’imaginer à quoi ressemblent les villes et les autres pays à la simple prononciation de leur nom. Ensuite, nous sommes à Paris en hiver. Un peu par hasard, Marcel et Gilberte deviennent amis en jouant dans un parc près des Champs-Elysées. Quel âge a Marcel, je ne sais pas trop, dans les 12 ans peut-être. Mais lui, c’est plus que de l’amitié qu’il éprouve pour Gilberte, c’est de l’amour ! Il aime Gilberte alors qu’elle, elle considère Marcel avant tout comme un bon ami. Et puis, Marcel devient un peu marteau et devient amoureux de tout l’univers de Gilberte et notamment de ses parents, comme Swann par exemple qu’il détestait tant avant parce que ses visites l’empêchaient d’avoir un bisou de sa maman.

    Voilà un peu près l’histoire. Il ne se passe pas grand-chose dans le roman. Pour Marcel Proust, les sensations comptent plus que les faits et il aime bien décrire les gens physiquement un peu mais surtout psychologiquement, c’est-à-dire qu’il essaie de comprendre pourquoi les gens agissent d’une façon plutôt qu’une autre. Et il le fait très bien, aucun écrivain n’a réussi à le faire aussi bien. Mais il faut s’accrocher car souvent les phrases sont très longues et on s’y perd un peu !

    Loïc LT

    kindle/lecture :octobre 2013, 5/5