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shako, sabre et tam-tam - Page 3

  • CR358 : Nicolas Sarkozy - le temps des tempêtes

    SARKO.jpgTerminé "le temps des tempêtes" qui relate sa présidence jusqu'au cataclysme économique de 2008. Cette autobiographie a une forte valeur documentaire où l'on se rend compte que le président voyage de capitale et capitale se mêlant très peu de politique intérieure dont il laisse sans doute la gestion à un certain François Fillon nommé peut être cinq fois. Je ne savais pas que le président avait à ce point travaillé essentiellement à l'international volant de crise en crise et essayant de faire rayonner la France dans le monde entier.
    L'amitié franco-allemande y est essentielle, pro-européen, il dénonce la trop forte bureaucratie de l'UE dont il veut redonner le pouvoir aux politiques. Le livre est très compartimenté et on se demande comment Sarkozy peut se souvenir mot pour mot de telle conversation avec tel homme d'état (je pense qu'il invente tout en gardant l'essentiel). Il met toute son énergie pour constituer une Union Méditerranéenne réussissant à réunir autour d'une table tous les chefs d'état arabes ainsi qu'Israël. Je crois qu'aucun président français n'a été aussi volontariste que lui sur la scène internationale. Par contre, c'est un peu lassant de le voir à chaque voir dithyrambique à l'endroit des chefs d'état même des dictateurs. Idem sur les paysages et monuments de chaque pays visité.
    Sur la scène intérieure, il met la main au cambouis n'hésitant pas à aller physiquement au contact de ses opposants gauchistes. Président de tous les français, il désire quand même rester chef de la majorité. Il y a un côté maso chez Sarkozy en ce sens qu'il aime prendre des coups ce qui décuple son énergie
    On pense ce qu'on veut de lui mais on ne peut pas lui reprocher d'être resté passif, on ne peut pas lui reprocher non plus d'être raciste vu le nombre de voyages dans les pays maghrébins ou du Moyen-Orient et on ne peut pas le "traiter" de libéral (c'est pas un gros mot) tant il croit en la force de la politique face à une économie dérégulée.
    Il avoue s'être trompé parfois mais comment en aurait-il pu être autrement ?
    Lé récit se termine par la crise économique de 2008 où il prend le taureau par les cornes et devient de par son activisme l'homme fort pour essayer d'éteindre l'incendie.
    Je trouve franchement qu'on été dur avec lui. Il semble qu'en France, il ne faut rien faire pour être réélu. Il méritait largement de rempiler pour 5 ans. Personnellement, ça me conforte dans l'idée que le quinquennat fut une erreur, le septennat permet plus d'être au dessus des contingences politiques.
    Macron lui ressemble un peu mais c'est compliqué de comparer. On verra
    L'histoire lui donnera raison.
     
    Lecture sur papier, août 2020
    pas de note à donner.

  • Dominique A - pour la peau (explication de texte, Léonor)

    DSC01701.JPGAuguri est aussi un mot latin et pourrait signifier ici « Pour l’augure » : Dans la Rome antique, l’augure était celui qui observait et interprétait les signes constituant les auspices, pour dire, surtout aux hommes de pouvoir, si telle entreprise aurait du succès, si elle présentait un danger etc. presqu’un devin donc… je pense que c' est plus cette acception du terme qui a attiré Dominique… Maintenant « Pour la peau » : C est l’histoire narrée par Dominique, d’un homme, un Don Juan, du moins quelqu'un  assoiffé de sexe (la «peau» = le corps/chair/sexe ) qui a « su attendre", a su parler (à sa proie/victime, la femme qui perdra son intérêt dès qu elle aura été dévorée/ une fois le rapport sexuel consommé, donc…) c' est un beau parleur qui séduit ses victimes pour parvenir à ses fins. … « elle voulait se défendre » la fille, sa dernière conquête, donc, il essaie de la convaincre qu’ils doivent faire l’amour, la convaincre même de se laisser toucher, embrasser… elle veut pas, pas encore, donc se défend… presque comme une lutte, beau comme un combat de lutte… comme les rituels d' accouplement chez certaines espèces… il s’approche, elle le repousse et ainsi de suite…. Mais le Don Juan sait se montrer patient « ta patience infinie »… « Ses "non, "oui", "pas ici" : “ Elle, la femme, lui donne toujours des prétextes pour ne pas céder à ses avances: non, je veux pas, oui, mais en fait non, pas ici, l’endroit convient pas… pour retarder toujours la chose… “Un jour ça s'est passé Elle voulait dans ta chambre »: Un jour ça a eu lieu, il a réussi à la convaincre et ils ont bien fait l'amour parce qu'elle a bien voulu dans la chambre de cet homme…. « Et tout a bien été Et tout était très tendre »: Leur étreinte s’est bien passée, tendrement… « Mais après, comme toujours, Ça t'a rendu tout chose. »: Dès la fin du rapport sexuel, l'homme perd déjà son intérêt pour cette femme… « Elle s'est lavée vite fait » hé oui, détail scabreux, mais elle est allée se laver juste après (parce que sinon elle attrape une infection urinaire ! ou déjà, elle regrette et essaie d effacer ce qui vient de se passer…« Tu savais bien comme c'est » : Tu sais bien que c' est toujours comme ça, mais qu'est ce que tu ne ferais pas pour le sexe, pour assouvir tes pulsions… « Ton sang chauffé d'un coup etc” : son désir de sexe et de nouvelles conquêtes lui font tout faire, tout dire, tout tenter, aller partout… « Là, tu es dans un lit Où ton sang t'a mené » : on si préfère plus prosaïque : où son érection l'a mené « Et la fille est jolie Et après, vous parlez Et tu dis "j'ai quelqu'un" Tu dors sous d'autres draps Depuis longtemps déjà,: Donc après leur rapport sexuel, ils parlent un peu, mais lui, déjà, a hâte de se débarrasser d'elle c'est pourquoi il lui révèle ou lui ment qu'il dort sous d'autres draps = Il dort avec une autre femme, quil aime sans doute puisque ça fait un moment qu'ils sont ensemble, autre façon de lui dire qu'il ne veut plus rien d'elle…. « Avec ton sang qui dort Sous tes mains, sous ta peau ; Ton sang paisible enfin Paisible, lui au moins. »: Son sang dort maintenant, il est paisible= l homme est apaisé, car il a assouvi ses désirs, il se sent + tranquille, son corps, son sexe, pour le moment, du moins… son sang, son corps, paisibles mais son esprit non, car cette chasse aux conquêtes ne le laisse pas en paix, ne lui laisse pas de répit.. esclave de la peau, de son corps, de ses pulsions, c'est à dire de ses besoins charnels, jamais longtemps assouvis… Voilà vite fait, une journée typique de ce Don Juan beau parleur.. 

  • Dominique A - pour la peau (explication de texte, Shako)

    DSC01695.JPGL'album Auguri date de 2001 et a été réédité en vinyle récemment. Il faut dire qu'en 2001, seuls les deejay  faisant dans la House music achetaient des vinyles et puis aujourd'hui, c'est le grand retour. A la Fnac de Lorient par exemple, le rayon vinyles prend plus d'espace que que celui des cd. Qui aurait pensé ça il y a 20 ans. ? Aujourd'hui donc, les gens sont abonnés au plateformes Spotify ou Deezer et puis pour certains albums ils aiment bien avoir le 33T. C'est mon cas pour Dominique A, Françoiz Breut,  Etienne Daho et Vincent Lermis.

    Je pense que Dominique a choisi de titrer l'album Auguri pour la sonorité puisque ce mot italien qui signifie « vœux » ou « félicitations » n'a pas vraiment de sens. Peu probable donc de la choisir pour ça.

    Je voudrais m'arrêter sur la chanson « pour la peau », une des chansons préférées des fans du chanteur. Et bien sûr personne d'entre eux ne va expliquer comment il comprend ce texte. Texte difficile et des fans qui font semblant de comprendre. C'est ce que je reproche aux groupes d'artistes. On like à tout va mais personne ne dit pourquoi il aime un texte. Mais je ne suis pas plus con qu'un autre. Allons-y.
    Je suis cartésien et spécialiste reconnu en physique quantique alors comprenez que cette affaire là me dépasse.
    Dans ce titre, deux protagonistes le « tu », donc proche du narrateur et « elle » .
    Bon, dans les trois premières strophes, il est question d'une femme qui attend mais « tu » résistes et « elle voulait se défendre » et puis je sais pas, « un jour, ça s'est passé ». Deux femmes donc. Ce sont deux femmes donc d'ailleurs « tout était très tendre ». C'est souvent l'impression que ça donne...deux femmes = tendresse. Dans la deuxième partie du texte, le mot « sang » est utilisé quatre fois alors il faut donc s'y arrêter. Le sang indique une pulsion, quelque chose d'organique qui nous dépasse, qui amène la recherche de la peau. Après l'amour, il est question du sang qui l'a mené là, pour la peau, pour toucher la peau de « elle » mais c'est juste pour toucher cette peau car tu dis « j'ai quelqu’un ». Alors, et là je comprends pas pourquoi, le sang est paisible enfin, apparemment parce qu'elle dort habituellement sous d'autres draps et que cette parenthèse alors ton sang s'endort, il est paisible enfin
    Qu'est ce que tu ne ferais pas pour la peau....tu as caressé une autre femme mais tu as quelqu'un dis-tu, ici tu dors sous d'autres draps, tu n'es là que parce que ton sang malgré toi t'as poussé vers une autre peau. Pour une peau tu ferais ça. tu ferais n'importe quoi mais c'est peut-être que pour la peau, elle est capable de tout.
    Je vois les choses un peu comme ça. Il n'y a rien de masculin dans ce texte, il y a « tu », donc proche du narrateur et cette autre "elle" dont « tu » veut toucher la peau. Ce qu'on ne ferait pas pour la peau.

    Mais pour me dédouaner, je dirais comme Dominique : " à chacun son interprétation".

    Ci-dessous, photo à l'intérieur de l'album. Flou et mystère sur le mec (ou la fille). On reconnait derrière les piliers de pêche qu'on voit au sud de la Loire Atlantique. 

    Shako

    DSC01693.JPG

  • Shako, le catho

    shakocato.jpgOn dirait que les gens veulent que je devienne catho. Il y a deux mois à peu près, je me fais prendre en stop par une ancienne collègue de boulot (en retraite) qui a bien vu que je n'allais pas bien et c'était vrai, j'avais deux bouteilles de whisky dans mon sac à dos que je m’apprêtais à enfiler cul sec. C'est alors qu'elle commence un discours étrange sur la fin du monde, sur la vengeance de Dieu et tout le prêchi prêcha de circonstance. Elle me donne un petit livret dont je n'ai pas mis longtemps à comprendre qu'il s'agissait d'un fascicule intégriste se réclamant quand même de l'Eglise Catholique mais je suppose et espère que cette dernière rejette ce type de mouvement. En tout cas, elle me propose d'accompagner un groupe de fidèles (dont elle) en Bosnie au mois de septembre et elle me payait même le voyage. J'ai réfléchi vite fait en me disant que ça me changerait les idées tout en espérant que je ne serais pas obligé de suivre ces pseudo-cathos dans leur pèlerinage d'une semaine. Je ferais mon petit touriste dans mon coin et rejoindrais le groupe ou pas le soir (à moins que je ne tombe sur un petit hôtel sympathique perdu dans les montagnes bosniaques). Je m'en faisais presqu'une joie annonçant même autour de moi que j'allais probablement en voyage en Bosnie en septembre. 

    Plusieurs semaines plus tard, elle vient chez moi et reprend son discours sur l'imminence de la vengeance et dans le flot de  stupides prédictions, j'en ai retenu une qui a failli me faire tomber de l'armoire : il ne restera plus que 48 habitants à Paris. Je ne cherchais même plus à apporter la contradiction d'autant qu'elle m'avait dit que finalement je devais payer le voyage (en plusieurs fois, s'il fallait, très gentille, merci) et qu'il n'était pas possible de quitter ce groupe d'illuminés pendant la semaine. Je lui ai clairement fait comprendre que ça n'allait pas être possible et elle m'a dit de la rappeler au cas où.

    Quelques semaines plus tard, je reçois cette carte postale de ma sœur en vacances dans la Creuse (département top cliché lorsqu'on veut quitter la société de consommation) et qui représente une vierge marie noire (permettez moi de ne pas mettre de majuscule au nom de cette dame) sur les genoux de laquelle est installé son fils, Jésus Kriss tout aussi noir que sa mère, si on peut appeler une femme qui a conçu un bébé sans père, une mère. C'est un peu caché par l'écriture de mon beau-frère mais voici la légende : "MEYMAC CORREZE, l'église abbatiale possède une vierge noire du XIIe siècle". A l'actif de ma sœur, je dirais que c'est original de ne pas envoyer de cartes représentant un paysage. Au passif, je suppose qu'elle n'a pas oublié que je suis athée donc qu'il doit s'agir d'une gentille provocation. Que la vierge marie soit noire, blanche, verte ou bleue m'importe totalement puisque je ne crois pas que cette dame ait existé. Le texte de ma sœur commence par "que la vierge marie de Meymac t'aide à prendre confiance en la vie sobre et simple....etc" signé Rozenn

    Rozenn et mon ex-collègue se sont-elles mises de mèche pour me faire basculer de l'autre côté de l'échiquier ?

    Toujours est-il que je me relèverai seul parce que je suis fort et que j'ai pour m'en sortir un grimoire et que je n'ai pas besoin du secours de Marie et de ce périple à Medjugorge. Je suppose que tout cela part d'une bonne intention mais je suis trop avancé dans les mystères de la physique quantique pour faire une improbable marche arrière. 

    Shako

  • après-midi hors du continent

    Le fleuve qui passe pas trop loin de chez moi s'appelle Le Blavet. Dans mon coin au bord de ce fleuve, il y a deux sites intéressants, Minazen et Manerven. Mais bien qu'il n'y ait pas trop de touristes, Minazen est assez bien coté parce qu'il y a un petit bar sympathique. Et à Manerven, il il n'y a qu'une petite île au milieu du Blavet (ce qui est déjà pas mal). Je ne sais pas si on peut dire qu'on quitte le continent quand on va sur ces îlots. J'ai déjà fait à cet endroit  un pique nique jeudi dernier. C'était super, pas de réseaux, presque pas de touristes, juste quelques pêcheurs. Je ne peux pas dire que c'était le silence complet puisque l'eau qui se déverse de l'écluse émet un son mais un son fort agréable. Donc, j'embarque quand même mon smartphone ( pour écouter de la musique) et ma liseuse. Jeudi dernier, j'ai dû partir assez tôt puisqu'il y avait le gala de basket de Lola, (une de mes deux filles) le soir à 18:30. Mais là, rien ni personne ne m'attend. J'essaierai de finir mon livre de Sarkozy (je n'ai rien lu depuis jeudi) et puis après je sais pas. Je fouinerai dans ma liseuse pour voir.

    Hier, j'ai fait du shopping avec mes filles à Lorient. il faisait très chaud et j'ai eu la mauvaise idée de mettre un pantalon très lourd à porter. Question dépenses, les filles s'en sont donnés à cœur joie. Lola qui n'avait presque pas dépensé a été très futée puisqu'au dernier moment alors qu'on rejoignait le bus, elle annonce qu'elle voulait voir pour acheter des lunettes de soleil. On s'est donc arrêtés chez Afflelou et comme elle n'aime que les marques, je lui ai acheté une paire de Ray-Ban dont la décence m'oblige à ne pas donner le prix.

    Chloé a été plutôt désagréable avec moi car elle était persuadée que j'avais bu la veille (parce que quand elle a appelé vers les 23:00 pour cette histoire de hacking incompréhensible, apparemment je parlais bizarrement). Peut-être cela vient-il des médocs, surtout le Baclofène que j'ai eu le malheur de prendre à 20:00 ce soir là alors que d'habitude je le fais au coucher...parce que ce machin, au demeurant très efficace fait dormir alors ce soir là,  j'ai dormi environ de 20:30 jusque 23:00 et Chloé m'a appelé alors je ne sais pas, je devais être un peu dans le coltard. Le pire, c'est que hier elle pensait que j'avais même bu aussi le matin même de notre sortie parce que j'ai butté dans une chaise à 16:00.  C'est stupide pour pas mal de raisons dont deux essentielles : pourquoi j'aurais pris le risque de boire le matin alors que je voyais les filles l'après-midi !? Et même si j'avais bu, le fait de buter dans une chaise à 16:00 pourrait prouver quoi que ce soit alors qu'à cette heure forcément, l'effet de l'alcool aurait disparu ? et les filles se seraient rendues compte de rien par ailleurs ! (Elle vient de me dire par sms que je ne marchais pas droit toute l'après-midi, je rigole des genoux !) Une troisième raison quand même : je suis abstinent et je tiens à le rester "plus fort que mourir". Mais Chloé me l'a dit, elle n'a plus confiance en moi alors je peux dire ce que je veux, ayant menti pendant des années, pourquoi ne mentirais je pas encore... 

    Il est 12:45, je vais préparer mon baluchon ( au menu, un melon et trois pommes) et retourner à mon havre de paix. Dans l'idéal, je serais allé courir ce matin mais j'ai toujours mal au mollet droit. Il se trouve qu'en matière de poids, autant je suis passé facilement de 100.5 à 93, autant j'ai beaucoup de mal à baisser encore. Il y a comme un pallier imposé par le corps. Parfois, je me fais plaisir en regardant mon poids après un footing pour voir un nombre inférieur à 90. Sinon, je dois redoubler d'efforts et pour ce, il faut que mon mollet me fiche la paix. En attendant, je peux faire du vélo en utilisant la batterie au minimum. Là, déjà d'aller à Manerven à vélo et revenir, ça me fait suer et donc ça agit sur mon poids. Et puis au niveau alimentaire, il faut que je fasse un régime plus sévère. Il faut souffrir de toute façon.

    Je retourne donc à cet endroit sans tambour ni trompette et sans réseaux ! 

    Je corrigerai les fautes et coquilles ce soir (avec l'aide de Léonor, merci à elle)

    Shako.

  • affaires de divorce, épisode 3

    Je ne cherche pas à casser Mathilde de Bouillebec. Elle m'a sauvé la vie plusieurs fois et pendant 18 ans elle m'a permis de mettre de côté mes vieux démons, en tout cas de les canaliser dans les eaux troubles du Blavet et même après le divorce (à propos, si voulez divorcer, ne prenez pas celui à l'amiable, c'est le type le plus compliqué qui soit au niveau administratif et ne vous attendez pas à une signature et basta, non, préparez votre stock de cartouches pour stylos plumes), après le divorce donc, elle a continué à m'épauler surtout pour des trajets longs en auto où je n'avais pas d'autres choix à part celui de prendre le taxi. Elle m'a même offert un four il y a trois mois le jour même de ma soi disant sortie définitive de la clinique.

    Et là, je suis sorti une nouvelle fois après trois semaines d'hospitalisation et ça se passe bien mais désormais elle se fout de tout ça, elle n'a plus confiance et c'est définitif comme un texte de loi relatif au budget des finances voté à la majorité par le Sénat et l'Assemblée nationale et de toute façon, c'est l'assemblée nationale qui a le dernier mot. Je vous expliquerai un jour comment faire pour donner un coup de jeune au Sénat. Et j'expliquerai pourquoi ma connerie est semblable à un pull 100% laine qu'on fout au sèche linge. Irrécupérable. 

    Je suis abstinent depuis vingt trois jours, weekends compris (je ne compte pas les jours à la clinique) et je suppose que Mathilde de Bouillebec imagine que je vais rechuter au 83e kilomètre d'une route départementale (référence que seules quelques personnes avisées peuvent comprendre). Elle s'attend à ça à tous moments. Ce qu'elle ne sait pas, c'est que je prends depuis quelques temps un medoc qui s'appelle Baclofene qui marche sur certains et pas sur d'autres. C'est un médoc qui a pour but de diminuer l'envie de boire. Et bien, sur moi, il fonctionne parfaitement, presque trop même et il y a aussi mon envie, l'envie de ne plus recommencer m'a dit le docteur Labouret, médecin que je voyais sans doute pour la dernière fois. Mon envie est forte comme l'est Vitalie, la mère de Rimbaud "aussi inflexible que 73 administrations à casquettes  de plomb". C'est vrai qu'après chaque rechute, je perds un pion au damier. Une dernière récidive et il ne me restera plus que mon nez pour sniffer. Les jeux seront faits. Je n'aurais plus qu'à adopter un chien, acheter du pinard Saint-Benoit à Monoprix et faire bêtement la manche devant la cathédrale de Vannes que les islamistes ont pour l'instant épargnée des flammes. Je ne prendrai pas le sans contact, pas même la cb, juste des pièces de deux euros et des billets.

    En attendant, Mathilde de Bouillebec a décidé de me faire la gueule...même pas un "ça va?" ou autres petits messages sur Whatsapp où nous avions l'habitude d'échanger. Communication zéro de sa part et du coup de la mienne. Œil pour œil, dent pour dent..Ça date de vingt trois jours aussi, c'est à dire depuis qu'elle m'a ramené de l'hôtel des éclopés. C'est un jeu comme je disais tout à l'heure, mais un jeu dangereux, un jeu de dames ou il faut être deux. 

    Aujourd'hui samedi, je vais faire du shopping avec les filles mais il s'est passé quelque chose d'absolument fou hier soir sur ma messagerie sms. Une sorte de texto-jacking. J'en ai parlé avec Chloé à l'oral et forcément, elle trouvait que je parlais bizarrement, un peu comme si j'avais bu. Je lui ai dit que non évidemment, que je n'avais aucune envie de boire et quand bien même, je ne l'aurais pas fait la veille de cette sortie avec elles parce que même un lampée de whisky te suit à la trace comme un chien de chasse poursuit un gibier. Et bien sûr, ce samedi matin, Chloé va en parler à sa mère et cette dernière va forcément transformer le doute en certitude. Et on va peut-être dans le doute devoir annuler la sortie. Un général est rempli de doute mais c'est à lui seul de prendre la décision de savoir si on continue à tenter de prendre Stalingrad ou si on recule. C'est également ce que dit Sarkozy dans "le temps des tempêtes" dans son dernier essai que je suis en train de lire. La décision finale, on la prend seul dans un bureau où les murs ne parlent pas pour vous aider. 

    J'ai ma conscience pour moi, je n'ai pas bu hier soir. Parce que je n'en ai plus envie comme dit tout à l'heure, parce que je veux garder un lien avec mes filles et puis pour l'anecdote, je me suis acheté un petit carnet ressemblant à un grimoire dans lequel je note consciencieusement tous les soirs ce qui s'est passé dans la journée question alcool et depuis combien de jours ça dure sans boire depuis la sortie de l'hôtel du Golfe.. et bien ce carnet est tellement beau que je n'ai pas envie de l'entacher d'un "rechute".

    Alors ma façon de parler hier soir, je n'en sais rien, j'ai envoyé un message oral à une internaute pour lui raconter toute l'histoire de la veille (ayant comme base, l'antivol du vélo de Lola, qu'on aurait volé sans voler le vélo) et après coup, j'ai demandé à cette expatriée si elle avait trouvé que ma voix était bizarre et elle m'a répondu que non. Chloé me connaissant mieux que Léonor, je me demande si tous les médicaments que je prends ne se transforment pas en une sorte de bouillie qui vient moisir dans mon râtelier surtout en fin de soirée après une journée chargée. Pourtant à part Chloé, personne ne m'en a fait la réflexion. 

    Donc oui, dans le doute, Mathilde de Bouillebec va vouloir protéger ses filles et on verra tout à l'heure ce qu'il en est. Mais Chloé vient de me confirmer à l'instant que c'était d'accord pour la sortie, qu'elle avait compris que mes déboires de hier sont de ceux que seul le net peut inventer tout comme la machine à Gutenberg. 

    Je vous rappelle (même si y'avait des parenthèses) que si vous voulez joyeusement divorcer, n'optez pas pour le divorce à l'amiable, "amiable" étant pour le coup d'une hypocrisie totale. Je ne sais pas quelle formule repas il existe dans les autres formes de divorce, je sais juste que les deux avocats qui ont défendu chacun d'entre nous s'en sont mis plein les poches (oui parce ce que même dans ce type de divorce kafkaïen, il faut un avocat par partie et que ces derniers ne sont pas là pour connaître les goûts culinaires de chacun). D'ailleurs, je dois encore de l'argent au mien. Mais comme je ne sais pas à quoi ça correspond  (comme je n'ai jamais compris à quoi correspondaient les autres chèques), j'attends qu'on m'explique. 

    Je me souviens d'un film de Sautet (une histoire simple) où il était question d'un divorce, sans doute à l'amiable aussi  et un seul rendez vous a été nécessaire. Et Sautet n'est pas du genre à faire dans le surréalisme.

    En attendant, Mathilde de Bouillebec et moi, on se fait la gueule propre depuis la dernière sortie de la clinique il y a trois semaines. Je ne sais pas qui de la poule ou de l’œuf a commencé mais peu importe...on s'est croisé au gala de basket jeudi soir et on s'est fait un salut glacial, tout comme on saluerait une vague connaissance. Un moment, je me suis assis à un mètre d'elle pour voir si une interférence était possible. C'est facile pour moi de vous le dire, j'ai bien senti qu'elle allait me répondre par oui, par un non ou par le fameux "effectivement", adverbe qu'elle utilise couramment mais je n'ai rien fait donc je n'ai pas eu le droit au sensuel "effectivement". J'aurais peut-être dû car je savais que de son côté, cela allait rester silencieux comme la rue Sarasate un jour de confinement. 

    Y'a peu de chance que Mathilde de Bouillebec tombe sur ce blog mais au cas où, elle stopperait son mutisme afin de me dire d’arrêter de laver mon linge sale sur la toile, jusqu'à me menacer peut-être de me  poursuivre en justice. Sauf que je rappelle que sans elle, je serais mort plusieurs fois et donc étant réduit en poussière, je ne pourrais pas perdre mon temps à écrire une note lue par cinq contribuables en blouse rose. Je lui dois d'être encore en vie. Et c'est pour ces dix huit ans de bonheur et pour nos deux filles que je garde l'alliance ce qui peut être sujet à débats. 

    C'est pas la beauté qui se mange en salade.

    Shako

  • affaires de divorce, épisode 2

     

    Elle n'était pas obligée de venir me chercher alors que demander de plus. Mais elle a toujours été comme ça. Elle ne laisse jamais tomber les gens. Bon cœur. Taxi gratuit. Il ne fallait pas attendre les grands discours. Comme de fait. Silence à peine pesant. Presque évident. Parfois je pose une question et elle répond par oui ou par non et un peu plus s'il fallait. Trois mots grand maxi. J'avais mal mais je ne lui en voulais pas. Un mois plus tôt j'avais fait la connerie de trop alors il fallait pas que je sois surpris qu'elle ne me demande pas comment s'était passé ce séjour d'un mois à Séné. Pour que vous sachiez chers lecteurs, il s'est bien passé. Et depuis ma sortie, il y a vingt jours, je n'ai pas bu une goutte. 

    Dans sa grande bonté, elle est venue me chercher. J'ai attendu toute la journée car j'étais libéré le matin. Je n'avais aucune appréhension. Parce que je n'attendais rien. Et je n'étais pas fier.

    J'aurais voulu quand même avoir des nouvelles des filles. Mais c'était des oui et des non encore . Même pour mes filles. Pas besoin de faire des alexandrins pour dire ça. Ça suffit la poésie. Il y a des choses qui sont à dire le plus simplement.

    Parle-moi d'elles

    Parle-moi d'elles

     

    Mais non, Chloé est en Nouvelle Zélande et Lola est draftée en NBA ? Je n'en sais rien. Au moins savoir ça. Parle-moi d'elles. Bon sang mais parle-moi d'elles ! Sont-elles heureuses ? Et leurs petits copains ? Parle moi au moins d'elles, s'il te plait ! Toi et ta vie, peu m'importe. On ne se doit plus rien. Tu fais ce que tu veux. Je ne veux même pas le savoir. Mais....

    Parle-moi d'elles

    Parle-moi d'elles. 

    On est arrivés. Merci. De rien. 

  • affaires de divorce, épisode 1

    On a divorcé il y a deux ans et demi mais ce n'est pas le divorce qui m'a emmerdé puisque avec Mathilde de Bouillebec on a vécu 12 ans ensemble en union libre. On s'est marié un peu sur un coup de tête en 2013 et le but essentiel était de réunir nos deux familles qui ne se connaissaient pas ou à peine. Non, le divorce en lui même, j'en avais rien à foutre, le plus dur fut de quitter la maison, la vie de ma famille à quatre etc.  J'ai résolu de parler de tout ça avec un brin de dérision dans une série de poèmes que personne ne lira pas mais qu'importe, je mets ici ce que je veux. Je mettrai aussi d'anciennes productions où je parle de ce sujet.

    J'évoque dans celui-ci les vieux draps, housses de couette, draps housse ou autres bricoles que j'ai ramenés dans mon appart de la maison. J'ai pris le parti de m'en débarrasser. Je ne peux plus les voir, vaisselles comprises. deux rimes avec le même mot mais pas d'histoire !

    Affaires de divorce (1)

    J’ai jeté toutes les reliques de jadis
    Près d’un buisson de rien tout près de mon appart
    Et lorsque ce fut fait j'ai cru clore une vie
    Un peu comme on termine le reste d'une tarte. 

    Le tout attendait quoi, depuis deux ou trois jours
    Car de tout ceci je n’avais plus trop que faire
    Et je décidai dans la nuit qu'enfin le jour
    Vienne enfin pour finir de jeter ces affaires

    Ensuite j'ai chanté debout sur une chaise
    En écoutant Basia après les Matt Bianco
    Un peu comme ces fous qu’on voit sur les falaises

    Ceux là même hantant  les paisibles chaumières
    Lorsqu'au sein de la nuit, la lune alors éclaire
    Ce formes bizarres comme des barbotieres.

    Shako, le 02.08.2020
  • le train Vannes-Lisbonne



    Hello again it's me !

    Il y a combien de temps, je ne sais pas, pas l'été dernier c'est sûr car l'été 2019, j'avais sombré dans les décombres de l'humanité, alors, en automne peut être. Oh, je pourrais savoir, il suffirait de remonter le fil de discussion jusqu'au jour 1 mais je vais pas le faire ce n'est pas important. Je me souviens par contre comment nous sommes entrés en contact et ça me semble bizarre, c'est comme si le destin voulait que nous nous rencontrions. Nous faisons tous les deux partie du groupe consacré à Dominique A ( depuis, j'ai été viré) et un jour j'ai annoncé que je disposais d'un cd de morceaux inédits uniquement donnés à ceux qui achetaient un vinyle. Le vinyle en question devait être toute latitude et la connaissant aujourd'hui elle ne devait aimer aucun titre de cet album pas plus que l'album d'après. Et par ailleurs, je ne suis pas certain que comme moi, elle utilise encore le support cd.

    Donc elle prend contact avec moi en privé via Messager concernant ce cd inédit mais très vite on n'en a plus parlé. Pendant des mois, on a dit tout de nous mais surtout de moi qu'elle d'elle. Elle a toujours gardé une certaine pudeur concernant sa vie personnelle et je respectais ses choix. Parfois quand même j'avais l'impression d'avoir servi d'exutoire aux déboires et pas des moindres qu'elle avait à subir. Mais c'était une fierté pour moi. Elle aussi a eu à supporter mes propos exaltants et ma joie de vivre. A la différence d'elle, je me mets beaucoup en scène, physiquement (déjà parce que je fais des vidéos) alors que je ne sais rien d'elle et je ne demande pas à le savoir.

    Il y a eu quand même un problème. Lorsqu'on a pris contact la première fois, pensant que ce serait une discussion sans lendemain, j'ai raconté pas mal de conneries et nos discussions perdurant, je me suis englué dans des mensonges et au bout d'un moment j'avais du mal à me dépêtrer alors j'ai décidé, advienne que pourra, de lui dire toute la vérité. Elle ne l'a pas mal pris et nos discussions ont continué et moi j'étais quand même délesté d'un poids.

    Beaucoup de choses nous séparent, je dirais presque tout même. Musicalement, elle est plus rock que moi et l'album de Dominique A qu'elle préfère est celui que j'aime le moins (Remué), elle a un travail indépendant et moi suis salarié. Son travail lui prend beaucoup de temps et entre nos discussions, elle bosse dans ses traductions franco-portugaises jusqu'au bout de la nuit. Beaucoup d'elle reste un mystère et c'est ce qu'elle cherche inconsciemment. Par petites doses, elle me dévoile pourtant des petites choses de sa vie privée mais il faudrait que je remonte le fil pour toute noter et donner une cohérence à tout ça. Elle par contre n'a aucun problème de mémoire et elle sait me ressortir un détail que j'ai dit deux mois auparavant. Bientôt elle me servira d'agenda. En Français plutôt qu'en Portugais.

    Politiquement, bien que nous soyons tous les deux de droite, beaucoup de choses nous séparent mais je n'ai pas envie de rentrer sur ce terrain-là. A chaque fois, on se fâche.

    Évidemment aussi, la géographie nous sépare. Vivre à Lisbonne n'est pas vivre à Vannes. Les deux villes font partie de l'Union Européenne, disposent de la même monnaie...et puis c'est tout.

    Nous avons divorcé tous les deux, ça pourrait être un point commun mais la façon dont ça s'est passé de son côté et de la mienne est complètement différente. J'ai deux filles adolescentes et elle a un garçon de onze ans qui entre dans l'adolescence et c'est un peu compliqué. Là aussi, il y a un décalage.

    J'ai pas envie de m'étaler sur les points communs parce qu'ils concernent à peu près tout le reste. Quand même culturellement, nous sommes fans du cinéma de Eric Rohmer et des livres de Milan Kundera et ce n'est pas rien. Malheureusement, elle n'aime pas Daho. J'ai bien essayé pourtant mais non ! Je ne sais pas si elle est fan de Basia.

    Comment de pas parler de Françoiz Breut ? J'ai crée un groupe sur cette chanteuse dont elle est co-administratrice. Comme Dominique A, il y a plus de choses qu'elle n'aime pas que de choses qu'elle aime. En tout cas, ce qu'elle n'aime pas, c'est tout son travail artistique autre que la chanson.

    Pour le reste, prenez votre pelle et votre pioche et essayez de vous dépatouiller.

    J'avais tendance et j'ai toujours tendance à lui déballer les moindres faits et gestes de ma vie quotidienne et elle me donne des conseils. Aujourd'hui, on pourrait dire qu'elle est mon coach. Je me dis souvent que j'en dis trop...à quoi bon lui dire ceci ou cela, lui montrer un t-shirt que je suis en train d'essayer dans une cabine et c'est quelques chose qui me gêne de plus en plus mais d'un autre côté, soit ça ne l'embête pas soit elle n'a jamais eu la franchise de me le dire. Mais comme nous sommes tous les deux des solitaires assumés, avoir des détails sans importance d'un pauvre type habitant au fin fond de la France ne la désintéresse peut être pas. D'ailleurs, elle pose beaucoup de questions sur moi. C'est donc qu'elle veut savoir.

    Elle est Française et fière de l'être. Elle me parle plus de notre beau pays que du Portugal. Je ne sais même pas comment elle a atterri là bas mais tant qu'elle ne me l'aura pas dit je ne lui demanderai rien.

    Il est arrivé que nous discussions durent jusque très tard dans la nuit mais c'est moins le cas aujourd'hui. Pas qu'elle ne m'intéresse plus mais physiquement mais j'ai du mal à suivre. J'ai besoin de dormir ! Elle, je crois qu'elle se lève tard. Une nuit, nous avons discuté très tard si bien que je n'ai pas jugé utile d'aller me coucher.

    Parfois quand on discute, elle peut tout interrompre sans rien dire et revenir deux heures plus tard.

    Détail d'importance c'est la dernière personne au monde à utiliser un smarphone fonctionne sous Windows.Phone.

    Voilà, j'écoute Basia, une chanteuse dans le genre de Sade mais en mieux, qu'on a peu trop oublié mais qui s'accommode aussi bien des petits matins que des fin fonds de la nuit. Quand j'ai commencé cette note, j'ai pensé qu'il y avait beaucoup de choses à dire mais justement, il y en a tellement que j'ai dû en laisser sur le bord de la route.

    Et puis, c'est peut-être pas plus mal. Les cinq lecteurs qui liront cette note ne m'en voudront pas.

    Loïc LT

  • it's a new day for you

    Je me suis tout à coup souvenu en me baladant sur YouTube avec mes tongs bon marché et en ne cherchant rien si ce n'est un sens à ma vie qui prend le chemin à droite en suivant sur la gauche, et en tombant à un carrefour avec une priorité à droite tous les jeudis du mois, que donc je suis tombé sans me faire mal sur "New day for you". (C'est bon, la phrase est correcte, parce qu'elle est un peu longue quoi ?) C'est une chanson de Basia que j'écoutais beaucoup le matin le siècle dernier avant d'aller me faire exploiter alors que je trempais mon pain rassis dans un bol de whisky de douze ans d'âge. Je lui trouvais des accointances avec "More than I can do" de Matt Bianco que j'écoutais d'ailleurs aussi. Je viens d'ailleurs juste d'apprendre que ce dernier est en fait un groupe. C'est comme Jamiroquai, j'ai dû me battre en duel (contre un type au cou difformément long) comme on faisait jadis ( notamment pour séparer le mari du cocu) parce que j'étais sûr que c'était un chanteur seul alors que l'autre con m'affirmait que c'était un groupe. J'ai remporté le duel de la façon la plus efficace possible puisque l'autre est mort après avoir reçu ma première balle dans les poumons. Il vivait seul et n'avait pas de famille à part sa femme et ses enfants. 

    Je suis tombé donc sur "New Day For You" dont les paroles sont vraiment faites quand on s'est  levé de la main gauche. J'aime comme elle se présente au début...Bonjour c'est encore moi ! ...comme si elle nous le disait tous les matins. 

    Elle elle poursuit par.."je suis là, tu as besoin de moi...n'aie plus de foi en l'amour...le meilleur est à venir..." (je précise quand même que la chanson est en anglais). 

    C'est une chanson sublime, qui me parle beaucoup...n'attends rien de l'amour, il viendra à toi comme un homard tombe dans un verre d'eau, comme une étoile tombe du ciel ou encore  comme une petite boite en carton faite mains par la délicieuse Françoiz Breut. C'est sublime, comme art de vivre. Je n'ai pas mis la version vidéo. Elle n'a aucun intérêt. 

    Je l'a dédie à quelqu'une qui ne devine pas à quel point je suis amoureux d'elle et que c'est un amour impossible alors on peut s'amuser de la chose. Et si elle tombe sur son ce blog comme un smartphone dans une baignoire, et bien tant pis, elle n'est pas censé savoir que je parle d'elle. Et puis même ! Au contraire !

    Et n'oubliez pas les amis, ce samedi est un autre jour. Hier n'existe plus, demain vous appartient. Pour aujourd'hui, un type se prétendant auteur, compositeur et chanteur (inutile que je vous dise son nom puisqu'en bon Français que vous êtes vous le connaissez aussi peu qu'Axel Beaupain) me met dans la doute. Faut que je vois les paroles. 

    Aujourd'hui n'existe plus/ Oh mes crépuscules confondus/ Et le flux semblable au reflux/Aujourd'hui n'existe plus

    C'est sûr, tous les jours se ressemblent, en tout cas pour les éléments autour de nous mais t'en as toujours qui cherche un livre de Martine dans un magasin  de chaussures.