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shako, sabre et tam-tam - Page 2

  • Les jeux interdits - par Etienne Daho pour Jane Birkin

    Sorti aujourd'hui, en attendant l'album. En général, lorsque Daho travaille pour les autres, je trouve ça moyen mais là, on retrouve sa griffe. Il aurait dû la garder pour lui cette chanson ! Pour l'anecdote, un matin après la rave partie Astropolis, à la gare de Brest, elle était juste devant moi. Il y a dix ans à peu près. Je crois que je lui ai bonjour, je me souviens plus. 

    Shako

         
         

  • tenir (2)

    Chaque jour qui passe est une victoire et en même temps, je trouve que c'est de plus en plus facile. Lorsque je suis sorti de la clinique, il y a un mois et demi, j'avoue que j'avais une forte appréhension de me retrouver seul dans mon appart qui, depuis que je l'habite a toujours été synonyme d'alcool. Lorsque Mathilde de Bouillebec m'a déposé après ce retour glacial, je suis rentré dans mon appart, frais comme un gardon et j'ai commencé par remettre des choses dans l'ordre. Je ne sais plus quel était mon niveau d'envie de boire. Pour pallier au pire, j'ai pris un Espéral pour être tranquille pour 72h. C'est toujours difficile de prendre la décision de l'Espéral mais il faut savoir ce qu'on veut...et puis les jours ont suivi, je me suis instauré un rythme de vie, j'ai mis plusieurs jours à faire le ménage (je crois que je n'en avais jamais fait depuis un an et demi que je suis dans cet appart maudit).

    L'autre jour, un gars a invité tous les gens de l'immeuble pour un apéro-barbeuc...sauf moi. Alors je me suis évidemment posé la question et j'ai fini par l'avoir. Comme il savait que je ne buvais plus, il n'a pas voulu m'infliger de voir les autres boire. Louable attention mais j'espère quand même que je vais pas continuer à vivre ce genre de trucs sous prétexte que je ne bois plus.

    Aujourd'hui, je suis à 42 jours sans boire (effectif à minuit !). Comme ne plus boire n'est plus ma seule préoccupation du jour, je me suis décidé à perdre du poids, ce que j'avais déjà commencé à la clinique. Régime sévère et beaucoup de sport mais c'est pas toujours payant. Il faut persévérer. Comme j'ai éliminé quasiment toute absorption de sucre, je fais de l'hypothermie c'est à dire que j'ai des étourdissements quand je me lève mais surtout je dors beaucoup comme si mon corps me disait "bon j'en ai marre de ce que tu me fais vivre, j'en ai marre, mode pause". Je suis allé voir le médecin, il m'a prescrit une prise de sang même s'il m'a dit que l'hypothermie ne se voyait pas dans le sang. Mais il y a longtemps que je n'ai pas fait de prise de sang et ça ne mange pas de pain. Et puis le médecin a pris ma tension : 11.7  ! alors qu'historiquement je tourne aux alentours de 14/15. 

    Ce matin, entre deux siestes, j'ai fait un far breton, pas spécialement adapté pour perdre du poids mais j'ai remplacé le sucre par du Stevia. Et bien, ça donne un truc tout aussi bon. C'est un conseil que je donne à tous ceux qui veulent se régaler d'un far tout en faisant un régime. 

    Demain, je fais ma première séance à la salle de sport. Un heure pour commencer, c'est bien. Comme j'ai l'habitude de faire du footing et donc de muscler le bas, je vais essayer de muscler le haut et c'est jamais facile au démarrage. Je demanderai conseil. Et puis la salle de sport, c'est cool parce que tu fais du bien à ton corps et tu fais des rencontres, ce que j'ai cruellement besoin en ce moment. 

    Shako

  • joies de l'écriture inclusive

    A la limite, je ne serais pas contre, si c'était assez simple, déjà pour que ça puisse être suffisamment compréhensible pour nos enfants mais lisez ce texto que j'ai reçu hier soir d'un café littéraire de Lorient où je suis inscrit :

    Bonjour a tou.t.es ! Je vous rappelle que ce soir, c lecture de poésie au commentksé. Venez heureu.se.x, venez nombreu.se.s !

    Passons sur le rappel du port du masque obligatoire (mais ça me surprend pas de la part de ces libertaires que je connais un peu), passons encore plus sur l'absence d'accent grave sur le "a" (mais peut-être que le a grave fait partie aussi des trucs à proscrire parce que étant grave, il a une connotation forcément masculine). Sinon, sur les adjectifs "heureu.se.x" et "nombreu.se.s", ça coule vraiment de source quoi. Comment n'y a-t-on pas pensé plus tôt !? nombreu.se.s pour nombreux ! Et ce qu'il y a de bien, c'est que pour réparer des centaines d'années d'injustice, on donne une prime à l'accord au féminin. Et par ailleurs où est passé le X de nombreux au pluriel ? Y'a plus ! Disparu ! Si on suit bien le côté inclusif du truc, nombreux a pour pluriel devient nombreu.se.s ! Je sais pas pourquoi mais heureux non. Pourquoi heureux ne devient pas heureu.se.s ? Je suis certain qu'il y a une raison mais je peux pas la chercher, là, j'ai un truc à faire. 

    C'est simple, dans l'inclusif à la mode écolo (je plains les mairies qui sont maintenant dirigées par ces bouffons), le X des adjectifs en X disparaît...mais pas tout le temps. 

    Il y a quelques années, sous Jack Lang à la Culture, on voulait reformer le Français pour qu'il soit plus simple à apprendre pour nos enfants et pour les étrangers...et bien, on y est là...sans décision gouvernementale. Sorti sans doute d'un thing tang écolo réuni au "comptoir du Caviar" place Vendôme. Le Champagne et le Saint-Emilion année 1987 ont dû couler à flots avant que de ce cénacle aboutisse cette ultime étape de la grammaire Française. 

    J'ai hâte de voir les tracts écolos lors de la prochaine élection présidentielle, élection d'ailleurs qu'ils pensent vraiment pouvoir gagner.

    Shako

     

  • Rectification

    Sur demande de l'intéressée et conforment aux directives de l'ARCEP, le comité de rédaction a émis jeudi soir un avis favorable au changement de prénom et de nom de PL par Mathilde de Bouillebec. Le travail de mise à jour se fera rapidement étant donné par ailleurs que le moteur de recherche Google peut mettre plusieurs semaines à prendre en compte le changement. 

    Cette décision a été prise dans un souci de respect et parce que Shako, Sabre et Tam-Tam mentionne dans sa charte que la vie privée de chacun doit être préservée. Nous nous excusons donc et nous redoublerons d'efforts pour que ceci ne ne reproduise plus.

    Le comité de rédaction Shako, Sabre et Tam-Tam, propriété du fonds Qatari FDSi

    Shako, chef de ladite rédaction. 

  • lecture en cours : comédies françaises - Eric Reinhardt

    Le premier fou rire arrive à 6% sur la liseuse. Dimitri tombe raide dingue d'une fille alors qu'il se balade dans les rues de Madrid. Quelques temps plus tard à Paris, il retombe sur cette fille lors d'un spectacle chorégraphique d'Anne Teresa De Keersmaeker (sur une musique de Brian Eno) ! Le hasard ne peut gère aller plus loin. Et puis finalement, il la perd de vue à nouveau dans la salle. 

     

    "Quelle insulte au destin ! Il venait de cracher à la face du hasard en estimant qu''il pouvait rester peinard sur son siège à attendre la suite des festivités - alors même que le hasard avait pris la peine de lui renvoyer son inconnue sur un plateau ! Qu'est ce qu'il s'était imaginé ?! Que le hasard, en plus, allait faire en sorte que la meuf aille l'attendre au bas de l'escalier, et vienne à sa rencontre ?!! Hey, salut Dimitri, c'est moi, ta passante madrilène, c'est le hasard qui m'envoie, tu vas bien ?

  • lecture en cours - comédies françaises - Eric Reinhardt

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    C'est bien, ça commence en Bretagne

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  • le bateau d'Emile...et puis quoi encore !

    DSC01711.JPGDepuis deux jours, il tombe un crachin continu en Bretagne. C'est une météo qui me va très bien.

    Hier (et il est tout à fait inutile que je vous dise quoi, comment et où), je suis tombé sur Mathilde de Bouillebec et ma fille Chloé. Passons sur Chloé qui nous fait un coup de calgon en ce moment  (attention, le calgon ne sert pas à déboucher un évier, je dis ça parce que je me suis fait avoir). A ce moment précis, je crois bien que j'étais la dernière personne que Mathilde de Bouillebec tenait à voir. J'ai voulu lui faire un bisou un peu par provocation mais prétexte Covid elle a refusé alors on est resté à deux mètres trente deux l'un de l'autre. L'ambiance était froide comme un frigo mal réglé. Je lui posé quelques questions d'usage et je voyais bien que ça l'emmerdait de répondre. Elle l'a fait quand même en éructant quelques mots qui sortaient de sa bouche au forceps mais j'avais de la peine tellement je ressentais toute la souffrance qu'il y avait en elle. Que des mots donc, la prochaine fois, ce sera des lettres et je devrai deviner le mot. Ensuite, on passera aux onomatopées. Elle me regardait de biais ou même pas du tout. Hors de question de croiser mon regard !  Quel supplice ce devait être pour elle de répondre aux questions incongrues de son ex mari qui devrait être en prison, là au moins, elle ne tomberait jamais dessus. 

    Dans tout cette triste histoire, j'ai appris je ne sais plus comment que Lola, mon autre fille, faisait un stage de basket à Nantes, chose quand même que j'aurais dû savoir et puis et c'est plus anecdotique que Mathilde de Bouillebec faisait construire une maison, je ne sais où, à Baud peut-être. J'ai bien vu qu'elle était gênée que je sois mis au courant comme si elle voulait me cacher cette information indéfiniment. Je crois plutôt qu'elle avait envie que je crève et que des mouches bourdonnent sur mon ventre putride. 

    Je suis rentré chez moi pas plus énervé que ça. Je me sens plutôt bien en ce moment. C'est ma sœur qui m'a ramené et elle et mes deux nièces sommes montées. Mon appart est tout petit mais tout à fait comme il faut pour une personne seule. Par contre à quatre là dedans, ça fait un peu cagibi. Rozenn et moi avons bu un café pendant que Daphné et Clélie mettaient de l'ambiance dans le vestibule, je suis désolé, c'est le mot qui me vient. 

    Et le soir, je me suis retrouvé seul autour de mes livres et des choses diverses comme les vinyles de Françoiz Breut (il fallait bien que je la place).  

    Par ailleurs, Il faut que je vous dise une chose incroyable. Ma grand-mère paternelle, mémé, qui a été agricultrice toute sa vie et qui n'a été que six ans à l'école pendant lesquelles elle a appris le Français, a écrit en secret, on ne sait trop quand pendant sa retraite sur un cahier d'école toute sa vie et surtout son métier d'agricultrice. Je ne sais pas qui est tombé là-dessus après sa mort en 2013. On a tous trouvé ça incroyable. C'est écrit avec pas mal de fautes mais aussi sans ponctuations, sans retour à la ligne. Brut quoi. Mais qu'importe, la nouvelle a secoué la famille. Et donc, un cousin à la retraite a décidé de publier cet ouvrage en agrémentant le tout de photos légendées si possible, d'anecdotes et aussi d'un arbre généalogique. Je savais qu'il faisait un travail à partir du cahier de mémé mais je ne m'attendais pas à une telle somme. En parcourant ce "carré d'as", c'est ainsi qu'il l'a titré, je me suis souvenu que j'avais fait la même chose quelques années avant mais en évoquant ma famille maternelle et puis évidemment sans le cahier comme mémé avait fait. J'avais publié la chose je ne sais plus comment sur le net et l'ai distribué aux personnes intéressées. J'avais appelé ça "le bateau d'Emile" puisque mon grand-père s'appelait Emile et qu'il n'a jamais fait de bateau (mais en vérité c'est aussi parce que c'est un film avec Lino Ventura) Je m'étais beaucoup renseigné auprès des enfants de mon grand-père, de mon père aussi évidemment et d'autres gens qui l'ont connus. Je crois avoir fait un bon travail mais je n'ai eu strictement aucun retour. Donc, j'en ai déduis que c'était mauvais. Je crois déjà que j'aurais dû choisir le format A4 comme le carnet d'as parce que dans mon bateau d'Emile, tout est trop resserré et donc un peu repoussant  Encore que, je suis en train de le feuilleter là, je trouve ça pas si mal. Je ne comprends pas. L'essentiel est que je suis fier de mon travail même s'il n'avait pas la même ambition que celui de Michel, coutumier de ce genre de bouquin. 

    Comme c'est mon blog et que j'y écris ce que je veux et illustre mes notes comme je veux aussi. Je vais donc mettre la couverture du bateau d'Emile où on voit ma mère sous une espèce de porche d'une ruine en pierre. J'aime beaucoup cette photo que j'ai l'impression de voir sortie d'un film d'Antonioni. Le bateau d'Emile est mon bébé, il n'a plu à personne sauf à moi. Si c'était à refaire, je le referais parce que déjà j'y ai appris beaucoup de choses. Je tiens quand même à dire que Prisca m'a beaucoup aidé pour la mise en forme du bordel.

    Six années plus tard, elle me regarde en chien de faïence devant la maison de mon enfance regrettant plus fort que mourir d'y être venue entreposer des cartons au moment même ou j'y étais avec ma sœur et mes nièces. Entre Rozenn et Mathilde de Bouillebec, ça a toujours été l'entente cordiale. 

    Voilà, je vous ai pas trop gonflé ! Mais qui vous oblige à lire !?

    Shako

  • CR338 - leurs enfants après eux : Nicolas Mathieu

    Quand j'ai suspendu ce blog, je mettais mes comptes rendus sur Facebook. Je vais tranquillement les rapatrier ici. Je remets en premier celui là que ma soeur qui veut connaître mon avis, vient de lire et que je vous conseille. Prix Goncourt  2018

     

    CR338 : leurs enfants après eux (2018) - Nicolas Mathieu
     
    leursenfantsaprèseux.jpgLe prix Goncourt est largement mérité pour ce roman fleuve qui raconte le quotidien de quelques protagonistes dans une petite ville de l'est de la France dont les derniers hauts fourneaux se sont arrêtés il y a peu et qui laisse des milliers de familles dans la précarité et l'obligation de se trouver un avenir. L'action se situe dans les années 90 et est rythmée en fonction des grands moments musicaux et sportifs de la décennie. On suit le quotidien d'une jeunesse plus ou moins défavorisée en manque de repères qui doit se battre par tous les moyens pour s'en sortir. Anthony est sans doute le plus souvent cité et le plus attachant lui dont le père a subi de plein fouet la fermeture de Metalor, qui sombre dans l'alcoolisme et qui divorce. Autour d'Antony qui a 14 ans au début de l'histoire, gravitent toute une jeunesse globalement dans la panade. Le cannabis, les filles, les bastons, l'alcool, les études ou pas, les petits boulots sont le quotidien de Hacine, Steph, Clem, Anthony et les autres, quotidien dont l'équilibre tient beaucoup à l'origine sociale des parents. Anthony-Stéphanie est un peu le couple charnière autour desquels gravitent tous les autres.
    C'est une splendide chronique des années 90 dans une ZUP en reconstruction. Le tout est assez sombrement banal mais la plume de l'auteur est directe, crue et ne passe pas par quatre chemins. C'est du Zola version 1990 sans les descriptions inutiles. Chez Nicolas Mathieu, tout est dit au bon moment et tombe sous le sceau de l'évidence. Ce roman social se termine avec la liesse de la coupe du monde de football 1998, comme une promesse de lendemains meilleurs. On quitte à regret tous ces personnages. Après la vie des parents, vient celle des enfants, leurs enfants après eux, enfants que l'on quitte jeunes adultes avec plein d'interrogations pour la suite…
     
    Lecture : janvier 2019
    sur papier, Actes Sud, 426 pages
    note : 4.5/5
     
    Loïc LT
  • Françoiz Breut : ses conseils de lecture

    Sur le groupe "everyone kisses Françoiz Breut", la chanteuse nous donne lors d'une interview dans une forêt remplie d'arbres quelques conseils de lecture, dont le titre d'un seul, celui de Geneviève Brisac, qui personnellement ne me fait pas du tout envie. Non, je rigole, ce n'est évidemment pas pour le groupe qu'elle le fait mais pour un site culturel belge qui s'appelle Musiq3

    https://www.rtbf.be/musiq3/emissions/detail_paroles-d-artistes/accueil/article_francoiz-breut-chanteuse-et-illustratrice-je-continue-a-etre-une-grande-lectrice-et-a-avoir-envie-de-partager-des-histoires?id=10560420&programId=17142&fbclid=IwAR2V31ycRGTUXhfbLAuq989y3ycbInUdWMFwAGZJ8u-c0i7gz-_kVR6UzvY

    A propos, si cette chanteuse vous intéresse, je vous conseille donc de joindre le groupe Facebook "everyone kisses Françoiz Breut" un peu en sommeil ces derniers temps mais qui devrait redevenir un lieu de joie et de discordes très rapidement avec la rentrée des classes et des bestiaux. Ci dessous, donc, la liste des auteurs. 

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    - Sisyphe est une femme, la marche des cavaliers de Geneviève Brisac

    - Christiane Rochefort

    - Doris Lessing

    - Natalia Ginzburg

    - Viviane Gornick

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  • tenir

    Ce soir, tout seul comme un con devant mon pc, j'écoute Bertrand Belin et j'ai une folle envie de boire. Mais je DOIS tenir. Ce serait dommage de détruire ces 32 jours d'effort et puis de toute façon je n'ai pas d'alcool à portée de main. Mais je me sens si seul et tout me semble si vain. La clinique, évidemment, c'est pas la vraie vie mais au moins on discute avec des gens. Alors qu'ici dans mon petit appartement, je suis désespérément seul. Demain, au lieu de faire des bêtises,  il faut que je prenne mon vélo, mon sac à dos, un melon, deux oranges, un livre et que j'aille pique niquer à Manerven sur cette petite île  au milieu du Blavet. Je ne prendrai pas le chemin le plus court histoire de faire un peu de sport même si je commence à désespérer de pouvoir perdre du poids. On dirait que mon corps, cet ennemi, ne veut pas descendre sous les 93kgs. Je m'étais au moins fixé cet objectif histoire de donner un sens à ma vie. Je veux descendre à 85 mais  je sais pas, je dois bouffer beaucoup trop de pommes.

    Fin août, début septembre, je ne sais vraiment pas ce qui m'attend. La reprise du boulot est administrativement plus compliquée que prévue et le 29 août je vois ce mec du COiD que j'ai déjà vu trois fois et qui n'est pas très agréable. Mais depuis qu'on s'est vu, je me suis tenu à carreau. Et cette fois-ci, ce sera à Locminé.  

    Voilà, je vais me faire un café et réunir mon comité de lecture qui décidera de la lecture à venir. J'ai mis trop de temps à lire le Sarko. Il faut que j'étende le domaine de la lutte comme dirait l'autre.

    Je ne veux pas qu'on ait de la compassion ou de la pitié pour moi. Non surtout pas. Ce n'est pas pour ça que j'écris. C'est juste une façon de me libérer d'un poids en écrivant dans un coin assez discret en lisière d'une forêt perdue au loin au delà des collines.

    Il faut tenir. C'est ma dernière chance. 

    @Shako