Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

shako, sabre et tam-tam - Page 8

  • lecture du bateau ivre (par Shako)

    Il n'y a pas si longtemps, je pouvais réciter le bateau ivre mais faute d'avoir poursuivi l'entrainement, j'ai lâché un peu. J'en connais une bonne partie parce que c'est un peu comme la natation. Une fois qu'on a appris à nager, on peut nager toute notre vie même si on arrête pendant dix ans. Ce long poème, c'est un peu pareil. Il y a une mécanique que je n'ai pas oublié. Je sais réciter chaque strophe indépendamment mais j'ai plus de mal à les faire suivre surtout vers la fin.

    Pour recommencer, je vous propose une petite lecture que j'ai faite hier soir ainsi qu'un court extrait du roman de Proust dont je suis en train de me régaler. Alors je ne suis pas un acteur, hein ! Merci de votre indulgence. 

    Shako. 


  • lecture en cours : la prisonnière - Marcel Proust

    Je continue avec un plaisir de chaque page de lire ce volume de La Recherche. Ça met du tempsDSC01406.JPG car je ne cesse de faire des retours en arrière pas parce que je n'ai pas compris mais pour me délecter à nouveau d'une phrase ou d'un paragraph. Ainsi page 82 (587 de la Pleiade) du livre de poche à la couverture magnifique, je lis ceci

    Quand nous avons dépassé un certain âge, l'âme de l'enfant que nous fûmes et l'âme des morts dont nous sommes sortis viennent nous jeter  à poignée leurs richesses et leurs mauvais sorts, demandant à coopérer aux nouveaux sentiments que nous éprouvons et dans lesquels, effaçant leur ancienne effigie, nous les refondons en une création originale.

     

    Ma lecture des choses : lorsqu'on a dépassé l'âge auquel en général les gens meurent, non seulement nous n'avons plus évidemment notre âme d'enfant mais nous n'avons plus non plus l'âme des morts puisque nous avons dépassé la moyenne d'âge. Donc, il faut s'inventer un autre paradigme et c'est le cas ici pour Tante Léonie et pour une dame que je connais qui a 104 ans mais hélas plus toute sa tête et donc pas en mesure de se refonder !

    Sinon, qui a dit que les amours du narrateur étaient platoniques ? Lisez ceci. Page 82 poche, (587 de la Pleiade)

    Avant qu'Albertine m'eût obéi et eût enlevé ses souliers, j'entr'ouvrais sa chemise. Ses deux petits seins haut remontés étaient si ronds qu'ils avaient moins l'air de faire partie intégrante de son corps que d'y avoir mûri comme deux fruits ; et son ventre (dissimulant la place qui chez l'homme s'enlaidit comme du crampon reste fiché dans une statue descellée) se refermait, à la jonction des cuisses, par deux valves d'une courbe aussi assoupie, aussi reposante, aussi claustrale que celle de l'horizon quand le soleil a disparu.

    Je trouve ça vraiment magnifique, je n'ai pas de mots. 

    Shako.

  • Françoiz Breut, biographie déglinguée

    Françoiz Breut, nouvelle biographie.
     
    Françoiz Breut suit plus ou moins des cours à l'École des beaux-arts de Caen. Après un weekend passé à Dunkerque (comment peut-on rester plus longtemps dans cette ville), elle installe son baluchon en Bretagne à Nantes où elle se fait draguer, au début des années 1990, par le soi disant chanteur Dominique A qui deviendra hélas pour elle son compagnon.A-286841-1582331567-4903.jpeg.jpg
    En 1993, elle bâcle le livret de Si je connais Bambie, deuxième album de Dominique A, où elle apparaît vaguement au chant. Pour son grand malheur, c'est lui qui l'a persuadée de se mettre à la chanson et de l'accompagner sur scène et sur disque alors qu’elle aurait préféré continuer à faire des coloriages. Elle continue néanmoins le dessin et son travail de couturière, et les flics aux trousses, ils s’enfuient à Bruxelles. On n’a pas idée de quitter la Bretagne pour le pays de la frite et de la bière.
    Son premier album de chanson Françoiz Breut est d'inspiration communiste. Composé et réalisé en grande partie par son partenaire, il sort en 1997 et a un certain retentissement en Bolivie et en Burkina Faso. Elle est remarquée par des groupes et chanteurs américains comme Michael Jackson et Rolling Stones ainsi que ces texans racistes de Calexico (qui armés jusqu’aux dents reprennent Ma colère). En 1999, elle met au monde un fils, prénommé Youri, avec Dominique A qui plus tard deviendra cosmonaute.
    Un nouvel album voit le jour en l'automne 2000 : Vingt à trente mille jours, auquel collaborent entre autres Dominique A, Patrick Sébastien, François Valérie et Jean-Pierre Mader. Ce disque reçoit évidemment un très mauvais accueil de la critique et du public, et semble constituer le chant du cygne de sa médiocre carrière artistique.
    Elle continue en parallèle à gribouiller pour des disques et des livres pour les moutards, et à exposer dans des boucheries ce qu’elle appelle “des créations graphiques”. En 2002 et 2003, elle effectue des tournées en s’imposant chez des particuliers qui n’avaient rien demandé en France et au Vatican. En février 2004, elle fait une tournée en Corée du Nord.
    Contre vents et marées, Elle enregistre en 2004 à Bruxelles son troisième disque, Une Saison volée, sorti en mars 2005 et vendu à 1233.8 exemplaires.
    En novembre 2008, elle a un culot de sortir encore un nouvel album intitulé À l'aveuglette, qui porte bien son nom puisque c’est forcément en fermant les yeux qu’elle semble continuer à croire encore en son destin de chanteuse.
    En juin 2011, elle enregistre son 5e album après une tournée américaine (je me marre) et un travail de plus d'un an en compagnie de Stéphane Daubersy, un pauvre type qui se prend pour un guitariste. Cet album est sorti en France le 3 octobre 2012 sur le label Caramel Beurre Salé, un peu poivré avec une pincée de sel.
    Au printemps 2015, elle part enregistrer dans un zoo, Zoo, son 6eme album à Berloch, chez Loïc Le Tortorec, cheville ouvrière de lui-même. Le disque sort en mars 2016 chez Caramel Beurre Salé, un peu poivré avec une pincée de sel, un espèce de label belge et il sera défendu sur scène par la 11eme division blindée de Nancy sur Seine. Le disque sort à 10 heures 30 de je ne sais plus quel mois de 2016 toujours sur le machin au caramel.
     
    Wiki/Shako
     

    imagesfb.jpg

  • Françoiz Breut, la dessinatrice

    La chanteuse bruxelloise a plusieurs cordes à son arc. En plus d'utiliser ses cordes vocales pour chanter avec un timbre haut perché, elle dessine des choses surréalistes ou naïves et fait de petits coffrets comme ceux-ci. Je vais prendre contact avec elle pour savoir si elle en vend. 

    15_p1010066.jpg

  • Shako, sabre et poème forçant l'admiration #2

    Hier, neuf mai, j'étais pas mal inspiré et ça m'a rassuré puisque je n'avais pas écrit depuis début avril. L'inspiration ne se décrète pas. On n'en connait pas les rouages. Je pense qu'il faut une accroche et puis après tout semble simple. Ainsi le thème de l'ascenseur m'a été donné par une Française qui habite au Portugal.

    Aujourd'hui, c'est plus sérieux. J'évoque les premiers jours de mon amour avec ma future femme qui m'a donné deux enfants. Mon appart un peu pourri se situait près d'un fleuve paisible qui s'appelle le Blavet et qui traverse le Morbihan du nord au sud et se jette dans l'Atlantique du côté de Lorient. 

     

    Le Blavet était paisible et l'imposant viaduc
    S'imposait fièrement lorsque de la fenêtre
    En s’enlaçant très fort on pensait à des trucs
    Comme notre avenir jusque la mort peut-être.

    Dans le petit appart on écoutait Daho
    Et l'on faisait l'amour sans tambours ni trompettes.
    Ensuite elle fumait deux ou trois Marlboro
    Et puis l'on reprenait nos tendres galipettes.

    On découvrait tout deux les choses de la vie.
    C'était juin et nos corps épuisés étaient moites
    Mais notre amour était plus fort qu'un fond de l'air.

    Aujourd'hui c'est fini et tous ces souvenirs
    Hantent mes nuits et chaque jour tous ces stigmates
    Me font mal au cœur comme un Blavet qui soupire.

    Shako, le 09.05.20

     

     

  • Shako, sabre et poème forçant l'admiration

    J'ai demandé à Léonor de me donner un thème pour écrire un poème et elle m'a répondu "ascenseur". Ça aurait pu être sur Françoiz Breut mais non. Alors voici ce que j'ai écrit au petit matin en buvant des cafés, tranquille allongé en haut de ma commode car depuis le confinement j'essaie toutes les positions. C'est ainsi qu'il y a une semaine, je suis resté des heures assis, le cul dans l'évier lisant les liaisons dangereuses.

    Voici donc *l'ascenseur* écrit à l'arrache et toujours très classique et arithmétique. 

     

    On m’a dit d’écrire une ode sur ce machin
    Qui sert à ceux qui vivent au trois ou bien dix huit
    Pour rejoindre le rez évitant le gadin
    Possible quand à pied on descend du building


    Je me souviens qu’à Rennes alors que j’avais l’âge
    Soi disant d’étudier la physique quantique,*
    Je me servais de ce type d’appareillage
    Pour monter ou descendre seul et académique. 


    En fait ce n’est pas vrai mais il fallait la rime
    Pour mettre un peu d’humour avec les ascenseurs
    Qui s’élèvent partout de New York jusque Nîmes
    Au grand bonheur des humains lourds ou paresseux.


    L’ascenseur est étroit, on se touche, on se frotte
    Même parfois s’engagent de vaines paroles
    Entre deux quidams qui parlent soleil et flotte
    Du gouvernement, des taxes et de bagnole.


    Shako, le 09.05.2020

     

     

     

     

  • Comment j'ai failli ne pas naître

    Voici un photo du groupe de séminaristes avec qui mon père poursuivit ses études. Mon père, Nicolas, est debout complètement à droite. Il était au grand séminaire (qui se situait à Vannes ou à Saint-Anne d'Auray)...au fait, dîtes moi si cette localité est connue dans la France entière, moins que Lourdes...mais un peu connue quand même ? Le pape y a posé son hélicoptère en 1996 pour dire une messe. Donc, dîtes moi s'il vous plait. Je suis sûr qu'il a fait son petit séminaire à Sainte-Anne. Donc, je crois que le grand séminaire était plutôt à Vannes mais il faudra que je redemande à mon vieux.

    Et ouf pour moi et du coup pour l'humanité entière, il n'est pas rentré dans les ordres. 

    Shako. 

    DSC01390.JPG

  • Souvenir du comptable que je fus (histoire vraie)

    Souvenir du comptable que je fus (histoire vraie).

    Comme la joie de compter semblait croître chez moi à mesure que s'approchait la fin de la période fiscale, mes bilans et analyses financières, chaque fois qu'ils étaient achevés me forçaient à m'interroger sur le sens de ma vie. Et vous n'en connaissez rien, sinon que j'ai fait des erreurs et que j'ai été foutu à la porte. Sans doute, j'ai déconné et la nouvelle génération qui poussait derrière moi était obligée de rattraper les dégâts au moment où les responsables les constatèrent.
    Mais les vieux ressorts ont pourtant toujours leur trempe, le comptable que j'étais et ma secrétaire tînmes jusqu'au bout nos armes fourbies, et pas un seul de mes collègues, parmi ceux qui s'enferment dans leur bureau pour y accomplir leurs œuvres analytiques n'éprouvèrent à mon égard ce sentiment de suffisance professionnel qui fait un drame intellectuel de chacun de leurs bilans comptables. Un de mes collaborateurs, Terborgh était un peu plus âgé que moi et mourut d'un cancer. Mais Robert, le nez dans ses bilans, malgré la nouvelle, ne cessait pas de rire et quoi qu'on en ait dit, sans amertume.
    Les autres ne quittaient pas leur bureau que les meubles vernis emplissaient de lumière blonde. Le désœuvrement vint quand même mais leur bien être s'organisait égoïstement.

    A suivre.

    Souvenir du comptable que je fus (suite)

    Robert était le seul à trouver que la direction avait fait assez le ménage. Il introduisit dans son bureau des clients qui buvaient, qui chantaient, cassaient le matériel informatique et se soulageaient même dans les coins. Et ce n'était pas assez, s'il faut croire ce que j'ai entendu (car j'étais déjà parti). Il se fit réconciliateur. Il aidait les clientes que leurs maris suivaient dans la salle d'attente. Robert braillait, il s'enivrait avec eux, il jouait avec eux aux dés, aux cartes, il n'était plus leur comptable, il était leur ami. Il installait devant la porte de son bureau où s'écroulaient des dossiers, des tréteaux pour la clientèle qui entrait dans le cabinet. Il ne manquait pas d'accourir quand le directeur d'agence, la face tendue, appelait le siège social en hurlant et trépignant à la grande joie de Robert et de certains de ses collaborateurs dont mon amie Martine.
    Ce comptable était probablement un arsouille. Mais il ne perdait jamais la tête et voyait dans les chiffres ce que les autres ne voyaient pas. Il assistait avec ferveur aux réunions d'agence, il savait mieux que quiconque tomber sur deux collaboratrices qui le fuyait quand il était ivre mort. Et le conseiller en patrimoine et le conseiller fiscal ne l'intéressaient pas du tout. Mais jamais Robert ne se fâchait, jamais il ne sermonnait, son indulgence était sans limite...

    A suivre...

  • Shako, sabre et costard

    Entre deux écoutes d'albums de Françoiz Breut (oui, j'essaie de la placer un maximum pour que les requêtes tombent rapidement sur mon blog). Je suis un peu comme ça. A défaut d'être un quidam lambda dans la vie réelle, j'essaie de me donner une petite existence sur le net, donc entre deux écoutes, je me suis acheté le chaloupull de la Touche Française. S'il me convient, j'achèterais celui là à l'autre. C'est un tricot marin plus classique mais il a quand même cette partie jaune en haut qui change tout.

    Même si ce type de pull est increvable, on n'en jamais assez. 

    Shako. 

    Captureddd.JPG

  • shako, sabre et Françoiz

    Mi-janvier 2020, pour des raisons professionnelles, j'étais dans un hôtel près de Vannes donnant sur l'océan Atlantique, cette vaste étendue qui sépare l'Europe et l'Afrique de l'Amérique. En tout cas dans cet hôtel, entre deux cognac (ça aide quand même pour l'inspiration) j'ai écrit ce poème à l'attention de  Françoiz Breut car j'adore quand elle attache ses cheveux, je ne sais pas si c'est avec un chouchou mais qu'importe. Je suis un peu en contact avec la chanteuse mais je n'ai pas osé lui faire lire ce truc, j'ai peur qu'elle considère que je suis un fan hystérique. 

    Pour vous compliquer la tâche, j'ai pris une photo de ce poème dans le bouquin où j'assemble toutes mes œuvres d'art que seule la prospérité reconnaîtra la valeur.

    Shako. 

    DSC01388.JPG