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à la recherche du temps perdu

  • CR254 : du côté de chez Swann - Marcel Proust

    Comme le blog commence à dater et que je suis un peu en manque d'inspiration et que par ailleurs, je suis en train de relire "du côté de chez Swann" que j'avais déjà relu en 2013 ( après une première lecture en 1997), je me suis dit, tiens, pour une fois, je vais pas me prendre la tête et je vaisfouiller dans mes archives (qui ne sont pas forcément brillantes mais pas sombres non plus). 

    Loïc LT 

     

    compte rendu de lecture, octobre 2013 :

    Plutôt que de faire un compte rendu de cette œuvre, j'ai décidé de faire comme si je devais la résumer à mes filles et les autres aussi que voudraient tenter l'expérience. 

     

     

    Le roman se passe au début du XXème siècle en France. C’est l’histoire d’un garçon adulte qui s’appelle Marcel et qui essaie de se rappeler des souvenirs de son enfance dans le petit village de Combray en Normandie mais il n’en garde pas beaucoup à part le fait qu’il avait du mal à s’endormir surtout lorsque sa maman ne venait pas lui faire un bisou et cela arrivait surtout lorsque la famille recevait le visite d’un dénommé Charles Swann, un monsieur très élégant, cultivé et qui connaissait beaucoup de gens importants à Paris ; du coup Marcel n’aimait pas beaucoup quand Swann venait. Un jour pourtant, le simple fait de manger une madeleine avec un thé lui procure une joie intense et fait remonter du fond de sa mémoire tous ces souvenirs jusque-là inaccessibles. Le narrateur peut commencer sa recherche du temps perdu. 

    Marcel et ses parents vivaient à Paris en hiver et chez une tante à Combray en été. Ils sont plutôt riches et n’ont pas vraiment besoin de travailler pour vivre. A Combray, il y a une église avec un joli clocher et puis plein de gens dont Charles Swann qui y possède une maison (mais il en a aussi une à Paris). Swann est marié avec une jolie poupée qui s’appelle Odette de Crécy et toute une partie est consacrée à la façon dont ces deux-là (un amour de Swann) sont tombés amoureux (et ça se passe bien avant que Marcel ne soit né). Après avoir conquis Odette, Swann devient très jaloux, à en devenir fou si bien qu’Odette en a marre de lui mais finalement il s’en fout car il trouve qu’elle n’est pas son genre. Mais ils se marieront quand même et ils auront un enfant qui s’appellera Gilberte.

    On va faire la connaissance de Gilberte dans la 3ème partie du roman (noms de pays : le nom) , partie dans laquelle Marcel nous informe d’abord que faute de pouvoir voyager (parce qu’il a une santé fragile), il essaie d’imaginer à quoi ressemblent les villes et les autres pays à la simple prononciation de leur nom. Ensuite, nous sommes à Paris en hiver. Un peu par hasard, Marcel et Gilberte deviennent amis en jouant dans un parc près des Champs-Elysées. Quel âge a Marcel, je ne sais pas trop, dans les 12 ans peut-être. Mais lui, c’est plus que de l’amitié qu’il éprouve pour Gilberte, c’est de l’amour ! Il aime Gilberte alors qu’elle, elle considère Marcel avant tout comme un bon ami. Et puis, Marcel devient un peu marteau et devient amoureux de tout l’univers de Gilberte et notamment de ses parents, comme Swann par exemple qu’il détestait tant avant parce que ses visites l’empêchaient d’avoir un bisou de sa maman.

    Voilà un peu près l’histoire. Il ne se passe pas grand-chose dans le roman. Pour Marcel Proust, les sensations comptent plus que les faits et il aime bien décrire les gens physiquement un peu mais surtout psychologiquement, c’est-à-dire qu’il essaie de comprendre pourquoi les gens agissent d’une façon plutôt qu’une autre. Et il le fait très bien, aucun écrivain n’a réussi à le faire aussi bien. Mais il faut s’accrocher car souvent les phrases sont très longues et on s’y perd un peu !

    Loïc LT

    kindle/lecture :octobre 2013, 5/5

  • La Recherche : arbre généalogique

    Je pose ça ici pour moi avant tout mais si ça peut aider certains.

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  • CR372 : le temps retrouvé - Marcel Proust

    le temps retrouvé p.jpgBon, j'avoue avoir beaucoup galéré à lire ce tome qui clôt la Recherche à tel point qu'à partir des deux tiers, je lisais sans chercher à comprendre ce qui se disait mais j'ai continué quand même car avec Proust on n'est pas à l'abri d'un aphorisme bien léché.  J'étais en roue libre donc pour finir et ce n'est pas forcément agréable. Je devine que les exégètes n'ont pas ce même problème mais moi, j'ai de gros problèmes de mémoire. Heureusement, il existe un site qui recense tous les personnages mais il n'est pas spécialement bien foutu.

    Globalement, l'action se situe pendant la guerre de 14, guerre pendant laquelle le narrateur, il s'appelle MARCEL (prénom cité que deux fois dans la Recherche, volontairement ou pas), perd son meilleur ami Robert de Saint Loup. Marcel continue à faire des aller et retour entre des maisons de repos ou les salons comme celui des Guermantes. Il constate l'emprise du temps sur les protagonistes et il se remémore les années passées après avoir buté sur une dalle (si si, c'est ma madeleine du temps retrouvé)où le salon brillait de mille feux. Il est témoin aussi des scènes sadomasochistes auxquelles s'adonne le baron de Charlus, qui au passage est plus germanophile que francophile.

    Pendant la guerre, à Paris, la fête continue malgré les alertes. La guerre se termine, l'auteur d'abord découragé quant à sa capacité à écrire un roman suite à la lecture d'un roman de Goncourt est découragé  mais il parvient et c'est lorsqu'il met le mot fin qu'il termine son œuvre sous le regard de Françoise, l'employée de maison qui ne comprend pas grand chose à toutes ces futilités.

    Il faut s'armer de courage en lisant ce tome avec ces phrases qui font dix kilomètres et si possible, prendre des notes pour savoir les liens de parenté entre les personnages. Je suis content d'en être venu à bout mais bien qu'épuisé, je suis prêt à relire un Proust car c'est à force de le lire qu'on comprend un peu le tout de l'œuvre. 

    lecture, livre de poche, 462 pages. Lecture : avril/mai 2021

    année de parution : quelques années après la mort de Proust, 1927, je crois.

    note : 4.5/5

     

    J'ai regardé le film "le temps retrouvé" trois fois pendant la lecture. Très bon film et félicitations au cinéaste qui a dû se taper toute la Recherche plusieurs fois peut être. Un truc de dommage, contrairement à la photo, le film a été tourné en couleurs ternes, type sépia.

    ruiz.jpg

  • CR345 : le côté de Guermantes - Marcel Proust (lecture 2019 non relatée sur ce blog)

    Comme je suis en train de lire le temps retrouvé (avec beaucoup de mal), j'ai décidé de regrouper ainsi tous mes commentaires de mes lectures de Proust que j'avais postés sur facebook lorsque ce blog était fermé. 
     
    Commencé il y a quelques jours, je n'étais pas si mécontent quand je constatai sur ma Kindle que j'avais fini ce roman aussi épais que barbant. Mais quand on aime Proust, on ne recule devant rien et j'avoue qu'il faut être courageux pour ne pas abandonner ce pavé en cours de route. Plus que "dans à l'ombre des jeunes filles en fleurs" qui avait un certain charme frivole, dans "le côté de Guermantes", on reste enfermé dans des salons mondains guidé par le narrateur. C'est bien clair, il ne se passe rien. Ayant fait en cours de route, une coupure avec Zola, il faut quand même être un peu maso pour retourner dans l'hôtel de Guermantes, le plus courru du tout Paris et où se retrouve tout le gotha de l'aristocratie de l'époque. Et comme si les invités ne suffisaient pas, les discussions se portent aussi sur tous les autres, les princes et contes etc de toute l'Europe qui auraient un lien de parenté ou pas avec les Guermantes ou autres. On y vante l'esprit des Guermantes et notamment des bons mots de la duchesse. Le narrateur qui ne loupe rien et qui ne se lasse pas de ces diners sans fin est un peu moqueur mais pas suffisamment pour que l'on puisse y voir un roman dénonçant le ridicule et la vacuité de cette aristocratie qui ne sait pas qu'elle est finissante.
    Heureusement, quelques demi portions nous permettent d'y échapper comme la visite surprise d'Albertine chez le narrateur, l'agonie et la mort de la grande mère et la visite chez le fantasque comte de Charlus.
    Mais je vais dire quand même que j'ai aimé par amour de la littérature et par celle notamment de Proust qui pousse le bouchon de la préciosité littéraire à des niveaux jamais égalés.
     
    Lecture sur Kindle, novembre 2019
    Équivalent pages : 765
    Note : 4/5

  • Nom de l'auteur : Marcel Proust

    Je suis fan de Proust depuis longtemps déjà. Quitte à perdre son temps à l'armée et plutôt que de jouer aux cartes avec mes compagnons de chambrée je lisais et je m'étais relevé le défi de terminer la Recherche. Et j'ai trouvé la Recherche tellement passionnante qu'au bout de trois ou quatre mois, j'avais terminé. Et j'ai eu un Proust Blues...j'aurais tellement aimé que cela dure sans fin.

    Retourné dans la vie civile, je n'ai pas mis longtemps à tout le relire...et depuis je picore. Je prends un bouquin au hasard et je lis quelques phrases. Ma passion pour Rimbaud est la même mais l'approche est différente. Dans une prochaine vidéo, si le cœur vous en dit je vous parlerai du trafiquant d'armes qui par ailleurs abattait les chiens qui s'approchaient trop près de ses peaux de bête.

    @Shako


  • Shako, nom des livres : le nom

    Ce matin, je me suis attelé à un exercice de taille et quasiment impossible : donner le nom de mes dix romans préférés. Vous vous rendez compte, j'ai lu des milliers de romans, eu des coup de cœur et personne ne me demande de relever le défi. Comme je crois que je le dis dans la vidéo, ce sont dix romans que j'ai sélectionnés aujourd'hui mais aussi bien demain la liste aura changé. 

    Dix romans mais j'en ai oublié un et pas des moindres : la montagne magique de Thomas Mann que je ne dispose que sur Kindle, raison pour laquelle je l'ai sans doute zappé. Du coup, il n'y a que neuf romans. 

    Pour faire bien par la suite, il faudrait que je fasse mes dix romans Français préférés comme ça au moins il y aurait Claude Simon, Balzac, Emannuel Carrère ou Alain-Fournier.

    Une remarque autrement : aucune femme dans les dix. Je pourrais dire que j'en suis désolé mais même en réfléchissant bien, je n'en vois pas une seule qui aurait sa place ici....à part peut-être Agatha Christie qui a marqué mon adolescence.  

    Les romans Français sont majoritaires tout simplement parce que la littérature française est la meilleure du monde. C'est dû à l'histoire de France et à la langue qui est très propice à la littérature.

    @Shako


  • lecture en cours : la prisonnière - Marcel Proust

    Je continue avec un plaisir de chaque page de lire ce volume de La Recherche. Ça met du tempsDSC01406.JPG car je ne cesse de faire des retours en arrière pas parce que je n'ai pas compris mais pour me délecter à nouveau d'une phrase ou d'un paragraph. Ainsi page 82 (587 de la Pleiade) du livre de poche à la couverture magnifique, je lis ceci

    Quand nous avons dépassé un certain âge, l'âme de l'enfant que nous fûmes et l'âme des morts dont nous sommes sortis viennent nous jeter  à poignée leurs richesses et leurs mauvais sorts, demandant à coopérer aux nouveaux sentiments que nous éprouvons et dans lesquels, effaçant leur ancienne effigie, nous les refondons en une création originale.

     

    Ma lecture des choses : lorsqu'on a dépassé l'âge auquel en général les gens meurent, non seulement nous n'avons plus évidemment notre âme d'enfant mais nous n'avons plus non plus l'âme des morts puisque nous avons dépassé la moyenne d'âge. Donc, il faut s'inventer un autre paradigme et c'est le cas ici pour Tante Léonie et pour une dame que je connais qui a 104 ans mais hélas plus toute sa tête et donc pas en mesure de se refonder !

    Sinon, qui a dit que les amours du narrateur étaient platoniques ? Lisez ceci. Page 82 poche, (587 de la Pleiade)

    Avant qu'Albertine m'eût obéi et eût enlevé ses souliers, j'entr'ouvrais sa chemise. Ses deux petits seins haut remontés étaient si ronds qu'ils avaient moins l'air de faire partie intégrante de son corps que d'y avoir mûri comme deux fruits ; et son ventre (dissimulant la place qui chez l'homme s'enlaidit comme du crampon reste fiché dans une statue descellée) se refermait, à la jonction des cuisses, par deux valves d'une courbe aussi assoupie, aussi reposante, aussi claustrale que celle de l'horizon quand le soleil a disparu.

    Je trouve ça vraiment magnifique, je n'ai pas de mots. 

    Shako.

  • [mes brillantes archives] CR254 : du côté de chez Swann - Marcel Proust

    Comme le blog commence à dater et que je suis un peu en manque d'inspiration et que par ailleurs, j'ai envie de relire Proust (reprendre après 'du côté de chez Swan' que j'avais relu en 2013, je me suis dit, tiens, pour une fois, je vais pas me prendre la tête et fouiller dans mes archives qui ne sont pas forcément brillantes mais pas sombres non plus. 

    Loïc LT 

    compte rendu de lecture, octobre 2013 :

    Plutôt que de faire un compte rendu de cette oeuvre (que j'avais lue il y a 20 ans), j'ai décidé de faire comme si je devais la résumer à mes filles. 

    Du côté de chez Swann expliqué à mes filles.

    Le roman se passe au début du XXème siècle en France. C’est l’histoire d’un garçon adulte qui s’appelle Marcel et qui essaie de se rappeler des souvenirs de son enfance dans le petit village de Combray en Normandie mais il n’en garde pas beaucoup à part le fait qu’il avait du mal à s’endormir surtout lorsque sa maman ne venait pas lui faire un bisou et cela arrivait surtout lorsque la famille recevait le visite d’un dénommé Charles Swann, un monsieur très élégant, cultivé et qui connaissait beaucoup de gens importants à Paris ; du coup Marcel n’aimait pas beaucoup quand Swann venait. Un jour pourtant, le simple fait de manger une madeleine avec un thé lui procure une joie intense et fait remonter du fond de sa mémoire tous ces souvenirs jusque-là inaccessibles. Le narrateur peut commencer sa recherche du temps perdu. 

    Marcel et ses parents vivaient à Paris en hiver et chez une tante à Combray en été. Ils sont plutôt riches et n’ont pas vraiment besoin de travailler pour vivre. A Combray, il y a une église avec un joli clocher et puis plein de gens dont Charles Swann qui y possède une maison (mais il en a aussi une à Paris). Swann est marié avec une jolie poupée qui s’appelle Odette de Crécy et toute une partie est consacrée à la façon dont ces deux-là (un amour de Swann) sont tombés amoureux (et ça se passe bien avant que Marcel ne soit né). Après avoir conquis Odette, Swann devient très jaloux, à en devenir fou si bien qu’Odette en a marre de lui mais finalement il s’en fout car il trouve qu’elle n’est pas son genre. Mais ils se marieront quand même et ils auront un enfant qui s’appellera Gilberte.

    On va faire la connaissance de Gilberte dans la 3ème partie du roman (noms de pays : le nom) , partie dans laquelle Marcel nous informe d’abord que faute de pouvoir voyager (parce qu’il a une santé fragile), il essaie d’imaginer à quoi ressemblent les villes et les autres pays à la simple prononciation de leur nom. Ensuite, nous sommes à Paris en hiver. Un peu par hasard, Marcel et Gilberte deviennent amis en jouant dans un parc près des Champs-Elysées. Quel âge a Marcel, je ne sais pas trop, dans les 12 ans peut-être. Mais lui, c’est plus que de l’amitié qu’il éprouve pour Gilberte, c’est de l’amour ! Il aime Gilberte alors qu’elle, elle considère Marcel avant tout comme un bon ami. Et puis, Marcel devient un peu marteau et devient amoureux de tout l’univers de Gilberte et notamment de ses parents, comme Swann par exemple qu’il détestait tant avant parce que ses visites l’empêchaient d’avoir un bisou de sa maman.

    Voilà un peu près l’histoire. Il ne se passe pas grand-chose dans le roman. Pour Marcel Proust, les sensations comptent plus que les faits et il aime bien décrire les gens physiquement un peu mais surtout psychologiquement, c’est-à-dire qu’il essaie de comprendre pourquoi les gens agissent d’une façon plutôt qu’une autre. Et il le fait très bien, aucun écrivain n’a réussi à le faire aussi bien. Mais il faut s’accrocher car souvent les phrases sont très longues et on s’y perd un peu !

    Loïc LT

    kindle/lecture :octobre 2013, 5/5