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compte rendu de lecture

  • CR377 : la maison Nucingen - Balzac

    md8135882409.jpgBien que ne n'ai pas étudié de Balzac à l'école, je trouve qu'il est phagocyté par l'éduction nationale, d'où le fait que j'ai eu du mal à me décider à le lire (les idées reçues ont la vie dure)....illusions perdues, la cousine Bette, le Père Goriot et voici la maison Nucingen, roman pas très épais, ce qui n'est pas dans son habitude. Par ailleurs, le thème du boursicotage aurait mérité plus de place .  Moi, ça me passionne en tout cas. L'argent de Zola traite du même sujet mais avec plus d'épaisseur. Mais Balzac, c'est quand même énorme. Les mots paraissent couler sous sa plume comme l'eau d'un ruisseau limpide.  

    Il faut toujours s'accrocher quand on lit un Balzac .Je ne vais pas lui faire le reproche de faire dans la description. Il  n'en fait pas , ni des paysages ni les personnages à peine. Prends ça et mange ton pain. Le tour est mené tambour bâtant comme toujours avec Balzac. Pas le temps d'aller aux vestiaires.

    Je suis toujours en cours de lecture de la Recherche. Là, je dois lire Albertine disparue....mais je  vais lire avant le premier roman des Rougon Macquart histoire peut-être de relire la série en entier, ce que j'avais fait il y a quoi... 30 ans

    lecture 20.09.21, liseuse. note : 3/5

  • CR376 : le père Goriot - Balzac

    mediag.jpgPour ce compte rendu, je vais répondre au questionnaire que ma sœur a établi à ses élèves de première. J'avoue que la partie est difficile

    1. AUTEUR
    Notez quelques informations biographiques sur Balzac (naissance, milieu social, contexte
    politique, études, carrière, mouvement littéraire, œuvres les plus importantes, thèmes de
    prédilection).

    S'en référer à Wikipedia. Balzac est avec Victor Hugo le plus puissant romancier du XIXe. Il est le premier à avoir conçu une œuvre, à savoir la comédie humaine avec des personnages récurrents. Zola en fera de même mais de façon plus prononcée. Le père Goriot ouvre le bal et fait entrer en jeu des personnages comme Rastignac ou la maison Nucingen qui réapparaitront dans d'autres romans. Le mouvement littéraire est de type réaliste. Ses thèmes de prédilection sont l'ambition de ces personnages qui finit souvent en naufrage. 

     

    2. TITRE 
    Avant lecture 
    Dites ce que ce titre vous évoque, les attentes qu’il suscite chez vous.

    Le père Goriot sous entend la présence d'enfants qui seront prépondérants dans le roman. Sinon, Monsieur Goriot aurait suffi. 

     

    3. ILLUSTRATION DE LA 1 e DE COUVERTURE 
    Avant lecture 
    a) Quelle est sa nature (dessin, tableau, collage, photo) et ses références (qui, quand) ?
    b) Décrivez-la précisément en quelques lignes.
    c) Vous semble-t-elle correspondre au titre ?
    Après lecture :
    a) Vous semble-t-elle pertinente pour illustrer le roman ?
    b) Quelle autre illustration pourrait être choisie (peut-être en lien avec un moment
    stratégique du roman) ?
    c) Proposez une création.

     

    Je ne peux pas répondre à cette question ayant lu le livre sur liseuse. 

    Mais ça veut dire que tous les élèves ont la même édition ?

    Moi, je pense juste à la  couverture avec Aznavour, physique qui colle bien avec l'idée que l'on se fait du père Goriot (au fait, connait-on son prénom ?)

     

    4. INCIPIT
    a) Quel est votre ressenti personnel après la lecture des 1ères lignes du récit ?
    b) Que semble vous promettre ce début de récit ?

    Je n'ai pas trop de souvenir mais je crois que l'on présente la pension Vauquer et ses occupants. La diversité des personnages laisse présager des incompatibilités pouvant provoquer des scènes houleuses. 

     

    5. PASSAGE PREFERE
    a) Quel est votre passage préféré ? Recopiez-le et racontez-le avec vos mots.
    b) Formulez les raisons de votre choix.

     

    "Ma vie, à moi, est dans mes deux filles. Si elles s'amusent, si elles sont heureuses, bravement mises, si elles marchent sur des tapis, qu'importe de quel drap je suis vêtu et comment est l'endroit où je me couche. Je n'ai point froid si elles ont chaud. Je ne m'ennuie jamais si elles rient. Je n'ai de chagrins que les leurs." 

     

    Ce passage résume parfaitement l'état d'esprit du père Goriot qui ne vit que par et pour ses filles. Il me touche particulièrement car j'ai le même ressenti avec mes deux filles. Je ne ressens pas forcément le besoin de les voir mais je veux les savoir heureuses et épanouies. 

     

    6. PERSONNAGE PREFERE
    a) Quel est votre personnage préféré ?
    b) Expliquez pourquoi : ce personnage vous rappelle-t-il quelqu’un de proche ?
    Quelqu’un à qui vous aimeriez ressembler ? Possède-t-il des qualités que vos
    admirez ? des défauts que vous condamnez, mais qui rendent le personnage humain
    et réaliste ? Précisez.

    C'est banal ce que je vais dire mais c'est Rastignac car j'aime les arrivistes (ce que je ne suis hélas pas) comme j'aime Julien Sorel dans le Rouge et le Noir. J'admire son envie de conquérir Paris et ses plus jolies femmes. Je n'arrive pas à lui trouver de défauts. Il veille le père Goriot jusque son dernier souffle alors qu'il ne lui doit rien ce que révèle son caractère empathique. 

     

    7. DES CITATIONS
    a) Recopiez des citations du roman qui vous semblent emblématiques =A quelques
    phrases dont vous aimeriez vous souvenir.
    Pour chacune, justifiez votre choix.

    Il aurait fallu que je les note pendant la lecture. Là, j'ai la flemme de me replonger dans le roman. 

    8. BILAN DE LECTURE
    Développez des arguments qui vous permettent d’expliquer votre ressenti :
    Interrogez-vous, par exemple, sur la facilité avec laquelle vous avez lu l’œuvre, sur le lien
    que vous pouvez établir avec votre vie personnelle, sur la capacité du récit à vous faire
    réfléchir à un thème que vous n’aviez jamais abordé, sur sa capacité à renouveler le point
    de vue que vous aviez sur un thème, sur son caractère moderne et/ou intemporel.

    Contrairement à beaucoup de romans de Balzac qui sont difficiles à lire, celui ci est facile d'accès. Les personnages sont bien présentés et le récit suit son cours assez facilement. Je trouve que Rastignac prend plus de place que le père Goriot et comme je le disais plus haut, Rastignac est l'opposé de ce que je suis, moi qui subis et me morfonds dans l'inertie. Moderne non, intemporel oui car nous sommes tous confrontés à l'agonie et à la mort d'un proche même si ça n'a pas le caractère romancé du Père Goriot.

     

    9. AU-DELA DU RECIT
    a) Recherchez les reprises qui ont pu être faites de l’œuvre que vous venez de lire :
    Existe-t-il une adaptation cinématographique, une bande dessinée, un roman
    graphique, une réécriture parodique, une suite ? Si oui, précisez.
    b) Imaginez à votre tour une reprise : précisez sa nature puis dites en quelques lignes
    quels aspects de l’œuvre vous mettriez en avant et pourquoi.
    Qu’est-ce que vous changeriez et pourquoi ?

    Je n'ai pas envie de rechercher mais je sais qu'un téléfilm a été réalisé avec Aznavour pour représenter le père Goriot. Il doit y en avoir d'autres. Confère Internet.

    L'amour inconditionnel du père Goriot pour ses filles est très touchant. Dans la plupart des romans, les liens de filiations sont représentés de façon banale. Personnellement, je ressens la même chose pour mes filles. Leur bonheur passe avant le mien. 

    Qu'est ce que je changerais.....pas grand chose sauf peut-être l'agonie du père Goriot qui est un peu longue mais je dis ça parce qu'il faut dire quelque chose. C'est un très bon roman, avec beaucoup d'humanité et de rythme. Dommage qu'il ait été "kidnappé" par l'éducation nationale...

     

    lecture sur liseuse le 16 septembre 2021. Note : 4/5

     

    PS : je viens de me rendre compte que je l'ai déjà lu en 2010 :

    lire ici

  • CR375 : la cousine Bette - Balzac

    COUSINEBETTE.jpgJ'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman qui fait bien sûr partie de la Comédie Humaine. C'est un roman très puissant, comme tout roman de Balzac mais j'ai été très déçu en lisant le résumé sur wikipedia de constater que j'étais un peu passé à côté de la plaque. C'est un fait que lorsqu'on lit un Balzac, il faut être hyper vigilant. Lire une phrase et avoir l'esprit Place Beauvau et on perd une donnée essentielle. Mais le principal est que j'ai eu beaucoup de plaisir à le lire. C'est très rythmé, ça foisonne de personnages ( souvent récurrents) mais c'est vrai qu'il faut s'accrocher, plus même que Proust dont l'œuvre se déroule en vase clos. 

    Pour la suite, je vais rester avec Honoré en lisant ce qui fonde la comédie humaine à savoir Le Père Goriot que ma fille a refusé de lire en première alors qu'il était au programme du bac de Français.

    Puisque je suis là, concernant le remplacement de Eric Zemmour à Face à l'info, je vois bien Charlotte d'Ornellas, fille que j'aime bien parce qu'elle a de la suite dans les idées et puis elle est mignonne quand même. On a envie de la croquer.

    La cousine Bette, lecture sur liseuse, équivalent papier, 462 pages. Note 4/5  

     

  • CR373 : Sodome et Gomorrhe - Marcel Proust

    R.jpgJe suis en pleine relecture de la Recherche du temps perdu. Du côté de chez Swann, à l'ombre des jeunes filles en fleurs, Le côté de Guermantes, c'est fait, et voici que je viens de terminé 550 pages de Sodome et Gomorrhe, un roman foisonnant qui traite surtout de l'homosexualité du baron de Charlus et celle supposée d'Albertine Simonet mais il faut aimer les mondanité.....salon Verdurin etc. Je ne cache pas que c'est assez barbant mais ce qu'il y a de bien chez Proust c'est qu'on est pas à l'abri d'un traite d'humour, surtout lorsqu'il s'agit de de se moquer du ridicule d'un tel ou d'untel.

    Il y a des livres surtout les pavés dont la lecture prend beaucoup de place dans ma vie.Le livre me suit partout, j'y pense tout le temps, je fais des rêves si bien qu'on le referme à regret....mais il m'en reste encore trois, le cycle Albertine avec la prisonnière et Albertine disparue. Et puis pour finir le temps retrouvé que je le relirai même si je l'ai lu il y a trois mois.

    Marcel Proust a changé ma vie et ce depuis ma première lecture lors de mon service militaire en 1997. Je me rappelle que mes compagnons de chambrée se moquaient de moi. Ce fut une révélation et aujourd'hui encore je me laisse surpris par des pages exquises....sans points la plupart du temps ou très peu.

    Lecture sur liseuse, septembre 2021, note 5/5

  • CR254 : du côté de chez Swann - Marcel Proust

    Comme le blog commence à dater et que je suis un peu en manque d'inspiration et que par ailleurs, je suis en train de relire "du côté de chez Swann" que j'avais déjà relu en 2013 ( après une première lecture en 1997), je me suis dit, tiens, pour une fois, je vais pas me prendre la tête et je vaisfouiller dans mes archives (qui ne sont pas forcément brillantes mais pas sombres non plus). 

    Loïc LT 

     

    compte rendu de lecture, octobre 2013 :

    Plutôt que de faire un compte rendu de cette œuvre, j'ai décidé de faire comme si je devais la résumer à mes filles et les autres aussi que voudraient tenter l'expérience. 

     

     

    Le roman se passe au début du XXème siècle en France. C’est l’histoire d’un garçon adulte qui s’appelle Marcel et qui essaie de se rappeler des souvenirs de son enfance dans le petit village de Combray en Normandie mais il n’en garde pas beaucoup à part le fait qu’il avait du mal à s’endormir surtout lorsque sa maman ne venait pas lui faire un bisou et cela arrivait surtout lorsque la famille recevait le visite d’un dénommé Charles Swann, un monsieur très élégant, cultivé et qui connaissait beaucoup de gens importants à Paris ; du coup Marcel n’aimait pas beaucoup quand Swann venait. Un jour pourtant, le simple fait de manger une madeleine avec un thé lui procure une joie intense et fait remonter du fond de sa mémoire tous ces souvenirs jusque-là inaccessibles. Le narrateur peut commencer sa recherche du temps perdu. 

    Marcel et ses parents vivaient à Paris en hiver et chez une tante à Combray en été. Ils sont plutôt riches et n’ont pas vraiment besoin de travailler pour vivre. A Combray, il y a une église avec un joli clocher et puis plein de gens dont Charles Swann qui y possède une maison (mais il en a aussi une à Paris). Swann est marié avec une jolie poupée qui s’appelle Odette de Crécy et toute une partie est consacrée à la façon dont ces deux-là (un amour de Swann) sont tombés amoureux (et ça se passe bien avant que Marcel ne soit né). Après avoir conquis Odette, Swann devient très jaloux, à en devenir fou si bien qu’Odette en a marre de lui mais finalement il s’en fout car il trouve qu’elle n’est pas son genre. Mais ils se marieront quand même et ils auront un enfant qui s’appellera Gilberte.

    On va faire la connaissance de Gilberte dans la 3ème partie du roman (noms de pays : le nom) , partie dans laquelle Marcel nous informe d’abord que faute de pouvoir voyager (parce qu’il a une santé fragile), il essaie d’imaginer à quoi ressemblent les villes et les autres pays à la simple prononciation de leur nom. Ensuite, nous sommes à Paris en hiver. Un peu par hasard, Marcel et Gilberte deviennent amis en jouant dans un parc près des Champs-Elysées. Quel âge a Marcel, je ne sais pas trop, dans les 12 ans peut-être. Mais lui, c’est plus que de l’amitié qu’il éprouve pour Gilberte, c’est de l’amour ! Il aime Gilberte alors qu’elle, elle considère Marcel avant tout comme un bon ami. Et puis, Marcel devient un peu marteau et devient amoureux de tout l’univers de Gilberte et notamment de ses parents, comme Swann par exemple qu’il détestait tant avant parce que ses visites l’empêchaient d’avoir un bisou de sa maman.

    Voilà un peu près l’histoire. Il ne se passe pas grand-chose dans le roman. Pour Marcel Proust, les sensations comptent plus que les faits et il aime bien décrire les gens physiquement un peu mais surtout psychologiquement, c’est-à-dire qu’il essaie de comprendre pourquoi les gens agissent d’une façon plutôt qu’une autre. Et il le fait très bien, aucun écrivain n’a réussi à le faire aussi bien. Mais il faut s’accrocher car souvent les phrases sont très longues et on s’y perd un peu !

    Loïc LT

    kindle/lecture :octobre 2013, 5/5

  • CR374 - Lucien Leuwen - Stendhal

    Sans titre.jpgJe n'irai pas par quatre chemins, ce roman inachevé de Stendhal est une catastrophe. je vais faire court. On ne comprend rien du début à la fin. La première partie Lucien est lieutenant dans une compagnie de lanciers à Nancy,. Mais il passe le plus clair de son temps dans des salons et tombe amoureux d'une femme dont je ne me souviens plus du nom. Et puis tout autour de Lucien gravitent des seconds rôles même pas présentés....mais c'est pire dans la deuxième partie où il revient à Paris et s'occupe des affaires de son père notamment organiser le trucage des élections. Mais je ne sais même plus si le père Leuwen est légitimisme ou républicain.  Le flux foule de la foule débarque et on ne sais jamais qui et qui.

    Comme j'ai vite compris que je n'y comprendrais rien, j'ai lu sans rien comprendre, en roule libre mais c'est long et déplaisant.

    lecture mai/juin; 700 pages. note 0.5/10

  • CR372 : le temps retrouvé - Marcel Proust

    le temps retrouvé p.jpgBon, j'avoue avoir beaucoup galéré à lire ce tome qui clôt la Recherche à tel point qu'à partir des deux tiers, je lisais sans chercher à comprendre ce qui se disait mais j'ai continué quand même car avec Proust on n'est pas à l'abri d'un aphorisme bien léché.  J'étais en roue libre donc pour finir et ce n'est pas forcément agréable. Je devine que les exégètes n'ont pas ce même problème mais moi, j'ai de gros problèmes de mémoire. Heureusement, il existe un site qui recense tous les personnages mais il n'est pas spécialement bien foutu.

    Globalement, l'action se situe pendant la guerre de 14, guerre pendant laquelle le narrateur, il s'appelle MARCEL (prénom cité que deux fois dans la Recherche, volontairement ou pas), perd son meilleur ami Robert de Saint Loup. Marcel continue à faire des aller et retour entre des maisons de repos ou les salons comme celui des Guermantes. Il constate l'emprise du temps sur les protagonistes et il se remémore les années passées après avoir buté sur une dalle (si si, c'est ma madeleine du temps retrouvé)où le salon brillait de mille feux. Il est témoin aussi des scènes sadomasochistes auxquelles s'adonne le baron de Charlus, qui au passage est plus germanophile que francophile.

    Pendant la guerre, à Paris, la fête continue malgré les alertes. La guerre se termine, l'auteur d'abord découragé quant à sa capacité à écrire un roman suite à la lecture d'un roman de Goncourt est découragé  mais il parvient et c'est lorsqu'il met le mot fin qu'il termine son œuvre sous le regard de Françoise, l'employée de maison qui ne comprend pas grand chose à toutes ces futilités.

    Il faut s'armer de courage en lisant ce tome avec ces phrases qui font dix kilomètres et si possible, prendre des notes pour savoir les liens de parenté entre les personnages. Je suis content d'en être venu à bout mais bien qu'épuisé, je suis prêt à relire un Proust car c'est à force de le lire qu'on comprend un peu le tout de l'œuvre. 

    lecture, livre de poche, 462 pages. Lecture : avril/mai 2021

    année de parution : quelques années après la mort de Proust, 1927, je crois.

    note : 4.5/5

     

    J'ai regardé le film "le temps retrouvé" trois fois pendant la lecture. Très bon film et félicitations au cinéaste qui a dû se taper toute la Recherche plusieurs fois peut être. Un truc de dommage, contrairement à la photo, le film a été tourné en couleurs ternes, type sépia.

    ruiz.jpg

  • CR367 : le lambeau - Philippe Lançon

    M02072873703-large.jpgLe journaliste, Philippe Lançon, travaillant à Charlie Hebdo (encore que je ne sais pas si on bossait vraiment dans ce journal gentiment satirique avec tous ces gais lurons), a été victime de l'attentat du sinistre 7 janvier 2015. Il a échappé à la mort mais a subi plusieurs impacts de balle sur le faciès. 

    Il décrit ici sa lente reconstruction. Le visage est tellement amoché que les chirurgiens sont un peu désemparés, dont la mystérieuse et sans doute jolie Chloé ( comme toutes les Chloé -). "Je suis un lambeau" dit il mais il est philosophe. Dans sa chambre, il décide de ne pas avoir de télé, de transistor ou internet. Vie quasiment monacale donc ! Il souffre sa race et ne fait part d'aucune haine envers les terroristes (ou alors si mais il ne l'évoque pas trop). Deux policiers sont en faction H24 devant sa chambre. Quand même, via les visiteurs ou les infirmières, il finit par savoir le retentissement de l'attentat dans la France et dans le monde.

    En dehors des détails précis de ses opérations, il revient sur son passé et fait part de beaucoup de références littéraires....mais pas le Bateau Ivre de Rimbaud....pourtant, c'est une belle allégorie. Je suis peut-être le seul à comprendre ce que je raconte.

    Un amie qui a lu ce récit m'a dit que c'était "verbeux et " égocentrique". Je ne suis pas d'accord. Verbeux, c'est évidemment péjoratif mais c'est peut-être vrai car le livre aurait pu faire deux fois moins court mais c'est quand même bien écrit...Quant à l'égocentrisme, on le serait à moins.

    Donc, il a fallu que Lançon subisse ce drame pour qu'il écrive cet ouvrage...mais alors, pourquoi il n'écrit pas d'autres bouquins ? Quand on a un tel talent, on sort un livre tous les ans  en mode Amélie Nothomb. Mais c'est vrai qu'écrire un roman n'est pas donné à tout le monde. Il y a une grosse différence entre écrire une autobiographie, c'est à dire ne parler que de soi et écrire un moment où il faut tout inventer. 

    En tout cas, ce livre a connu un énorme succès littéraire et c'est mérité. Je vous laisse et je ferai un édit car ma sœur va faire aussi faire son petit compte rendu ici. Trop hâte !  

    Shako

  • CR366 : longtemps je me suis couché de bonheur - Daniel Picouly

    51VVlaK+PWL._SX340_BO1,204,203,200_.jpgJe vais faire court car ce roman ne vaut pas un coup  de cit (comme on dit chez nous, prononcez le t) et il faut que j'aille acheter du pain. Ce n'est pas parce qu'on aime Proust que ce tout ce qu'on veut faire autour de son œuvre vaut le détour. Choisir la notoriété  d'un écrivain pour  en faire un support n'est pas gage de succès. Dans ce roman, l'idée était bonne. Transposer la Recherche dans une cité de banlieue. Mais ce n'est pas du tout ce qu'il fait. Et puis je comprenais tellement rien qu'arrivé  mi chemin, j'ai repris du départ. Je n'ai pas comme principe d'abandonner un roman en rase campagne. On voit plein de masques par terre mais c'est plus rare du trouver un roman, ce qui est une bonne nouvelle mais ils peuvent aussi bien être jetés dans des sacs poubelle. il faut savoir qu’on peut ajouter quand même lors du chapitre sur l'oscillateur harmonique sauf que l'on y a rajoute  des frottements (visqueux comme l'air ou bien volontairement introduit, c'est l'amortisseur).

    L'auteur a eu les yeux plus gros que le ventre. Quoi ? le narrateur et Bala cherchent Albertine mais on ne sait pas si elle existe ou pas ou bien il y a une subtilité que je n'ai pas saisie. Et Swann, il est où, et Charlus et tant d'autres. Cet ersatz de roman est vraiment mal embouteillé et je dis souvent que je suis incapable d'écrire un roman, et bien là, ça me met dans le doute. Le titre lui qui est censé être drôle, non seulement ne l'est pas mais en plus n'a aucune justification dans ce semblant de récit. C'est l'histoire de Taquin, prof de je ne sais plus quoi, de Français sans doute, qui est fan de Proust et qui veut transmettre  sa passion à quelques uns de ses élèves qui vont se mettre à la recherche d'Albertine dont on ignore si elle existe ou pas. Mettons dans la balance + que le nom du narrateur n'est jamais nommé...mais par erreur sans doute car  Proust l'a fait lui

    A tous les proustiens, proustophiles...ou que sais-je...un conseil, ne lisez pas cet ouvrage imprimé en juin 2020  à CPI Bussière. Editions Albin Michel,22, rue Huyghens, 75014 Paris. ISBN : 978-2-226-44429-5. Dépôt légal : août 2020 Je ne sais pas ce que ça dit sur Babelio (je fais toujours mes critiques avant de relire celle des autres). Je fais attention à mon orthographe et à ma grammaire aussi (je sais, j'en perds).

    Souvent, je me demande qui dans la vie réelle ou dans le showbiz comme on disait avant, je prendrais pour  rôle Albertine, une jeune,  jolie et envoutante fille  de moins de 20 ans, qui attire les garçons mais qui est peut-être bi, (y'a un doute pas évoqué dans cette merde mais dans la Recherche). Il faut bien que je brode. Ce sera sans doute le pire roman que j'aurais lu en 2021 (règle : l'année de lecture d'un roman dépend de la date de la fin de sa lecture). Y'avait un critique qui balançait les livres qu'il détestait derrière lui, bah , je serais pas loin de le faire (mais j'ai essayé mais j'arrive pas). 

    Maintenant, je vais faire une chose : attribuer le premier titre Shako 2020 . Donc, ce sera le premier Shako2020

    lecture dec/janvier 2021, sur papier 328 pages, parution 2020. 0,5/5. Ames sensibles, s'abstenir. 

    longtemps, je me suis couché de bonheur, année 2020, 328 pages (mais on dirait qu'il y a en 1500) *éditions Albin Michel

    @Shako, Ardennes

     

  • CR364 : la famille Martin - David Foenkinos

    famille martin.jpgDavid Foenkinos est un auteur qui a trouvé sa place dans la littérature française comme Françoiz Breut dans la variété mais c'est la première fois que je le lisais. C'était pas prévu mais quand j'ai lu la présentation sur Amazon, je l'ai téléchargé direct sur ma Kindle, ma Kindle qui me suis partout, qui se glisse aisément dans ma poche droite (autant que dans ma poche gauche) et qui doit contenir plus de 500 romans que ce soit des classiques ou des romans contemporains.

    Donc une fois le bouquin dans l'engin, j'ai lu cette histoire de la famille Martin avec beaucoup de délectation. Je vous indique quand même vite fait de quoi il s'agit. L'auteur en mal d'inspiration décide d'aborder la première personne qu'il croise dans la rue et lui demander si elle veut bien qu'il lui consacre un roman. Il tombe sur Madeleine, une vieille dame rentrant de ses courses. Surprise évidemment par la proposition et un peu inquiète quand même, elle l'invite quand même à venir chez elle pour boire un café ou je ne sais quoi. Au fil des jours, une réelle complicité se noue entre les deux contribuables et de fil en aiguille, l'auteur fait la connaissance de toute la famille Martin, c'est à dire des deux filles de Madeleine, Valérie et Stéphanie. Ceci dit, Stéphanie expatriée aux Etats-Unis (qui cherche encore son clown) est juste mentionnée. Valérie est mariée et a deux enfants et c'est le couple Valérie/Patrick qui devient le centre névralgique du roman. 

    A la base, l'auteur ne voulait être qu'un observateur. Tous les soirs, il note ce qu'il a appris dans la journée et le roman prend tranquillement forme. Mais les choses ne se passent pas tout à fait comme prévu. Son intrusion dans la famille Martin la bouscule un peu et provoque des changements ou précipite certaines décisions qui restaient en plan. 

    Donc voilà. Ce roman m'a fait un peu penser aux "gens dans l'enveloppe" de Isabelle Monnin qui m'avait été conseillé par Julie Schittly et que j'avais lu il y a quelques années (si vous voulez lire le compte rendu, tapez : doelan/blogspirit/les gens dans l'enveloppe. J'avais eu un véritable coup de cœur pour ce roman ( mais c'est pas vraiment un roman en fait). 

    Concernant la famille Martin, une question me taraude. Est-ce que David Foenkinos a vraiment fait cette démarche en vrai ou tout n'est-il que fiction ?  Je penche quand même pour la fiction car l'enchainement des événements ne ressemble pas vraiment à ce qui se passe normalement dans la vraie vie. Il y a trop de rebondissements. Comme je le fais parfois, je vais essayer de rentrer en contact avec l'auteur (il est sur Facebook) afin d'éclaircir cette affaire.

    En tout cas, c'est un roman facile à lire. Il figure en ce moment dans les meilleures ventes (mais l'auteur est coutumier du fait). Mais ce n'est pas parce que c'est un bestseller qu'il est mauvais. Tous les Français ne lisent pas les bouses de Marc Levy et Guillaume Musso.

    Lecture sur Kindle, parution le 1er octobre 2020 chez Gallimard. Note : 4/5

    Shako.