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triqueville

  • Triqueville - résultats du 1er tour de l'élection présidentielle 2017

    Triqueville compte 334 habitants qui ne sont pas tous de volubiles libéraux. Sur les 334 libertaires, 276 sont inscrits sur les listes électorales. Sur ces 276 royalistes, 231 sont allés voter soit un taux de participation de 83.70%. Saluons le civisme de ces anarchistes de droite. Sur ces 231 rocardiens, 225 se sont exprimés. 

    Voici le détail des votes : Marine Le Pen (65 voix), 29% - François Fillon ( 60 voix), 27%, Emmanuel Macron (44 voix), 20% - Jean-Luc Mélenchon ( 23 voix), 10% - Benoît Hamon ( 13 voix), 6% - Nicolas Dupont-Aignan ( 10 voix), 4% - François Asselineau (5 voix), 2% - Philippe Poutou ( 3 voix), 1% - Nathalie Arthaud, Jean Lassalle, (1 voix chacun), 0.5% - Jacques Cheminade (0 voix), 0%. 

    Analyse

    Marine Le Pen arrive donc en tête mais d'une courte tête devant François Fillon. Seuls 5 voix les séparent. Les Etats-Majors politiques n'ont pas voulu me donner leur sentiment quant au vote Triquevillais. On peut juste souligner que la commune où est enterré Gambetti est clairement ancré à droite. 

    En toute logique, Marine Le Pen devrait faire plus de 50% au second tour. Tout dépend du report des électeurs de Fillon et de Mélenchon. Concernant Macron, il y a fort à parier que les Triquevillais qui ont voté pour lui au premier tour le feront également au second. Mais on ne peut pas en être totalement certain. 

    Les électeurs de Nathalie Arthaud, Jean Lassalle et de Jacques Cheminade peuvent donc se rassembler dans la cabine téléphonique et en se serrant bien, on peut même tenter le coup et tenter d'y foutre aussi les 3 Poutistes. 5 humains dans une cabine, c'est jouable en faisant un peu de gymnastique. Cela ferait un beau meeting bien compact et chaleureux. 

    Loïc LT

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  • CR311 : Mémé - Philippe Torreton

    mémé.jpgL'année dernière, j'ai écrit un livre sur mon grand-père maternel que j'ai diffusé après impression à quelques membres de ma famille. Je n'ai pas eu beaucoup de retour pourtant j'ai donné beaucoup de ma personne. Je suis allé interroger des gens l'ayant connu, j'ai posé des questions à ses filles, je suis retourné sur les lieux où il avait vécu. Mais en fin de compte, ce projet, aussi louable fut-il a été un échec. Il lui a manqué ce que Philippe Torreton a su faire à propos de sa grand-mère : de la poésie, du symbolisme. A vouloir tout dire, j'ai tout gâché. je le savais déjà mais je l'ai encore plus réalisé en lisant ce récit.

    Mémé. Aujourd'hui, qui sont les gens qui ont appelé leur grand-mère "mémé" ? Je dirais les plus de 40 ans et encore, mamie est arrivée en ville très vite. On est très peu de privilégiés à voir pu appeler sa grand-mère "mémé". Et idem pour pépé. D'ailleurs, mon book raté que j'ai intitulé le bateau d'Emile évoquait mon pépé car je l'ai tout le temps appelé de la sorte. 

    Bref, Philippe Torreton a écrit un livre sur sa mémé, une mémé vivant dans une petite bourgade normande pas loin de la mer mais si loin en même temps à tel point qu'elle n'y allait jamais. Ce bourg s'appelait Triqueville et il est perdu dans la forêt quelque part dans l'Eure. 

    Tous les gens qui ont eu une mémé (comme moi, elle m'a même élevé suite au décès de ma mère alors que j'avais 6 ans) se retrouveront forcément dans le portait de cette femme qui portait la blouse-mémé, qui ne gaspillait rien et qui tout en étant avare de sentiment n'en cachait pas moins. Le narrateur voyait beaucoup sa mémé car ses parents qui en semaine vivaient en ville rénovaient une chaumière en face de la maison de la mémé. 

    La mémé a connu des guerres, a même divorcé, une mémé presque moderne dis donc et elle est une fois montée à Paris pour voir son petit-fils jouer le Barbier de Séville. Pour l'occasion, elle avait acheté une robe et tout et quand l'acteur a su que sa grand-mère était présente, il a eu le plus grand tract de sa vie (alors que s'il y avait bien une personne qui était mal placée pour juger une telle prestation, c'était bien la mémé)...mais ça en a dit long sur les sentiments qui priment sur le jugement objectif. 

    Triqueville donc, rarement évoqué mais suffisamment pour m'interpeller. Il se trouve qu'il y a quelques jours, je me suis rendu dans ce bourg de l'Eure qui se situe pas loin de Honfleur et de Pont-Audemer. J'ai atterri dans ce bourg par hasard et à mon grand regret je ne suis pas resté longtemps. Ce n'est qu'après coup qu'on m'a raconté l'histoire de la mémé qui avait sa maison là-bas, maison à colombage sans doute, maison que j'aurais pu voir et photographier si j'avais su. 

    Mais je retournerai.


    compte rendu de lecture,normandie,biographie,lecture,cultureL'affaire ne s'arrête pas là. Je vais vous raconter une anecdote. Ma sœur habite pas très loin de Triqueville et quand elle a su que Philippe Torreton avait écrit un récit sur sa mémé, elle l'a lu évidemment et puis une idée qui peut paraître saugrenue lui est venue. Elle a acheté cinq exemplaires de l'ouvrage et les a offert à des voisins en les postant dans leur boite à lettre avec lettre manuscrite à l'appui. Chacun est invité (je parle désormais au présent car c'est en cours) à lire ce récit et tout le monde est appelé à se retrouver pour en parler avant l'été. 

    Je salue l'initiative et en tant que journaliste pour Ouest-France (oui, je sais, je ne suis qu'un "simple correspondant" - la caste des journalistes insiste là-dessus - mais quand je vais à la rencontre des gens, je me définis comme un journaliste), si j'avais connaissance d'une telle initiative, je sauterais dessus. La littérature manque à notre société et c'est pourtant un moyen de fuir ce quotidien...ou de l'embrasser par des mots. Perso, je n'ai rien contre mes voisins mais une telle initiative venant de moi..ou d'eux me semble très improbable.

    Si la réunion a lieu, ce que j'espère, je devine que chacun aura beaucoup à dire sur le livre mais aussi sur sa mémé. La mémé. Rien que le mot mémé résume tout. Toutes nos mémés sont différentes mais elles ont le point commun d'être des mémés. 

    Et ma mémé qui s'appelait Elisa (mais qui s'est fait tout le temps appeler Marie)  avait plus d'un tour dans son sac..ou dans les poches de sa blouse, car après sa mort, on a trouvé un cahier où elle avait commencé à écrire sa vie...ou je ne sais plus, j'ai très peu vu ce cahier.  

    C'était une note sur les mémés. J'aurais bien mis des citations extraites du livre de Philippe Torreton mais le récit de 140 pages est une citation à lui tout seul. Il n'y a rien à jeter. 

    lecture : avril 2017,  édition papier J'ai lu, Flammarion: 141 pages, parution poche : janvier 2017, note 4.5/5

    Loïc LT

  • commentaire de texte : les aludes - Gambetti

    Aujourd'hui, enterré près du célèbre if du cimetière de Triqueville dans l'Eure, Gambetti a quitté la fourmilière le cœur en paix en nous laissant un dernier texte qui est d'ailleurs gravé dans le marbre de sa tombe. Pour info, les aludes sont des fourmis volantes. 

     

    Les aludes

    Vue d’en haut, la vallée de l’Huveaune. Tout en bas, la dépression est coupée en deux par un grand trait bruyant sur lequel de façon incessante passent, montant et descendant, les fourmis laborieuses, les fourmis pressées. Les fourmis obnubilées. Elles partent vers les champs, les vignes et les pinèdes en quête de nourriture, là bas, vers Saint Maximin et la Sainte Baume, quand d’autres retournent à la fourmilière, la dense Marseille. Elles suivent toutes le même chemin, mues par le désir d’amasser.
    Mais, parfois, à certaines, éprises d’un trop vif désir de liberté, poussent des ailes. Et elles s’envolent… Aludes ailées, envolez vous vers l’azur halluciné !

     

    Ce poème en prose est un peu un poème-testament. L'auteur qui du haut de la vallée de l'Huveaune (fleuve qui se jette à Marseille) contemple ce monde qui bouge à des fins diverses mais on sent un brin de moquerie voire de désespoir de la part de Gambetti qui ne se retrouve pas dans ces fourmis pressées, travailleuses et dont le seul désir est l'appât du gain. Si ce n'étaient des fourmis, elles seraient des moutons de Panurge.

    La dernière phrase a des allures baudelairiennes (envole-toi bien loin de ces miasmes morbides, va te purifier dans l'air supérieur et bois comme une pure et divine liqueur le feu clair qui remplit les espaces limpides....), voire même mallarméennes. Un peu des deux sans doute. 

    Les aludes contrairement à leurs congénères peuvent fuir ce monde insensé...fuir, là-bas fuir, car elles sentent que les oiseaux sont ivres....

    C'est un texte métaphorique avec son lot de champs lexicaux, le texte type à étudier en classe et en même sur le fond, un grand classique, au sens noble du terme...toujours cette volonté du poète de se placer au dessus de la mêlée et de ne pas se reconnaître dans cette société où l'on ne prend pas le temps de vivre. Mais j'ai ouï dire qu'à Marseille, quelques fourmis un peu paresseuses, n'exprimant cependant pas le besoin de fuir s'enivraient d'un alcool qui a des  tons jaunes (le plus jaune possible, c'est mieux, ça dépend du dosage avec l'eau) avant de se protéger du soleil sous les platanes en s'installant sur des bancs pour regarder d'autres fourmis tout aussi paresseuses lancer des boules de métal en direction d'une autre boule plus petite et pas en métal celle-ci. 

    Aludes ailées, envolez vous vers l’azur halluciné !

    Loïc LT

  • recensement des cabines # 83 - Triqueville (Eure)

    La vraie gloire est ici. 

    Pour arriver à Triqueville, il faut être armé de courage, de fusils et de tout ce qu'il faut pour se défendre. Car dans ce bourg de 300 habitants, on fait plus que de se méfier des étrangers. Mais je suis fort et libre. Je suis rentré dans le village la fleur au fusil et la rose à l'épée. Les habitants me surveillaient à travers les croisées. 

    J'ai garé l'auto près du cimetière où est enterré Gambetti. Je n'ai pas pas déposé de gerbe car je ne suis pas du genre. Je ne comprends pas l'utilité des cimetières. Non mais sérieux, je n'ai pas peur de la mort mais quand je me projette dans l'avenir, j'ai comme une crainte....enfin passons sur ces macabres considérations. 

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    Nos lieux, nos instants, à jamais uniques ! 

    L'hôte invisible

    Porte close,

    Songe ouvert, 

    Tel est l'accueil

    De la demeure humaine. 

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    Le village est tellement petit que je me demande comment peuvent y vivre 300 volubiles libéraux ? Sans doute disséminés dans la nature à clamer des poèmes de François Cheng... Je n'ai pas vu la mairie. Mais où les Triquevillais iront-ils voter pour François Fillon ? En tout cas, les panneaux d'affichage sont prêts. 

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    Mais venons-en au sujet. Une cabine, modèle de Paris est située sur un parking à la sortie du village. Je me suis permis de me garer sur ce parking interdit à tous véhicules motorisés, ainsi qu'aux vélos et tout ce qui peut aider un être humain à se déplacer. D'ailleurs, il n'est pas autorisé de s'aventurer sur ce parking. C'est indiqué à l'entrée. Sous peine d'amende. Alors, pour accéder à la cabine, il faut soit faire un grand bon en avant, soit se faire héliporter. On peut trouver d'autres systèmes, mais à quoi bon se casser le cul puisque ladite cabine est hors-service ?

    Pour se mettre à l'abri d'une horde de communistes sortis des bois ( Philippe Torreton, originaire du village en tête)  munis de gourdins et de hallebardes, peut-être ? Mais de toute façon, on ne pourrait pas y loger plus de quatre ventripotents ! 

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    visite le dimanche 16 avril 2017. Arrivé à  16:52, départ à 17:03.  Maire  : Mathias Baptist . Canton de Pont-Audemer. 300 libéraux vivant du RSA. cabine téléphonique, modèle de Paris numéro : 02 32 42 33 68.

    Ecrit à Conteville dans l'Eure le 17 avril 2017

    Loïc LT

    cabine téléphonique, recensement des cabines, eure, normandie, Triqueville