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quincaillerie

  • quincaillerie # le monsieur et le quincaillier

    Vous connaissez mon affection pour la profession de quincaillier (et il y a un i après les 2 ll, lassé de constater que très souvent même les quincailliers l'oublient). Et bien, j'ai trouvé tout à fait par hasard un poème sur le sujet de l'excellent Alphonse Allais et je ne peux m'empêcher de le transposer sur l'espèce de blog, même si je sais que les gens n'aiment pas la poésie (mais bon, c'est plus une blague qu'un poème)  mais qu'importe je ne cherche pas l'audience. 

    le monsieur et le quincaillier 

    le monsieur : - Bonjour, monsieur. 
    le quincaillier : - Bonjour, monsieur. 
    le monsieur : - Je désire acquérir un de ces appareils qu'on adapte aux portes et qui font qu'elles se ferment d'elles-mêmes. 
    le quincaillier : - Je vois ce que vous voulez, monsieur. C'est un appareil pour la fermeture automatique des portes. 
    le monsieur : - Parfaitement. Je désirerais un système pas trop cher. 
    le quincaillier : - Oui, monsieur, un appareil bon marché pour la fermeture automatique des portes. 
    le monsieur : - Et pas trop compliqué. 
    le quincaillier : - C'est-à-dire que vous désirez un appareil simple et peu coûteux pour la fermeture automatique des portes. 
    le monsieur : - Exactement. Et puis, pas un de ces appareils qui ferment les portes si brusquement... 
    le quincaillier : - ... Qu'on dirait un coup de canon ! Je vois ce qu'il vous faut : un appareil simple, peu coûteux, pas trop brutal, pour la fermeture automatique des portes. 
    le monsieur : - Tout juste. Mais pas non plus de ces appareils qui ferment les portes si lentement... 
    le quincaillier : - ... Qu'on croirait mourir ! L'article que vous désirez, en somme, c'est un appareil simple, peu coûteux, ni trop lent, ni trop brutal, pour la fermeture automatique des portes. 
    le monsieur : - Vous m'avez compris tout à fait. Ah ! et que mon appareil n'exige pas, comme certains systèmes que je connais, la force d'un taureau pour ouvrir la porte.
    le quincaillier : - Bien entendu. Résumons-nous. Ce que vous voulez, c'est un appareil simple, peu coûteux, ni trop lent, ni trop brutal, d'un maniement aisé, pour la fermeture automatique des portes. [...] 
    le monsieur : - Eh bien ! montrez-moi un modèle. 
    le quincaillier : - Je regrette, monsieur, mais je ne vends aucun système pour la fermeture automatique des portes. 

    quincaillerie,quincaillier,alphonse allais

  • recensement des cabines # 6 Guénin

    Aujourd'hui, c'est Guénin qui s'y colle. Située au nord de Baud de l'autre côté de la mythique route nationale 24, cette route à 2X2 voies gratuite (grâce Anne de Bretagne dit la légende) et que j'évoquais dans l'inventaire consacré à Languidic, sépare, selon moi, les bourgs littoraux des bourgs de l'intérieur des terres, c'est à dire l'Argoat, c'est à dire aussi le début de la fin puisque plus on s'engage vers l'intérieur de la Bretagne, plus on se demande où on va. L' exode rural et la désindustrialisation ont fait fuir les populations vers le sud de la Bretagne ou vers d'autres horizons. Mais j'aime beaucoup ces endroits reculés où les gens doivent faire avec les moyens du bord ce qui fait qu'on n'est pas à l'abri de quelques belles surprises.

    Mais Guénin est encore trop près de Vannes et de Languidic pour qu'on puisse se permettre de déclarer ce bourg sinistré. D'ailleurs, le bled est ceinturé de cités pavillonnaires (qui ne m'intéressent pas). 

    Dès qu'on arrive devant l'église, on ne peut pas la louper, elle est là, terne, discrète et sans cachet, comme se doit être toute cabine. Elle est à ranger dans la catégorie hors service (ça me fait penser qu'il faudrait que je fasse un récap sous forme de tableau des cabines en fonction ou pas, cela pourrait peut-être intéresser des touristes en recherche de villégiature et ne possédant pas de téléphone cellulaire itinéris). 

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    Sous un autre angle

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    De l'autre côté de la rue, on aura une pensée pour ce guéninois qui a du se coltiner la première guerre mondiale (et être mutilé) puis sans doute résistant pendant la seconde, se faire fusiller en 1944. 

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    Guénin possède quand même un certain charme (mais il ne faudrait pas que je le dise à chaque fois, on va finir par croire que j'aime la Bretagne) avec toutes ces maisons en pierre et ses fresques murales un peu défraîchies.

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    Une enseigne a retenu mon attention. J'ai cru d'abord qu'il s'agissait d'un restaurant mais il se trouve qu'une dame sortant de la boulangerie d'à côté (dont je reparle plus bas)  s'y dirige et je lui demande courtoisement quel est ce commerce. Gentiment, elle me répond que c'était un magasin de fringues, qu'il est fermé depuis 6 ans et puis elle m'explique aussi pourquoi les trois moineaux. Je vous épargne les explications. Je ne sais pas comment font les guéninois pour s'habiller maintenant mais on ne doute pas que ce magasin devait vendre de très belles blouses ainsi que des jupons affriolants. 

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    Sinon, Guénin est un bourg comme un autre, avec son bar, sa boulangerie, sa crèmerie, sa quincaillerie, sa cabine téléphonique donc, sa mairie, ses maisons à vendre depuis 1963, sa salle polyvalente...

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    Il y a eu un moment dans les années 60 ou 70 ou pour moderniser leur habitat, les habitants en même temps qu'ils achetaient de beaux meubles en formica, faisaient enduire leur maison de pierre d'un revêtement en béton ou que sais-je. Aujourd'hui, retour en arrière, certains s'amusent à enlever cet enduit inutile pour redonner aux murs leur cachet d'antan. Il en est de même dans les champs : la mode est au retour des talus alors qu'on les avait quasiment tous détruits dans les années 50 (remembrement). 

    Voici le genre de baraque hideuse avec son enduit immonde. 

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    Les grands boulevards (sans âme qui vive) :

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    S'il ne doit rester qu'un commerce dans ce genre de bourg (en dehors du ou des bars), c'est la boulangerie et celle de Guénin tenue par Sylvie et Alain Thomassette (aucune réponse sur google concernant ces deux commerçants) dispose d'une belle vitrine qui détonne à côté de celle du bar le Rallye qui ne doit se remplir qu'à la sortie de la messe du dimanche (on notera la présence d'un phormium en face du bar tout comme à côté de la cabine, la mode est au phormium dans ce petit village fantôme, faut dire que le phormium est une vivace résistante et persistante). 

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    Une vieille photo trouvée sur le site de la commune nous apprend que jadis le Rallye faisait aussi restaurant (fermé depuis pas longtemps sans doute pour que la photo soit toujours sur le site). On pouvait donc il y a quelques années s'acheter des paletots neufs, se sustenter et téléphoner sur zone  :

     

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    Loïc LT 

  • CR275 : Vernon Subutex - Virginie Despentes

    compte rendu de lecture,virginie despentes,littérature,littérature française,livre,kindle,roman,culture,rockPendant que je traînais ma misère dans ces tristes bourgs de la Bretagne intérieure disposant de cabines en piteux état, je lisais aussi surtout le soir et souvent la nuit le dernier opus de Virginie Despentes intitulé Vernon Subutex. Du même auteur, j’avais déjà lu apocalyspe bébé en 2010, et il m’avait beaucoup plu me rappelle mon médiocre compte rendu que je viens de relire. D’ailleurs en le relisant, je me suis fait la réflexion qu'avec Vernon Subutex, Virginie utilise toujours la même technique : un personnage central, en l'occurrence ici Vernon autour de qui gravitent des personnages secondaires qui rentrent et qui sortent du roman, et qui reviennent parfois ou pas. Cette multitude de protagonistes représente la principale difficulté pour le lecteur, surtout pour moi qui ai la mémoire défaillante (et le rythme de lecture aléatoire). La prochaine fois, je prendrai des notes dans le carnet de moleskine qui ma sœur m’a offert.

    Le roman raconte l’histoire d’un disquaire parisien d’une cinquantaine d’années qui se fait appeler Vernon Subutex (j'ai oublié son vrai nom) et qui, dans les années 90, doit déposer le bilan comme tout disquaire qui se respecte (et comme tout quincaillier). Dans un premier temps, il vit de la vente de son fond de commerce (affiches, vinyles collectors) mais très vite il se retrouve sans rien. Il se met alors à squatter chez différents amis chez qui il lui arrive différentes péripéties. Par l'intermédiaire d'un de ses amis, il croise lors d'une soirée le chemin d'un scénariste qui songe à réaliser un documentaire sur Alex Beach, un chanteur à succès, ami de Vernon, qui vient de mourir d’une overdose dans sa baignoire. Or il se trouve que Vernon dispose d’un enregistrement d’une interview que le chanteur lui a accordée. Beaucoup de gens sont intéressés par cette cassette et une certaine femme qui se fait appeler la Hyène (une sorte de Lisbeth Salender ) et spécialisée dans les recherches de ce genre entre en jeu, engagée par le scénariste afin de retrouver celui qui détient l'enregistrement.

    Mais après avoir exégérément profité de la bonté de ses amis (tous anciens clients du disquaire et amateurs d’une musique aujourd'hui défunte qu’on appelait le rock - qui tient d’ailleurs une place prépondérante dans le roman -), Vernon qui a sa fierté se retrouve SDF et vit cette situation avec une certaine philosophie. Il fait des rencontres dans le milieu, des anciens amis essaient de le sortir de ce pétrin mais Vernon refuse. Ce premier tome se termine de la sorte. Il ne peut pas tomber plus bas.

    Tout comme dans apocalypse bébé, j’ai apprécié le style trash et brut de décoffrage de l’auteur qui ne s'embarrasse pas des tabous et du politiquement correct. Dans ce roman décoiffant, se côtoient, des lesbiennes, des transsexuels, des drogués, des fachos car c'est un fait que Despentes a un penchant pour les anticonformistes, genre de ceux qu’on ne risque pas de trouver au bar Le Celtic de La Chapelle-Neuve. C’est donc une vision lucide mais partielle de notre société que nous propose l’auteur. C’est son fil rouge et j’aime les auteurs qui gardent une certaine cohérence (comme Philip Roth ou Philippe Djian) dans leur oeuvre.

    Du coup, je vais être gentil et lui mettre une note supérieure à celle que j’ai mis sur Babelio: 3.5/5. Pas plus car je ne peux pas occulter le fait que j’ai été dans le dur au milieu du roman au point que je me suis demandé si je devais continuer..mais si vous avez le même soucis que moi, un conseil : ne le lâchez-pas.

    Le tome 2 est prévu pour mai 2015.

    Loïc LT

    éditeur : grasset, parution : janvier 2015, lecture : kindle, 400 pages (pour les 2 tomes ? ). lecture : février et mars 2015

  • recensement des cabines # 5 La Chapelle-Neuve (Morbihan)

    La Chapelle-Neuve est un bourg qui se situe à 3 kms à vol de drone de ma maison, donc pas très loin. Cependant, je ne m'y rends pour ainsi dire jamais puisque je n'y connais personne et puis il ne dispose que de très peu de commerces et donc pas de quincaillerie. A côté de Baud, Camors et surtout Languidic, c'est un tout petit bourg, un bourg annexe mais qui ne manque pas de charme. Il représente le type même du bourg de l'arrière pays breton (parce qu'il n'y a pas que l'arrière pays niçois dans la vie) avec son église de style gothique au centre à partir  de laquelle  partent en étoiles, toutes les rues pour finir sur le panneau de fin d'agglomération et la vue sur les champs voués à l'agriculture intensive.  

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     La cabine  se situe devant la mairie. Mais les Nouveaux-Chapelains ne peuvent s'en servir car elle ne fonctionne pas. Par contre, la boite à lettres située à côté fonctionne. J'ai mis une lettre dedans et elle est entrée sans problème. 

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    Plus ça va et plus je me dis que l'inventaire des cabines n'est qu'un prétexte pour évoquer un bourg à travers son architecture et ses commerces. Comme souvent dans ce type de villages, nombre de maisons sont inhabitées (qui sont souvent d'anciens commerces) et je trouve ça fort  dommage surtout quand on voit comment des cités grignotent la campagne en périphérie.

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    Pourquoi au lieu de construire des HLM aux abords du village, la commune ne rachèterait pas ses maisons (qui doivent posséder un jardin intérieur) pour les réhabiliter et les louer à des foyers modestes ou pas ? Ou inciter  des futurs propriétaires privés?  Plus généralement, je serais favorable à un grand plan national de repeuplement des centres historiques des villages de France. Profitons des excédents budgétaires actuels pour redonner à notre pays des villages vivants et accueillants ! Pourquoi ne pas y accueillir sur la base du volontariat des gens des banlieues ? (idée nauséabonde soi disant mais je vois pas en quoi).  Ils ne trouveront pas y ici plus de boulot que dans le 93 mais ils auront le calme, la tranquillité et des services publics à disposition (en dehors de la cabine mais les services des Postes, Télégraphes et Téléphone doivent mettre tout en oeuvre pour sa remise en marche). 

    Dans ce bourg de 800 habitants, quelques commerces subsistent :

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    Ah zut, c'est juste après avoir posté la photo que je me suis rendu compte que le commerce était en vente (des doutes par contre sur le bar à côté). Mais je vous assure, des commerces subsistent !

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    Pour finir, situons un peu les choses quand même :

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    Prochain village : Saint-Barthélémy ou Brandivy ou Plescop ou Bubry ou Génin ou Plumelin...les trous du cul du monde ne manquent pas par ici -)))...oh, on peut plaisanter un peu !

    Loïc LT

  • recensement des cabines # 4 Languidic

    La tournée des cabines devait indéniablement passée par Languidic, bourg où j’ai passé ma jeunesse (1973-1998). J’ai un doute sur un point : depuis quelle ville ai-je passé le plus d’appels en cabines ? J’hésite entre Languidic et Rennes (1991-1993) où j’ai étudié deux ans en fac d'économie. En tout cas, si j’ai passé des appels à Languidic, c’était forcément en payant avec des pièces, à Rennes aussi sans doute. Je ne sais plus et ça me fait mal au ventre. J’ai passé des appels à Hennebont aussi pendant mes années lycée puis lorsque j’y ai habité après avoir quitté Languidic. Peut-être qu’en fin de compte c’est à Hennebont que j’ai passé le plus d’appels. 

    C’est ainsi que vient la mort et qu’on reste sans réponses à  certaines questions.

    Languidic donc. bourg de 7.000 habitants mais bien disséminés dans sa vaste campagne. Le centre-ville doit compter dans les 3000 pèlerins et deux cabines, l’une près de la poste (un grand classique) et l’autre place Guillerme, une pauvre place secondaire qui eut son heure de gloire et qui n’est plus aujourd’hui que la place de délestage de la place principale située en face de l’église. Cette place qui tient son nom d’un ancien maire (1919-1953 quand même) étiqueté UDR est triste et ne compte d’enseignes que Groupama, fort mal située il faut le reconnaître. Jadis, il y avait une droguerie (voire une quincaillerie) au fond qui fut remplacée par une auto-école..sinon, c’est le désert et tout est d’autant plus sinistre que la place n’a pas subi d’aménagements depuis le front populaire . C’est peut-être pour cette raison qu’elle dispose toujours d’une cabine téléphonique, bien en évidence au bord de la route qui traverse le bourg.

    La cabine est en très mauvais état mais fonctionne si je me souviens bien.

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    On ne devrait pas traiter les cabines de cette façon. Moi, je veux bien qu'on colle des affiches dessus (cela signifie que les gens portent un regard vers les cabines) mais pour le reste, c'est tout simplement déplorable. Quand on dispose d'un outil de communication moderne qui fonctionne, on le respecte. Je compte sur les services des PTT pour rendre à cette cabine son lustre d'antan. 

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    Ensuite, je me suis tout naturellement dirigé vers la Poste , une poste indigne d'un bourg de cette importance (du coup, je ne l'ai même pas pris en photo). Enclavée dans une rue qu'un touriste aurait bien du mal à trouver, elle dresse sa laideur non loin de la chapelle Notre-Dame des Fleurs. Par contre, une cabine téléphonique propre et en état de marche lui fait face. 

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    Avouez que l'endroit ne manque pas de charme et le revêtement du pignon de la chaumière n'y est pas étranger.  Il y a pire comme toilettes publiques (au design années 70 mais et  qui pourraient être repeintes cependant...), le lampadaire est moderne mais sobre et la maison de l'autre côté de la rue donne  un petit cachet breton pas désagréable à l'ensemble. C'est un endroit où il doit faire bon téléphoner. En plus, à 20 mètres, se dresse cette pittoresque masure qui ressemble aux maisons que dessinent les enfants. 

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    Comme toute mégalopole, Languidic comprend plusieurs arrondissements. Entre Camors où j'habite et Languidic (10kms), on traverse le bourg de Kergonan qui fait partie de Languidic mais il ne possède plus de cabines téléphoniques. Par contre, en y passant, j'ai eu la surprise de tomber sur un vendeur de légumes se déplaçant en charrette, poussé par un cheval de trait. Son étal n'est pas très achalandé (difficile en cette saison) mais plus qu'une cabine téléphonique, ces commerçants itinérants sont les témoins d'un temps révolu...ou des précurseurs, allez savoir !

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    son bourrin :

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    De l'autre côté de la route, la ruine d'une discothèque dans laquelle j'ai bu et dansé maintes fois :

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    Quittons donc Kergonan et son absence de cabine pour nous rendre à Lanveur, autre quartier de Languidic. Lanveur est collé à Languidic mais la voie express qui les sépare créée comme une frontière, un peu comme un cour d'eau séparant deux villages. Sur la petite place de Lanveur se dresse une cabine qui ne fonctionne plus. Opposé à la discrimination technique, je ne fais pas la différence entre les cabines qui fonctionnent et celles qui ne fonctionnent pas.

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    Pour faire plaisir à Fabienne, j'ai repeint ma 206 en rouge -) La cabine estampillée France Télécom (car tel est le nouveau nom des PTT) se situe à un mètre de l'entrée d'une propriété. Justement, le propriétaire des lieux me voyant prendre des photos est venu vers moi. Je lui ai expliqué le pourquoi de la chose et il m'a répondu que le téléphone de la cabine ne fonctionnait plus depuis de nombreuses années. Il ne comprend pas pourquoi France Télécom (soyons modernes, appelons les PTT par leur nouveau petit nom) n'a pas encore procédé à son démontage. 

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    En tout cas, des AntiCabinistes sont passés par là pour se défouler. Pendant que les djihadistes pillent des musées irakiens, les AntiCabinistes continuent leur travail de sape dans l'indifférence la plus totale. Il ne vaudrait mieux pas pour eux que je croise leur chemin. 

    Il est possible qu'il y ait d'autres cabines sur la commune. Il faudrait que j'aille voir à Tréauray (autre bourg de la commune) et ailleurs encore. Une vie ne suffirait pas pour faire le tour de Languidic.

    Loïc LT

  • recensement des cabines # 3 Baud (suite)

    En revenant de chez mon quincaillier et de chez ma crémière (chez qui j'avais acheté  deux livres de beurre et une bouteille de lait ribot) , j'ai furtivement aperçu une cabine téléphonique alors que je descendais la rue Leonid Brejnev (la route de Camors et de Vannes en quelque sorte ). Au premier rond-point, j'ai fait demi-tour et je suis revenu sur les lieux. La cabine en question est placée au fond de la place de la mairie, à côté des toilettes publiques et  d'un petit abri à vélocipèdes. Un banc en bon état (dans les bourgs de province, on ne démonte pas les bancs) à l'abri d'un arbre en bois complète l'occupation de l'espace. Nous avons donc dans un endroit restreint un ensemble de services pratiques (communication, poubelle, rangement de vélocipèdes, sanitaires, banc à l'ombre pour se reposer après tous ces efforts) qui force l'admiration. 

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    information technique : le téléphone fonctionne. Je l'ai essayé vite fait et j'en ai eu la confirmation par le patron de l'enseigne TéléphoneStore qui se situe de l'autre côté de la rue Léonid Brejnev et qui l'utilise régulièrement lorsqu'il veut informer sa femme qu'il sera en retard. 

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  • recensement des cabines # 2 Camors

    Camors est le bourg où nous avons acheté notre maison en 2007. C'est tombé sur celui-là, ça aurait pu être un autre, on a visité d'autres maisons dans d'autres communes. 8 ans après, je n'ai pas d'attaches particulières à Camors...sauf celles liées à tout ce qui tourne autour de l'école, de la maison close rue de St-Anne et quelques collègues de boulot. Nous n'avons pas noué de sérieuses relations amicales ni conflictuelles. A part le MDQ, je ne fais partie d'aucune association. Nos relations sociales sont sommaires et nos rapports avec les voisins se limitent à la plus simple expression : un coucou en voiture quand on se croise, quelques discussions banales et quelques entraides mineures.  Si demain, nous devions  disparaître tous les quatre dans un cratère géant engloutissant notre maison du type de ceux qui se forment en Sibérie ou au Vénézuéla, les gens de la commune diraient de nous que nous étions une famille communiste discrète et sans histoires. 

    Pourtant, mon meilleur ami me dit souvent que j'ai un profil atypique. C'est peut-être justement parce que je ne suis pas dans la norme que les gens ne viennent pas facilement vers moi et vice versa. Ma femme est plus sociable bien qu'elle dise le contraire. Je me satisfais de cette vie. 

    Ni elle ni moi, n'avons jamais utilisé les, je dis bien 'les' cabines téléphoniques placées devant la poste du bourg  et ce pour plusieurs raisons :

    . nous habitons à un km du bourg

    . arrivés à Camors en 2007, nous avons aussitôt ouvert une ligne de téléphone fixe pour la maison (mais même sans, je ne suis pas sûr que nous serions allé jusqu'au bourg pour passer un coup de fil)

    . personnellement, je possédais déjà un téléphone portable....pas ma femme je crois  mais elle n'a jamais eu le besoin de me téléphoner depuis le bourg où elle va rarement car elle n'y fait pas ses courses. 

    C'est dire si la présence de ces cabines ne fut pas un critère prépondérant quant au choix de cette commune comme lieu de résidence. N'empêche qu'elles existent et qu'elles ont l'avantage d'être deux (comme dirait Renaud) et de se situer devant la Poste (qui n'est plus qu'un bureau aux horaires défiant l'entendement)

     

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    Ce sont deux cabines mitoyennes. J'en ai essayé qu'une mais elle ne fonctionnait pas. Nul doute que les PTT mettent tout en oeuvre pour le rétablissement rapide du service. Sinon, je crois mais je n'en suis pas sûr qu'il y a un poste téléphonique à l'intérieur même de la Poste.  Par ailleurs, je m'interrogeais hier sur le devenir des cabines sans les télécartes mais je faisais un peu mon idiot pour avoir l'air plus bête que je ne suis. Car on peut en plus des télécartes utiliser sa CB et surtout grâce à un code et en composant son propre numéro de fixe téléphoner par l'intermédiaire de son abonnement personnel (par contre, quid de ceux qui comme moi n'ont plus d'abonnement mais juste un illimité lié à une box). Sinon, comme chacun sait, chaque cabine dispose de son propre numéro. Celui de cette cabine est le 02 97 39 29 35. Je me souviens d'un jeu radiophonique animé par Arthur dans lequel il appelait une cabine et la première personne qui répondait gagnait un lot. Vous pouvez essayer d'appeler le 0297392935 mais je suis pas sûr que quelqu'un y réponde...à moins d'insister des heures au point de susciter la curiosité d'un badaud promenant son chien et qui serait en mal de sensations fortes. 

     

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    Vue depuis la Poste avec mon auto derrière. 

     

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  • recensement des cabines # 1 Baud

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    Je n'ai trouvé qu'une cabine téléphonique à Baud. Elle se situe route de Pontivy et jouxte  le cimetière. Il y a encore quelques semaines, elle était recouverte de vieilles affiches du MDQ mais il semble que les employés de la commune, un jour où ils ne savaient pas que faire sans doute, se soient cassés le cul à les enlever. Le résultat final est mitigé. Un coup de Karcher arrangerait peut-être un peu les choses mais le jeu en vaut-il la chandelle ?

    Information technique : elle fonctionne. J'ai décroché le combiné et on me demande d'introduire ma carte (contrairement à la cabine de Camors qui ne répond plus de rien mais j'évoquerai celle-là demain)...mais quelle carte au fait ? Les télécartes ne sont plus en vente depuis avril 2014 et celles toujours en circulation seront inutilisables après 2016...Or, les PTT  se sont engagés à conserver au moins une cabine par ville de moins de 1000 contribuables et 2 cabines pour les villes de plus de 2000 contribuables. Comment pourront-ils donc utiliser les cabines ? Je fais une proposition aux PTT : rendre les appels en cabine gratuits. 

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    Rien à voir mais à vingt mètres de cette cabine, route de Saint Barthélémy, il y a cette maison qui m'a toujours intrigué. Je ne l'ai jamais vu habitée. A qui appartient-elle et comment on peut laisser des biens immobiliers péricliter à ce point ? C'est d'ailleurs une chose assez courante dans nos bourgs bretons. En tout cas, je suppose vu la forme de l'ouverture sur le pignon qu'il s'agissait jadis d'un commerce genre mercerie, crèmerie ou chapellerie. 

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    Aux confins de l'hiver, on s'occupe comme on peut. Quincailleries, cabines téléphoniques, et après ça va être quoi ? ...les vieilles boîtes à lettres jaunes des PTT qu'on trouve ici au là au détour d'une rue...va savoir...

    Loïc LT

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  • quincaillerie Hinard (suite et fin)

    Alors qu'hier soir j'ai passé au moins 2 heures à ne quasiment rien trouver sur la quincaillerie Hinard, ce soir, en retapant sans y croire, un déca dans la main  droite quincaillerie Hinard sur google, je tombe sur un article d'un bulletin intitulé la voix des mineurs paru en octobre 2011 où il est question de la quincaillerie qui nous intéresse. La voix des mineurs semble être une revue très politisée et donc l'article l'est aussi. N'empêche qu'il m'en apprend beaucoup sur le sujet, au delà même de mes espérances. Cerise sur le gâteau, une photo illustre le tout. Je retranscris le tout ici bien conscient de la surprise et de la joie procurées à mes 3 lecteurs. La photo d'abord et l'article ensuite. 

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    Disparition de la quincaillerie Hinard

    M. le Maire l'a annoncé lors d’une dernière réunion de conseil municipal: les locaux de l'ancienne quincaillerie HINARD vont être prochainement démantelés. Certes, ce n'était, depuis longtemps, plus qu'une friche industrielle, même si elle faisait partie intégrante du paysage de la rue de Tournières.

    On a du mal, aujourd'hui, à se représenter l'importance de ce commerce dans les années 50. A par l'alimentaire et le textile, on y trouvait presque tout. Un Leroy-Merlin avec en plus une quantité de meubles, électroménagers, fournitures pour l'agriculture, etc...

    Il fallait aller loin à la ronde pour trouver un magasin aussi bien achalandé et qui contribuait pour beaucoup au statut du Molay-Littry. Avec le marché aux bestiaux et l'Usine Gervais, la quincaillerie était un signe du rayonnement de notre commune, dont le lustre a bien baissé depuis.

    La gare du Molay-Littry disparaissait voici peu d'années, soulevant beaucoup d'émotion. La quincaillerie Hinard était un symbole plus fort encore. Même si sa disparition s'effectuera certainement dans beaucoup plus d'indifférence. Il est vrai qu'il faut vivre avec son temps.

    Plus que la démolition elle même, c'est la manière dont elle a été annoncée qui nous choque. Devant les élus rassemblés, M. le Maire a déclaré qu'il ne savait pas à quoi servirait l'emplacement prochainement libéré, alors qu'il a été saisi d'une demande de permis de démolir.

    M. Le maire n'est pas curieux !!! Le dernier emplacement stratégique de la commune change de main et il ne s'informe pas des projets du nouvel acquéreur. Difficile à croire.

    Mieux encore, il ne propose pas aux élus d'exercer leur droit de préemption, ou au minimum de discuter avec eux de l'éventualité de l'exercer. Certains avaient peut-être des idées ?

    Toujours plus fort, le permis de démolir demandé ne serait pas nécessaire; alors que le bâtiment est amianté et que d'anciennes cuves de carburant pourraient amener une pollution du cours d'eau passant prés du bâtiment, si le démontage ne s'effectuait pas dans les normes. La commune a peut- être de quoi être concernée?

    Mais, il y a une autre possibilité. M. le Maire en sait beaucoup plus qu'il ne le dit et ne souhaite pas en informer les élus. Pourquoi ? Cela peut amener beaucoup de suppositions. Dans un cas comme dans l'autre, M. le Maire ne se comporte pas en élu responsable, à la tête d'une commune de plus de trois mille habitants.  

    Voilà donc. En février 2015, l'emplacement de la quincaillerie est toujours en attente de réhabilitation.

    Loïc LT

  • la quincaillerie Hinard (le Molay-Littry)

    Je suis allé pour la première fois voir mes beaux parents au Molay-Littry en 2002 ou 2003, je ne sais pas et je me souviens que lorsqu'on arrivait dans la ville par la rue de Tournières (Tournières étant un petit bourg situé à quelques kilomètres du Molay et qui a la particularité de ne présenter aucun intérêt sauf peut-être de disposer d'un camping, un camping british semble-t-il, de toute façon qui d'autres que des anglais pourraient trouver un intérêt à aller camper à Tournières ?), il y a avait sur la droite une quincaillerie fermée portant le nom de quincaillerie Hinard. C'est fou comme les quincailleries portent souvent bien leur nom. 

    Aujourd'hui, le bâtiment n'existe plus, il a été rasé il y a pas mal d'années déjà. Un terrain vague l'a remplacé comme nous le montre StreetView.

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    Je ne comprends pas pourquoi les choses en sont restées là. Un projet immobilier a-t-il capoté ou serait-ce dû à une querelle d'héritiers (car je pense que le dénommé André Hinard décédé à 85 ans en 2012 et habitant justement rue de Tournières était le gérant de l'établissement ; peut-être que c'est sa mort qui a provoqué la suspension d'un quelconque projet car il  se trouve justement que la location de terrains et d'autres bien immobiliers était  la dernière fonction attribuée au monsieur. Après avoir fait détruire sa quincaillerie, sans doute eut-il l'ambition de valoriser ce terrain situé quasiment au centre-ville du Molay-Littry.

    Mais ce ne sont là que des suppositions. Vous m'en demandez trop et internet a ses limites. A  ce propos, figurez-vous que je ne trouve aucune photo de cette quincaillerie sur la toile. J'en avais pris une,  moi alors que je  traînais dans le coin dans les années 2000 mais je ne l'ai pas gardée. Sans doute que des Molystriens en ont dans leur grenier et ce serait bien sympa si l'un d'entre eux pouvait m'en faire parvenir. Tout ce que j'ai pu trouver de concret concernant cette quincaillerie est une facture : 

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    Cette facture datant des années 1960( j'ai du mal à distinguer l'année exacte ) est adressée à un certain Jean Monbrun demeurant Littry. Il s'agit d'une fourniture et pose d'une installation sanitaire. Or figurez-vous que Jean Mombrun est un spécialiste de l'histoire du Molay-Littry, qu'il collectionne les vieilles cartes postales et qu'à ce titre, il a fait l'objet d'un article dans Ouest-France. S'il y a un type qui peut me fournir une photo de la quincaillerie, c'est bien lui ! Il vit aujourd'hui à la maison de retraite du Molay. A l'occasion, je pourrais peut-être passer le voir mais a-t-il emmené toutes ses cartes postales à la maison de retraite ? Qu-a-t-il fait de sa maison ? L'installation sanitaire fonctionne-t-elle encore ? 

    Je reviens sur la photo de Google StreetView avec cette nouvelle interrogation : la maison sur la gauche qui devait être mitoyenne à la quincaillerie appartenait-elle à André Hinard ? Je serais assez porté à le penser. 

    Je me suis fait toutes ses réflexions ce matin alors que je passais à nouveau devant ce terrain et que mon regard fut attiré par une publicité murale située à quelques mètres. J'ai donc pris cette photo et je ne peux pas m'empêcher de penser que cette publicité a un rapport avec Hinard.

     

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    b_4168.jpgC'est incroyable comme les publicités murales résistent au temps. En dehors de ça, les huiles Labo existent toujours et justement,  les gens connaissent surtout la marque du fait de leurs  publicités murales dont la société était friande (je pense qu'aujourd'hui, ce genre de publicité est interdite, toujours est-il qu'elles font souvent sourire et surtout on se bat souvent pour les conserver en leur qualité de témoin d'une période révolue). Il ne fait aucun doute qu'on vendait cette marque dans la quincaillerie Hinard. Les bidons d'huile Labo d'aujourd'hui ne sont plus ce qu'ils étaient.

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    Les habitant du Molay, pour se consoler peuvent toujours se rendre là mais l'enseigne fort sommaire et au nom un peu trop gros sabots inspire peu :

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    Et puis après, on peut aller pendre un petit café au café du commerce où l'on pourra parler de l'ancien temps, de la mine de charbon (la seule en Normandie) fermée en 1960 et de la quincaillerie Hinard fermée je ne sais pas quand. Parfois, je me demande même si elle a vraiment existé.

    Loïc LT

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