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politique

  • Union Européenne : Kafka, sors de ce corps.

    ursula.jpgLa présidente de l'Union Européenne s'appelle Ursula von der Leyen. Il y a deux jours, elle a prononcé un discours sur l'état de l'Union, passé complètement inaperçu. Aucune des quatre chaines info n'a diffusé ce discours, pas même France Info, télé info du service public. 
    J'avoue que moi même ne savais pas son nom et je ne sais même pas comment ce président est élu. Recherche faite, le président de l'union est nommé par le conseil européen et ensuite approuvé par le parlement. Le problème est que je sais pas ce qu'est le conseil européen. L'équivalent du gouvernement en France par exemple ? J'en parlerai dans une future note. 
    Bon, autrement, présidente peut-être mais wikipedia m'informe que le président "ne correspond à aucune fonction existante" et que 4 personnes peuvent être considérées comme président de l'Europe : le président du conseil européen, le président de la commission européenne (Ursula von der Leyen), le président du parlement européen et le président du conseil de l'union européenne.
     
    - président du conseil européen : nommé pour un mandat de deux ans et demi, renouvelable une fois : depuis le premier décembre 2019, il s'agit de Charles Michel
    - président de la commission européenne : nommé par le Conseil européen à la majorité qualifiée et approuvée par un vote du Parlement, pour un mandat de cinq ans. Depuis le 1er décembre 2019, il s'agie de Ursula Von der Leyen.
    - président du parlement européen :  élu pour un mandat d'une durée de deux ans et demi, renouvelable une fois. Depuis le 3 juillet 2019, il s'agit de David Sassoli. 
    - président du conseil de l'Union Européenne : assurée pour 6 mois par un pays et ses représentants (depuis le , la présidence est assurée par l'Allemagne).
     
    Avec un tel bordel, comment voulez-vous que les citoyens européens s'y retrouvent ? Perso, je pense qu'il faut supprimer la présidence tournante et avoir un vrai président européen élu au suffrage universel. Il faut prendre exemple sur les USA malgré le barrage de la langue. C'est pas compliqué, ça, si ?
     
    Shako (en mode, on se fait chier)

  • CR358 : Nicolas Sarkozy - le temps des tempêtes

    SARKO.jpgTerminé "le temps des tempêtes" qui relate sa présidence jusqu'au cataclysme économique de 2008. Cette autobiographie a une forte valeur documentaire où l'on se rend compte que le président voyage de capitale et capitale se mêlant très peu de politique intérieure dont il laisse sans doute la gestion à un certain François Fillon nommé peut être cinq fois. Je ne savais pas que le président avait à ce point travaillé essentiellement à l'international volant de crise en crise et essayant de faire rayonner la France dans le monde entier.
    L'amitié franco-allemande y est essentielle, pro-européen, il dénonce la trop forte bureaucratie de l'UE dont il veut redonner le pouvoir aux politiques. Le livre est très compartimenté et on se demande comment Sarkozy peut se souvenir mot pour mot de telle conversation avec tel homme d'état (je pense qu'il invente tout en gardant l'essentiel). Il met toute son énergie pour constituer une Union Méditerranéenne réussissant à réunir autour d'une table tous les chefs d'état arabes ainsi qu'Israël. Je crois qu'aucun président français n'a été aussi volontariste que lui sur la scène internationale. Par contre, c'est un peu lassant de le voir à chaque voir dithyrambique à l'endroit des chefs d'état même des dictateurs. Idem sur les paysages et monuments de chaque pays visité.
    Sur la scène intérieure, il met la main au cambouis n'hésitant pas à aller physiquement au contact de ses opposants gauchistes. Président de tous les français, il désire quand même rester chef de la majorité. Il y a un côté maso chez Sarkozy en ce sens qu'il aime prendre des coups ce qui décuple son énergie
    On pense ce qu'on veut de lui mais on ne peut pas lui reprocher d'être resté passif, on ne peut pas lui reprocher non plus d'être raciste vu le nombre de voyages dans les pays maghrébins ou du Moyen-Orient et on ne peut pas le "traiter" de libéral (c'est pas un gros mot) tant il croit en la force de la politique face à une économie dérégulée.
    Il avoue s'être trompé parfois mais comment en aurait-il pu être autrement ?
    Lé récit se termine par la crise économique de 2008 où il prend le taureau par les cornes et devient de par son activisme l'homme fort pour essayer d'éteindre l'incendie.
    Je trouve franchement qu'on été dur avec lui. Il semble qu'en France, il ne faut rien faire pour être réélu. Il méritait largement de rempiler pour 5 ans. Personnellement, ça me conforte dans l'idée que le quinquennat fut une erreur, le septennat permet plus d'être au dessus des contingences politiques.
    Macron lui ressemble un peu mais c'est compliqué de comparer. On verra
    L'histoire lui donnera raison.
     
    Lecture sur papier, août 2020
    pas de note à donner.

  • Coup de gueule contre les médias et ceux qui se prétendent spécialistes

    J'en ai marre d'entendre les médias dire que tel ou tel attentat aurait pu être évité. Je donne un exemple tout bête : mes filles sont dans un collège à Baud où il y a 500 élèves ou plus je ne sais plus. Bref. A l'entrée, y'a bien des grilles mais qui peut empêcher un commando de 10 malades djihadistes de rentrer armés de kalachnikov et faire un carnage ? Qui ? Y'a pas de flics à l'entrée et quand bien même, ils se feraient exécuter sur le champ. Des plots de bétons ? Inutile, il ne s'agit pas là de foncer dans l'école avec des véhicules...et des exemples, comme ça, j'en ai des tonnes (autre : entrer dans une église un dimanche matin ou entrer dans un supermarché...). L'Etat ne peut rien faire ou alors demander aux gens de ne plus sortir de chez eux....et la France est trop vaste pour mettre des flics partout (qui de toute façon se font dézinguer avant d'avoir le temps de dire merde). Les pays européens sont en guerre contre des gens qui n'ont pas peur de mourir. Et moi, je pense qu'on est dans la merde et qu'on n'a pas fini d'en chier. Je ne suis pas expert, je n'ai pas la solution mais je constate que pour l'instant il n'y en a aucune...et que je ne vois pas comment il pourrait y en avoir.

    Je donne un autre exemple tout con : l'autre jour, j'errais dans un marché du Contentin. Bon, il y avait bien des plots de bétons aux 3 entrées du marché sauf que... entre le dernier plot et le premier stand, il y avait largement de quoi faire passer un camion (et 2 fourgons)...et au pire, les terroristes ne sont pas obligés ne prendre les entrées officielles. Partout il y a des trous où il n'y a que des stands...donc il passent pas là à 90 kmh et rien ne peut leur résister jusque arriver vers la foule. Faut être réaliste un moment. L'Etat d'Urgence, c'est de la foutaise...à moins d'annuler tout rassemblement..et encore...imaginer un immeuble avec 90 habitants. Qui peut empêcher ces fous d'y entrer et de tuer tout le monde. Les politiques ont-ils une réponse à ça ?

    LLT

  • Triqueville - résultats du 1er tour de l'élection présidentielle 2017

    Triqueville compte 334 habitants qui ne sont pas tous de volubiles libéraux. Sur les 334 libertaires, 276 sont inscrits sur les listes électorales. Sur ces 276 royalistes, 231 sont allés voter soit un taux de participation de 83.70%. Saluons le civisme de ces anarchistes de droite. Sur ces 231 rocardiens, 225 se sont exprimés. 

    Voici le détail des votes : Marine Le Pen (65 voix), 29% - François Fillon ( 60 voix), 27%, Emmanuel Macron (44 voix), 20% - Jean-Luc Mélenchon ( 23 voix), 10% - Benoît Hamon ( 13 voix), 6% - Nicolas Dupont-Aignan ( 10 voix), 4% - François Asselineau (5 voix), 2% - Philippe Poutou ( 3 voix), 1% - Nathalie Arthaud, Jean Lassalle, (1 voix chacun), 0.5% - Jacques Cheminade (0 voix), 0%. 

    Analyse

    Marine Le Pen arrive donc en tête mais d'une courte tête devant François Fillon. Seuls 5 voix les séparent. Les Etats-Majors politiques n'ont pas voulu me donner leur sentiment quant au vote Triquevillais. On peut juste souligner que la commune où est enterré Gambetti est clairement ancré à droite. 

    En toute logique, Marine Le Pen devrait faire plus de 50% au second tour. Tout dépend du report des électeurs de Fillon et de Mélenchon. Concernant Macron, il y a fort à parier que les Triquevillais qui ont voté pour lui au premier tour le feront également au second. Mais on ne peut pas en être totalement certain. 

    Les électeurs de Nathalie Arthaud, Jean Lassalle et de Jacques Cheminade peuvent donc se rassembler dans la cabine téléphonique et en se serrant bien, on peut même tenter le coup et tenter d'y foutre aussi les 3 Poutistes. 5 humains dans une cabine, c'est jouable en faisant un peu de gymnastique. Cela ferait un beau meeting bien compact et chaleureux. 

    Loïc LT

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  • recensement des cabines # 83 - Triqueville (Eure)

    La vraie gloire est ici. 

    Pour arriver à Triqueville, il faut être armé de courage, de fusils et de tout ce qu'il faut pour se défendre. Car dans ce bourg de 300 habitants, on fait plus que de se méfier des étrangers. Mais je suis fort et libre. Je suis rentré dans le village la fleur au fusil et la rose à l'épée. Les habitants me surveillaient à travers les croisées. 

    J'ai garé l'auto près du cimetière où est enterré Gambetti. Je n'ai pas pas déposé de gerbe car je ne suis pas du genre. Je ne comprends pas l'utilité des cimetières. Non mais sérieux, je n'ai pas peur de la mort mais quand je me projette dans l'avenir, j'ai comme une crainte....enfin passons sur ces macabres considérations. 

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    Nos lieux, nos instants, à jamais uniques ! 

    L'hôte invisible

    Porte close,

    Songe ouvert, 

    Tel est l'accueil

    De la demeure humaine. 

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    Le village est tellement petit que je me demande comment peuvent y vivre 300 volubiles libéraux ? Sans doute disséminés dans la nature à clamer des poèmes de François Cheng... Je n'ai pas vu la mairie. Mais où les Triquevillais iront-ils voter pour François Fillon ? En tout cas, les panneaux d'affichage sont prêts. 

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    Mais venons-en au sujet. Une cabine, modèle de Paris est située sur un parking à la sortie du village. Je me suis permis de me garer sur ce parking interdit à tous véhicules motorisés, ainsi qu'aux vélos et tout ce qui peut aider un être humain à se déplacer. D'ailleurs, il n'est pas autorisé de s'aventurer sur ce parking. C'est indiqué à l'entrée. Sous peine d'amende. Alors, pour accéder à la cabine, il faut soit faire un grand bon en avant, soit se faire héliporter. On peut trouver d'autres systèmes, mais à quoi bon se casser le cul puisque ladite cabine est hors-service ?

    Pour se mettre à l'abri d'une horde de communistes sortis des bois ( Philippe Torreton, originaire du village en tête)  munis de gourdins et de hallebardes, peut-être ? Mais de toute façon, on ne pourrait pas y loger plus de quatre ventripotents ! 

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    visite le dimanche 16 avril 2017. Arrivé à  16:52, départ à 17:03.  Maire  : Mathias Baptist . Canton de Pont-Audemer. 300 libéraux vivant du RSA. cabine téléphonique, modèle de Paris numéro : 02 32 42 33 68.

    Ecrit à Conteville dans l'Eure le 17 avril 2017

    Loïc LT

    cabine téléphonique, recensement des cabines, eure, normandie, Triqueville

  • bilan "positif" des nouveaux rythmes scolaires

    Le changement des rythmes scolaires en primaire date de deux ans et  heureusement, ma benjamine qui est en CM2 entre au collège et ne va plus avoir à se farcir ces fameux TAP (travaux d'activités périsclaires) qu'elle n'appréciait pas vraiment, d'ailleurs, on n'a jamais trop su ce qu'elle y faisait et le peu que j'ai discuté avec les instits ils me disent tous que c'est le bordel le plus total...à tel point que ma fille n'y participe plus et le printemps venu, elle préfère rentrer en vélo après les cours à 15 heures (vélo que je lui emmène le matin puisqu'elle va à l'école en autobus) plutôt que de se farcir pour la nième fois les mêmes activités de poterie ou de coloriage. A la limite, si certains enfants restent alors qu'ils ont la possibilité de rentrer, c'est pour s'amuser entre copains et non se concentrer sur les activités dont ils n'ont que faire (et qui sont en plus payantes dans certaines communes). Donc, en cette fin d'année la maison de l'enfance (ou je ne sais plus qui) a fait le bilan des TAP 2015-2016 et il s'avère que les avis sont unanimement négatifs (fatigue des enfants -surtout des tout-petits qui se tapent 4 temps scolaires dans l'après-midi- , désorganisation, rigidité du système) et conclusion de la personne qui a fait le bilan : "bilan globalement positif", nostalgique peut-être de George Marchais qui jugeait de la sorte l'URSS. 

    Je l'ai déjà dit ici, j'aurais préféré qu'on en reste aux 4 jours, la pause du mercredi me semblant importante (même si je sais, tous les enfants ne pouvaient pas rester couchés). De mon temps (je n'aime même cette expression que hélas j'utilise de plus en plus -) , on travaillait 4 jours plus une demi journée et on n'avait pas besoin de se farcir d'activités périscolaires. On bossait plus et puis c'est tout. Pourquoi on n'a pas fait la même chose (si à priori, c'est mieux pour l'enfant de travailler 5 matins plutôt que 4), c'est à dire 4 jours et demi mais classe tout le temps ?  On n'aurait pas eu toutes ces embrouilles, ces enfants fatigués et déboussolés, le prix à payer pour les communes (qui n'avaient pas besoin de ça alors que l'Etat baisse sa dotation). Mais non, Monsieur Peillon (où il se cache d'ailleurs ? ) s'est trituré le cerveau pour inventer une usine à gaz  que les responsables des académies  sont obligés aujourd'hui de dire du bout des lèvres que c'est un succès.  Certaines écoles privées qui avaient la possibilité de faire la réforme ou pas et qui l'ont fait  font marche arrière. En tout cas, parmi celles qui n'y sont pas passés (toutes celles de Vannes par exemple), il n'y en a pas une qui a envie de s'y mettre poussée par l'enthousiasme des autres ! Je ne sais pas qui gagnera l'élection 2017 (je parie sur Hollande) mais quel que soit le nouveau gouvernement, il faut vraiment annuler cette mesure. Il a va de l'intérêt de l'enfant, des finances des communes et du désarroi des  parents. Il ne faut pas avoir honte de revenir sur ce qui ne marche pas. 

    En tout cas, même si je n'ai plus d'enfants en primaire, je garde un œil sur ce dossier aberrant que seul un apparatchik socialiste pouvait inventer. 

    Loïc LT

  • éloge du front....républicain

    Allez, tout blogueur étant un citoyen, une petite note politique s'impose de temps en temps. En cette période exceptionnelle que traverse la république française, je voulais tout d'abord vous faire part de mon optimisme. Je pense que le front national ne gagnera aucune région dimanche, sûr à 100% lorsqu'il n'y a que deux listes et sûr à 90% lorsqu'il y a 3 listes. Le front républicain que l'on disait mort existe toujours non seulement parce que les socialistes le pratiquent et je les en félicite (et je désapprouve totalement Sarkozy sur ce point)  et puis parce que les français eux-même le pratiquent. Donc, les scores du fn au premier tour sont un crève-cœur, une honte mais seul le résultat final compte. Donc zéro région pour le fn.

    J'avoue que je ne suis pas allé voter dimanche. J'y serais allé s'il y avait eu une menace fn en Bretagne mais il se trouve que ma région (d'où est issu la famille Le Pen rappelons-le) est celle où le fn fait les scores les plus faibles. Et comme entre Le Drian et Le Fur, c'est bonnet rouge et rouge bonnet (encore que je pense que Le Fur aurait été plus impliqué que Le Drian dans sa fonction de président), je n'ai pas jugé utile de trancher. Par ailleurs, il faut bien se mettre en tête que les budgets des régions ne sont pas énormes et surtout, la plupart des dépenses sont des dépenses structurelles (salaires...) reconductibles d'une année sur l'autre et ce quel que soit la couleur de la majorité régionale. Qu'aurait-fait Marine Le Pen si elle avait gagné dans le Nord ? Du bruit sans doute et surtout elle aurait déçu ses électeurs. C'est pour cette raison que j'écrivais sur un autre blog que je pense qu'au fond d'elle-même Marine Le Pen ne veut pas gagner ces élections. Elle veut se faire passer pour une victime du système et continuer à voir le fn progresser jusqu'en 2017, ce qui n'aurait sans doute pas été le cas s'ils avaient dû gérer plusieurs régions. On n'est jamais aussi bien dans l'opposition surtout pour un parti populiste.

    Maintenant, après ces élections qui vont donner une majorité des régions aux Républicains (mais pas par adhésion, on l'a bien compris), que va-t-il se passer ? Les élus frontistes seront nombreux dans les parlements régionaux, ils ne serviront à rien (mais se verront quand même grassement rémunérés). Dans les sondages, le fn restera à un niveau élevé, 'le premier parti de France' comme disent ses dirigeants, point sur lequel ils n'ont pas tort. Et une chose est déjà certaine et tout le monde est d'accord là-dessus : Marine Le Pen sera au second tour de l'élection présidentielle de 2017. L'inconnue est : contre qui ? Sarkozy, Juppé, Hollande ou Bayrou...un de ces quatre-là. Une autre chose est certaine. L'élection présidentielle sera pliée au soir du premier tour. Celui qui affrontera Madame Le Pen l'emportera parce qu'une majorité de français ne voudra jamais d'un président d'extrême-droite . Donc aujourd'hui, la stratégie des partis est de savoir comment faire pour être second au premier tour. Quelque part, les scores élevés du fn sont une chance pour François Hollande car je pense que devant le risque d'un second tour Le Pen-candidat LR, la gauche saura se réunir et donc permettre la réélection de Hollande. 

    Enfin, le plus important est quand même de se demander pourquoi un parti d'extrême-droite est devenu le premier parti de France. Alors, j'ai entendu les commentateurs, les politiques et c'est toujours le même baratin 'les français en ont marre des promesses non tenues, ils ont l'impression qu'on ne les écoute pas et que les élites politiques mènent grand train et font tout pour garder leurs postes etc etc'. Mais les commentateurs ont-ils vraiment discuté avec les électeurs du fn ?  Non, il se réfèrent à des sondages et ressortent toujours les mêmes lieux communs mais malgré tout, d'élections en élections le fn progresse. Moi, j'ai discuté avec des électeurs fn. Il n'y en a pas beaucoup en Bretagne (encore que le fn est majoritaire dans certaines petites communes) mais j'en connais quelques-uns. Il y a un fond raciste chez eux mais c'est un racisme par procuration. Comme ils ne vivent pas la proximité de "l'étranger" au quotidien, ils alimentent ce fond par le biais des médias. Mais je peux vous dire que ceux que je connais se jetteraient dans le Blavet pour porter secours à un arabe ou un noir en train de se noyer. Les électeurs frontistes que je côtoie ne sont pas de mauvais bougres, ils n'ont pas les cheveux rasés, ne portent pas de gros blousons noirs et ne sont pas chaussés de Rangers. Ce sont des gens comme vous et moi, le problème est qu'ils sont persuadés que la France est en déclin et que le milieu politique est pourri. Quand on les interroge plus en profondeur et qu'on évoque les avantages sociaux , le système éducatif, la sécurité sociale, et tout ce qui fait la force de notre pays, ils ne répondent pas, ils disent 'oui mais je m'en fous je vote Marine'. En poussant plus loin, on se rend compte qu'ils sont très influencés par le déclinisme véhiculé par les médias. Il n'est de pire sourd que celui qui ne veut entendre et quand on leur parle du RMI (devenu RSA), du mariage gay, de la politique familiale, il s'en foutent.

    Sans vouloir être condescendant mais les études le montrent, plus on est diplômé, moins on vote fn. C'est pour cette raison que les ouvriers votent majoritairement front national. Mais me direz-vous, il y avait des ouvriers aussi il y a 50 ans, or il n'y avait pas de vote frontiste. Certes mais il y avait un parti communiste très fort dans lequel se retrouvaient les ouvriers. Or aujourd'hui, le mur de Berlin est tombé et tout le monde a réalisé qu'aussi belle l'utopie communiste fut-elle, elle était une supercherie. Comme par hasard le front national s'est mis à grimper quand a commencé  la dégringolade du parti communiste. Le problème est qu'il est monté plus haut que ne l'était le PC à son apogée. Et pour moi, cette différence vient de la surinformation, voire de la désinformation que l'on subit...à la télé, sur le net, dans les magasines...La peur fait vendre (et dans ce domaine Pujadas est le meilleur). Il faut toujours appuyer où ça fait mal et il y aura suffisamment de crédules pour prendre tout pour argent comptant. Donc voilà, dans une démocratie comme la France, il y aura toujours un parti extrême, c'était le PC (qui était moins dangereux que le fn, convenons-en), c'est aujourd'hui le fn et en plus aujourd'hui, le déclinisme (mot qui n'existe pas apparemment) ambiant véhiculé par différents vecteurs en rajoute une couche. 

    Il faudrait maintenant se demander pourquoi l'extrême droite ne perce pas autant dans les autres pays européens (à part la Hongrie mais c'est une démocratie récente, ce n'est jamais simple les premières années). Avec le nazisme, l'Allemagne a été vaccinée à vie contre l'extrême droite. La Grande-Bretagne est une monarchie et puis fonctionne à l'américaine, c'est à dire qu'il faut beaucoup d'argent pour se présenter que seuls deux partis peuvent se procurer. L'Italie et l'Autriche ont joué avec le feu et s'y sont brûlés. Il ne restait plus que nous, le pays des lumières, la patrie des droits de l'homme. Si c'est un passage obligé et bien, regardons le monstre passer, nous faire peur et partir. 

    Mais heureusement, comme je le disais, je ne vois pas Marine Le Pen (putain, je ne supporte pas qu'elle porte un si beau prénom) remporter la présidentielle (déjà qu'elle n'arrivera pas à remporter sa région). 2002 est déjà loin mais pas tant que ça. Le front républicain existe et il n'est pas une décision d'appareil. Le front républicain est un mouvement de masse qui se met systématiquement en place dès lors que la république est menacée. Vous me trouvez peut-être un peu trop optimiste, l'avenir étant devant nous, il suffira de constater. 

    Loïc LT, 12/12/2015

    PS : pour finir 2 cartes de la France qui montrent la corrélation entre le vote fn et les fans de Secret Story (source : nordpresse.be) 

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  • Poutine ou l'ambivalence d'un type

    Je n’ai pas la prétention d’être un éditorialiste politique mais étant le taulier de ce blog, je me donne le droit d’écrire sur des sujets que je maîtrise à peine. Ce soir, je voulais évoquer la figure de Vladimir Poutine, que je ne vais pas appeler familièrement Vladimir comme le font trop souvent des journalistes quand ils veulent nommer certains dictateurs ( ce qui a été rappelé et condamné par l’un de mes contacts fb).

    Poutine est au pouvoir en Russie depuis 15 ans, la parenthèse Medvedev ne changeant rien. 15 ans au pouvoir dans une soi disante démocratie, ça fait déjà beaucoup. Vous me direz que Mitterrand a bien gouverné 14 ans. Certes mais Poutine ne va pas s’arrêter à 15 ans car si mes calculs sont bons et s’il respecte la constitution (qu’il a modifiée à sa guise), il a la possibilité de rester président de la fédération de Russie jusque 2024. Donc 24 ans de pouvoir. Seules les dictatures permettent ça. Pendant ce temps, les américains auront vu passer 5 ou 6 présidents

    Vladimir Poutine porte un costume beige pâle de démocrate mais il ne l'est pas. Comme je l’ai déjà dit, il a changé la constitution pour rester au pouvoir et puis il a éliminé des opposants avec une grande intelligence d’ailleurs puisqu'ensuite il a fait semblant de dire que tout serait fait pour retrouver les coupables (qui courent toujours évidemment). Des opposants ou des oligarques (qui lui faisaient de l'ombre ou menaçaient de se lancer en politique) croupissent dans les prisons suite à des simulacres de procès. Poutine est un dictateur point barre. Par contre, je suis prêt à croire qu’une grosse majorité des russes le soutient.

    C’est toute l’ambivalence du personnage. Poutine est un homme qu’on déteste, ne serait-ce que pour le sang qu’il a sur les mains mais en même temps qui fascine.

    Il fascine parce qu’il dispose d’une intelligence politique hors du commun que ce soit au sein de la Russie mais également (et surtout) sur la scène internationale. Regardez comment il a annexé la Crimée sans que personne ou si peu ne lève le petit doigt, voyez comment il entretient le flou dans lequel se trouve l’est de l’Ukraine. Et puis, alors que la situation était quand même assez bloquée dans la lutte contre daech, un avion de ligne russe est détruit par les terroristes et Poutine intervient. La donne change. Calme et impassible mais chaussé de gros sabots, il fait part de ses intentions de soutenir Damas et puis accessoirement de frapper daech. Les autres, chaussés de petits souliers s’offusquent courtoisement de ce discours ambiguë mais ne sont pas mécontents du renfort soviétique. En plus d’avoir le nez fin, Poutine est un grand diplomate. Regardez avec quels égards et quelle courtoisie il reçoit les grands de ce monde  dans son palais du Kremlin doté de grandes salles ayant gardé les meubles du temps de Brejnev. Toujours posé, légèrement souriant, dans un tête à tête, il semble toujours maîtrisé les débats qui cependant restent toujours assez froids à l'image de l'austérité des lieux.

    Physiquement déjà, Poutine en impose. Tout le monde a en tête les photos publiées où on le voit chasser torse nu, monter à cheval ou mettre à terre un adversaire lors d’un combat de judo. Alors à défaut de lui dire merde en face, il arrive qu’on le boude, qu’on punisse la Russie mais avec le recul, cela semble si dérisoire qu’il s’en sort même à chaque fois renforcé.

    Obama, à côté, on n’a pas grand chose à lui reprocher et pour cause, il ne fait rien, il subit les événements, s’offusque gentiment mais n’aura en fin de compte laissé aucune empreinte dans l’histoire. Sa seule force est d’être le président des États-Unis d’Amérique. Il faudrait que je fasse une note sur Obama (ma théorie étant qu'étant le premier président noir des USA, il a considéré que ça suffisait pour qu'il marque l'histoire). 

    Dans sa panoplie de chef d'état indéboulonnable, Poutine entretient aussi le mystère autour de sa personne. Il est capable de sortir des écrans radar pendant deux mois et  le monde entier commence à s’inquiéter de son état de santé et  alors que les rumeurs les plus folles courent, le revoici qui déboule sur son grand cheval avec un plan international pour défaire un nœud qu’était resté trop longtemps dans l’eau. Et je suis persuadé que contrairement à Hollande, il n’a pas besoin d’une armée de communicants pour mettre en place ses plans grandiloquents.

    N’empêche, il reste un dictateur, il a du sang sur les mains et ses alliés ne sont pas très fréquentables. Leader d’un grand pays dont on ne sait pas trop l’état de l’économie, il ne mène pas le monde dans la bonne direction, bloquant l’ONU grâce à son droit de véto. En plus de nous faire perdre du temps, on ne sait pas trop de quoi il est capable quand il n’est pas content comme récemment quand la Turquie a détruit un avion de chasse russe. Avec Poutine, on s’attend toujours au pire. Heureusement, il n’est pas encore venu. Mais a-t-il les moyens de ses obscures ambitions ?


    Loïc LT

  • tentative d'explication d'un extrait du discours de Sarkozy

    Le 14 octobre 2015, le président d'un grand parti républicain de France a sorti une phrase bizarre en plein meeting. Depuis, sur le net, chacun y va de son explication de texte et c'est très bien que la littérature revienne en politique. Parce que jusque là, avec Hollande qui mâche ses mots et Fleur Pellerin, ministre de la culture qui ne sait pas qui est Modiano, on n'était pas aidé. 

    Donc, voici la phrase sibylline : 

    "Je voulais leur dire qu'on a reçu le coup de pied au derrière, mais que c'est pas parce que vous voulez renverser la table que vous descendez de la voiture dont vous vous abstenez de choisir le chauffeur."

    Pour moi les choses sont pourtant assez claires. Sarkozy est réuni pour une conférence (ayant pour but de trouver comment truquer les comptes de la campagne présidentielle à venir) avec des amis de son parti dans une grande limousine blanche dans laquelle il y a en lieu et place de sièges auto habituels, un salon avec des fauteuils confortables et une table sur laquelle sont posés des verres et une bouteille d'un vin frelaté . Sarkozy est de mauvais poil parce que le vin est mauvais et parce que contrairement à d'habitude, il n'a pas choisi le chauffeur de la limousine (qui les conduit à Saint-Ernestine de Louvoy). Et puis, en plus, ils ne sont pas d'accord sur le principe et l'ampleur de la magouille à venir. 

    Quelques jours plus tard, Sarkozy en reparle à son ami Mélenchon :

    - Tu sais que j'ai reçu un coup de pied au derrière ?

    - Ah bon, pourquoi ?

    - Juste parce que je voulais renverser la table

    - Quelle table ?

    - La table qui était dans la voiture

    - Ah et comment t'as pu recevoir un coup de pied au cul si t'étais dans la voiture ?

    - C'était après que le chauffeur nous a foutu dehors !

    - Je trouve ça un peu normal, on respecte le matériel

    - oui sauf que le chauffeur en question, je m'étais abstenu de le choisir, contrairement à d'habitude.

    - Ah ok. C'est vrai que t'avais aucun ordre à recevoir de lui alors. 

    Donc ce n'est pas la peine de chercher un ballon de foot dans une mêlée de rugby. Sarkozy n'est pas le genre à faire dans la métaphore alors ce passage est à prendre au pied de la lettre de motivation. Il a vécu un incident peu commun, il faut l'admettre et je crois qu'il a ressenti le besoin d'évacuer tout ça et d'en faire part aux participants du meeting de Limoges. Vous me direz que cela ne fait pas avancer le débat politique mais les politiciens sont avant tout des êtres humains chez qui l'émotion peut parfois l'emporter sur l'ambition politique.

    A venir : enquête sur les raisons pour lesquelles Sarkozy s'est abstenu de choisir le chauffeur. 

    Loïc LT

  • tour de verre et classe moyenne

    Ce matin, Manuel Valls était l'invité de la matinale de France Inter. J'a pris l'affaire en cours sur la route du travail et je tombe sur la question d'une auditrice (se disant fière d'avoir voté Hollande) qui se plaint qu'en 2 ans, son salaire est passé de 3100€ et quelques à un peu moins de 3100€. Il faut oser quand même et c'est là qu'on se rend compte que les auditeurs de France Inter sont avant tout des cadres supérieurs. Ni l'animateur Patrick Cohen, ni Manuel Valls n'ont osé répondre qu'il ne s'agissait quand même pas d'un salaire de misère. D'ailleurs, le si peu que j'ai pu entendre, Manuel a évidemment compris le désarroi de la dame et promis que désormais, on rentrait dans une phase de baisse d'impôts et patati et patata (en période de déficit, c'est n'importe quoi mais ce n'est pas le sujet). On aurait aimé en savoir plus aussi sur la situation familiale de l'auditrice, peut-être pas célibataire et je n'ai même pas envie de savoir combien gagne son mari. Enfin bref, cette séquence m'a profondément agacé sur le fond déjà. Le problème, c'est quand Valls a commencé à répondre. J'ai eu comme une allergie. Tout de suite, je me suis rendu compte que je ne supportais plus sa façon de s'exprimer, le ton de sa voix, grave, glaciale et péremptoire. J'ai eu mal au ventre et j'ai coupé la radio. 

    C'est dommage parce qu'à la base, au moment des primaires socialistes, il était mon préféré et j'étais content qu'il soit nommé premier ministre. Mais depuis qu'il est à Matignon, je le sens oppressé, sclérosé même, en tout cas, complètement dépassé par sa fonction et surtout totalement sous l'emprise du président. Je ne lui en veux pas de ça, je constate juste qu'il n'est pas à la hauteur et d'ailleurs je note que comme son prédécesseur et ses ministres, il se contente d'asséner les mêmes propos lénifiants, de s'auto-satisfaire et de se féliciter de mesures prises dont on sait qu'elles n'ont aucun impact sur le quotidien des gens, sauf peut-être sur celui de cette dame, qui la pauvre, ne gagne désormais plus qu'un peu moins de 3100€ par mois. 

    Voilà pour lui, parlons maintenant du président Hollande. J'ai regardé le reportage sur F3 dans lequel un journaliste l'a suivi de près pendant plusieurs mois. Ce document confirme un point qu'on savait déjà : notre président est sympathique et ne souhaite pas la mort des gens. Mais pour le reste, ce qui m'a marqué, c'est qu'on voit un président à l'aise dans le palais de l'Elysée mais qui a plus l'air d'un observateur qu'un acteur. Le type subit totalement les événements, on ne le voit prendre aucune décision et surtout, on réalise à quel point l'Elysée est devenu une agence de communication au service du président. L'omniprésence de Gaspard Gantzer, le conseil en com du président le montre. Ce jeune premier dont le smartphone semble collé à la main, s'il sait se faire discret est celui qui choisit les mots qui doivent être rapportés aux journalistes. Un fait m'a profondément agacé. Après la fameuse marche du 11 janvier 2015, suite aux attentats, il regarde les photos prises et s'arrête sur l'une d'entre elles où l'on voit Angela Merkel, émue aux larmes et surtout la tête quasiment posée sur l'épaule de Hollande. Il est super content de cette photo, il a le sourire aux lèvres et elle représente, à ses yeux,  un vrai coup de com. L'indécence encore...est-ce qu'en ce jour de commémoration, le but pour l'Elysée est juste de se satisfaire d'une photo qui ne peut que grandir la stature du président ? 

    Allons à la ligne pour aérer un peu. On dit souvent de Hollande que c'est un homme proche du peuple, qu'il n'est jamais aussi bien que dans la rue ou à boire un verre avec ses copains. Ce n'est pas ce que j'ai vu. Moi j'ai vu un homme enfermé dans son palais et complètement soumis aux us et coutumes de l'endroit et qui lorsqu'il sort se contente de rencontrer des élus, souvent de base mais juste des élus, avec qui il aime dîner, boire et partager des bons mots. Hollande reste avant tout un homme d'appareil, ce qu'il a toujours été, et plutôt mal à l'aise avec les vrais gens (exemple : sa rencontre avec la famille du flic froidement assassiné dans la rue par les terroristes). Donc, oui, il est sympathique mais excusez le lieu commun, il se situe à des années lumière des préoccupations des français. 

    Pour finir, parce que je me méfie toujours de l'image, j'ai du mal à croire qu'ayant accepté d'être suivi de si près par un journaliste (dont je ne sais plus le nom) muni d'une caméra, il ne s'est pas forcé de montrer son meilleur visage sachant qu'un objectif, même discret était continuellement pointé sur lui (on n'est pas dupe quand un moment un conseiller, après avoir fermé une porte  dit 'on peut parler tranquillement, on est entre nous' ou un truc comme ça). On ne peut pas être soi-même lorsqu'on se sait filmé. Mais je préfère encore cette méthode que celle d'Elise Lucet qui filme les gens à leur insu. 

    Ce n'est pas une critique de Hollande ou de Valls que je voulais faire mais plutôt une critique du pouvoir centralisé et n'importe quel président élu, quelle que soit sa personnalité se retrouve comme enfermé dans une tour de verre. Et puis, aussi, il y a cette cassure entrevue sur France Inter mais que je savais déjà entre les français qui gagnent le smic ou un peu plus (et qui pour beaucoup votent front national), qui ont du mal à joindre les deux bouts mais qu'on n'entend pas et cette classe moyenne supérieure (qui vote à gauche, il n'y a plus rien à comprendre) qui s'est auto-déclarée première victime de la 'crise' et qui s'exprime dans les médias avec aisance. 

    Loïc LT