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poèmes Loïc

  • Shako, sabre et poème forçant l'admiration

    Ma grand-mère du côté de mon père s'appelait Elisa mais elle se faisant appeler Marie. C'était une femme de la vieille école qui ne faisait pas beaucoup dans le sentimentalisme. Mais chose extraordinaire. En vidant sa maison après son décès, on est tombé sur un book où elle raconte sa vie d'agricultrice. Elle avait cinq enfants mais dans son récit, jamais il n'en est fait mention.

    Ma grand-mère faisait un far breton excellent. Mais ce n'est pas de ça que je voulais parler aujourd'hui mais de son café. Non seulement, il avait un goût unique mais en plus à sa surface, il y avait une fine couche de nappe blanche que personnellement je n'ai jamais réussi à reproduire. Cela m'a inspiré ce sonnet. 

    L'émulsion 

    Souvent à la surface du café de mémé

    Il y avait comme une nappe que lorsqu'on

    Faisait tournoyer à coups de pelletées

    Provoquait quelque chose comme un tourbillon.



    Et je me faisais dans l'idée que cela

    Gravitait comme au sein des galaxies lointaines

    Et c'est avec regret qu'en buvant le caoua

    S'en allait ce nuage avec son ciel de traîne.



    Un jour que je parlais pour ne rien dire avec

    Un drôle de type portant un vieux shako

    Nous vînmes à parler de ce curieux dépôt.


    Qui se forme par un procédé intrinsèque

    Et ce cruciverbiste habile du crayon

    Me fit part que la chose était une émulsion.

    Loïc LT, le 15 mai 2020

  • Shako, sabre et poème

    J'ai commis ce poème tôt ce matin. C'est une amie Facebook qui m'a passé commande...enfin, c'est beaucoup dire...disons que je lui ai demandé un sujet et elle m'a répondu "maison en ruine". Et c'est bizarre parce qu'à chaque fois que cette fille me donne un thème, ça m'inspire. Je sais comment faire maintenant pour écrire un poème par jour. 

    Les Verdurin

    Tout en bas de chez moi tout près d'un vieux lavoir
    Où jadis les dames venaient battre les draps
    Se situe quelque part au milieu d'un hectare
    Ce qui fut dans le temps un modeste habitat.

    Le toit s'est écroulé laissant tout le loisir
    Aux sureaux, même un îf de pousser à la place
    Du salon, de la chambre où tout devait frémir
    Lorsque l'hiver donnait en veux tu de la glace.

    Des ronces ont poussé et recouvert le mur
    En pierre de granit mais c'est encore ce
    Qui reste un peu debout dans cette architecture
    Très simple mais qui fut le théâtre dont ceux

    Qui sont les plus anciens s'enivrant à tel point
    Qu'après quelques verres d'un cidre dégueulasse
    Cherchent encore en vain comment les Verdurin
    Furent taillés en pièce à l'heure où pourtant passe

    Le facteur surpris par un silence malsain
    A l'heure où de coutume Anne donne du grain
    A ses dindons et des carottes aux lapins
    Pendant qu'Ernest charge une charrette à foin.

    Dans la chaumière deux enfants sages, rivés
    Sur leurs leçons à rendre le lundi suivant
    nourrissent le feu qui réchauffe le foyer
    Lorsque le vent rentre par quelques trous béants.

    En cinquante ans pas un n'a voulu se porter
    Acquéreur de ce tas de ruine et au village
    On rit quand des Anglais viennent se renseigner
    Sur cet ermitage qui sert pour les vêlages.

    Le touriste ennuyé par une balade en
    Ces lieux où le lavoir ne vaut pas un cliché
    Peut cependant se montrer un peu insistant
    Devant ce vestige entouré d'un champ de blé.

    Shako, le 11.05.2020

  • Shako, sabre et poème forçant l'admiration #2

    Hier, neuf mai, j'étais pas mal inspiré et ça m'a rassuré puisque je n'avais pas écrit depuis début avril. L'inspiration ne se décrète pas. On n'en connait pas les rouages. Je pense qu'il faut une accroche et puis après tout semble simple. Ainsi le thème de l'ascenseur m'a été donné par une Française qui habite au Portugal.

    Aujourd'hui, c'est plus sérieux. J'évoque les premiers jours de mon amour avec ma future femme qui m'a donné deux enfants. Mon appart un peu pourri se situait près d'un fleuve paisible qui s'appelle le Blavet et qui traverse le Morbihan du nord au sud et se jette dans l'Atlantique du côté de Lorient. 

     

    Le Blavet était paisible et l'imposant viaduc
    S'imposait fièrement lorsque de la fenêtre
    En s’enlaçant très fort on pensait à des trucs
    Comme notre avenir jusque la mort peut-être.

    Dans le petit appart on écoutait Daho
    Et l'on faisait l'amour sans tambours ni trompettes.
    Ensuite elle fumait deux ou trois Marlboro
    Et puis l'on reprenait nos tendres galipettes.

    On découvrait tout deux les choses de la vie.
    C'était juin et nos corps épuisés étaient moites
    Mais notre amour était plus fort qu'un fond de l'air.

    Aujourd'hui c'est fini et tous ces souvenirs
    Hantent mes nuits et chaque jour tous ces stigmates
    Me font mal au cœur comme un Blavet qui soupire.

    Shako, le 09.05.20

     

     

  • Shako, sabre et poème forçant l'admiration

    J'ai demandé à Léonor de me donner un thème pour écrire un poème et elle m'a répondu "ascenseur". Ça aurait pu être sur Françoiz Breut mais non. Alors voici ce que j'ai écrit au petit matin en buvant des cafés, tranquille allongé en haut de ma commode car depuis le confinement j'essaie toutes les positions. C'est ainsi qu'il y a une semaine, je suis resté des heures assis, le cul dans l'évier lisant les liaisons dangereuses.

    Voici donc *l'ascenseur* écrit à l'arrache et toujours très classique et arithmétique. 

     

    On m’a dit d’écrire une ode sur ce machin
    Qui sert à ceux qui vivent au trois ou bien dix huit
    Pour rejoindre le rez évitant le gadin
    Possible quand à pied on descend du building


    Je me souviens qu’à Rennes alors que j’avais l’âge
    Soi disant d’étudier la physique quantique,*
    Je me servais de ce type d’appareillage
    Pour monter ou descendre seul et académique. 


    En fait ce n’est pas vrai mais il fallait la rime
    Pour mettre un peu d’humour avec les ascenseurs
    Qui s’élèvent partout de New York jusque Nîmes
    Au grand bonheur des humains lourds ou paresseux.


    L’ascenseur est étroit, on se touche, on se frotte
    Même parfois s’engagent de vaines paroles
    Entre deux quidams qui parlent soleil et flotte
    Du gouvernement, des taxes et de bagnole.


    Shako, le 09.05.2020

     

     

     

     

  • shako, sabre et Françoiz

    Mi-janvier 2020, pour des raisons professionnelles, j'étais dans un hôtel près de Vannes donnant sur l'océan Atlantique, cette vaste étendue qui sépare l'Europe et l'Afrique de l'Amérique. En tout cas dans cet hôtel, entre deux cognac (ça aide quand même pour l'inspiration) j'ai écrit ce poème à l'attention de  Françoiz Breut car j'adore quand elle attache ses cheveux, je ne sais pas si c'est avec un chouchou mais qu'importe. Je suis un peu en contact avec la chanteuse mais je n'ai pas osé lui faire lire ce truc, j'ai peur qu'elle considère que je suis un fan hystérique. 

    Pour vous compliquer la tâche, j'ai pris une photo de ce poème dans le bouquin où j'assemble toutes mes œuvres d'art que seule la prospérité reconnaîtra la valeur.

    Shako. 

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  • Tentative d'écriture d'un poème surréaliste.

    Canicule, 

    Je viens juste de ne pas me réveiller. Du balcon mouvant, je vois des gens qui montent la rue à reculons éjectant des poussettes en papier. Les pierres des murs ne parlent pas, n’en déplaise à Guillevic, mais elles sont moites et ont si chaud qu’on pourrait les modeler pour en faire des poupées en bois.

    Sur les toits qui s’effondrent avec panache, des armées de volatiles forment des bataillons avant de se lancer sur les bipèdes venus de Skagen et de Kungsbacka.

    L’église romane dont on voit une excroissance défier les falaises se transforme en une espèce d’immense bidet magnifique ce qui ne provoque pas l’étonnement de tous ces idiots scandinaves qui marchent désormais en avant mais à quatre pattes.

    A Balazuc, quand il fait chaud, c’est ainsi que ça se passe...ou pas.

     

    Loïc, le 08.07.2017, Balazuc.

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  • J'ai pris ce gros nuage...

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    J’ai pris ce gros nuage

    Ce soir au crépuscule,

    Il partait en voyage

    Avec ses particules

     

    Allait-il vers l’Orient

    L’Occident ou l’Afrique ?

    Qu’en sais-je des errements

    Des corps atmosphériques…

     

    Mais cinq minutes après

    Quand je suis revenu

    Tout était bleu, mais qu’est

    Donc mon stratus devenu ?

     

    Éphémère ou blagueur

    Me demandais-je ensuite ?

    A quoi bon chercher l’heure

    De ce qui n’est que fuites...

     

    Loïc LT (25.04.2017)

  • recensement des cabines # 75 - Coëtlogon (22)

    Petit poème naïf (imaginé ce matin sous la couette, levé en sursaut pour l'écrire) pour ce reportage dont je n'ai presque aucun souvenir. Heureusement, les photos sont là. Je me suis aidé pour le composer de la mélodie  de Clerval, Laurence de Alex Beaupain (qu'on peut écouter ici ). 

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    cabine téléphonique, Coëtlogon, Côtes d'Armor, 2016

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    Coëtlogon, (22210), Côtes du Nord , bourgmestre  : Annie Robert,  237 coëtlgonnaises  (et un petit garçon) , un téléphone situé dans l'abri qui sert de toilettes aussi. numéro d'appel 02 96 25 90 24.   reportage réalisé le 10 avril 2016.

    Loïc LT

  • poème naïf

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    Poème naïf*

     

    Nous discutions de rien affalés sur un banc

    Lorsqu’apparut soudain s’engageant sur le square

    Une mignonne comme il est courant de voir

    Dans ces bourgs situés au cœur du Morbihan.

     

    La créature alors ménageant son effet

    D’un pas sûr se rendit vers la cabine qui

    Était la raison de notre présence ici

    Bien que mon compagnon  n’y voyait point d’attrait.

     

    Dix minutes plus tard, ayant fini sa pioche

    Je m’enquiers du bouquin dépassant de sa poche.

    On n’a pas bien compris mais de nous s’approchant

     

    On a parlé d’Orwell et de son oeuvre culte

    Qu’elle cherchait en vain dans tous ces édicules

    Dans lesquels aujourd’hui s'empilent les romans.

     

    Loïc LT (25.08.2016)

    * sur une histoire vraie (square près de la chapelle à Grand-Champ)

     

  • vie d'Igitur

    J'ai rencontré Erevan Dana tout à fait par hasard. Il était minuit et il était allongé sur l'herbe dans un champ près de Trémargat. Rien n'avait de sens, sauf ce minuit. Je l'ai revu le lendemain et il m'a dit 'certainement subsiste une présence de minuit'. Je m'en serais bien passé. Il ne me restait rien de ce minuit. Erevan était attablé devant une église agonisante et il me racontait l'histoire d'un enfant de dix ans devenu fou à cause d'un jouet dont l'attachement lui était devenu obsessionnel. Plus tard, l'enfant est interné dans un établissement où on lui laisse la jouissance de l'objet. Après m'avoir raconté cette histoire abracadabrantesque , le dénommé Erevan s'est volatilisé. 

    C'est l'histoire de cet enfant que je vous raconte. Pour les non rimbaldiens, cherchez un peu et vous comprendrez le pourquoi de la couleur des voyelles.

     

    Vie d’Igitur

     

    La bâtisse est grande, austère et les parterres

    Agrémentent le parc où des individus vont

    Et viennent sans savoir dans quelle direction

    Ils pourraient retrouver un bout de fil de fer.

     

    L’un deux, la trentaine porte un piteux veston,

    Ainsi que dans ses bras, un cube gigantesque

    Multicolore et que par des gestes grotesques

    Il manipule avec ferveur et obsession.

     

    Igitur avait cinq ans que déjà ce marmot

    Dormait avec l’objet qu’il fourrait dans son sac

    Avant de partir pour l’école André Malraux.

     

    Sur son bureau trônait, le rectangle magique

    O bleu, u vert, i rouge, murmurait ce maniaque

    Que l’on regardait comme un débile authentique.

    Loïc LT ( 24/08/2016)

    *prononcer Iguitur.

     

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