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poème loïc

  • Tentative d'écriture d'un poème surréaliste.

    Canicule, 

    Je viens juste de ne pas me réveiller. Du balcon mouvant, je vois des gens qui montent la rue à reculons éjectant des poussettes en papier. Les pierres des murs ne parlent pas, n’en déplaise à Guillevic, mais elles sont moites et ont si chaud qu’on pourrait les modeler pour en faire des poupées en bois.

    Sur les toits qui s’effondrent avec panache, des armées de volatiles forment des bataillons avant de se lancer sur les bipèdes venus de Skagen et de Kungsbacka.

    L’église romane dont on voit une excroissance défier les falaises se transforme en une espèce d’immense bidet magnifique ce qui ne provoque pas l’étonnement de tous ces idiots scandinaves qui marchent désormais en avant mais à quatre pattes.

    A Balazuc, quand il fait chaud, c’est ainsi que ça se passe...ou pas.

     

    Loïc, le 08.07.2017, Balazuc.

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  • Algarve

    Algarve

     

    A Cacela Velha, midi roi des étés,

    Sur la place pavée où tout est désolant,

    Le ciel est d’encre par / dessus les toits brûlants

    A Cacela Velha, c’est le coeur de l’été.

     

    Dans les casas, attend l’habitant rêvant du

    Couchant, lorsque le large envoie un soupçon d’air

    Et quand le soir, il sort, on devine qu’il erre

    Comme un spectre pleurant l’individu qu’il fut.

     

    Et la cabine seule a connu la lueur

    Les poussières et l’astre aux rayons destructeurs,

    Elle a vu le silence et l’épreuve des larves.

     

    Beige et désopilante, inutile et vacante,

    Elle dresse pourtant sa carcasse imposante

    A Cacela Velha dans le sud de l’Algarve.


    Loïc LT, 11.08.2016

     


     

  • les vieux sonnets d'un type # 1- insomnie

    Quelqu'un m'avait demandé de pas les jeter, de les sortir du grenier. Toutes proportions gardées, en bon rimbaldien, je dirais bien que je les renie, qu'ils sont très naïfs, que les rimes chaussent de trop gros sabots, que c'est souvent très lourdingue. Mais halte à l'auto-flagellation. Dans la quelque centaine de poèmes écrits il y a 25 ans, quelques uns méritent une existence posthume, virtuelle même (c'est à dire éternelle). Mon épouse, soupçonnant que je les jette (comme le font les poètes maudits -) suite à une conversation qu'on a eue il y a quelques jours a décidé de les ramener de Berloch ! De Berloch ! Alors, je ne demande pas forcément qu'on commente pour dire que c'est beau ou ceci cela. Je veux juste leur donner une seconde vie. C'est à prendre ou à laisser. Il faut assumer ce qu'on a fait. Je n'ai tué personne en les écrivant ! J'en distillerai un de temps en temps. 

    Loïc LT 

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    De Berloch, qu'ils sont revenus, oui oui oui.