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  • Protéger son enfant

    Aujourd'hui, Chloé a eu quelques petits soucis à l'école. Une copine lui a fait comprendre qu'elle ne l'aimait pas. C'est une histoire de filles, c'est compliqué. A la sortie de l'école, Prisca l'a récupérée  effondrée et en larmes...elle a essayé de recoler les morceaux sur place avec les protagonistes et une des mamans...Mais la blessure est restée et rentrée à la maison, Chloé n'a rien voulu manger alors que d'habitude, à l'heure du goûter, elle mangerait une brioche à elle toute seule. Lorsque je suis rentré, j'ai fait les bisous à tout le monde, suis sorti dans le jardin et Prisca m'a rejoint et elle m'a tout raconté, posément. Cela m'a fait mal au coeur, c'était comme un coup de poignard...je ne supporte pas que  mes filles soit malheureuses, qu'elles se sentent exclues, rejetées...J'ai vu Chloé naître, et c'était miraculeux...inespéré...c'était un bébé très expressif et en même temps très fragile. Elle porte en elle toute l'histoire compliquée de ses parents...toutes ces failles et ces secrets de famille...Je crois tout comprendre de l'intérieur de Chloé, ce qui la travaille, ses délires métaphysiques..elle est la bonté même, il n'y a aucune méchanceté en elle..parfois, si elle est incomprise, c'est parce qu'elle a une façon maladroite de se défendre...c'est Chloé. Je la comprends..je l'aime trop...je déteste ceux qui lui font du mal...c'est plus fort que moi. cela vient des tripes, ce soir, je voulais juste dire ça. 

    llt

  • redressement productif, les doutes sur un intitulé.

    Ce soir, j'ai fait part à Prisca d'une idée saugrenue qui m'est venue à propos de l'expression redressement productif. Et il se trouve qu'elle m'a répondu qu'elle s'était fait la même réflexion...du coup, je me suis dit que l'idée n'était peut-être pas si saugrenue que ça (car souvent quand je m'arrête trop sur un mot ou une expression, j'en perds le sens, de même que lorsqu'on se retrouve à l'intérieur de quelque chose, on ne la voit plus car on en a perd la vision globale).

    Alors quel est le problème ? Je vais tenter de l'expliquer. Je ne me suis pas posé de question la première fois que j'ai entendu l'intitulé de ce ministère..redressement productif...redressement de la production...ok, mais en fait, après coup, ce n'est plus clair du tout...quand j'ai fait part de mes doutes, elle m'a dit "je me suis posé la même question que toi, redressement productif ok, mais de quoi ?". Et bien oui de quoi ? le redressement est qualifié de productif, ok, c'est un peu présomptueux mais ça ne nous dit pas de quel redressement il s'agit. De la même façon, un redressement judiciaire n'est pas un redressement de la justice ! De même, le licenciement d'un salarié est-il un licenciement salarial ? Un licenciement abusif est-il un licenciement de l'abus ? On peut estimer que tel licenciement est abusif...la licenciement de qui, de tel salarié. Mais on ne se trompe pas toujours. Il ne viendrait à l'idée de personne de dire tremblement terrestre pour tremblement de terre...le tremblement de quoi..de la terre. Dans notre cas, il s'agit du redressement de la production. On peut espérer qu'il sera productif (pas moi en tout cas)...mais peut-être sera-t-il aussi réactif, coopératif, administratif, jouissif ou qu'en sais-je encore. 

    Mais j'ai des doutes quand même parce que par exemple, il est clair que la croissance économique désigne la croissance de l'économie. Encore que, peut-être que là aussi on fait erreur. La croissance de l'économie peut-être lente, rapide, durable, furtive ou évasive etc...une croissance économique peut même  être éventuellement économique (si elle nécessite peu de moyens). 

    J'ai fait des recherches sur le net pour voir si d'autres personnes avaient pu être choquées par cet intitulé...et bien non. Il y a certes beaucoup de moqueries et de débats autour du nom de ce ministère mais jamais à propos de son sens même. Mais peut-être qu'après tout, je me trompe totalement. 

  • conversation avec Gambetti # le redressement productif

    Dans ce nouveau gouvernement composé  que de gentils, devisais-je avec Gambetti, Arnaud Montebourg se voit attribuer le ministère du redressement productif. Le redressement productif...ça fait rêver quelqu'un demandais-je à mon ami ? Pourquoi redresser la production ? Pour polluer encore plus ? Pour produire encore plus de choses inutiles ? La production serait-elle donc l'alpha et l'oméga de toute chose ? Que manque-t-il dans les magasins qui mérite qu'on crée un ministère pour redresser la production ? L'homme n'est-il sur Terre que pour produire ? Par ailleurs, non seulement redresser la production n'a aucun intérêt d'un point de vue moral et écologique mais  économiquement  non plus puisque comme on nous le rabache tous les jours, il nous est impossible de concurrencer  les pays émergents. N'importe quoi donc ce nouveau ministère. Il fera parler de lui certes, le ministre créera des cellules ceci, des monsieurs cela, des groupes de réflexion tartampion et à chaque fois, cela fera l'objet d'un article élogieux dans la presse de gauche (pléonasme...toute presse est de gauche à deux exceptions près) et les gogos seront contents qu'on s'occupe des vrais problèmes. 

    Vive le productivisme, m'exclamais-je sournoisement. Mais à la place, qu'il aurait été beau et gonflé de créer un ministère du redressement poétique. Quand ont voit tous les poètes qu'on avait au XIXème et au XXème et ce qu'il reste aujourd'hui...pourrais-tu me donner le nom, demandais-je à Gambetti, d'un poète français encore vivant ? Le pourrais-tu ? Moi je peux parce que je m'intéresse vaguement à la question mais toi et tes compatriotes ? Quoi, la poésie ne sert à rien, elle ne permet pas de boucler ses fins de mois ?..voilà qui confirme ce que je pensais sur la situation morale de notre société. 

    Et justement, pourquoi pas plutôt un ministère du redressement moral ? On créerait des camps pour y enfermer les bobos et autres consommateurs pour qui la vie est devenue  synonyme d'achats, de voyages et de divertissements . Il est grand temps de  laver les cerveaux et de  refaire découvrir les splendeurs de la nature, la profondeur du ciel étoilé, les merveilles de la littérature  et l'exclusivité du sentiment amoureux. 

    Et tiens, pourquoi pas le ministère du redressement amoureux, car j'ai remarqué, fis-je part à Gambetti que trop de couples se séparent et que celà génére des traumatismes divers et que ça laisse des traces dans le temps. Il y a un vrai soucis dans ce pays avec le sentiment amoureux. On consomme l'amour plus qu'on ne le vit. Le romantisme est désuet et ringardisé..aujourd'hui, l'amour est une marchandise comme les autres et les enfants  en sont les premières victimes. Je ne parle pas du mariage, dont je n'ai que faire et de la fidélité qui est une hypocrisie...je parle du sentiment même de l'amour dont le rétablissement mérite bien un ministre. 

    etc etc...beaucoup de choses ont besoin d'être redressées...mais surtout pas la production, ai-je conclu.  Le productivisme est un concept dépassé, libéral et marxiste-léniniste en même temps, c'est à dire typiquement vingtième siècle. Aujourd'hui, j'espère que l'homme aspire à autre chose qu'à produire. Je ne dis pas qu'il ne faut pas produire, je dis qu'il faut arrêter de vouloir produire plus. 

    C'est en substance ce que je disais à Gambetti. 

  • conversation avec Gambetti # le ps plutôt que le fn

    Quand les dirigeants du parti pour lequel je vote disent qu'ils ne veulent pas chosir entre le ps et le fn, j'ai honte, ai-je dit à Gambetti...j'ai honte car entre le rhume et le choléra, je choisis le rhume, donc dans le cas d'un second tour entre un candidat ps et un candidat frontiste, je vote pour le candidat ps sans  me boucher le nez, avec même une certaine fierté. Je ne comprends vraiment pas cette position même si j'imagine qu'elle est sans doute stratégique avant d'être idéologique. Mais bon, ça ne passe pas. Cela me semble essentiel que les partis républicains se rassemblent contre les extrêmes. D'un autre côté, c'est vrai que le parti socialiste n'a pas les mêmes scrupules avec le front de gauche mais je veux bien admettre que le front de gauche est plus respectable que le front national. 

    C'est ainsi que je me suis exprimé devant Gambetti. Et ensuite, on a échangé sur des choses plus légères comme par exemple les difficulés de Ségolène Royal et là, j'ai affirmé à Gambetti que s'il y a une chose dont je suis certaine c'est bien que cette femme s'en fout totalement des problèmes des gens, ça transpire dans sa façon d'être et de parler que son ambition n'a d'égale que sa stupidité et d'ailleurs, ai-je poursuivi c'est sans doute sa candidature de 2007 qui m'a fait défintivement basculer de l'autre bord. Je ne comprends vraiment pas que des gens croient en elle car c'est tellement évident qu'elle se moque d'eux. Je n'ai pas voté au 1er tour de ces législatives et dans notre discussion de l'autre jour, je t'ai expliqué pourquoi ai-je rappelé à Gambetti mais si j'étais rochelais que je n'avais pas voté au 1er tour et bien il est certain que j'irais voter au second pour son adversaire socialiste, Olivier Falorni.

    llt

  • les autres herbes de mon jardin (suite)

    L'année dernière, il arriva que je m'entretinsse avec vous de ces herbes indésirables qui poussent dans le jardin et qu'on appelle communément mauvaises herbes ou botaniquement adventices. Or, il en est une, très courante dans mon jardin et que je n'avais pu identifier. Et bien, grâce à un petit guide indispensable acheté récemment (le guide du promeneur dans la nature de Felix Toman Hisek), je sais désormais qu'il s'agit de la renoncule, qu'on appelle aussi fleur de beurre, parce que son reflet sur la peau rappelle la couleur du beurre. Les enfants jouent encore à ce jeu idiot qui consiste à placer la fleur sous le menton et si la peau se jaunit, ça veut dire qu'on aime le beurre. 

    Je ne suis pas un grand fan de cette herbacée. Passe encore pour la fleur (qu'on appelle aussi bouton d'or je crois) qui est cocotte comme tout et d'un jaune à faire palir les pissenlits de jalousie, mais c'est cette propension qu'elle a à s'étaler sans fin sans demander pardon. Elle est très difficile à éliminer car ses racines sont très profondes. L'essentiel passe sous la tondeuse mais si par malheur, on la laisse s'exprimer tranquillement, on tombe, effrayé sur ce genre de touffe :

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    L'espèce de blog, le blog où l'on se cultive vraiment. 

  • CR232 : le bouchon de Cristal - Maurice Leblanc

    45959_9814497.jpgAlors que j'avais aux alentours de quinze ans, je me rappelle clairement que m'étant mis subitement à lire, j'avais englouti tous les Agatha Christie que contenait la bibliothèque de Languidic, quelques autres auteurs britanniques (P.D James, Patricia Highsmith...), et ensuite, je m'étais replié sur des auteurs français dont Maurice Leblanc. J'ai découvert alors   les Arsène Lupin. Je me souviens d'une jubilation intense. Par contre, je ne me souviens plus vraiment des titres que j'ai lus. Peut-être le bouchon de Cristal en faisait-il partie. En tout cas, je n'en avais pas relu  depuis cette période. 

    Encouragé par le prix (tout Lupin pour deux euros sur liseuse) et peut-être inconsciemment par l'envie de retrouver un parfum d'adolesence, je me suis porté acquéreur des oeuvres complètes de Maurice Leblanc. Et j'ai choisi ce roman par hasard.

    C'est l'histoire d'un député qui pratique le chantage grâce à la possession d'une liste de noms de personnalités ayant trempés dans un scandale financier. Un peu par hasard  (un cambriolage qui tourne mal), Lupin se trouve impliqué dans l'affaire. Un peu par hasard aussi, la liste lui tombe sur le paletot...pour lui être subtilisée aussitôt. Arsène Lupin ne comprend rien, quelqu'un se moque de lui...pendant une bonne partie du roman, il est le dindon de la farce du député Daubrecq, le maître chanteur. Courses poursuites, espionnages, cambriolages se succèdent..le temps joue contre Lupin dont un ami est sur le point de se faire guillotiner. Et puis, alors qu'on croit Lupin vaincu, il l'emporte et tout finit bien. Évidemment. A quinze ans, ça m'amusait, ça me passionnait même...aujourd'hui, je trouve que c'est juste un peu divertissant..mais surtout prévisible et répétitif.  Mais ce qu'on recherche aussi en lisant Maurice Leblanc, c'est peut-être ce charme un peu désuet de la France de la belle époque, les moustaches qui frisent, le haut-de-forme, les décapotables et les magouilles de la IIIème république. A lire, en ce qui me concerne comme lecture intermédiaire. 

    lecture : mai/juin 2012, kindle, note : 2.5/5

  • CR231 : un détour par la vie - Henri Thomas

    876351572.jpgJ’aurais tant aimé adorer cet écrivain que je suis déçu de devoir faire part de ma déception suite à la lecture de ce roman qui n’a de beau et d’original que le titre. Un détour par la vie, quand même, quoi ça promettait nan ? Gambetti, lui, évoluait dans extinction de Thomas Bernhard, ça en jette aussi, mais l’intérieur a tenu ses promesses et puis aujourd”hui, des mois après, extinction est toujours présent grâce à ce Gambetti, qui est devenu, en quelque sorte, l’agrégateur imaginaire de tous mes interlocuteurs et antagonistes.
    Il n’en sera pas de même pour Henri Blécher, qui a défaut d’être un héros est le personnage principal de un détour par la vie, ce roman dont il me faut maintenant tenter l’écriture du résumé. Blécher étudiant en droit à Strasbourg est logé chez l’un de ses professeurs, Mr Bourquet en compagnie de Picot un type avec qui il n’a pas beaucoup d’affinité. L’action se déroule à la fin des années 30. Contre toute attente, Blécher quitte la maison et ses études pour se rendre à Paris retrouver la femme qu’il aime. Bien qui soit plutôt transparent, pas mal de gens gravitent autour de lui..le professeur qu’on ne croyait plus revoir réapparaît, pour qui, pour quoi, il est attaché à Blécher. C’est bizarre souvent, les événements n’ont pas de cohérence et l’auteur disserte sur des détails dont on n’a que faire, sur des personnages de second plan, comme la copine d’un ami de Blécher qui doit rapatrier des meubles d’Italie et qui aimerait bien que la mère de Blécher accepte de les entreposer dans la ferme qu’elle possède dans l’Est, je ne sais plus trop où. En fait, ça n’a ni queue, ni tête, genre aussi quand Blécher fait sa fugue, il retrouve Gywnever, son ami dans le train, et il sort du wagon après que deux filles, inconnues de lui et de son ami y soient entrées. Blécher se rend compte, arrivé à Paris qu’il a perdu les clefs de sa chambre (celle que lui loue le professeur) dans le train, heureusement, Gywnever les a retrouvé...mais pourquoi l’auteur revient-il sans cesse sur les deux filles dont on ne sait rien et avec lesquels ni Blécher ni son ami n’ont parlé ? Tout est un peu comme ça, C’est incohérent, informe et à peine bien écrit. Une autre petite étrangeté : le petit texte de la 4ème de couverture n’est pas un extrait du livre alors qu’il en avait l’air.
    Et sinon alors, quel est ce détour par la vie ? C’est peut-être le fait que Henri Blécher décide comme ça subitement d’interrompre ses études afin de vivre pleinement à Paris, afin d’aimer et de se laisser vivre. Henri Thomas en parle dans apostrophe mais il faut payer pour écouter. Peut-être vais-je le faire.
    Bon, Gambetti m’a dit qu’il fallait persévérer avec Henri Thomas, qu’il n’y a que comme ça que l’on peut pénétrer son univers. Persévérons alors.

    lecture : 05.2012
    Gallimard, nrf, 178 pages
    année de parution : 1988
    note : 1.5/5

  • les bambous de la joie # 4

    Gros plan sur un jeune chaume de phyllostachys vivax huangwenzhu

    phyllostachys vivax huangwenzhu

  • les bambous de la joie # 3

    En ce moment, les nigras ne se sentent plus. Non seulement plein de turions sont sortis, une vingtaine peut-être, et en plus, ils sont très gros...plus de 2 cms de diamètre. Je suis vraiment très fier d'eux. Ils me récompensent de les avoir bien nourriS à l'automne. Le type de chez Crea'Paysage m'avait dit qu'il ne fallait pas hésiter à déposer un maximum de compost et autres déchets végétaux aux pieds des bambous. C'est ce que je fais depuis et sur l'île en particulier (où se situent les 3 phyllostachys nigra en compagnie de 3 bissetii), j'ai entassé  l'automne dernier des kilos et des kilos des pommes de notre pommier, auxquels j'ai ajouté de l'herbe de tonte et autres déchets divers (fougères aigle, feuilles mortes..). 

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    Dans un premier temps, le chaume est recouvert d'une gaine qui sert à les protéger pendant sa croissance. Ensuite, la gaine tombe et le nigra vert dans un premier temps devient tout noir au bout de quelques mois. Ci-dessous, chaumes noirs des années précédentes en companie des nouveaux chaumes. 

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