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  • CR100 - le bruit et la fureur - William Faulkner

    33698-0.jpgprésentation  (Amazon.fr) : C'est avec cet ouvrage explosif que William Faulkner fut révélé au public et à la critique. Auteur de la moiteur étouffante du sud des États-Unis, Faulkner a réellement bouleversé l'académisme narratif en plaçant son récit sous le signe du monologue intérieur, un monologue d'abord "confié" à un simple d'esprit passablement dépassé par les événements qui se déroulent autour de lui. Confusément, les images qui lui parviennent font remonter ses souvenirs : il brosse de façon impressionniste et chaotique l'histoire douloureuse de sa famille. Vient ensuite le moment d'écouter les confessions de Quentin, son frère, exposant les raisons qui le pousseront à se donner la mort. D'amours déçues en déchirements, la fratrie (qui compte un troisième membre ayant lui aussi son monologue) se désagrège. Jouant subtilement avec les différences de registres en passant d'un personnage à l'autre, Faulkner conclut en tant que narrateur extérieur ce roman violent, où chacun se débat tant bien que mal sans réellement pouvoir se soustraire à un destin funeste.

    Je viens de terminer un lecture très exigeante et peut donc aborder juillet le coeur léger avec un poids en moins dans ma pal (car ça faisait quand même pas mal d'années que je voulais me faire ce roman adulé autant que détesté).
    Et en fait, ce roman n'est pas si difficile que ça et si je peux en rassurer certains, je dirais que plus on avance, plus ça se simplifie.
    Dans le premier mouvement (le récit de Benjy), j'y comprends tellement rien que j'ai envie d'arrêter à toutes les pages, dans le 2ème mvt (le récit de Quentin), c'est toujours très difficile mais enfin je me dis que c'est plus clair qu'avec Benjy. Dans le 3ème mouvement (récit de Jason) , cela va beaucoup mieux, j'arrive à comprendre de quoi il est question et j'en arrive même à trouver ça prenant et  le 4ème mouvement (narrateur hors de l'histoire) est de facture presque classique.
    Et en fin de compte, lorsque j'ai refermé le livre, je n'en veux pas à Faulkner ne m'avoir fait tant souffrir car je me dis que le roman n'aurait eu aucun intérêt raconté autrement. Il fallait ces visions chaotiques de Benjy, les considérations métaphysiques de Quentin et le discours haineux de Jason pour comprendre et bien s'imprégner de l'univers de la famille Compson composée de membres aux caractères bien trempés mais aux obsessions différentes.
    Et félicitation à Maurice Edgar Coindreau pour l'excellente traduction (avec une boulette quand même page 380 - dans le 4ème mvt, alors que la narration est extradiégétique, le lecteur a le droit à un étrange dis-je lors d'un dialogue entre Jason et Mrs Compson) et surtout pour la préface, sans laquelle on serait encore plus largué qu'on peut l'être déjà.

    roman, paru en 1929
    le livre de poche, 435 pages
    lecture du 20.06 au 27.06.09
    note : 3.5/5
    à suivre : un secret, Philippe Grimbert

  • l'espèce de jogger, journal #4 - foulées du Ter, demain matin

    2657593989_79b3d40b38.jpg?v=0Demain je participe aux foulées du Ter à Ploemeur, un 10kms que je ne connais pas (mais jugé plutôt difficile) autour de l'étang du Ter. L'affaire démarrant à 10heures, mon objectif sera d'arriver avant 10h42. Avant de partir en vacances, cela me ferait du bien de battre mon record, ce qui validerait tous les efforts consentis ces derniers mois. Logiquement, j'ai les 42mns dans les jambes, je les ai fait à l'entraînement mais le fait est que, et ça tous les joggers le savent, on est toujours un peu moins bien en compète qu'à l'entraînement (parcours inconnu, stress..).

    Mais bon, 42, je serais content, c'est faisable et pour y arriver, j'embarquerai avec moi mon cardiofréquencemètre (pour la première fois en compétition) afin de gérer ma course au mieux et notamment ne pas partir trop vite, ce qui veut dire qu'il ne faudra pas que je dépasse les 90% deFCM dans les 2 premiers kms. Ensuite, je hausse le rythme jusqu'à 95% jusqu'à la fin du 9ème kms. La gestion de course s'arrête là, me concernant en tout cas, le dixième se fera à fond les ballons à 100%FCM et 100%VMA (si possible).
    A 10heures donc, ayez un pensée pour moi, que vous soyez sous la couette ou en train de boire votre café. Moi, demain matin, le lever se fera à 6h30, le petitdej à sept. Ce dernier sera composé de céréales, d'abricots, de deux grands bols de café.
    Je prends la route à 8.30. Ça me fait arriver sur zone peu après 9h00, le temps de retirer mon dossard, de m'échauffer et basta.

    Et avant tout, je me souhaite une bonne nuit.

    Loïc

  • émotion

    5032_95325600761_809090761_1909264_8212312_n.jpgémotion

    C'est avant tout l'émotion que m'étreint puisque Michael Jackson fut l'idole de mon adolescence et quand je dis idole je suis gentil tant je devrais plutôt dire obsession. Puis après les années ont passé, j'ai tourné la page mais dans mon coeur, Michael est resté Michael, une sorte de star au dessus de toutes les stars, quelqu'un d'immortel.
    Il y a encore quelques jours je réécoutais les albums bad et thriller et j'ai même surpris mes filles à chantonner wanna be startin something

    l'émotion donc avant tout.
    Quand une étoile s'éteint, on se demande comment la vie est possible sans elle. Je ne dirais jusqu'à dire  que la mort de MJ me fait le même effet que la mort d'un proche car ça n'a rien à voir. C'est une émotion particulière.


    Et j'ai versé quelques larmes en début de soirée.

  • lecture en cours : le bruit et la fureur, William Faulkner

    210620091409.jpgAvant de partir en vacances (première quinzaine de juillet)(et très loin, en dehors de la Bretagne en tout cas...hou la le périple), je me suis décidé à lire le bruit et la fureur. Ça fait longtemps que je voulais lire ce roman, j'avais même commencé il y a deux ou trois ans avant d'abandonner au bout de quelques pages. Mais là, j'ai pris mon courage à deux mains avec l'idée d'aller jusqu'au bout. J'en suis au deux tiers et si effectivement les cent premières pages (correspondant au récit de Benjy) sont une véritable souffrance, ensuite tout s'éclaircit petit à petit et je dirais même que j'y prends un certain plaisir. J'en reparlerai dans le compte-rendu, le numéro 100.

    Ainsi, je pourrai partir la conscience tranquille et avec dans mon sac de la littérature un peu plus légère. A J-8, j'ai préparé une pré-liste que voici (tous ne seront pas du voyage)  :

     

    la route* - Cormac McCarthy
    le tailleur de Panama* - John Le Carré
    Septentrion - Louis Calaferte
    les falsificateurs - Antoine Bello
    tout ce que j'aimais - Siri Hudstvedt
    Dora Bruder - Patrick Modiano
    autoportrait de l'auteur en coureur de jupon* - Haruki Murakami
    cercle - Yannick Haenel
    les déferlantes* - Claudie Gallay
    les charmes discrets de la vie conjugale* - Douglas Kennedy
    biffures - Michel Leiris

    avec un astérisque : les favoris.

  • CR99 - dans la solitude des champs de coton - Benard-Marie Koltès

    Le blog passant en mode été, le lecteur devra se contenter pour ce cr99 de ces quelques notes grifonnées sur un post-it. S'il ne comprend pas bien, et bien qu'il me réclame une mise au propre. La demande doit être transmise par télégramme (ou par mail, à la limite, il parait que les jeunes utilisent beaucoup ce mode de communication) avec les motivations ainsi que les prétentions. Réponse lui sera rendu dans un délai variable.

    230620091457.jpg

    pièce de théâtre, parue en 1986
    éditions de minuit, 61 pages
    note : 3/5
    à suivre : le bruit et la fureur, William Faulkner

  • astropolis 2009

    J'y serai et remercie mon vieil ami Olivier pour la place. Plus que jamais technophile.
    Cliquer sur l'image pour accéder au site off.

    visuel_astropolis_09.jpg

  • CR98 - terminal frigo - Jean Rolin

    51xzQsmIW-L._SL500_AA240_.jpgle mot de l'éditeur : Ayant largement passé le cap de la cinquantaine, un homme qui aurait pu devenir capitaine au long cours, jadis, s'il avait été moins paresseux, entreprend un voyage de plusieurs mois sur le littoral français. Apparemment guidé par sa fantaisie, il séjourne dans la plupart des villes présentant une activité industrielle et portuaire conséquente.
    À Saint-Nazaire, c'est l'époque où s'achève la construction du Queen Mary 2, à laquelle ont contribué des hommes venus des quatre coins de la planète.
    À Calais, les immigrants vivent clandestinement dans l'attente d'un hypothétique passage vers l'Angleterre.
    À Dunkerque, alors que l'on s'apprête à détruire un bâtiment hautement symbolique de son passé, la communauté des dockers ne parvient pas à surmonter les déchirements entraînés dix ans auparavant par la réorganisation de la profession.
    Au Havre, la population d'un quartier enclavé dans la zone portuaire se voit peu à peu cernée et menacée d'étouffement par les conteneurs.
    Près de Marseille, sous le vent des usines pétrochimiques de Lavera, un hôtel condamné par les règlements de sécurité vit ses derniers jours, tandis que tout autour prolifèrent les chats errants. Et ainsi de suite.
    Chemin faisant, il apparaît que des souvenirs plus ou moins obscurs lient le narrateur à certains des lieux qu'il visite, et ainsi se dessine progressivement, en filigrane, une sorte d'autobiographie subliminale.


    mon avis : En lisant Terminal Frigo, j'ai eu l'impression de relire zones du même auteur et je lui ai trouvé les mêmes charmes et la même petite musique. Mais ici les zones parcourues sont exclusivement portuaires (chantiers navals, ports de commerce) et le narrateur "apparemment guidé par sa fantaisie" trimballe le lecteur de Saint-Nazaire à Dunkerque, en passant par Calais ou Le Havre. Les récits sont passionnants et dépendent de l'actualité ou de l'histoire du port où se trouve le narrateur (drame du Queen-Mary 2 à Saint-Nazaire, grève des dockers à Dunkerque -et présentation des frères Gouvart, figures locales et meneurs de luttes, les clandestins à Calais...). Passant d'un port à un autre, il reprend le fil d'un récit abandonné et tout cela coule comme de l'eau de source. Ce faisant (je mets entre italiques tant j'ai pu remarquer combien les 4èmes de couverture en étaient truffés), c'est un peu une description de la France contemporaine que nous décrit Jean Rolin, un peu comme si les ports étaient la représentation en miniature de l'état d'un pays.
    Et figurez-vous un livre avec des descriptions de ce genre (p137)

    Une fois sur la route de Gravelines, on peut rejoindre le littoral en empruntant le chemin des Dunes dans la direction du centre aéré Jules-Ferry. Passé celui-ci, la route, qui bientôt se transforme en piste, longe sur la gauche un cordon dunaire, au-delà duquel s'étend une baie qui découvre sur plusieurs kilomètres à marée basse. Les Allemands ayant attendu là le débarquement, ils ont truffé les dunes d'ouvrages fortifiés parfois considérables, aujourd'hui plus ou moins ruinés et conchiés, plus ou moins envahis par la végétation, leurs ouvertures béant sur des étangs où des chasseurs particulièrement taciturnes, certains paraissant même à demi idiots, ont disposé par dizaines des canards en plastique et parfois des appelants vivants. C'est un décor qui fait froid dans le dos, et peut-être d'autant plus que la visibilité est meilleure et permet d'embrasser des étendues plus vastes.

    Exquis. Jean Rolin est redemandé par l'espèce de blogueur (l'occasion peut-être de franchir la clôture).

    Le tiers livre en parle ici
    Et le Pitou aussi.

    roman, paru en 02/2005
    217 pages
    lecture du 14.06 au 17.06.09
    note : 4.5/5
    à suivre, dans la solitudes des champs de coton, Bernard-Marie Koltès

  • France Loisirs

    170620091405.jpgLoin de moi l'idée de vouloir me moquer de FranceLoisirs. Ce n'est pas du tout mon intention et je respecte ce catalogue, que j'ai toujours plus ou moins connu depuis que je suis tout petit. Encore aujourd'hui, nous le recevons une fois par trimestre et achetons de jolis petits bouquins pour les filles. Et je dis joli; parce qu'en fin de compte, l'intérêt de FL réside avant tout dans l'esthétisme de ses livres. Je ne sais pas trop comment ça fonctionne mais FL sous le nom des éditions FranceLoisirs republie des romans qui sont à la base sortis chez d'autres éditeurs et qui soit ont été des succès, soit correspondent à la ligne éditoriale de la boutique.

    Et leur ligne éditoriale, c'est quoi ? plutôt des romans familiaux, grands publics ou très France profonde. Voilà à peu près l'idée. Et c'est pour cette raison que je n'y trouve pas mon compte. Ça n'est pas mon genre de littérature, c'est tout. Dans le dernier par exemple, que j'ai sous la main (le catalogue été 2009), les vedettes sont PPDA, Michel Sardou, Claude Michelet ou l'inénarrable Françoise Bourdin. Mais FL, c'est aussi une double page spécial fantaisy, une petite fenêtre érotique (avec deux ou livres, de Esparbec le plus souvent) et des livres pratiques sur la santé, la cuisine ou autres. Impossible de se perdre dans un FL : la mise en page et le style général n'ont pratiquement pas bougé depuis trente ans. Etre membre du club, c'est s'y sentir bien, avec des repères, des auteurs chouchous et des prix plus intéressants si l'on est un fidèle client (encore que globalement, c'est quand même assez cher).

    Mais si je parle de FL aujourd'hui, c'est parce que j'ai reçu aujourd'hui, suite à un achat sur priceminister la joie de vivre d'Emile Zola (que j'ai lu et adoré il y a très longtemps), sorti aux éditions FranceLoisirs. Car si à FL, on dédaigne quelque peu la littérature classique (dans le dernier catalogue par exemple, il n'y a aucun roman classique), il arrive que le club sorte des collections maison et ce fut le cas des Rougon-Macquart il y a quelques années (1991/1992 et relooké en 2002). Et il se trouve que j'aime beaucoup cette collection Rougon-Macquart made in France-Loisirs. Mon idée est la suivante : je trouve que les RM s'accommodent mal de la pléiade (trop luxueuse au regard du propos) mais que pour une disposition dans une bibliothèque, ils méritent mieux que le livre de poche. Il ne reste donc que cette magnifique collection éditée par FL, très soignée, brochée avec une couverture sobre mais très figurative. Je les achète au compte-gouttes et non directement au Club FranceLoisirs (qui ne les vend plus) mais essentiellement d'occase sur priceminister où l'on trouve de tout pour une bouchée de pain. Il m'en reste encore quelques-uns à acheter mais rien ne presse.

    Sinon, si France-Loisirs vous intéresse, je peux vous parrainer. Ça me permettra de changer ma cafetière.

  • CR97 - bonbon palace - Elif Shafak

    9782752902825.jpgprésentation de l'éditeur : Un roman choral qui, à travers le prisme d’un immeuble des bas quartiers d’Istanbul, offre un saisissant portrait de la société turque contemporaine.
    Un récit haut en couleur aux personnages aussi inattendus qu’attachants, mené tambour battant par la géniale conteuse qu’est Elif Shafak (La Bâtarde d’Istanbul, Phébus, 2007: 24000 exemplaires vendus, sélectionné pour le Grand prix des lectrices de Elle).

    Dans ce roman Elif Shafak donne vie au Bonbon Palace et à ses habitants. Cet immeuble à l’élégance désuète fut bâti en 1966 à Istanbul, sur le site d’un ancien cimetière musulman et arménien, par un riche Russe pour sa femme qui ne s’émouvait plus qu’à la vue de friandises…
    Aujourd’hui décati, infesté par la vermine et les ordures, Bonbon Palace abrite dix appartements. S’y côtoient des voisins farfelus et très différents, composant une mosaïque de la société turque actuelle, reflétant ses aspirations, ses tensions et ses contradictions. Il y a d’abord le narrateur, un homme à femmes avec un penchant pour Kierkegaard. Puis le gérant de l’immeuble, le très religieux Hadji Hadji, conteur cruel à ses heures. Il y a aussi Cemal et Celal, les jumeaux coiffeurs; Hygiène Tijen qui n’a pas volé son surnom; Nadia, desperate housewife accro à un soap opera; la cafardeuse «maîtresse bleue»; la flamboyante Ethel en quête du grand amour…
    Roman choral, roman truculent à l’ambiance digne d’un Almodovar, Bonbon Palace frappe par son énergie, sa fantaisie, son ironie. Il séduit par l’éventail des émotions qu’il déploie, passant en un clin d’œil du comique au tragique.


    mon avis : Après la vie mode d'emploi de G.Perec (qu'en fin de compte j'ai moyennement apprécié), l'élégance du hérisson de Muriel Barbery (dont j'ai trouvé la lecture plaisante mais dont il ne me reste rien), encore un roman narrant la vie d'un immeuble. Ici, la bâtiment se situe à Istambul au début de ce siècle. L'auteur nous présente les habitants chapitres après chapitres, leurs passés, leurs fêlures, leurs manies, la façon dont ils font connaissance..avec à bonbon palace (surnom donné à l'immeuble par son premier propriétaire), en toile de fond, le problème des ordures qui s'amoncellent devant l'immeuble et qui sert de fil conducteur au récit.
    Roman ambitieux, bien construit, belle plume, qui donne une image sympa de la Turquie...mais en fin de compte agaçant. Trop de longueurs sur le passé des gens, trop d'histoires imbriquées qui n'apportent rien. J'aurais préféré qu'on soit plus souvent dans le temps présent. Mais il y a quand même un vrai travail qui a été fait et me concernant c'est sans doute la première fois que je me plongeais dans la Turquie contemporaine, cette Turquie qui fait tant parler d'elle aujourd'hui, à l'heure où elle frappe aux portes de l'Europe . Évidemment, à la lecture de ce roman, on se dit que ce pays est plus complexe que les vieux clichés qu'on en a. Je dis évidemment parce qu'on s'en doutait, tout est tellement plus complexe qu'on ne pense et d'autant plus dans ce pays situé à un carrefour géopolitique et qui contient 70.000.000 d'âmes.
    Malgré la petite déception,  je note quand même cette auteur dont le talent doit vraiment se faire sentir dans un récit à la trame plus classique.

    Ce qu'en dit Amanda.

    roman, paru en 08/2008
    450 pages
    lecture du 05 au 14/06/09
    note : 2.5/5

    loïc, 23h40