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livre - Page 12

  • CR167 : quand souffle le vent du nord - Daniel Glattauer

    livre-daniel-glattauer.jpgQuand souffle le vent du nord inaugure cet été allemand dont je vous parlais il y a quelques jours. C’est le seul roman emprunté de la série et c’est la raison pour laquelle je l’ai lu en premier. La lecture commença le premier juillet alors que je n’étais pas encore en vacances et elle se termina deux jours plus tard à Lesconil le long de l’océan atlantique et plus précisément sur le sable de la plage du goudoul à  une centaine de mètres de la maison que des amis nous prètent pour quelques jours.
    Le roman se présente sous la forme d’un échange de mails entre un homme et une femme qui n’auraient jamais dû rentrer en contact si ce n’était une erreur dans l’adresse mail. On s’excuse vite fait tout en balançant un bon mot et quelques mois plus tard alors que l’échange est depuis longtemps achevé et oublié, un envoi de voeux groupé le relance. On rediscute, on en rit...et petit à petit, on s’apprécie et on ne peut plus se passer de l’autre, de l’inconnu(e) derrière son écran...

    J’avais envie de qualifier cette affaire de roman de gare mais étant donné les circonstances, je vais appeler ça roman de plage. C’est le pendant été 2010 de ce que furent les déferlantes à l’été 2009. Daniel Glattauer a eu la bonne idée d'écrire un roman sur la communication sur le net et ainsi de toucher pas mal de gens (usagers de msn, de facebook, de meetic et autres).
    C’est divertissant, sans prétention, rapide à lire...et agaçant puisque les deux amoureux virtuels finissent par ne jamais se rencontrer (et pas même à s’échanger une photo).

    roman (Allemagne), paru en 2006
    traduit par Anne-Sophie Anglaret
    Grasset, 348 pages
    lecture du 01.07 au 03.07.2010, note : 2.5/5

     

  • CR165 : j'étais derrière toi - Nicolas Fargues

    j-etais-derriere-toi_nicolas-fargues1.jpgle mot de l’éditeur : C'est dans la trentaine que la vie m'a sauté à la figure. J'ai alors cessé de me prendre pour le roi du monde et je suis devenu un adulte comme les autres, qui fait ce qu'il peut avec ce qu'il est. J'ai attendu la trentaine pour ne plus avoir à me demander à quoi cela pouvait biener, la souffrance et le souci, la trentaine pour me mettre, comme tout le monde, à la recherche du bonheur. Qu'est-ce qui s'est passé ? Je n'ai pas connu de guerre, ni la perte d'un proche, ni de maladie grave, rien. Rien qu'une banale histoire de séparation et de rencontre.

    Sur le ton de la conversation, Nicolas Fargues parle d’amour, de jalousie, d’humiliation, de désir, et de l’enfer. Un magnifique roman d’amour, drôle et émouvant.

    mon avis : Un type, plutôt beau gosse raconte comment et pourquoi il a trompé puis quitté sa femme et il tente de se justifier en allant au plus profond de lui même, au coeur de ses sentiments. Il tente de se justifier, certes mais sans pour autant se dédouaner totalement. Il a même une grosse tendance à s’autoflageller..mais en fin de compte, c’est lui qui sort gagnant puisqu’en fait, on ne retiendra de l’épouse quittée que son caractère insupportable, ses crises de colère et de violence.
    Beaucoup de couples se retrouveront forcément, au moins pour certains passages...mais surtout les hommes (pour une fois qu’ils ont les beaux rôles !)
    Un roman bien enlevé, incisif avec un ton juste...qui se lit d’un souffle (l’auteur n’en laisse pas trop le choix)
    Mais plutôt qu’une conversation, il s’agit avant tout d’un monologue..puisque l’interlocuteur n’intervient jamais (d’ailleurs une question m’a taraudé pendant tout le récit : à qui s’adresse-t-il ?).
    La personne qui m’a prêté ce livre m’a dit que c’était un peu le pendant masculin de rien de grave de Justine Levy. Je plussoie.

    roman (France), paru en 2006
    Folio, 235 pages
    lecture du 20.06 au 23.06.2010
    note : 4/5

  • suite allemande

    190620103050.jpg

     

    Réfléchissant à ce que pourraient être mes lectures estivales, je me suis dit que ce serait sympa qu’il y ait entre elles un dénominateur commun. J’aime bien fonctionner par cycle comme ça de temps en temps.. Ce faisant, il m’est apparu que je lisais très peu de littérature de langue allemande (traduite bien entendu). A part Kafka que je vénère (et que j’ai lu il y a des lustres), le parfum de Suskind (qui ne l’a pas lu ?) et quelques autres ici ou là (dont le loup des steppes de Hermann Hesse dont je n'ai garde aucun souvenir) , je constate qu’il est très rare qu’une oeuvre écrite par nos cousins germains ait l’honneur de subir mes critiques acerbes.
    Et donc, je me suis concocté un petit programme comprenant neuf romans.


    Que voici :


    . Paul Nizon - l’année de l’amour
    . Bernard Schlink - le liseur
    . Gunter Grass - en crabe
    . Stefan Zweig - la confusion des sentiments
    . Alfred Doblin - Berlin Alexanderplatz
    . Karen Duve - déluge
    . Christoph Hein - l’ami étranger
    . Herta Muller - la convocation
    . Daniel Glattauer - quand souffle le vent du nord

    Après ça, peut-être que l’Allemagne évoquera autre chose pour moi que l’inspecteur Derrick et quelques effroyables défaites en football de la France face à la Mannschaft.
    Donc là, je finis deux ou trois romans français et puis j’attaque l’Allemagne...par ordre alphébétique du nom de l’auteur (donc, c’est déluge de Karen Duve qui ouvre cette série).

  • CR161 : sur la dune - Christian Oster

    644813-787243.jpgprésentation de l'éditeur : J'étais en route vers la côte landaise, où je devais aider des amis à désensabler leur maison. Plus tard, je m'installerais à Bordeaux, c'était décidé. En attendant, j'avais l'intention de vivre un peu, juste assez pour que ça me laisse des souvenirs. Il y avait peu de chances, toutefois, que quelque chose m'arrive sur la dune déserte, entre deux pelletées. Puis, à l'hôtel, j'ai rencontré Charles Dugain-Liedgester, qui ne dormait plus avec sa femme et qui lisait tard le soir.

    mon avis : Avec sur la dune (penser à varier le début des notes puisque sur la précédente, j'ai également débuté par un sur avec le nom du roman à suivre), j'ai retrouvé ce style unique qui fait la force des romans de Christian Oster. Ecrits à l'imparfait, il en découle un usage régulier du subjonctif du même temps sans que cela ne fasse désuet. Les phrases sont souvent très longues, parsemées de virgules qui permettent au lecteur de reprendre son souffle. Il ne semble pas ridicule de comparer Oster à Proust d'autant que sur le fond, comme chez l'auteur d'à la recherche du temps perdu, il ne se passe pas grand chose et il est question pour l'auteur de disséquer le quotidien (de gens d'une quarantaine d'années profitant d'une situation sociale plutôt confortable), à travers les attitudes, les gestes, les regards, les gênes..
    Comme dans trois hommes seuls , le narrateur, du fait de concours de circonstance, se retrouve en compagnie de gens qu'il ne connait pas et dans des situations où il doit apprivoiser l'autre au plus vite..et c'est donc l'objet du roman que de décrire comment tout se monde  fait connaissance, les freins que plus ou moins consciemment on met afin de se protéger ou de cacher un désir naissant ou une timidité excessive.
    C'est soyeux, raffiné et cela constitue une bonne piqûre de rappel aux collégiens que nous fûmes lorsque pendant les cours de français, nous prenions connaissance des richesses mais aussi des pièges de la plus belle langue du monde. Ce en quoi, je pense que Oster est l'écrivain idéal pour être étudié en cours (mais je crains hélas qu'à l'éducation nationale, on ne connait pas les éditions de minuit ou alors si on les connait, on ne les prend peut-être pas au sérieux. Encore que je m'avance.

    roman, paru en 2007
    les éditions de minuit, 191 pages
    lecture du 23.05 au 30.05.2010
    note : 4.5/5

  • CR160 : l'horizon - Patrick Modiano

    180520102988.jpgprésentation de l'éditeur :" Il suivait la Dieffenbachstrasse. Une averse tombait, une averse d'été dont la violence s'atténuait à mesure qu'il marchait en s'abritant sous les arbres. Longtemps, il avait pensé que Margaret était morte. Il n'y a pas de raison, non, il n'y a pas de raison. Même l'année de nos naissances à tous les deux, quand cette ville, vue du ciel, n'était plus qu'un amas de décombres, des lilas fleurissaient parmi les ruines, au fond des jardins. "

    Avec l'horizon, Modiano fait toujours du Modiano. Les obsessions restent les mêmes : résurgence d'un passé trouble, personnages seuls et à côté du monde, petites boutiques obscures (dans l'horizon, une librairie ésotérique qui fut une maison d'édition tenue par un certain Hornbacher), des rues parallèles aux rues principales (dans un Paris évanescent) etc. Personnellement, je trouve ça grisant. Et j'avais un peu peur avant de commencer l'horizon car je m'étais laissé dire que pour ce roman, Modiano quittait Paris pour Berlin et qu'il était un peu plus optimiste etc. Mais on nous avait fait le même coup avec  le café de la jeunesse perdue (que j'avais trouvé moyen). Or ce n'est pas vrai, Modiano ne change pas et ne changera pas. Il n'est question de Berlin que dans les quatre dernières pages, et certes, la dernière phrase laisse une porte ouverte..mais ouverte sur quoi au juste, sur peu de chose : Bosmans va peut-être retrouver Margaret Le Coz mais bon, on en doute et en plus qu'importe.
    Par ailleurs, je voulais faire part d'une interrogation : comment expliquer que ce type qui écrit des phrases si  limpides et qui trouvent les mots justes pour dire ce qu'il a à dire ne soit pas capable de construire une phrase correcte dans ses interventions médiatiques ? On pourra répondre qu'il n'est pas un homme de média mais je trouve justement le contraire. Il fait partie des écrivains les plus invités dans les quelques émissions littéraires (qui restent). L'homme est un mystère. Mais un vrai et grand écrivain avec un univers à lui et rien qu'à lui. J'adore.

    roman, paru en le 04 mars 2010
    Gallimard, 172 pages
    lecture du 19.05 au 21.05.2010
    note : 4.75/5

  • CR159 : les évadés - Christian Gailly

    9782707321091FS.gifprésentation de l'éditeur : Le jeune Jérémie Tod ressemble trop à son père. On va le lui faire payer. En pleine rue, on le fait battre par un policier. Un homme, Théo Panol, intervient. Maladroit, il tue le policier. Il est arrêté, jugé et condamné : trente ans de réclusion. Ses amis décident de le faire évader. Les chances de réussite sont à peu près nulles. Ils vont quand même essayer. Les Évadés est un inextricable entrecroisement d'histoires d'amour, d'histoires d'amour présentes et passées, d'histoires d'amour agonisantes et larvées, d'histoires d'amour réelles et chimériques, les personnages étant liés sans exception par des liens sentimentaux aussi vifs qu'incertains. Nous pourrions dire tout simplement que Christian Gailly, avec ce roman, enferme dans l'espace clos d'une petite ville une communauté d'individus sans illusion, qu'il les suit chacun avec la même attention, la même acuité, la même cruauté, et qu'il les anime comme un marionnettiste.

    mon avis : J'ai profité de ce lundi au soleil pour terminer ce petit roman commencé depuis trop longtemps. C'est un genre de polar stylé dans une sorte de huis clos. Barjot et poilant. J'aime décidément bcp Christian Gailly...et puis les éditions de minuit (un tel ovni ne pouvait pas sortir ailleurs).
    Ensuite, je vais lire quoi..je pensais à l'horizon de Patrick Modiano mais on ne me l'a pas encore offert. Il y avait un autre bouquin qui me tentait bien mais je n'arrive plus à mettre la main dessus et je ne me souviens ni de son auteur, ni de son  titre ni de son sujet. Je me demande même si le livre a bien été écrit..ou alors peut-être s'agit-il d'un film.

     

    roman, paru en 1997
    éditions de minuit, 234 pages
    lecture le 17.05.2010
    note : 4.5/5

  • CR158 : d'autres vies que la mienne - Emmanuel Carrère

    Carrere.jpgprésentation de l'éditeur : À quelques mois d'intervalle, la vie m'a rendu témoin des deux événements qui me font le plus peur au monde : la mort d'un enfant pour ses parents, celle d'une jeune femme pour ses enfants et son mari. Quelqu'un m'a dit alors : tu es écrivain, pourquoi n'écris-tu pas notre histoire? C'était une commande, je l'ai acceptée. C'est ainsi que je me suis retrouvé à raconter l'amitié entre un homme et une femme, tous deux rescapés d'un cancer, tous deux boiteux et tous deux juges, qui s'occupaient d'affaires de surendettement au tribunal d'instance de Vienne (Isère). Il est question dans ce livre de vie et de mort, de maladie, d'extrême pauvreté, de justice et surtout d'amour. Tout y est vrai

    mon avis : La plus grande douleur pour un être humain, c'est d'abord de se voir mourir à petit feu, sans qu'il n'y ait rien à faire..mais subir la perte d'un être cher est tout aussi douloureux. C'est banal que de le dire tant cela fait partie de la vie, tant nous l'avons tous plus ou moins vécu. C'est de cela qu'il est question dans cette espèce d'autobiographie à l'envers dans laquelle l'auteur raconte la maladie, la mort à travers quelques expériences personnelles récentes (mort d'un enfant lors du tsunami en Asie et cancer de sa belle-soeur).
    C'est cruel, bouleversant mais avant tout humain..et  c'est écrit avec brio et avec cette énergie romanesque (même si ici ce n'est pas un roman) que j'aime tant (celle qu'invoquait JP Toussaint à la sortie de  la vérité sur Marie mais qui en fin de compte en était absente). Et puis pour des raisons personnelles, le sujet m'a évidemment tout particulièrement ému.
    Un récit marquant.

    autofiction, parue en mars 2009
    P.O.L, 309 pages
    lecture du 02.05 au 07.05.2010
    note : 4.75/5

  • cessation d'une lecture

    290420102936.jpgDepuis déjà une dizaine de pages, j'avais perdu le fil et là, parvenu à la page 110, j'en étais au point où les phrases défilaient sans que j'arrive à comprendre ce qu'elles voulaient me dire..Alors, j'ai bu une gorgée de café, j'ai pris le livre de la main droite et je l'ai balancé par terre, côté passager là où règne un bordel indescriptible composé de journaux, de piles usagées, de paquets de biscuits vides, de trognons de pommes et autres fruits comestibles. Je l'ai balancé comme ça avec dédain. Et puis, je me suis senti beaucoup mieux après. Quand je suis rentré  dans l'usine, on me trouvait un sourire niais. Quelqu'un m'a même dit que j'avais l'air d'un catholique en extase devant la statue de la Sainte Vierge.
    Adieu, tailleur de Panama.

  • CR156 : et que le vaste monde poursuive sa course folle - Colum McCann

    5928422298_Et-que-le-vaste-monde-poursuive-sa-course-folle-de-Colum-McCann-chez-Belfond.jpegprésentation de l'éditeur : Dans le New York des années 1970, un roman polyphonique aux subtiles résonances contemporaines, une oeuvre vertigineuse. 7 août 1974. Sur un câble tendu entre les Twin Towers s'élance un funambule. Un événement extraordinaire dans la vie de personnes ordinaires. Corrigan, un prêtre irlandais, cherche Dieu au milieu des prostituées, des vieux, des miséreux du Bronx ; dans un luxueux appartement de Park Avenue, des mères de soldats disparus au Vietnam se réunissent pour partager leur douleur et découvrent qu'il y a entre elles des barrières que la mort même ne peut surmonter ; dans une prison new-yorkaise, Tillie, une prostituée épuisée, crie son désespoir de n'avoir su protéger sa fille et ses petits-enfants... Une ronde de personnages dont les voix s'entremêlent pour restituer toute l'effervescence d'une époque. Porté par la grâce de l'écriture de Colum McCann, un roman vibrant, poignant, l'histoire d'un monde qui n'en finit pas de se relever.

    mon avis : Et que le vaste monde poursuive sa course folle bénéficie d'une construction ingénieuse qui consiste en la succession de narrateurs (une dizaine au total) qui ont pour point commun d'avoir  été spectateurs (ou presque) de la folle entreprise d'un funambule qui, par un jour d'été dans les années 1971, traverse l'espace entre les deux tours du Worlt Trade Center . Une centaine de mètres sous lui, vit New York. Et c'est cette ville grandiose, complexe et si vivante que se propose de nous narrer l'auteur. Et chacune des voix est liée à l'autre par des liens plus ou moins étroits.
    J'ai trouvé que le dispositif mis en place par Colum McCann, aussi brillant soit-il, ne permet pas de progression narrative suffisante pour en faire un roman passionnant. L'auteur a préféré faire se confronter plusieurs points de vue plutôt que de raconter une histoire de a à z. En d'autres termes, au temps, il a privilégié l'espace. Pourquoi pas mais perso, à quelques pages de la fin, j'avais toujours l'impression d'en être aux premières. Je n'ai pas réussi à rentrer dans la peau des personnages. Chaque récit est trop court pour y parvenir. Trop de narrateurs tuent la narration.
    Saluons quand même la prouesse technique du funambule (puisque l'événement  s'est réellement produit), de l'auteur (qui en plus parvient à nous parler de New York et des tours jumelles sans qu'il soit question des attentats du 11.09.01...juste brièvement évoqués sur la fin...mais il n'était même pas obligé).

    roman, paru en 08/2009
    éditions Belfond, 431 pages
    traduction : Jean-Luc Piningre
    lecture du 01.04 au 09.04.2010
    note : 2.5/5

  • CR148 : Malavita - Tonino Benacquista

     

    malavita-3.jpgrésumé : Ils prirent possession de la maison au milieu de la nuit. Une autre famille y aurait vu un commencement. Le premier matin de tous les autres. Une nouvelle vie dans une nouvelle ville. Un moment rare qu'on ne vit jamais dans le noir. Une famille d'Américains s'installe à Cholong-sur-Avre, en Normandie. Fred, le père, se prétend écrivain et prépare un livre sur le Débarquement. Maggie, la mère, est bénévole dans une association caritative et se surpasse dans la préparation des barbecues. Belle, la fille, fait honneur à son prénom. Warren enfin a su se rendre indispensable pour tout et auprès de tous. Une famille apparemment comme les autres en somme. Une chose est sûre, s'ils emménagent dans votre quartier, fuyez sans vous retourner...

    mon avis : Que voici une lecture jubilatoire avec tous les ingrédients qu'il faut pour rester scotché à son bouquin : une bonne histoire, des personnages au caractère bien trempé, un style agréable et des rebondissements à la pelle. J'avais d'ailleurs presque l'impression de lire un livre de Djian. Ce roman contient également tous les ingrédients pour supporter une bonne adaptation cinématographique (bien que la cinéma a déjà beaucoup exploré le monde de la mafia et celui ses affranchis...mais peut-être pas sous un tel angle). 

    Je me suis beaucoup amusé à suivre le cheminement de la Gazette de Jules-Vallès (journal de l'école de Cholong-sur-Avre ) qui par plusieurs malheureux et incroyables hasards atterit dans le seul endroit au monde où il ne fallait pas : la cellule d'une prison logeant un caid de la mafia qui recherche dans quel endroit de la planète se terre l'enfoiré qui l'a dénoncé). La fin du roman n'est qu'une effroyable boucherie mais elle est racontée avec tant d'humour qu'on compte les morts le sourire aux lèvres.
    On sent que l'auteur s'est éclaté en écrivant ce livre. 
    Ce n'est pas de la grande littérature certes mais c'est ingénieux et tout simplement divertissant.


    roman, paru en 2005 
    folio, 374 pages
    lecture du 18.02.2010 au 23.02.2010
    note : 3.5/5