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culture - Page 9

  • CR182 : Potsdamer platz - Pieke Biermann

    9782869305571.jpgJe débute une petite série polar allemand avant de retrouver Thomas Mann pour en finir peut-être avec la Germanie qui m’occupe depuis début juillet. Cette série dans la série commence de la pire des façons avec potsdamer platz de Pieke Biermann.
    Le cadre de ce polar est le Berlin-ouest du milieu des années 80, avant la chute du mur. Une critique de cinéma meurt alors qu’elle assiste à un concert de rock. De drôles d’enquêteurs enquêtent alors dans le milieu des médias, de la musique, des féministes et des prostitués. Une foultitude de personnages à peine présentés entrent alors en scène. Très vite, j’ai perdu pied et je n’ai pas non plus réussi à m’imprégner de l’atmosphère de l’époque et de l’endroit.
    Pénible à lire et mal boutiqué, dans quelques jours, il ne me restera rien de ce policier écrit selon la quatrième de couverture par “la révélation majeure du roman policier allemand des années 90”.

     

    roman , paru en 1987

    traduit de l’allemand par Michèle Valencia

    rivages/noir , 203 pages

    lecture du 19 au 22  septembre 2010

    note : 0.5/5

  • CR181 : extinction - Thomas Bernhard

    Extinction-couv.jpgLe narrateur (dont on apprend à la fin qu’il s’appelle Murau),  un autrichien exilé à Rome et l’un des enfants d’une riche famille autrichienne propriétaire du vaste domaine de Wolfsegg, apprend par télégramme que son père, sa mère et son frère ainé sont morts dans un accident de voiture. Il doit donc se rendre à Wolfsegg pour assister aux obsèques. Il devient l’héritier du domaine. Cette tragédie est le prétexte pour Mureau de dire tout le mal qu’il pense de sa famille, de Wolfsegg, de l’Autriche, des traditions, de quasiment tout ce qui fait son passé. S’adressant continuellement à son étudiant romain prénommé Gambetti, il compare sa vie à Rome à la vie à Wolfsegg en exagérant (ce qu’il assume totalement), en répétant souvent la même chose...

    exemple p475 : je ne vais pas me laisser dominer par les classeurs. Des millions de gens sont dominés par des classeurs et n’échappent plus à cette domination humiliante, ai-je pensé. Des millions de gens sont opprimés par ces classeurs. Depuis, un siècle, l’Europe entière se laisse opprimer  par les classeurs et l’oppression des classeurs ne fait que s’accentuer, ai-je pensé. Bientôt, l’Europe entière sera non seulement dominée par les classeurs, mais anéantie par les classeurs. j’ai dit un jour à Gambetti que ce sont surtout les allemands qui se sont laissé opprimer par les classeurs. Même la littérature des allemands est une littérature opprimée par les classeurs, ai-je dit un jour à Gambetti. Chaque livre allemand que nous ouvrons et qui date de ce siècle, ai-je dit à Gambetti, est l’un de ces livres opprimés par les classeurs....

    Tout le livre est à peu près du même tonneau. Beaucoup de répétitions, de redondances,  afin d’appuyer l’argumentation implacable du narrateur. C’est un peu lassant par moments mais le style est très fluide..et heureusement que l’écriture est fluide, ai-je dit à Théodule car, cerise sur le gâteau, il n’y aucun alinéa et juste en tout et pour tout deux chapitres.
    Sur le fond; j’ai trouvé que le narrateur était quand même très manichéen, qu’il avait peu le sens de la nuance, qu’il n’était pas du tout tolérant et c’est d’autant plus choquant de la part de quelqu’un qui se dit proche des artistes et des valeurs modernes. Encore que, son raisonnement est souvent plus réactionnaire que progressiste. Enfin bref, un type vraiment bizarre cd Murau..comme le fut d’ailleurs Thomas Bernhardt nous informe wikipedia.
    Ce roman (intitulé extinction en ce sens que  l’auteur veut par ce livre en finir avec Wofsfegg, ai-je dit à Hippolyte, il veut éteindre Wolfsegg, les siens, l’Autriche etc) est souvent agaçant mais c’est quand même une belle expérience de lecture. Je mets 3/5 à cette oeuvre parce que ça vaut quand même plus que la moyenne mais pas plus pour toutes ses longueurs.

    roman , paru en 1986

    traduit de l’allemand par Gilberte Lambrichs

    l’imaginaire (Gallimard), 509 pages

    lecture du 01 au 18  septembre 2010

    note : 3/5

  • CR180 : les arpenteurs du monde - Daniel Kehlmann

    9782742780617.jpgprésentation de l’éditeur : L'un est le grand explorateur Alexander von Humboldt (1769-1859). Il quitte la vie bourgeoise, se fraye un chemin à travers la forêt vierge, rencontre des monstres marins et des cannibales, navigue sur l'Orénoque, goûte des poisons, compte les poux sur la tête des indigènes, rampe dans des cavités souterraines, gravit des volcans, et il n'aime pas les femmes. L'autre est Carl Friedrich Gauss (1777-1855), "Prince des Mathématiques" et astronome. Il saute de son lit de noces pour noter une formule, étudie la probabilité, découvre la fameuse courbe de répartition en cloche qui porte son nom, calcule l'orbite de la planète Cérès avec une exactitude effrayante, et il déteste voyager. Un jour, cependant, Humboldt réussit à faire venir Gauss à Berlin. Que se passe-t-il lorsque les orbites de deux grands esprits se rejoignent ? Deux fous de science - leur vie et leurs délires, leur génie et leurs faiblesses, leur exercice d'équilibre entre solitude et amour, ridicule et grandeur, échec et réussite - rendus tangibles grâce à l'humour et l'intelligence d'un jeune prodige de la littérature allemande.

     

    mon avis : Comme je ne suis pas du tout inspiré, hop, je balance une présentation de l’éditeur, ça permet de noircir du blog à peu de frais.

    Je n’ai pas aimé ce roman. Mal boutiqué, bancal, je me suis ennuyé du début à la fin. L’idée était pourtant originale mais il semble que l’auteur ait eu les yeux plus gros que le ventre. Le roman a connu un succès mondial à sa sortie..mais ça ne veut rien dire évidemment..nombreux de fans de mathématiques ont dû se précipiter dessus.

     

     

    roman , paru en 2005

    traduit de l’allemand par Juliette Aubert (en 2007)

    babel (n°940), 299 pages

    lecture du 24 au 31  août 2010

    note : 1/5

  • CR179 : le conte de la pensée dernière - Edgar Hilsenrath

    arton7633.gifSous la forme d’un conte, l’auteur allemand Edgar Hilsenrath (auteur du nazi et le barbier) raconte l’histoire d’une famille arménienne vers la fin du XIXème siècle jusqu’au génocide dont fut victime la quasi-totalité de la population arménienne entre 1915 et 1916.
    J’ai eu du mal à rentrer dans ce roman (il m’a fallu une quinzaine de jours pour dépasser les trois premières pages) parce que je n’ai pas bien compris l’idée de la “pensée dernière” mais j’ai finalement continué en en faisant abstraction pour ne m’intéresser qu’au récit.
    C’est un roman marquant pour ce qu’il est et surtout aussi parce qu’il rend justice aux victimes de ce génocide qu’aujourd’hui encore, beaucoup de pays ne veulent pas reconnaître, un génocide d’ailleurs très peu voire pas du tout évoqué par nos livres d’histoire.
    Le livre fait plus de six cent pages mais se lit très vite car le style est simple et parce qu’il est composé quasiment que de dialogues.
    Le tout rappelle un peu cent ans de solitude de Gabriel Garcia Marquez en ce sens que ces deux romans très colorés mettent en scène des familles avec des personnages hauts en couleur, prises dans le tourment de l’histoire.
    Un point m’a particulièrement marqué : j’ai trouvé que l’auteur présentait un peuple arménien résigné, fataliste, face à tous les affronts, toutes les injustices, toute la haine dont il était la victime. Est-ce un parti pris ou alors une réalité ?
    En tout cas, je sors grandi de cette lecture et la conseille fortement à tout ceux qui veulent en savoir plus sur une des plus grandes tragédies du XXème siècle.

    roman , paru en 1989

    traduit de l’allemand par Bernard Kreiss

    le livre de poche (n°3419), 634 pages

    lecture du 01 au 24  août 2010

    note : 4.5/5

  • [médias] rentrée de france culture

    France-Culture.jpgDu jour au lendemain revient à le rentrée m’a appris l’un de mes commentateurs. Et en effet, le site a été mis à jour et annonce les premiers invités de cette saison 2010-2011. Philippe Forest ouvre le bal, suivi de Claude Dourguin et d’Anthony Palou.
    Je suis content évidemment que cette émission littéraire nocturne soit reconduite. Elle existe depuis le début des années 80 et c’est peut-être la plus ancienne encore sur les ondes. Ceci dit, je crois bien qu’elle est amputée de 10mns cette année. Elle se limiterait désormais à une demi-heure, ce qui me semble un peu court quand on connait son rythme, ses silences et ses intermèdes de jazz.

    Hors-champs présenté par Laure Adler est toujours là également et c’est tant mieux. J’ai passé d'agréables moments à l’écoute de cette émission (entretien avec Marcel Conche par exemple). Le premier invité de la saison est Georges Moustaki. Après Hors-champs, la soirée se prolonge avec les passagers de la nuit de Thomas Baumgartner. 2ème saison pour cette émission de création radiophonique (dans laquelle il y a à boire et à manger), mais elle est également raccourcie d’une dizaine de minutes. Les passagers de la nuit commencent à 23.00 et du jour au lendemain suit à 23.30.
    A noter que les passagers ont le droit à un petit encart de 5mns à 20.55. Sans doute une présentation de l’émission à venir.
    Ce qui nous fait au total des fins de soirées sur france culture assez cohérentes...mais personnellement je regrette toujours de ne plus être surpris par la nuit. Je me réécoute d’ailleurs régulièrement des podcasts de cette ancienne émission produite et souvent présentée par Alain Veinstein.

    Pour le reste de fc, et bien, je dirais que ça ne m’intéresse pas trop..à part peut-être la tranche 12.00-13.30 que j’écoute de temps en temps en faisant la sieste dans ma bagnole. Pour la semaine de rentrée tout arrive n’est pas programmé mais je pense que l’équipe d’Arnaud Laporte reprend un peu plus tard. Mais j’avoue que tout arrive m’agace de plus en plus.

    Le matin, j’écoute un peu sur la route. Mais bof, l’actualité n’est pas trop mon truc. Il y a juste la petite chronique de Marc Kravetz qui m’amuse ! On comprend pas toujours ce qu’il dit mais ses portraits sont souvent exquis.

    Voilà. Vive france culture !

  • concernant la rentrée littéraire

    j’ai jeté mon dévolu sur ces deux-là :

    houellekeran.jpg


    pour les titres, les sujets, pour Michel Houllebecq (que je n'ai lu depuis qu'il étendit le domaine de la lutte), pour les éditions Verticales etc etc...
    L’achat se fera sous huitaine dans une petite librairie de quartier portant le doux nom d’Amazon.
  • CR177 : la grimace - Heinrich Boll

    2399716489_small_1.jpgTrois semaines me séparent de la lecture de ce roman qui fait partie de ma suite allemande dont toute la blogosphère m’envie. Trois semaines pendant lesquels beaucoup d’automobiles (et quelques vélocipèdes) ont tourné autour de tous les ronds points que comptent le monde (et dont le plus fleuri est celui du pont de Baud dont je parlais dans une précédente note).
    Je n’ai pas fait la grimace en refermant définitivement le livre de Boll car c’est un excellent roman, agréable à lire, amusant et en même temps triste comme peut l’être un clown malheureux. C’est un roman où il est question, donc, d’un clown issu d’une famille riche et protestante. Depuis que Marie, son amie catholique l’a quitté, il n’arrive plus à faire rire les gens. Il est fauché comme les blés et rumine ses années passées avec Marie. Il en veut à beaucoup de monde, il en veut aux religions (il en est beaucoup question) mais il n’est pas non plus athée. Et je ne sais plus comment ça finit.
    Mais c’est l’un des meilleurs romans de ma suite allemande.
    Heinrich Boll (avec mon p..... de clavier, je n’arrive plus à mettre les trémas sur les voyelles) est décédé en 1985. Il est considéré comme l’un des plus grands auteurs allemands de l’après-guerre. Il fut d’ailleurs le leader du groupe 47, un groupe d’écrivains très célèbre outre-rhin. Mais là, je n'ai plus lu une ligne depuis quinze jours..et ça va pas reprendre ce weekend puisque je vais monter un abri de jardin.

    roman , paru en 1964
    traduit de l’allemand par S. et G. De Lalène
    Points, 282 pages
    lecture du 26 au 28/07/10
    note : 4.5/5

    90-204-large.jpg
  • CR176 : la confusion des sentiments - Stefan Zweig

    ZWEIG.jpgJe n’ai pas lu une ligne depuis quelques jours. Il faut dire que les premières pages du jeu des perles de verre m’ont laissées dubitatif. Et puis, avec 12 romans lus en juillet, j’ai comme une envie de souffler...et puis j’ai repris le boulot aussi...et puis je bricole pas mal dans le jardin.

    Autant de réflexions qui ne font pas un compte rendu...mais je n’ai pas grand chose à dire de ce court roman qu’est la confusion des sentiments. Je l’ai lu très rapidement. Le style est très classique et le thème était peut être un peu novateur au temps de Zweig (encore qu’il y a eu Proust avant lui..et tant d’autres) mais aujourd’hui on peut trouver ça un peu daté. On peut trouver qu’il prend trop de pincettes pour évoquer l’homosexualité. Mais la force du roman (et du tous les romans de Zweig) me semble être plutôt de pousser à l’extrême l’analyse des rapports humains, lorsque ceux-ci sont complexes, ambigus...comme ceux, ici, entre le maître et son élève.

    roman , paru en 1927
    traduit de l’allemand par Olivier Bournac et Alzir Hella
    le livre de poche, 127 pages
    lecture du 24 au 25 07 2010
    note : 3.5/5

  • CR174 : l'année de l'amour - Paul Nizon

    9782868693563FS.gifPaul Nizon est un écrivain suisse de langue allemande, ce en quoi il a tout à fait sa place dans cette série.
    Dans l’année de l’amour, Paul Nizon  raconte son installation à Paris et les premiers mois de sa vie dans la capitale, cette ville de tous ses fantasmes. Bien qu’ayant précédemment écrit des livres et qu’il bénéficie d’une certaine réputation, il  loge dans ce qu’il appelle une chambre-alvéole. Il vit comme un ermite, manque d’inspiration et passe donc son temps à regarder vivre ses voisins. Manquant d’argent, il regrette de ne pouvoir profiter des charmes de la ville, ce qui ne l’empêche pas de se payer quelques prostitués de temps en temps.
    Malgré les difficultés du narrateur à sortir d’une sorte d’engourdissement, , le propos reste résolument optimiste et plein d ‘allégresse. L’auteur est heureux car il vit à Paris et cet état suffit à son bonheur. Ce livre (dont on ne sait quelle est la part de fiction) est avant tout une déclaration d’amour à Paris car l’écrivain attend tout de la ville “prends-moi, fais-moi naître à la vie” lui crie-il.
    L’année de l’amour se lit comme un long poème en prose.
    Ça ne sera pas la lecture la plus marquante de ce cycle allemand  mais c’est frais comme tout et musical à souhait (ce en quoi aussi il faut féliciter le traducteur).

    roman , paru en 1985
    traduit de l’allemand par Jean-Louis de Rambures
    actes sud, 186 pages
    lecture du 20.07 au 22.07.2010
    note : 3.5/5

  • CR173 : la convocation - Herta Muller

    convocation-la-09.jpgPermettez que je mette un peu de couleur dans les caractères..et du bleu comme le ciel breton sans interruption depuis le début des vacances (et même bien avant).
    Même si le bleu n’est sans doute pas la couleur symbolisant le mieux la Roumanie au temps de Ceaucescu. Car c’est de ce temps-là qu’il est question dans la convocation, le dernier roman de Herta Muller, écrivain inconnue de tous jusque ce qu’elle devient prix nobel de littérature en 2009.

    La narratrice se rend en tramway à une nième convocation pour un interrogatoire où elle doit s’expliquer sur une tentative de sortie du territoire (via  de petits mots laissés dans des poches de pantalon destinés à l'exportation). Pendant ce déplacement, elle ressasse de vieux souvenirs de jeunesse et de sa vie sentimentale compliquée.
    Mais il est à peine question du motif de la convocation.
    J’ai trouvé le tout brouillon, bancal, banal (le coup du voyage pendant lequel on repense à sa vie, c’est un classique de la littérature mais aujourd’hui ça fait un peu daté) et je n’ai pas réussi à m’intéresser à la vie de cette femme et aurais aimé en savoir plus sur son côté révolutionnaire, sur la dictature elle-même (encore que, a-t-on encore quelque chose à apprendre sur la terreur rêgnant à cette époque ? ).

    roman (Allemagne), paru en 2001
    traduit par Claire de Oliveira
    éditions Métailié, 208 pages
    lecture du 17.07 au 19.07.2010
    note : 1.5/5