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recensement des cabines - Page 9

  • recensement des cabines # 13 Pluméliau

    Cela devient difficile, j'ai fait tellement de reportages à la chaîne (surtout pendant ma semaine de vacances) que je n'arrive plus à me rappeler les impressions ressenties, dans ma tête les bourgs se mélangent. Heureusement, les photos sont là et  permettent de resituer un peu les choses et recadrer ma mémoire défaillante. Je me rends aujourd'hui à Pluméliau au nord de Camors. 

    Camors-Pluméliau : 19.8 kms, 18 min. 

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    Je rappelle que les points rouges correspondent aux bourgs où le recensement a déjà été effectué (sachant que tous les bourgs n'apparaissent pas sur la carte). 

    Donc, Pluméliau est une assez grosse bourgade puisque 3600 contribuables la peuplent. Je ne me faisais donc pas trop de soucis quant à la présence d'un ou de plusieurs publiphones (nom officiel des cabines téléphoniques, viens-je d'apprendre). A un kilomètre de mon but, je tombe sur cette vue et je m'arrête parce que c'est vrai je n'ai pas l'habitude de montrer cette face des bourgs bretons, à savoir des cités pavillonnaires cernant le centre historique, cités disposant de belles vues sur des champs de colza.

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    Je ne me suis pas trompé.

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    J'ai trouvé la cabine assez facilement, elle est située non loin de l'église, elle fonctionne et on peut la joindre au 02 97 51 96 68. Toujours la même pouffe du CAP3000 en affiche.

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    Mais cette cabine offre des services supplémentaires. On peut par exemple appeler en PCV (Paiement par Cooptation Vénale) . On peut aussi recharger ce que FT appelle un mobile et puis le tout est accessible 7j/7 et 24h/24. 

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    J'ai pris la mairie (qui loge la Poste ) en photo un peu par hasard car je lui trouvais des allures de casino et ce qu'il y a d'incroyable c'est que quelques jours plus tard, OF m'apprend que  cette mairie a été détruite par surprise au petit matin provoquant la stupéfaction des pluméloises et des pluméloises. 

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     (photo ci-dessous: Ouest France)

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    Je m'amuse de l'idée que je suis peut-être la dernière personne à avoir pris la mairie en photo. Ce qu'il y a d'étonnant, c'est que le côté nord de la mairie semble avoir été refait récemment avec une touche contemporaine, des bambous et tout ce qui va bien :

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    Sinon, ba, Pluméliau, ma foi, ça se tient, tout est en cohérence et le risque sismique est infime (bien que la Bretagne soit la région française la plus propice aux séismes, j'en ai personnellement ressenti 2 ces 10 dernières années). 

    L'artère principale

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    Des enseignes tentent de casser un peu la monotonie générale de ces bourgs où rien ne tape à l’œil.

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    Voici ma boutique, dont soi-disant selon la publicité, je suis le patron...Mais j'avais d'autres chats à fouetter que d'aller voir si mes employés travaillaient bien. Je suis un actionnaire bienveillant et je fais confiance aux roturiers qui passent leurs temps à renégocier des prêts. N'empêche que lorsque je suis passé devant, ces manants auraient pu me faire un petit coucou. 

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    J'ai repéré cette chaumière de loin et je la pensais inhabitée mais lorsque je suis passé devant, je me suis rendu compte qu'il y avait du linge à sécher à l'étage. J'ignore s'il s'agit de squatters ou de gens vivant dans un profond dénuement mais une chose est sûre, ce n'est pas Beauchamp : il ne porte jamais de tee-shirt bordeaux. 

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    C'est le printemps à Pluméliau comme partout ailleurs. Les cantonniers effectuent leur boulot et je tenais ici à les saluer car on a trop tendance à se moquer d'eux. Il n'empêche que lorsque je vois certaines jardinières ou bacs à fleurs, je suis impressionné, à Pluméliau et ailleurs (ne me faisant cependant pas d'illusion quant à l'utilisation intensive d'engrais et pesticides).  Ce n'est pas facile d'entretenir des parterres sur un grand territoire...quand je vois comment je galère chez moi sur quelques m2. 

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    D'autres destinations excitantes à venir....

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     reportage réalisé le 18.04.2015

     

    villages visités ne disposant pas de publiphones (pas de reportages donc) :

    - Plélan-le-Grand, 35, 3600 habitants  (visite le 11.05.2015)

    - Brech 56, 6600 habitants (visite le 13.05.2015)

    - Locqueltas,, 56, 1600 habitants  (visite le 14.05.2015)

    - Locmaria-Grand-Champ, 56, 1500 habitants (visite le 14.05.02015)

    Loïc LT

  • recensement des cabines # 12 Landaul

    Quand j'étais petit (oui, je sais, je commence souvent mes notes par cette formule), on allait rarement au bord de la mer avec mes soeurs, mon père et ma belle-mère pour ne pas voir les autres gens comme ils dépensaient leur argent) mais cela arrivait de temps en temps quand même. Nous partions de Languidic donc, passions Brandérion et puis Nostang...ensuite, Sainte-Hélène sur Mer et Plouhinec et ses plages pas belles . Dans mon souvenir, Nostang représentait comme une frontière entre la Terre et la Mer. Passé Nostang et son joli pont en pierre, j'avais l'impression de rentrer dans un autre pays.

    Aujourd'hui que je n'habite plus Languidic, ce n'est plus Nostang qui marque le début du littoral, c'est Landaul. Il y a notamment une maison qui est bâtie au bord d'un carrefour et quand je la vois, il me semble sentir déjà la vase et le goémon. 

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    J'ignore si cette maison bleue est habitée mais le fait est qu'elle me fait penser à ces demeures de Larmor Plage qui font face à l'océan. Ceci étant dit, ne perdons pas notre temps et reprenons nos bonne vieilles habitudes. 

    24 avril, je suis en vacances, il fait beau, direction Landaul. Départ de Camors ( 18 km,20 mn).

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    Un collègue de boulot habitant les environs m'avait affirmé que le bourg disposait d'une cabine donc c'est mal peigné mais l'esprit libéré (mais peu confiant dans l'idée de trouver Beauchamp)  que je rentre dans Landaul. Je  gare ma Talbot 206 sur la place. Dans un premier temps, je ne vois pas de cabine mais je prends déjà des photos de tout et de rien comme d'habitude, ce qui n'échappa pas au patron d'un bar (le Triskel, le bar de l'autre côté de la route de la maison bleue). Il me demande sans aménité si je cherche quelque chose. Je ne sais plus trop ce que je lui réponds, que je fais du tourisme local, que je suis à la recherche d'un dénommé Beauchamp, un pauvre type qui croit qu'il me doit de l'argent alors que non, un truc comme ça et que je cherche aussi le lieu où se trouve la cabine. Et là, un client qui l'avait rejoint répond que la cabine a été démontée il y a une quinzaine de jours. Le type en question n'avait pas bu que de la limonade mais évidemment je l'ai cru. Stupeur ! 

    Qu'est-ce que je fais ? Je décanille (la règle voulant que pas de cabine = pas de reportage) ou j'erre dans le bourg comme une âme en peine ?  Il me revient alors à l'esprit que le bourg possède une gare qui vaut le détour. Allons donc voir cette fameuse gare et au diable les cabines ! Je rejoins les lieux et me gare. Ce qui fait le charme de ce lieu, ce n'est pas la gare proprement dite (qui en plus a été entièrement rénovée et qui ne ressemble plus à ce qu'elle fut, c'est à dire, une vieille gare avec un misérable quai et un modeste abri pour les voyageurs.)

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    Par contre, ce qui n'a pas changé, c'est le bar de la gare (chez Renée) , le genre de bar qui semble être resté figé dans les années 70.

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    A côté du bar, il y a un hangar avec au fond un écriteau sur lequel est inscrit 'parking, bar de la gare', sauf que je ne vois pas comment des voitures peuvent s'y garer, un rang de parpaings séparant l'extérieur de l'intérieur.

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    Il faudrait une note complète pour vous parler de ce troquet dans lequel j'ai pris une bière et discuter avec la patronne (qui m'a fait visiter l'arrière-boutique et son boulodrome abrité ) Trois photos, l'une du bar, l'autre du boulodrome valent mieux que bavardages.

    cabine téléphonique,inventaire des cabines,landaul,gare,vénus de quinipily

     

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    Je suis reparti avec l'idée de rentrer directement au bercail. Pour cela, il me fallait repasser par Landaul. Et alors, à l'entrée du bourg, après avoir passé ce garage rutilant, 

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    Devinez sur quoi je tombe :

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    Le type du bar m'avait donc raconté n'importe quoi et pourtant il m'avait affirmé avoir vu un camion de France télécom extirper la cabine de son emplacement...enfin bref. Ce qu'il y a d'étonnant avec cette cabine, c'est qu'elle se situe dans un quartier rénové et j'ai du mal à comprendre qu'elle soit restée dans les plans. Le téléphone fonctionne et on peut joindre la cabine au 0297246053. A 30 mètres, des nouveaux propriétaires ont flairé le bon coup  : une cabine si près de chez soi, ça n'a pas de prix.

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    La présence de la cabine nécessita donc que je visite le bourg que j'avais abandonné tout à l'heure en criant 'gare'. Rien d'extraordinaire si ce n'est cet if qui a connu les guerres napoléoniennes (4.10 mètres de circonférence). 

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    Voici le Triskel où l'on me raconta des bêtises à mon arrivée sur zone. 

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    Landaul ne ressemble pas à Quistinic. On sent que l'océan n'est pas loin. Les maisons sont blanches et l'architecture de certaines bâtisses fait assez années 30. 

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    En errant dans la ville, je ne sais pas pourquoi je me suis souvenu de ce poème qu'une prof de français de lycée nous avait affirmé qu'il était considéré comme le plus beau de la langue française. 

    Orléans, Beaugency,

    Notre-Dame de Cléry,

    Vendôme, Vendôme !

     

    Je me suis amusé à le compléter :

     

    Orléans, Beaugency,

    Notre-Dame de Cléry,

    Vendôme, Vendôme !

     

    Landévant, Brandivy

    Vénus de Quinipily 

    Camors, Landaul !

     

    La Vénus de Quinipily est une statue qui se situe à 2 kms de chez moi, que je n'ai jamais été voir et qui a, il faut le savoir, reçu la visite de Prosper Mérimée (dans les années 1830) et qui lui a inspiré sa célèbre nouvelle la Vénus d'Ille (que j'ai étudié au collège). Fallait-il que je m'ennuie à Landaul pour inventer des comptines idiotes ! Je commençais à avoir faim, j'aurais bien manger un morceau de sauciflard mais ce n'est pas ici que j'allais le trouver :

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    reportage réalisé le 24.04.2015. 

    Loïc LT 

  • recensement des cabines # 11 Quistinic (2/2)

    Il faut battre le fer quand il est chaud alors reprenons les chemins de Quistinic, chargé de ma folie qui a poussé ses racines de joie à mon côté, dès l'âge de raison. Cette plaque posée prêt de l'entrée de la médiathèque ne m'a pas laissé de marbre (jeu de mots)

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    Wikipedia m'informe que le type est le fils d'instituteurs de Quistinic et qu'il n'a guère quitter le département. Il vécut à Vannes et gagna son pain de seigle au Service Maritime des Ponts-et-Chaussées.  Il aurait commis 4 recueils de poésie qu'on peut trouver sur Priceminister mais à des prix inabordables en temps de crise (c'est à dire depuis 1973 et le choc pétrolier). Son poème le plus connu (tiré du recueil la part du vent) s'intitule les douze lutins mais c'est un poème pour noël un peu naïf. Je lui préfère celui-ci du même recueil. 

    JE SUIS DE CE PAYS…
     
    Je suis de ce pays mais ne m’y cherchez pas,
    Car je le fuis souvent pour mieux me retrouver.
    J’ai mes landes, à moi, où il fait bon rêver
    Et mes chemins secrets dociles à mes pas.
     
    Je suis de ce pays et je suis de ce temps
    Mais comme les oiseaux et comme la lumière,
    Comme le vent sans havre et comme l’océan
    Qui sans cesse défait et refait ses frontières.
     
    Et ne me dites pas que ma voix est lointaine
    Et qu’entre nous les ponts n’effacent pas les gouffres,
    Car je suis avec vous dans chaque enfant qui souffre,
    Dans chaque désespoir, chaque détresse humaine.
     
    In "La part du vent" , 1957
     
    Le seul portrait que j'ai trouvé de lui est ce croquis réalisé par  François Peron.

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    Paul-Alexis a donc dû traîner ses guêtres dans les rues de Quistinic. Enfant, sans doute vivait-il dans l'enceinte de l'école publique. Sans doute a-t-il rencontré ses contemporains (Guillevic, Henri Thomas)....Peut-être s'est-il accoudé à cette fenêtre pour rêvasser...

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    ou à celle-là :

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    Voilà pour Paul-Alexis. J'imagine qu'à Quistinic, peu connaissent son existence mais je ne pouvais pas ne pas l'évoquer ici. On est loin des cabines évidemment quoi que des cabines vieillissantes à la poésie, il n'y a qu'un fil (jeu de mots encore). 

    J'aime beaucoup cette vue, je lui trouve une certaine harmonie. 

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    Cette fougère qui pousse sur toute la longueur d'un talus est sans doute une Asplenium mais je n'y mettrai pas mon tricot Saint-James préféré au feu.

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    Voici l'ancien café de la mairie. L'étage semble habité, les ouvertures ont été refaites. Par contre, le rez-de-chaussée a l'air en piteux état. Si ça se trouve, il y a encore le comptoir, la tireuse à bière, les tables et les chaises Il manque des carreaux aux fenêtres. Les anciens sans doute se souviennent de ce café fermé depuis le dernier succès de Michel Polnareff.

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    Cette petite vitrine a fière allure mais une information trouvée ici m'informe que la multinationale a cessé son activité le 01/01/2013. Il s'agissait apparemment juste d'un dépôt de pain, d'épicerie et de cartes téléphoniques...en concurrence sans doute avec la boutique sur la photo suivante. Il y a dû y avoir du règlement de compte, genre l'un qui traite l'autre de chameau. Une main courante a-t-elle été posée ? Toujours est-il que bien que fermé depuis 2 ans, la vitrine est bien entretenue. 

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    Je suis obligé de poster cette photo de la carrosserie située à la sortie du bourg. On notera le numéro de téléphone à 6 chiffres :

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    Mais il faut quitter Quistinic car il est 12:15 et aucune fille ne sortait de la mairie.

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    Je laisse le mot de la fin à Paul-Alexis Robic

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     Loïc LT, rédigé le 26.04.2015
  • recensement des cabines # 11 Quistinic (1/2)

    En ce matin pluvieux, je me décide à me rendre à Quistinic , une commune qui se situe au nord de Languidic de l'autre côté du fleuve le Blavet. J'ai une histoire avec ce bourg qui fait que ce n'est pas un reportage-cabine comme les autres. Quand j'étais petit, je fréquentais l'école Saint-Donatien en Languidic, une école posée au milieu d'un champ (fermée aujourd'hui va sans dire) et de cette école, on distinguait Quistinic au loin par delà les collines et la vallée du Blavet. En hiver comme les lampadaires de Quistinic étaient allumés avant que l'on quitte l'école, cela donnait l'impression que c'était une grande ville, d'ailleurs aucun de mes camarades n'y étaient jamais allés et vraiment ça ressemblait à un endroit grandiose, plein de vie et de commerces, un endroit inaccessible où nous rêvions de nous rendre. 

    Ensuite évidemment, le mythe s'est dégonflé. J'ai vite compris que les lumières de la ville étaient trompeuses et que Quistinic n'était qu'un petit bourg rural comme tant d'autres. J'y suis allé deux ou trois fois en quarante ans, Quistinic se situant au nord du Blavet est la porte de Bretagne intérieure, désertée et sinistrée. 

    Camors-Quistinic : 14.9 km, 18 mn

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    (point rouge : recensement déjà effectué)

    Dès qu'on franchit le Blavet (au lieu-dit Pont-Augan), on rentre sur le territoire de Quistinic (mais on est encore loin du bourg) et là, stupeur et tremblement, une cabine se dresse au bord de la route non loin du pont. Arrêt de l'auto au bord du fleuve et donc première partie du reportage à Pont-Augan. C'est une halte inattendue mais ma foi, forte agréable car c'est un endroit que j'affectionne et où je vais parfois pratiquer de l'escalade aquatique. 

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    Le combiné ne fonctionne pas ce qui ne va pas m'empêcher de vous donner le numéro attribué : 02 37 39 74 68. Pour le reste, je n'ai rien à en dire : format standard et nulle publicité (CAP3000 n'a pas dû passer dans le coin). Visitons donc un peu Pont-Augan, lieu-dit où l'affluent l'Evel (qui passe près de chez moi) se jette dans le Blavet, le fameux Blavet, fleuve de 150 kms qui finit sa vie en se laissant surprendre par l'océan Atlantique à Lorient. 

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    Je ne suis pas certain mais j'ai entendu dire que ce bâtiment en ruine au bord du Blavet est ce qui reste d'une ancienne gare...Il faudrait que je pousse les investigations. 

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    Un restaurant qui a fière allure se situe au carrefour tout près de l'endroit où l'Evel se fait happer par le Blavet. Il doit faire bon y souper les soirs de pluie au son du fleuve dont les eaux s'écoulent indolentes à travers la campagne bretonne. 

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    Mais quittons Pont-Augan, parce qu'à ce rythme-là, j'y serai encore pour la coupe du monde au Qatar. 8 kms nous séparent de Quistinic, ville des lumières. 

    Arrivé à Quistinic. Pas de comite d'accueil, pourtant après tous ces recensements, je devrais commencer à être connu et attendu ! Il est vrai que je n'avais prévenu personne. La cabine est vite trouvée. A quelques mètres de la mairie, affublée d'une pub pour le CAP3000 avec la fameuse Luyana en guest-star. Elle est simple, l'appareil fonctionne et le numéro qui lui est attribué est le 0297397568. Pour changer de la routine, j'appelle un ami avec mon téléphone cellulaire et lui demande d'appeler la cabine, ce qu'il fait. Je réponds. Tout est parfait. Depuis combien de temps cette cabine n'avait-t-elle pas reçu d'appel ? Si un employé des ptt est affecté à la surveillance de la bonne communication des appels vers les cabines, il n'a pas dû en croire ses portugaises. 

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    A noter : c'est la première fois que je trouve des annuaires dans une cabine. 2 exemplaires posés sur une tablette, édition 1985, dans un état très correct et je regrette après coup de n'y avoir pas cherché le numéro de Beauchamp (qui me doit moins d'argent en plus qu'il ne le pense pas ).

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    Ce sera tout pour la cabine. Passons maintenant au village qui est sans doute, depuis que j'ai commencé ce recensement à la con, le plus beau bourg que j'ai visité.  C'est un village authentique avec des demeures en pierre et il ne faudrait pas cacher grand chose pour y tourner un film d"époque. Voyez par exemple cette bâtisse qu'on croirait inhabitée :

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    Et bien l'air de rien, derrière sa porte et ses fenêtres datant du dernier succès de Patricia Kaas, un cabinet infirmier s'occupe des contribuables quistinicois souffrants.

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    Je serais tombé sur une calèche montant et descendant cette rue que je n'aurais même pas été surpris. Mais où sont les gens ?

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    Pourtant, il y en a puisque sur le pignon de la pharmacie, un distributeur de préservatifs laisse à penser que l'on baise en ces lieux.

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    A moins que l'on refasse le monde (mais l'un n'empêche pas l'autre) dans ce bar sans nom sponsorisé par Kronenbourg. Au passage, je signale que sur la devanture, Ouest-France rappelle que le Fc Lorient avait foutu une raclée à Marseille la veille. 

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    Cette crêperie tenue par Lucette et Alain bien que disposant de beaux rideaux est peu engageante mais on ne doit pas juger le chien par sa pelure. S'il y a un endroit sur Terre où l'on sait faire de la crêpe authentique, c'est peut-être bien ici. Une crêpière qui s'appelle Lucette ne peut pas faire de la mauvaise crêpe. D'ailleurs, l'endroit est très bien noté sur Tripadvisor.

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    Quand on descend un peu vers la sortie du bourg, le charme opère moins, on arrive dans la modernité. La station service nous signale que le bourg n'est pas traversé que par des attelages de chevaux et des ânes montés. La pompe n'est pas en très bon état mais qu'importe, on se fout du contenant d'autant que dans ce type de petits garages, la gasoil est souvent de qualité même si les prix ne sont pas souvent mis à jour (mais on accepte les euros et peut-être encore les francs).

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    Voilà de quoi remplir les réservoirs de ces deux bolides stationnés quelques mètres plus haut :

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    Par contre, celle-là n'aura plus besoin de carburant..et puis je me demande ce que peut attendre son propriétaire de ce garage qui ne m'a pas l'air d'avoir réparé un véhicule depuis la dissolution des Beatles.

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    Cela faisait longtemps que je cherchais des bonbonnes de gaz comme les quatre à droite sur la photo. Du coup, j'ai négocié l'achat de deux douzaines qui devraient m'être livrées sous huitaine. Je ne serais pas venu à Quistinic pour rien.  

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    Mais je me rends compte que la note traîne en longueur et que je suis loin d'avoir tout dit sur Quistinic. Alors, promis, il y a aura un bis. La ville des lumières le vaut bien !

    reportage réalisé le 24 04 2015. moyens techniques : Talbot 206. APN Cybershot 20X optical zoom. météo : nuageux avec quelques averses. photos et textes libres de droit. ndlr : toutes les informations ne sont volontairement pas exactes -)

    Loïc LT

  • recensement des cabines # 10 Colpo

    Je me suis rendu une fois dans ma vie à Colpo il y a deux ou trois ans. Un ami qui me devait de l'argent (pour le compte de Bauchamp, toujours dans les mauvais coups, celui-là)  nous avait invités à déjeuner. Mais je ne prêta pas attention au bourg, d'ailleurs l'ami habitait un hameau éloigné et je ne me souviens pas si nous traversâmes Colpo. En tout cas,  pour y aller depuis mon boulot (oui, je profite de ma longue pause-déjeuner pour réaliser ces désormais fameux reportages), il y a un  quart d'heure de route. Colpo se situe à l'est de GrandChamp et au sud de Locminé. Le bourg jouxte la voie express (encore une) qui relie Vannes à Pontivy. 

    GrandChamp-Colpo : via D767, 13.3kms, 18mns (retour par la petite route traversant le bois de Treulan)

    cabine téléphonique,inventaire des cabines,colpo

    Un grand parking  accueille le voyageur à l'entrée du bourg et que vois-je à son abord : une cabine. Les affaires commencent bien ! C'est une cabine de format standard, le modèle le plus courant. Pas de quoi s'extasier. (Depuis combien de temps n'y-a-t-il pas eu de fille d'attente devant une cabine et à quand date la dernière installation d'une cabine ?...deux questions qui n'auront jamais de réponses d'autant que je suis le seul à me les poser). Cette cabine fonctionne. Pour la joindre, vous devez composer le 02 97 66 30 53. Plus mes inventaires avancent, plus j'essaie d'être précis. Dans quelques années, quand les cabines feront partie de l'histoire comme aujourd'hui les minitel ou les fers à cheval scellés dans les murs des auberges, d'aucuns viendront ici (je l'espère en tout cas) pour se rappeler à leurs bons souvenirs. 

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    Donc, un parking avec quelques bagnoles dont celle-ci sans doute vandalisée par des noirs, des roumains,  des arabes, des bretons, des beatniks ou que sais-je encore (stigmatisation et amalgame...au second degré va sans dire -). 

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    Le fait que cette Clio soit garée non loin d'un garage ne signifie pas qu'elle s'apprête à se faire réparer. Ledit garage franchisé Autoprimo se situe de l'autre côté de la route. Il dispose de pompes à carburants et c'est une chance pour un petit bourg comme celui-là (2200 contribuables) de disposer d'une telle enseigne dirigée par un honnête patron qui vend son gasoil frelaté à 1.80€. 

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    Mais nous ne sommes encore qu'à l'orée du bourg. Continuons notre périple, une autre cabine se cache peut-être quelque part. Très vite, un premier bar soulagera le voyageur assoiffé.

    cabine téléphonique,inventaire des cabines,colpo

    De l'autre côté, un autre troquet de forme pentagone, les délices de l'assaillant plus imposant lui permettra d'en reprendre une. 

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    Entre ces deux bistrots sublimes, une jolie place permet aux véhicules de se garer et aux flâneurs de flâner. On appréciera ou pas cette succession d'arches (mais la saison n'est pas propice à leurs mises en valeur) alternant avec des pots de buis de forme conique.

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    Au bout de la place, une seconde cabine installée devant la poste offre ses précieux services aux colpéennes et aux colpéens ainsi qu'évidemment aux étrangers égarés dans ce bourg sans hôtel et sans crèmerie. Elle se situe près  de la boite à lettres ( un classique) et près d'un bâtiment très second empire qui doit être la mairie. Cette cabine fonctionne également (j'ai essayé de joindre Beauchamp mais en vain ) et son numéro est le 02 97 66 30 35. Avec deux cabines qui fonctionnent , Colpo mérite bien la label 'cabine 2 étoiles' (que je suis en train de mettre en place) et porte bien son nom de 'cité aux 2 cabines.'

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    Pour le reste, comme souvent dans ce genre de bourgade, c'est la boulangerie qui fait le plus d'effort de présentation. Le rouge détonne un peu certes mais attire le regard. D'ailleurs, j'y ai acheté un sandwich Américain et une bouteille de San Pellegrino. 

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    Un troisième bar restaurant pizzas finira d'épancher le voyageur amoureux de cartes et d'estampes (ah ! que Colpo est grand à la clarté des lampes, aux yeux des souvenirs, qu'est ce qu'il est petit. Un matin, pourtant, il partit le cerveau plein de flammes, le cœur plein de cabines et de désirs d'appels, et il alla suivant le rythme de son pas, berçant son infini plongé dans l'annuaire). A propos d'annuaires, je suis en train de réaliser qu'il n'y a plus de bottins dans les cabines comme c'était le cas jadis. 

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    Il était midi trente (heure de pointe pour les restaus donc) lorsque je suis passé devant l'Elisa et j'ai du mal à croire que des clients se soient sustentés à ces tables installées dehors avec un soin qu'il convient de souligner. 

    Voici Viveco, une sorte de Coop (je ne sais pas si vous connaissez les Coop, rien à voir je crois avec le terme coopérative mais dans le temps, il s'agissait de supérettes qu'on trouvait dans les bourgs  ; il y en avait une à Languidic dans laquelle notre grand-mère nous avait achetés des trousses horribles pour la rentrée) ou d'Unico des temps modernes. Multiservice et tout et même livraison à domicile. On est fier d'avoir des drive dans les grandes villes (et même partout où il y a des supermarchés) , mais là, c'est encore mieux, tu passes ta commande depuis une des deux cabines téléphoniques (si tu veux, hein, t'es pas obligé mais autant utiliser les équipements existants) et tu n'as même pas besoin de te déplacer, on te livre chez toi. Ce que ne fait pas (encore ?) le drive. La classe, tout simplement. 

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    Etat français, le breton te vole ! Adieu Colpo

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    info GPS : Latitude : 47.816667 Longitude : -2.816667 (reportage réalisé le 17.04.2015. mêmes moyens techniques que d'habitude. Pas de droits d'auteur ni sur les textes, ni sur les photos, faîtes circuler !). Si je m'en tiens à la chronologie, le prochain patelin à l'honneur sera Cléguer. 

    Loïc LT, le reporter qui prend des libertés.

    cabine téléphonique,inventaire des cabines,colpo

     

  • recensement des cabines # 6bis Guénin

    Tout à l'heure, l'esprit serein, je m'en allais tranquillement par la campagne  (posey comme disent  les jeunes), j'écoutais une compilation de Plastic Bertrand et il y avait dans le coffre de ma Talbot tout un fratras ( que la décence m'empêche d’inventorier ici) destiné à la déchetterie. Je contemplais le spectacle de la nature printanière, les pruniers et les cerisiers en fleurs et l'herbe des champs verte et luisante, les pissenlits agrémentant quelques pâtures et dans les jardins, les forsythias et les magnolias finissant de fleurir...lorsque tout à coup, sans crier gare saint lazare, au bord de la route, au milieu de nulle part, j'aperçois que se dresse une cabine téléphonique. Pris au dépourvu, je fis crisser mes pneumatiques rechapés Durandal pour faire demi-tour afin de me garer sur les lieux du drame. 

    Situons un peu les choses. Je suis parti de chez moi, de Camors donc, j'ai traversé Baud et ensuite pris la route vers le nord qui mène à la déchetterie intercommunale. Cette déchetterie fait partie de  la commune de Pluméliau mais le lieu où se dresse la cabine (lieu-dit Kerchassic m'informe l'écriteau sur l'abribus) se situe sur la commune de Guénin où j'avais déjà fait un reportage. Il s'agit donc d'un avenant de l'inventaire # 6 qui ne fit pas couler beaucoup d'encre. Il faudra s'y habituer, je ne suis pas à l'abri d'un oubli surtout si lesdites cabines se situent en d'improbables endroits. 

     

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    Mais l'endroit n'est pas si improbable en fin de compte car à quelques mètres un restaurant ouvrier qui marche bien (j'y ai mangé une fois avec un type qui me devait de l'argent...un certain Beauchamp de mémoire) fait le bonheur de ventres creux. Donc, j'imagine qu'à une époque pas si ancienne ( 15-20 ans), la cabine devait servir aux routiers et artisans s'y sustentant. 

    Aujourd'hui, ladite cabine ne sert plus d'autant qu'elle ne fonctionne pas. Comme ça, c'est réglé. Elle ne sera jamais réparée (j'ai arrêté d'être naïf). Elle sera démontée un jour, peut-être...car les ptt semblent plus pressés de raccorder la fibre optique dans les villes que de démonter lesdites cabines. 

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    Je suis rentré dedans après avoir réussi à ouvrir la porte dont des herbes sauvages avaient envahi le pied pour faire l'état des lieux et j'ai eu l'impression que personne n'y avait mis les pieds depuis la chute du mur de Berlin. Les araignées y ont fait leur domaine. J'ai même vu dans un coin une fougère tenter de s'y développer.  Je peux quand même donner son numéro de téléphone pour le principe....mais à quoi bon ; si ça se trouve le numéro a été réattribué. 

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    Vous pouvez essayer d'appeler pour rigoler mais ce serait perdre son temps. Déjà quand j'essaie d'appeler dans les cabines en service, ça ne répond jamais...alors là..

     Voici le restaurant le dauphin (buffet à volonté, CB et chq non acceptés). Vers le fond, sous l'espèce de jolie terrasse suspendue, c'est l'endroit vers lequel s'est enfuit Beauchamp à la fin du repas lorsque je lui ai rappelé ce qu'il ne me devait pas. On n'a jamais retrouvé sa trace sauf dans un roman de Modiano. 

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    Aujourd'hui les cabines servent avant tout de supports publicitaires. Le CAP3000 dont les affiches peu engageantes placardent ladite cabine est un dancing où je suis allé quelques fois  (j'y ai même vu en 'spectacle' Patrick Hernandez et Plastic Bertrand).  C'est un night-club plutôt branché qui se situe entre Languidic et Hennebont et qui attirait dans les années 90 (aujourd'hui, je ne sais pas mais vu les affiches, ça doit être encore chébran comme disait François Mitterrand) surtout de jeunes lorientais de souche et des languidiciens de tronc (et quelques hennebontais 'branchés -)

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    Voici la campagne environnante et on devine derrière les trois jolis poteaux d'Electricité De France, la voie express D768 (oui, tout à fait, il existe des départementales à 2X2 voies) qui relie Baud à Pontivy car il faut savoir qu'aujourd'hui on peut faire Baud-Pontivy en un quart d'heure à peine, épatant, non ? : 

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    reportage réalisé le 18.04.2015. Moyens techniques : véhicule talbot 2006 et APN Sony Cybershot. météo : gris, 15°. travail de mise en page réalisé directement sur la plateforme BlogSpirit (parfois j'écris d'abord sur le traitement de texte de OpenOffice 4.0.1). GPS : 47.7889830, -3.2498820

    Loïc LT

  • recensement des cabines # 9 Plumergat

    J'ai profité de ma pose de midi d'un mardi de mars pour me rendre à Plumergat sans avoir oublié de préalablement  me rendre acquéreur d'un Américain jambon que j'ai enfourné sur le trajet. Je n'étais pas dans de bonnes dispositions, et je ne sentais pas ce bourg (peut-être à cause de son nom un peu rebutant) mais bon, il est impératif que je remplisse mon devoir nonobstant mes états d'âme et les contraintes du quotidien. 

    Grand-Champ-Plumergat : 6.5 kms,9 mn de route via la D133

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    Arrivé sur place, j'ai garé ma Peugeot-Talbot 206 sur un petit parking se situant devant l'une des 3 chapelles que compte le bourg (3 édifices sur un rayon de 200 mètres :  le breton est très croyant et l'abbé de Plumergat ne doit pas savoir où donner de la tête et de l'hostie) .

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    Il était 12:30 au clocher de l'église mais aucune fille n'est sortie de la mairie. 

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    Mais venons-en au sujet. Je ne sais pas si vous avez remarqué mais sur la première photo, on note la présence d'une cabine téléphonique située elle-même sous un abri, une sorte de belvédère, pourrait-on dire, qui doit servir aussi d'abribus et de lieu de rassemblement des jeunes possédant une mobylette débridée et qui se font des check pour se saluer. 

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    Le téléphone ne fonctionne pas mais c'est la première fois que je tombe sur une cabine avec un double abri.  Dans cet inventaire un peu particulier, on s'enthousiasme pour  pas grand chose. Après donc, j'ai fait mon petit tour. Il faisait beau mais le vent d'est était frais (pléonasme). Le village était tranquille, peut-être parce que l'imposant commerce principal était fermé (nous étions mardi, son jour de fermeture). Et puis pour quelle raison, y-aurait-il de l'agitation à cette heure quand tous les villageois sont soit sur leur lieu de travail, soit à déjeuner, soit à se morfondre les volets fermés en attendant que le temps passe ?

    Voici donc le bar de la place, sans cachet particulier. Aucune idée de l'affluence mais il dispose de pas mal de tables où  il y a de quoi asseoir tous les lecteurs de Claude Simon de France ainsi que tous les ex usagers de ladite cabine en interruption de service. 

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    On y vend des journaux (Ouest-France, le Télégramme et la Gazette du Centre Morbihan avant tout sans doute, très peu de d'humanité) , magazines (Passion Cabines bientôt), gaz, tabac, jeux à gratter (genre tacotac), cartes téléphoniques et dans un bourg de quand même 3700 habitants, on peut considérer que l'affaire doit être rentable. On ne peut pas dire que la vitrine soit très avenante mais qu'importe après tout si l'accueil est chaleureux et si la bière est servie sous forme liquide. Autre angle : 

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    Le bureau de poste tout près de la mairie se fait discret mais il a au moins le mérite d'exister. Il est ouvert le mardi de 10:00 à 11:25 et le samedi de 09:00 à 10:55 (sauf le deux premiers mardis du mois et un samedi sur deux) ...mais je vous rassure, la levée se fait tous les jours. J'en ai profité pour y glisser une missive à l'attention d'un organisme social œuvrant pour le bien-être de la population. 

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    Sinon dans le bourg , l'architecture est assez hétérogène, mêlant chaumières, maisons blanches et néo-bretonnes. Comme dans tous les bourgs de ce genre, on remarque beaucoup de maisons inhabitées depuis la présidence de Pompidou et quelques autres en vente par l'intermédiaire de l'unique agence immobilière ayant résisté à la crise : Park i

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    Dans une rue qui rejoint la route principale, une pizzeria détonne un peu. Fermée également car ouverte uniquement du mercredi soir au jeudi midi nous informe le site web -)

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    Quand on descend encore, on a la possibilité de reposter une lettre (qui a dit que les services publics désertaient les bourgades rurales ? 2 boîtes à lettres dans un même village, que demande le contribuable ?) Pour joindre l'utile à l'agréable, j'y ai posté une autre lettre à l'attention d'un quincaillier qui me doit de l'argent. Comme quoi, tout en faisant du tourisme, j'en profite pour régler quelque affaire courante. 

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    Quand on descend encore la rue, on trouve ce troquet sans nom et sans âme au bord de la grande route. J'aurais pu entrer pour voir déjà si c'était ouvert mais comme je le disais, j'étais dans un jour sans et j'entendais au loin comme la rumeur des langoliers.

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    Un kilomètre plus loin, sur la route de Mériadec (village faisant partie de la commune de Plumergat où j'avais l'intention de faire une brève incursion), j'aurais même pu m'acheter des souliers neufs mais le temps commençait à me manquer et l'appel de Mériadec se faisait de plus en plus pressant. 

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    Mais des travaux sur la route m'obligèrent à faire demi-tour et pour tuer le temps, j'ai erré dans cette zone dite 'artisanale' à la recherche d'un événement insolite qui aurait pu redorer le blason (sur lequel, au sens propre - c'est à dire le drapeau de la mairie en illustration plus bas - se distingue 3 épis de seigle, seule céréale parvenant à pousser sur les terres de ces lieux maudits) du triste bourg de Plumergat et ce n'est pas ce ancien bâtiment professionnel transformé, semble-t-il en studios qui allait sauver l'honneur. 

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    En repartant, je suis repassé par le bourg historique, ses trois clochers étaient toujours là, sa cabine hors d'usage aussi. Où j'apprends sur un panneau publicitaire qu'un café intitulé café de la mairie a échappé à mon attention, ainsi que d'autres commerces (sans doute disparus pour quelques uns) :

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    Tout ça pour dire que ce reportage n'est pas exhaustif. N'oubliez pas qu'à la base, il s'agissait de faire un inventaire des cabines et de profiter de ce blog pour le faire partager. Après, la petit virée dans le patelin, c'est la cerise sur le gâteau et parce que j'ai toujours eu l'intime conviction qu'un village ne se résumait pas à sa cabine téléphonique. 

    Voici le blason avec ses épis de seigle et ses 11 hermines noires comme autant de chapelles disséminées sur la paroisse :

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    fenêtres avec des beaux rideaux :

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    reportage le 24.03.2015 ( le prochain, peut-être à Landaul)

    Loïc LT 

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  • recensement des cabines # 8 Brandivy

    Brandivy est un patelin qui se situe à mi-chemin entre mon lieu de travail et mon abri, mais que je ne traverse pas parce qu'il serait ridicule et inutile de faire ce petit détour. Pour m'y rendre (un soir et en rentrant du boulot et seulement muni de mon téléphone cellulaire d'où la qualité médiocre des photos ) il m'a donc fallu quitter la D779 (qui va direct à Camors) pour emprunter la  D103 comme l'atteste cet extrait de Mappy. 

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    Brandivy fait partie de ces bourgs où l'on a aucune raison de se rendre si on n'y habite pas où si l'on n'y connait personne (à moins que l'on vénère le Bienheureux Ruaud (que j'évoque plus bas) dont les ossements sont enterrés près de l'église).  D'aucuns y passent pour se rendre à Pluvigner mais perso, je préfère prendre à gauche à Bieuzy-Lanvaux (joli petit bourg qui hélas n'aura pas l'honneur d'une note car il ne dispose pas de cabine, c'est le règlement) et c'est d'ailleurs ce que propose Mappy. Je le dis et je le prouve.

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    Mais ne perdons pas notre temps, cette chronique n'a pas vocation a devenir un guide autoroutier. En me rendant à Brandivy, je n'étais pas certain d'y trouver une cabine. Préalablement, j'avais demandé à quelques collègues y demeurant mais aucun ne le savait (sans compter que la plupart s'en foutait). C'est donc avec une certaine appréhension additionnée d'une franche jubilation que j'ai fait mon entrée dans le bourg totalement désert. L'incertitude n'a pas mis longtemps à se lever puisqu'à peine avais-je emprunté la rue principale que je suis tombé sur ladite cabine.

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    Je suis rentré pour vérifier si le téléphone était opérationnel mais hélas, ce déplacement datant de trois semaines, je ne me souviens plus s'il y avait de la tonalité. L'état du combiné laisserait penser que oui mais je ne peux rien assurer. Sur demande d'un lecteur (et dans l'optique de la mise en place d'un registre des cabines), je peux éventuellement retourner sur zone.

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    J'en ai profité pour faire une petite visite du village, comme j'en ai pris l'habitude. Le bourg ne compte qu'un commerce : la crêperie du puits à propos de laquelle un client a écrit sur Tripadvisor

    Une très très bonne crêperie avec un rapport qualité/prix à toute épreuve !
    Des galettes et des crêpes qui respirent le bon beurre, des bons produits !
    Le côté rustique peut surprendre la première fois : bancs en bois, verres de cantine, serviettes en papier mais c'est bien vite oublié avec ce qu'on a dans l'assiette !!!
    Ce n'est pas la première fois que nous y allons et nous n'en sommes jamais déçu !

     

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    Pour le reste, la rue principale est assez pittoresque et assez représentative du bourg type armoricain : maisons blanches, volets souvent fermés, le clocher qui dépasse et le ciel menaçant. La vitesse sur l'artère principale est limitée à 30 kmh, comme si elle débordait de piétons et d'enfants...mais bon, cela ne peut pas nuire et permet même de conforter la tranquillité des lieux. 

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    Je n'ai rencontré personne sauf des ombres chinoises derrière les rideaux ; sans doute des autochtones curieux de voir un type prendre des photos de leur village. En descendant la rue, j'arrive sur la place de l'église et en contrebas, la Bretagne profonde s'est offerte à moi (plus bas encore, une grande descente nous précipite vers la rivière Le Loc'h dont la source se situe à GrandChamp ). 

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    Mais chaque bourg breton compte son lot d'horreurs :

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    La forme des fenêtres de quelques maisons nous indique que jadis, le patelin comportait quelques commerces (dont la maison bleue) , ce dont de toute façon, personne ne doutait.

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    Je vous ai un peu menti au début en affirmant que Brandivy ne comptait qu'un commerce. En effet, un peu en retrait du bourg, près du cimetière, une boulangerie jouxte un bar. Le bâtiment est plutôt récent (années 90) et je suis à chaque fois surpris de constater qu'on se sente obligé de construire de nouveaux commerces lorsque la moitié des maisons du centre historique est inhabitée. 

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    Point de bureau de poste dans ce village de 1200 habitants mais une boite à lettres imposante un peu défraîchie, avec deux pieds scellés de travers dans du béton. 

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    Lors du premier tour des élections féodales de 2015, les brandivyens ont voté à 57% pour le binôme UMP, à 26.5% pour le binôme FN et à 16.5% pour le binôme Front de Gauche. C'est important de se coller à l'actualité. 

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    L'école de la Petite Colline (80 futurs contribuables) a belle allure et ne doit pas dater du Bienheureux Ruaud. 

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    Une petite pensée donc pour le bienheureux Ruaud, fondateur de l'abbaye de Lanvaux (qui existe toujours) en 1138, élu évêque de Vannes en 1143 et mort en 1177. J'espère qu'en 2017, les brandivyens commémoreront comme il se doit leur gloire locale qui aurait eu 840 ans aujourd'hui. 

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    Au revoir Brandivy (photo ratée mais offrant un flou artistique fort sympathique). 

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    Loïc LT

  • recensement des cabines # 7 Conteville (Eure)

    Cette septième édition de l'inventaire des cabines est un peu spéciale (puisque pas écrite par moi mais par Julie Schittly heu non par Appoline), exotique aussi puisque nous sommes invités à découvrir la cabine de Conteville, village peuplé de 940 contribuables situé en Haute-Normandie, non loin de la Seine, c'est à dire à près de 400 kms de Camors.

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    Je laisse donc Appoline aux commandes, texte et photos à l'appui. 

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    Voici les clichés tant attendus pris ce matin vers 9h30 en ce dimanche humide, pétri de froideur brumeuse. Munie du Panasonic et d'un paletot chaud (pléonasme ?), j'ai donc rejoint mon bourg, avec comme unique mission, celle que tu m'avais donnée : en savoir plus sur ce service mis à la disposition des habitants et itinérants  passant sur la route de l'estuaire, route touristique reliant Pont-Audemer à Honfleur.
    Comme déjà dit, cette cabine peut passer inaperçue, coincée qu'elle est entre un abribus immonde et un petit parking offrant quelques places au téléphoneur potentiel. Plus loin, une fontaine sèche. Tu observes l'architecture normande du pignon de l'épicerie, ce colombage auquel tu n'es pas insensible, je le sais. Couleur locale donc donnant un cachet à l'endroit, permettant la mise en valeur de l'aménagement PTT.  Aménagement par ailleurs classique, et surtout, cela fonctionne puisque tonalité il y a !  Par contre, je n'ai vu aucun utilisateur, je n'ai interrogé personne, par contre, quelques passants m'ont observée, d'un air interrogateur, m'intéresser à ce monument d'un autre temps.

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    En face, de l'autre côté de la route, il y a un restaurant  "La margotine", fermé depuis au moins deux ans et demi. Enfin, je crois que c'était encore ouvert lors de notre arrivée à Conteville l'été 2012, mais je me souviens qu'il n'y avait jamais personne...Raison de l'insuccès mal connue, j'ai demandé une fois ce qu'il en était, on m'a répondu je ne sais trop quoi d'un air gêné.

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    Par contre, de ce même côté de la rue, il y a un restaurant gastronomique "L'auberge du vieux logis". C'est bon, mais c'est cher. Ambiance feutrée, c'est moquetté. Accueil bienséant. Longue description théâtrale du contenu de l'assiette. C'est d'un chic ! On y allait, mais l'addition a fini par nous dégoûter, alors, on n'y va plus. Des amateurs de bonne chère viennent des environs, des gens friqués, plutôt des anciens. On a failli y faire notre repas de mariage, mais, on nous laissait peu de choix et c'était onéreux au possible, on sortit avec une mauvaise impression du RDV de présentation, alors on a rappelé pour dire non.

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    Entre ces 2 services, le salon de coiffure, la poste, la boulangerie, un bar-tabac, un cabinet infirmier (depuis peu).  
    Et puis, trônant au fond de la grande place, la fameuse épicerie (ndlr : quelle fameuse épicerie ?, photo ? ) 
    zoom sur la boulangerie : en ce dimanche matin, à 9h30, la clientèle est composée exclusivement d'hommes, l'intérieur exigu est plein à craquer,  bientôt ce sera un défilé de "paquets de gâteaux du dimanche matin" (cf. Delerm encore). Je rencontre l'entrepreneur qui a taillé notre haie il y a quelques mois, on parle des fourmis rouges, il semble que notre haie soit condamnée...

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    L'autre centre d'attraction, le bar Le Pressoir car on est pressés de s'y retrouver. On y a mis les pieds une fois ou l'autre, histoire d'aller à la découverte des autochtones. Rien de mirobolant. Je ne me souviens que du succès des jeux de grattage et des paquets de cigarettes. C'est un lieu très froid, les patrons ne créent pas la convivialité qui ferait qu'on a envie d'y retourner. Cynisme tous azimuts. Alors, on n'y va plus. Service gaz aussi, vois-je.
     
    Le cabinet infirmier jouxte le bar, cela peut être utile, c'est un beau raccourci : les excès pardonnent rarement ici-bas.
     

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    Merci Appoline.  Je reprends la parole pour vous dire que le salon de coiffure fait -10% sur les coupes homme pendant tout le mois de mars...au cas où vous passeriez dans le coin, ce serait dommage de ne pas en profiter...

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    Spécificité normande ou quoi : les joggers courent en tenue de ville ou bien alors le type est un voleur  qui se rue vers le client sortant de la boulangerie pour lui arracher son pain de 2 livres. L'insécurité est partout. 

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    Quelle est est cette enseigne Gam qui a le privilège d'être située  à quelques mètres de la dite cabine téléphonique ? On croit deviner à l'intérieur des magazines...Je distingue juste sur l'enseigne 'érette'...supérette sans doute ? Il semblerait selon les pages jaunes que ce soit effectivement une supérette, tenue par Odile Morin. Je demande confirmation quand même parce que le bottin n'évoque pas le terme GAM. 

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    Et la confirmation, je l'ai de suite via Google Map, il s'agit bien d'une supérette, une belle supérette à colombage devant laquelle trône un distributeur de boissons...et à sa droite, nous retrouvons ce hideux abribus ainsi que notre cabine (qui m'a tout l'air d'être en cours d'utilisation..en tout cas, on devine une ombre...)

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    Ce type au froc informe (je ne supporte pas l'assemblage bluejean-baskets) semble utiliser un de ces appareils modernes sans fil à la mode actuellement. Service de gaz il y a, certes, mais il manque les cubes qui sont quand même plus pratiques. 

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    Cet inventaire des cabines pose plus de questions qu'il ne donne de réponses et demande une suite...

    Merci encore Appoline. La prochaine édition sera consacrée à Brandivy, patelin situé à 10 kms de Camors. Vous verrez que ce bourg qui n'a l'air de rien nous réserve quelques belles surprises. 

    Appoline, Loïc LT. 

  • recensement des cabines # 6 Guénin

    Aujourd'hui, c'est Guénin qui s'y colle. Située au nord de Baud de l'autre côté de la mythique route nationale 24, cette route à 2X2 voies gratuite (grâce Anne de Bretagne dit la légende) et que j'évoquais dans l'inventaire consacré à Languidic, sépare, selon moi, les bourgs littoraux des bourgs de l'intérieur des terres, c'est à dire l'Argoat, c'est à dire aussi le début de la fin puisque plus on s'engage vers l'intérieur de la Bretagne, plus on se demande où on va. L' exode rural et la désindustrialisation ont fait fuir les populations vers le sud de la Bretagne ou vers d'autres horizons. Mais j'aime beaucoup ces endroits reculés où les gens doivent faire avec les moyens du bord ce qui fait qu'on n'est pas à l'abri de quelques belles surprises.

    Mais Guénin est encore trop près de Vannes et de Languidic pour qu'on puisse se permettre de déclarer ce bourg sinistré. D'ailleurs, le bled est ceinturé de cités pavillonnaires (qui ne m'intéressent pas). 

    Dès qu'on arrive devant l'église, on ne peut pas la louper, elle est là, terne, discrète et sans cachet, comme se doit être toute cabine. Elle est à ranger dans la catégorie hors service (ça me fait penser qu'il faudrait que je fasse un récap sous forme de tableau des cabines en fonction ou pas, cela pourrait peut-être intéresser des touristes en recherche de villégiature et ne possédant pas de téléphone cellulaire itinéris). 

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    Sous un autre angle

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    De l'autre côté de la rue, on aura une pensée pour ce guéninois qui a du se coltiner la première guerre mondiale (et être mutilé) puis sans doute résistant pendant la seconde, se faire fusiller en 1944. 

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    Guénin possède quand même un certain charme (mais il ne faudrait pas que je le dise à chaque fois, on va finir par croire que j'aime la Bretagne) avec toutes ces maisons en pierre et ses fresques murales un peu défraîchies.

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    Une enseigne a retenu mon attention. J'ai cru d'abord qu'il s'agissait d'un restaurant mais il se trouve qu'une dame sortant de la boulangerie d'à côté (dont je reparle plus bas)  s'y dirige et je lui demande courtoisement quel est ce commerce. Gentiment, elle me répond que c'était un magasin de fringues, qu'il est fermé depuis 6 ans et puis elle m'explique aussi pourquoi les trois moineaux. Je vous épargne les explications. Je ne sais pas comment font les guéninois pour s'habiller maintenant mais on ne doute pas que ce magasin devait vendre de très belles blouses ainsi que des jupons affriolants. 

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    Sinon, Guénin est un bourg comme un autre, avec son bar, sa boulangerie, sa crèmerie, sa quincaillerie, sa cabine téléphonique donc, sa mairie, ses maisons à vendre depuis 1963, sa salle polyvalente...

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    Il y a eu un moment dans les années 60 ou 70 ou pour moderniser leur habitat, les habitants en même temps qu'ils achetaient de beaux meubles en formica, faisaient enduire leur maison de pierre d'un revêtement en béton ou que sais-je. Aujourd'hui, retour en arrière, certains s'amusent à enlever cet enduit inutile pour redonner aux murs leur cachet d'antan. Il en est de même dans les champs : la mode est au retour des talus alors qu'on les avait quasiment tous détruits dans les années 50 (remembrement). 

    Voici le genre de baraque hideuse avec son enduit immonde. 

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    Les grands boulevards (sans âme qui vive) :

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    S'il ne doit rester qu'un commerce dans ce genre de bourg (en dehors du ou des bars), c'est la boulangerie et celle de Guénin tenue par Sylvie et Alain Thomassette (aucune réponse sur google concernant ces deux commerçants) dispose d'une belle vitrine qui détonne à côté de celle du bar le Rallye qui ne doit se remplir qu'à la sortie de la messe du dimanche (on notera la présence d'un phormium en face du bar tout comme à côté de la cabine, la mode est au phormium dans ce petit village fantôme, faut dire que le phormium est une vivace résistante et persistante). 

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    Une vieille photo trouvée sur le site de la commune nous apprend que jadis le Rallye faisait aussi restaurant (fermé depuis pas longtemps sans doute pour que la photo soit toujours sur le site). On pouvait donc il y a quelques années s'acheter des paletots neufs, se sustenter et téléphoner sur zone  :

     

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    Loïc LT