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  • le miracle français

    SODEBO_S&C_MONTMARTRE.jpgLa seule façon concrète que j'ai de mesurer le succès d'un livre est de voir comment il se vend dans le rayon culture du petit Carrefour rural où j'ai mes habitudes. Comme ce rayon n'est pas très fourni, j'ai vite fait de faire le tour. Or j'ai remarqué il y a 15 jours que 5 exemplaires du suicide français y avaient été entreposés en bonne place et que ce midi il n'en restait plus. Je trouve que c'est assez remarquable car soit ce genre de bouquin épais  met en temps fou à partir, soit la plupart du temps ne part pas du tout. 

    L'idée que 5 contribuables de GrandChamp aient pris la peine d'acheter ce pavé me plait. 

    L'autre jour, en passant devant le rayon, je l'ai feuilleté et je suis tombé comme par hasard sur la page où l'auteur évoque Vincent, François, Paul et les autres avec l'histoire du dimanche et du gigot à la con. 2 pages sont consacrées à ce film que j'adore. 

    Ce qui n'empêche que bien que trouvant l'homme brillant, je suis en totale opposition avec ses idées...et je n'ai pas besoin de lire son bouquin pour les connaître. Mon compatriote Eric Zemmour est contre l'Europe, contre la mondialisation, contre l'immigration. Il est nostalgique d'un certain âge d'or et pense que la France décline. Je m'insurge contre tout ça. Mais tout le monde s'en fout.

    Je ne pense pas que la France soit en déclin. Déjà.

    Et ce midi, sur France Culture, Alain Badiou et Marcel Gauchet, deux philosophes de renom débattaient de la crise, la façon de s'en sortir etc. Ils n'étaient pas tout à fait d'accord (s ?), l'un étant plutôt révolutionnaire (de gauche) et l'autre réformiste (de je sais pas de quel bord).

    Toujours la même rengaine...la crise, le déclin, ebola,  le marasme ambiant. Que l'on soit de gauche ou de droite, tout le monde s'accorde sur ça. Le titre de ma note est exagéré, Il y a beaucoup de choses à améliorer, il y a des réformes de forme à faire. Mais tout ne va pas si mal. Par exemple, la société Sodebo est en plein essor et ses salades seraient parfaites si ce n'était la fadeur des tomates cerises qui la composent. Rien n'est parfait. 

    Loïc LT.

  • la journée Modiano

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    Patrick Modiano vient donc d'obtenir le prix Nobel....à la surprise générale (mais chez Nobel, ce sont rarement les favoris qui l'emportent) et à la mienne parce que je ne m'y attendais, mais alors, pas du tout  ! Il se trouve que hier, alors que j'étais en train de lire son dernier roman, je décide comme ça de changer mon bandeau facebook en optant pour un gros plan du visage de l'écrivain. Je trouve en effet qu'il se dégage de son regard une sérénité  et cette impression qu'il saisit tout du monde et en même temps qu'il est à côté de la plaque. Donc, je mets son portrait sur ma page facebook, ce qui est purement anecdotique, convenons-en (en soi-même et surtout au regard de ce que Modiano doit penser de ce machin...déjà qu'il a mis un temps fou à faire apparaître les téléphones portables dans ses romans, qui, ont d'ailleurs du coup peut-être perdu un certain charme depuis), et un de mes contacts me lance 'tu as choisi ton prix Nobel toi !' et m'apprend ensuite qu'il fait partie des outsiders pour ce prix international aussi louche que prestigieux. Et ma surprise vient de là surtout : j'étais persuadé que c'était un auteur pas ou peu traduit et qui de toute façon ne pouvait être apprécié que par des français, et encore que par quelques-uns, c'est à dire des gens un peu paumés, spectateurs de leur existence et qui entendent des bruits bizarres, des sortes de bruits de fond qui semblent venir du fond de l'enfance, comme ces dimanches après-midi d'août lorsque le silence caniculaire est soudainement interrompu par l'aboiement d'un chien ou par une tronçonneuse.

    J'ai appris la nouvelle à 13 heures pile sur France Culture. J'ai été déçu...je ne voulais pas qu'il l'obtienne car même s'il est vrai que des centaines de milliers de gens ont lu Modiano, je ne pense pas qu'on soit nombreux aujourd'hui à le considérer comme un compagnon quotidien, comme une sorte de maître à penser, à penser son passé, son enfance, comme quelqu'un qui nous donne des pistes pour remonter le temps..et donc tout ça pour dire, qu'en obtenant ce prix, c'est un peu comme si la petite communauté de modianophiles (même si le terme communauté ne semble  pas très approprié car les fans de l'auteur ne se connaissent pas pour la plupart puisque justement l'un de leurs dénominateurs communs est d'être des loups solitaires)  allait passer subitement au rang de multinationale. 

    Je tiens ce blog depuis 2007 et j'ai commenté 10 romans de Patrick Modiano, ce n'est pas beaucoup mais c'est quand même l'auteur le plus représenté (devant Philippe Djian qui, pour le coup est son total contraire). Mes comptes rendus valent ce qu'ils valent, je sais mes défauts (liés à mon manque de formation littéraire),  je sais pourquoi je fais tout ça, c'est avant tout pour moi, un devoir, une exigence, une volonté de ne pas m'éloigner de la littérature. Et si je suis encore debout, littérairement parlant, je le dois beaucoup à l'auteur de...un cirque passe !

    Loïc LT

     

    . CR008 / rue des boutiques obscures

    . CR017 / accident nocturne

    . CR045 / dans le café de la jeunesse perdue

    . CR114 / Dora Bruder

    . CR160 / l'horizon

    . CR209 / vestiaire de l'enfance

    . CR218 / un cirque passe

    . CR237 / l'herbe des nuits

    . CR246 / villa triste

    . CR263 / voyage de noces

  • Irlande, retour sur un voyage (octobre 2013)

    Un an après, il reste des images...pas forcément celles qui me marquèrent sur l'instant. Globalement, l'Irlande ressemble beaucoup à la Bretagne mais tout est amplifié (météo, collines, alcoolisme...). Par exemple, le fait que les pelouses irlandaises sont les plus vertes qui soient n'est pas une légende. Voici un cliché du parc entourant un manoir non loin de Killarney je crois (nous sommes dans la pointe sud-ouest).  

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    Un petit bourg irlandais typique, ça donne à peu près ça :

     

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    Le tout est entretenu par des cantonniers bien équipés :

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    Nous allions de villages en villages traversant des monts et des vaux, nous rencontrions parfois la mer ou un bras de mer plutôt. Le midi, nous déjeunions dans des bistrots quelconques. Je ne me souviens pas avoir pris un seul bon repas. Par contre, celui-là, qu'il soit marchand de veaux ou de moutons semble se régaler. 

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    En marge des villages pittoresques, on trouve disséminées à flanc de collines, de somptueuses villas assez tristes, qui ont la particularité de ne pas disposer de volets, ce qui est quand même remarquable quand on sait comment les éléments se déchaînent en ces endroits. Par ailleurs, je ne sais pas comment on appelle ce procédé mais les fenêtres sont comme hors les murs. Autre caractéristique: nulle plante, nulle haie, rien pour égayer les vertes pelouses...

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    Un coucher de soleil qu'une de mes filles a pris sans faire exprès :

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    Un confrère de l'autre, un peu plus voûté mais pas moins bourré (et là, on est dans le village de Sneem où séjourna le Général après sa démission) :

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    Je garde un bon souvenir de Sneem. On y rencontre peu de touristes mais au cas où, un marchand de vélocipèdes se tient prêt pour vous dépanner en cas de crevaison. 

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    irlande,voyage

    irlande,voyage

    Je me souviens aussi que dans ce bourg désert, une nonne avait installé son stand de vêtements pour bébés en laine fabriqués par ses soins. Je suis allé discuter avec elle et comme les sœurs en général, elle était souriante, avenante et riait pour rien. Il faut quand même avoir un sacré moral pour vendre des choses pour les bébés dans un village où ne vivent que de vieux pêcheurs. 

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    Dans une future et hypothétique note, j'évoquerai l'Irlande côté paysages et mer.

    Loïc LT. 08.10.2014

      

  • sociologie des salles d'attente

    A Camors, nous n’avons qu’un seul médecin si bien que la salle d’attente est toujours bondée (d’autant qu’il n’y a pas de prise de rendez-vous et donc le premier arrivé est le premier servi). Pour une course à pied qui a lieu le lendemain, il me faut un certificat médical et donc, le cabinet ouvrant à 8:00, je me suis levé de bonne heure ce matin pour arriver le premier. Manque de bol, quatre contribuables ayant eu la même idée que moi étaient déjà installés. Et puis pour la petite histoire, notre médecin qui est compétent n’est pas spécialement pressé (mais ce n'est pas péjoratif car c'est un homme à l'écoute).

    Je suis donc arrivé, ai émis un timide bonjour auquel l’assemblée a répondu par d’aussi timides bonjours. Je me suis installé et il m’est venu l’idée qu’il y avait beaucoup à dire des comportements humains dans ces moments d’attente. C’est sans doute un excellent sujet pour des sociologues et d’aucuns l’ont sans doute déjà faits...un type comme Eric Chauvier qui publie de petits bouquins aux éditions Alia y trouverait son bonheur.

    Mais moi, je ne suis pas sociologue, je suis juste un patient, un patient curieux, observateur et passionné par les rapports humains du quotidien. Et dans une salle d’attente, il y a de quoi faire. Je n’ai certes pas les notions de base me permettant d’étudier les rapports humains mais j’ai ma logique et ma sensibilité.

    Donc, cinq patients sont assis dans une salle d’attente étroite au décor minimaliste. De vieux magazines sont posés sur une table basse et des jouets cassés et désuets sont entreposés dans un coin. Sur les murs des affiches nous mettent en garde contre les dangers du tabac, de l’alcool, de l’intérêt de faire des dépistages divers et variés.

    Cinq patients dont ma pomme. Situation la plus courante : personne ne dit rien. Situation possible : deux personnes se connaissent et entretiennent une conversation que les autres entendent et écoutent goulûment. Autre cas de figure : un des patients est un boute-en-train et tente de détendre l’atmosphère ou de la crisper (quand c’est pour dire que l'attente est toujours trop longue). Parmi les patients, t’en as toujours un ou deux qui toussent ou se mouchent exagérément pour bien montrer à tout le monde pour quoi ils sont là. Moi, je ne vais jamais chez le médecin quand j’ai un rhume parce que je sais ce qu’il va me prescrire et que j’ai tout à la maison.

    Bon, est-ce que c’est intéressant jusque-là, je ne sais pas. Mais d’autres cas de figure se présentent. L’un en particulier se produit couramment : c’est lorsqu’une maman ou un papa débarque avec un bébé. Tout à coup l’atmopshère se détend. Tout le monde émet de petits sourires en direction du bébé qu’est trop trop mignon. Et puis souvent quand l’enfant a deux ou trois ans, il se permet d’aller vers les gens, de leur baragouiner certains mots. Qu’est-ce que c’est drôle ! Mais la maman le rappelle à l’ordre ‘Enzo, arrête d’embêter la dame’, ce à quoi la dame répond ‘ce n’est pas grave’. Des sourires hypocrites s’échangent.

    Mais depuis quelques temps, la donne a changé. Les gens ne restent plus assis à gober les mouches et à relire 100 fois la même affiche qui incite à pratiquer une activité sportive. Les gens aujourd’hui ont les yeux rivés sur leur smartphone ! Attendre une heure n’est plus un supplice puisqu’on peut jouer sur son smartphone, discuter avec des amis, draguer sur meetic,  lire Ouest-France, consulter ses comptes etc etc. Le smartphone est de toute façon une révolution culturelle au même titre que l’arrivée des fers à repasser.

    Quel bilan tirer de tout cela ? J’ai déjà dit, je ne suis pas sociologue. Je trouve juste que globalement, les gens ne cherchent pas à aller vers l’autre. Dans une salle d’attente, l’autre est même quasiment un ennemi surtout s’il est devant dans la liste d’attente. On habite tous dans le même bled, on a des vies assez semblables sur lesquelles ont pourrait échanger..profiter de ce moment d’attente pour se donner des conseils, s’encourager dans le combat quotidien que nous impose l'économie capitaliste.

    Mais non, on préfère se faire la gueule et lire pour la énième fois les affiches nous incitant à ne pas manger trop salé ni trop sucré…

    Human after all.

    Loïc LT

  • CR266 : le Royaume - Emmanuel Carrère

    le royaume.jpgCette fin d'après-midi fut ordinaire. Je suis rentré tranquillement du boulot et la radio m’a informé du niveau du CAC 40 et de la météo du lendemain. Avant de rentrer à la maison, je me suis décidé à faire un détour par un magasin de bricolage et j’en suis sorti un peu groggy je dois dire car aussi sympathiques les vendeurs étaient-ils, j’avais l’impression qu’ils me parlaient une langue étrangère. Pourtant, je leur demandais des choses très simples...mais trop simples sans doute. Il aurait fallu qu’ils me répondent comme s’ils s’adressaient à un enfant. Il était question de visserie et une dialogue de sourds s'est instauré. Alors, je suis reparti et  la radio m’a informé de quelques faits divers et de guerres lointaines.

    Quand je suis arrivé , j’ai tout de suite été saisi par l’instant. Il ne faisait ni chaud ni froid, ni rien, le silence était d’or et la lumière apaisante. Au lieu de rentrer dans la maison, je me suis assis sur la table au fond du jardin et je n’ai rien fait d’autres que profiter de l’instant. Puis une de mes filles est venue à ma rencontre et je m’en veux encore ce soir de lui avoir clairement fait comprendre qu’elle m’embêtait avec ses anecdotes d’école. Parfois, je n’arrive pas à avoir la patience d’écouter certaines choses. Elle est repartie sans rancune courir par monts et par vaux. Je me suis saisi de ma liseuse  et j’ai terminé une lecture. C’est toujours un moment à part lorsqu’on termine un gros livre qui nous a accompagné des jours durant.

    J’ai expliqué l’autre jour dans quel état d’esprit j’ai décidé de lire Le Royaume d’Emmanuel Carrère. Je ne vais donc pas y revenir. Ce qu’il faut par contre que je fasse, c’est d’enlever de mon esprit tout ce que j’ai pu entendre à son propos.

    Le livre comprend deux parties. Dans la première, l’auteur explique comment après avoir été brièvement croyant, il redevint athée et dans la seconde il mène une enquête approfondie sur les premières années du christianisme. Avec sa sensibilité à fleur de peau et lourd d’un bagage spirituel singulier, il tente avec  objectivité de raconter comment après le passage sur Terre d’un homme nommé Jésus, quelques-uns de ses amis marqués par le personnage ont réussi bon an mal an et contre vents et marées à transformer ce qui au départ s’apparentait à une secte en un mouvement religieux de premier ordre. Il est évidemment beaucoup question de ces écrits que les catholiques appellent ‘évangiles’ et qui sont quatre récits indépendants (mais pas tant que ça) racontant la vie et le message du mentor. L’auteur s’arrête particulièrement sur celui de Luc, figure attachante n’ayant pas connu Jésus mais qui fut un compagnon de Paul (n’ayant pas côtoyé Jésus non plus),  ce fameux Paul, moche, malade et mal coiffé et  dont tous ceux qui ont fait de la catéchèse doivent se rappeler du pétage de plomb dont il fut victime sur ‘le chemin de Damas’. L’Eglise doit beaucoup à ce fou parce qu’après l’affaire de Damas, il parcourut des pays entiers (bordant la Méditerranée) et réussit à convertir de nombreuses communautés...pendant qu’à Jérusalem, sous l’égide de Pierre et de Jacques (le frère de Jésus) se montait laborieusement les prémices de ce qui allait devenir l’Eglise catholique.

    L’auteur s’attache par ailleurs à contextualiser le récit. A savoir qu’au premier siècle, l’empire romain est à son apogée et les autorités tolèrent une certaine liberté religieuse tant qu’elle ne met pas en péril son intégrité. Pourtant, Ponce Pilate, le préfet de Judée, poussé par les juifs, fit crucifier ce dénommé Jésus qui s’autoproclama ‘roi des juifs’. Et comme l’écrit l’auteur, l’Eglise doit tout à ce préfet car s’il n’avait pas décidé de condamner Jésus, ce dernier ‘aurait continué à prêcher, serait mort très vieux, entouré d’une grande réputation de sagesse et à la génération suivante, tout le monde l’aurait oublié’.

    Globalement, pour faire simple, je dirais que Emmanuel Carrère tente de démêler le vrai du faux en opérant des recoupements entre des écrits historiques, les évangiles et tout ce qu’on a pu garder de ces temps lointains. Ernest Renan avait fait la même chose mais en s’arrêtant à la vie de Jésus alors que Carrère se concentre sur le siècle après sa ‘mort’...je ne sais pas pourquoi je mets ‘mort’ entre guillemets puisque c’est entendu, Jésus est mort sur la croix (ou autrement mais qu’importe) et l'auteur fait part de son étonnement quand il réalise qu'en 2014, la Terre compte près de 3 milliards de chrétiens parce qu’il y a 2000 ans, des plaisantins ont cru bon de sortir le défunt de son caveau pour faire croire à sa résurrection. Tout le reste n’est que légendes. Carrère n’est pas si péremptoire mais c’est à peu près le fond de sa pensée.

    Le Royaume à défaut d'être un roman ni un joyau littéraire est avant tout une enquête spirituelle et historique menée par un humaniste  ayant résolu de revenir sur une période de sa vie et si possible de la refermer. Et pour beaucoup d’entre nous, croyants ou pas, c’est comme on dit, une belle piqûre de rappel.

    Loïc LT

    rentrée littéraire 2014, lecture : septembre/octobre 2014, kindle, 4/5

  • L'automne est évident car...

     

    L’automne est évident car

    Au cœur de la propriété verte

    Fleurissent gaies et alertes

    Les asters de toutes parts.

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    Les jardiniers sont paresseux ,

    Mais font pousser devant leur porte

    Des fleurs de toutes sortes

    roses, rouges et même bleues.

     

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    Les graminées se dressent fières

    Dans les aubes automnales

    Semblant défier les terres

    Porteuses de céréales.

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    Et les Ruraux qui se prélassent
    Dans de longs accroupissements,
    Entendent ma tondeuse qui passe
    Parmi les rouges froissements !

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    Bon, j'ai plagié un peu Rimbaud, un peu beaucoup...et puis je me rends compte que les photos ne reflètent pas une note sur l'automne...Mais nous n'en sommes qu'au début et puis septembre fut estival. Ah quand même, une rigolote avant de finir...une feuille de l'érable défiant les lois de la pesanteur !

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