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  • CR foulées du Golfe 2009 (Vannes)

    golfe181009.jpgJ'ai participé ce matin aux foulées du Golfe à Vannes, un 13kms plutôt plat qui part du centre de Vannes et qui longe ensuite la côte du côté de la Rabine et de Conleau, pour finir au stade de Kercado. Mon objectif était de faire moins de 55mns. L'année dernière, à cette même course, j'avais réalisé 56 avec l'impression de pouvoir faire beaucoup mieux.
    Et ce matin, par une météo idéale,  j'ai réalisé la course de ma vie : passage au 5kms en 19.57, au 10 en 40.59 (mon record au 10) pour terminer en 53.17 soit un chrono de rêve. 14.6KMH ! Les 15 ne sont pas loin. Et de bonnes sensations tout le long de la course et une bonne gestion grâce notamment à mon cardio-fréquencemètre que j'avais décidé d'embarquer exceptionnellement (je ne l'utilise en général qu'à l'entraînement).
    Au stade de Kercado, après l'arrivée je constate qu'on est encore peu nombreux à avoir fini, moins de 100 je pense (alors qu'on était 1200 au départ) et ça me fait bizarre. Je me sens heureux et je me dis que les longues heures d'entraînement commencent à payer, que ça demande des sacrifices, du temps, une hygiène de vie mais que ça en vaut la peine.
    Du coup, rentré à la maison, champagne pour fêter ça et puis aussi surtout pour l'anniversaire de ma petite Chloé qui fête ses 7ans aujourd'hui.

    prochaine course : une corrida de 10kms quelque part vers la fin-décembre.

    temps : 53.17mns (14.63KMH)
    cardio moyen :178 (96% FCM), max: 185 (à l'arrivée)
    classement senior H : 40/212
    classement total : 70/1096

  • CR122 : la vérité sur Marie - Jean-Philippe Toussaint

    La_verite_sur_Marie.jpg

    le mot de l'éditeur : L'orage, la nuit, le vent, la pluie, le feu, les éclairs, le sexe et la mort. Plus tard, en repensant aux heures sombres de cette nuit caniculaire, je me suis rendu compte que nous avions fait l'amour au même moment, Marie et moi, mais pas ensemble. La Vérité sur Marie n'est pas à proprement parler une suite, mais un prolongement de Faire l'amour (2002) et Fuir (Prix Médicis 2005).

    mon avis : En ce moment, je suis très éditions de minuit, j'aime cette maison, ses auteurs, la ligne générale..mais ça n'empêche pas des déceptions et ce roman de JP Toussaint en fait partie. Je reconnais  bien à l'auteur un certain talent pour organiser le récit, pour surprendre le lecteur par une sorte de va-et-vient du narrateur mais le fond de l'histoire m'a laissé de marbre. Car de cette Marie finalement, on n'en sait finalement très peu et en tout cas on est loin d'en savoir la vérité. Par contre, pour une raison qui m'échappe, l'écrivain s'est attaché à décrire minutieusement le passage à la frontière d'une cheval de course, les tracasseries administratives qui vont avec et le voyage en avion ou à décrire l'intervention du SAMU venu secourir Jean-Christophe de G le nouvel amant de Marie...Dans un roman de 200 pages, je me pose la question de savoir s'il n'aurait pas été plus judicieux de réduire ces événements à leur plus simple expression pour se concentrer sur l'essentiel
    - Cette manie que j'ai de dire ce qu'il aurait fallu faire alors que je ne suis pas capable d'écrire une nouvelle de trois pages-

    Mais quand même, puisqu'une seule phrase ou un seul paragraphe d'un roman peur suffire à considérer qu'on n'a pas perdu de temps à le lire (on en parlait quelque part), voici celui-ci (page 169/170) :

    Aussi curieux que cela puisse paraître, je plaisais à Marie, je lui avais toujours plu. D'ailleurs, je m'étais aperçu que je plaisais, peut-être pas aux femmes en général, mais à chaque femme en particulier, chacune croyant être la seule, par sa perspicacité singulière, son regard pénétrant et son intuition féminine, à repérer en moi des qualités secrètes qu'elles s'imaginaient être les seules à pouvoir détecter. Chacune d'elles était en fait persuadée que ces qualités invisibles, qu'elles avaient décelées en moi, échappaient à tout autre qu'elle-même, alors qu'elles étaient en réalité très nombreuses à être ainsi les seules à apprécier mes qualités secrètes et à tomber sous le charme. Mais il est vrai que ces qualités secrètes ne sautaient pas aux yeux, et que, à force de nuances et de subtilités, mon charme pouvait passer pour terne et mon humour pour éteint, tant l'excès de finesse finit par confiner à la fadeur.

    roman, paru en 09/2009
    éditions de minuit, 205 pages
    lecture du 14/10 au 16/10/09
    note : 2.5/5
    à venir : classes tous risques, José Giovanni

     

    jean_philippe_toussaint.jpg
  • Voici le lauréat du prix Goncourt 2009

    Sans l'avoir lu (il ne m'intéresse pas plus que ça) et quinze jours avant son annonce officielle, je vous annonce que le prix goncourt 2009 sera attribué à :

     

    Trois_femmes_puissantes_Marie_NDiaye_kapak_20090827.jpg

    Et pour prouver que je ne raconte pas de bêtises, je jure de lire un roman de Guillaume Musso s'il s'avère que c'est un autre qui l'emporte (c'est dire si j'ai confiance -)))

     

  • CR121 : l'annonce - Marie-Hélène Lafon

    Marie-Helene-LAFON-L-Annonce_medium.jpgle mot de l'éditeur : Paul a quarante-six ans. Paysan, à Fridières, Cantal. Cinquante trois hectares, en pays perdu, au bout de rien. Il n’a pas tout à fait choisi d’être là, mais sa vie s’est faite comme ça. Paul n’a qu’une rage : il ne veut pas finir seul, sans femme.
    Annette a trente-sept ans. Elle est la mère d’Eric, bientôt onze ans. Elle n’a jamais eu de vrai métier. Elle vient du Nord, de Bailleul. Annette a aimé le père d’Eric, mais ça n’a servi à rien, ni à le sauver du vertige de l’alcool, ni à faire la vie meilleure. Alors elle décide d’échapper, de recommencer ailleurs, loin.
    D’où l’annonce. Paul l’a passée. Annette y a répondu.
    Sauf qu’il y a les autres. Le fils silencieux, et la mère d’Annette. Et les autres de Paul, ceux qui vivent avec lui à Fridières. Les oncles, propriétaires des terres. Et la sœur, Nicole, dix-huit mois de moins que Paul, qui n’a pas de mari pas d’enfant. L’Annonce, nouveau roman de Marie-Hélène Lafon, raconte cette histoire d’amour.


    mon avis :Alors voilà, première lecture estampillée "rentrée littéraire 2009" et premier coup de coeur. Trop de chance !
    MH Lafon nous embarque dans une petite ferme du Cantal où vivent Eric, le "chef d'exploitation", sa soeur Nicole et les deux vieux oncles, tous autant célibataires les uns que les autres..jusqu'à ce que grâce à une annonce publiée dans un journal, Eric fasse venir du Nord, une intrus qui va bouleverser la vie de la ferme.
    La force de ce roman, c'est qu'en même temps d'avoir une haute valeur documentaire (France rurale et le célibat des agriculteurs), il est aussi un concentré de poésie et la plume de l'auteur parvient merveilleusement à restituer certaines atmosphères propres à ces contrées reculées, les soleils couchants, les reflets sur les bâtiments, les jours de neige, le brouillard sur les vastes plaines etc.
    Une mention particulière aux deux oncles (à qui l'auteur n'a pas jugé utile de donner de noms) octogénaires, célibataires, muets et interchangeables. Pathétiques en même temps que symboles d'un monde qui n'existe plus.

    bémol : je ne suis pas trop d'accord avec le mot de l'éditeur : il n'y pas d'histoire d'amour dans l'annonce. En tout cas, en admettant qu'il y en ait une, elle n'est pas essentielle dans le roman.

    roman, paru en 09/2009
    éditions Buchet-Chastel, 142 pages
    lecture du 07/10 au 10/10/09
    note : 4/5
    à venir : classes tous risques, José Giovanni

    Lafon.bmp
  • prix nobel de littérature 2009

    Mueller_Herta1hf_2004.jpgChaque annonce du nouveau prix nobel de littérature est pour moi l'occasion d'apprendre l'existence d'un nouvel écrivain (en dehors des écrivains français évidemment), ce qui m'amène à penser que si je suis passionné par la littérature, je passe quand même à côté de ce qui fait l'essentiel de la littérature mondiale contemporaine (en tout cas selon le jury du prix nobel, composé de combien de personnes et de qui, je n'en sais rien). Ainsi, parmi les lauréats du XXIème, je ne connais que J.MG Le Clézio.
    Alors, pour combler cette lacune, je suis en train de me demander si je ne vais pas procéder comme avec le Goncourt : à savoir, lire systématiquement un roman du prix nobel. Ça ne m'enchante pas vraiment car je préférerais découvrir les auteurs avant et me satisfaire ensuite qu'ils obtiennent le prix.

    Sinon, j'avais envie de dire que je trouvais Herta Müller très belle mais je vais pas le dire, ça ne serait pas digne de ce blog (tenu par un ouvrier smicard, faut-il le rappeler). Car plus que son physique, un écrivain se juge sur sa plume.