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  • pas de note sur Bashung

    J'en ai suffisamment lu et entendu à droite et à gauche. Je vois pas ce que  je peux dire qui puisse sortir du lot ou qui vaille simplement la peine d'être lu. Alors, il vaut mieux se taire. A contrario, un type qui n'aime pas Bashung et qui le dit clairement, arguments à l'appui, il a raison de faire une note. Et il l'a fait. Et je vous y convie. Par ici. (ô et je viens de découvrir que l'auteur de ce blog était l'auteur du tombeau de la variété française -)))

    Bon, quant à moi, puisque je suis parti, autant continué. Je n'ai vraiment fait attention à Bashung qu'avec bleu pétrole. J'aimais déjà beaucoup ce qu'il avait fait avant (l'apiculteur, je passe pour une caravane) mais sans vraiment m'y être arrêté (mais je me souviens quand même d'une fin de soirée passée avec une personne, on écoutait la compil climax en buvant du calvados et en fumant des cigarillos, et tout ça était très grisant au propre comme au figuré). Mais bleu pétrole m'a franchement fait l'effet d'une bombe artistique..que le grand public va désormais découvrir. Mis à part deux titre inutiles et mal boutiqués (Suzanne et il voyage en solitaire), il n'y a aucun déchet dans cet album...

    ...qui est sombre, certes et donc contraire à ma vision du monde (puisque je suis posimiste - c'est à dire positif et optimiste, n'est ce pas) mais je peux aimer les contraires quand ils sont de qualité. Et cet album est de qualité...Et dans ma tête, j'entend ab chanter hier à Sousse, hier à Sousse, demain Paris...

    Une jolie photo, chopée ici. bisous à tous

    Daho-Bashung.jpg

     

     

     

  • CR80 - la steppe. salle 6. L'Evêque - Anton Tchékhov

    9782070425761.jpgmot de l'éditeur : Les trois nouvelles qui composent ce recueil jalonnent trois étapes décisives de la vie et de l'œuvre d'Anton Tchékhov. La Steppe marque son entrée dans la littérature, Salle 6 sa rupture avec la doctrine tolstoïenne de la non-résistance au mal, L'Évêque l'imminence de la mort. Dans la première nouvelle, l'immensité de la steppe russe est vue à travers le regard d'un enfant qui entreprend un long voyage, sur des chars à bœufs, vers le lointain lycée qui l'attend, vers une vie inconnue. La deuxième a pour triste héros le docteur Raguine qui, après avoir accepté dans l'indifférence la souffrance de ses malades, les mauvais traitements qui leur sont infligés, meurt en disant : « Tout m'est égal. » Quant à l'évêque, dont Tchékhov nous conte les derniers jours, comment ne pas songer à l'auteur lui-même, à bout de forces, encombré de sa gloire, assailli par les importuns, qui voit venir la mort et qui bientôt sera remplacé, oublié...

    mot du blogger : 3 nouvelles que j'ai pris beaucoup de plaisir à lire avec une préférence pour la première, la steppe, où il est question du voyage d'un petit garçon à travers la steppe. Un horizon qui n'en finit pas, le néant à perte de vue et quand même des hommes qui essaient de survivre dans ces espaces dépourvus de reliefs et de quoi que ce soit qui puisse faire rêver.
    extrait : "Mais au bout d'un moment, la rosée s'évapora, l'air redevient immobile et la steppe déçue reprit son aspect accablé de juillet. Les herbes baissèrent la tête, la vie s'évanouit. Les collines calcinées par la soleil,brun-vert , mauves au loi, avec leurs teintes mortes comme l'ombre, la plaine et ses lointains vaporeux et le ciel renversé sur elles, terriblement profond et transparent sur une steppe sans forêts et sans montagnes, tout maintenant semblait interminable, engourdi d'ennui."
    La nouvelle suivant, Salle 6 est l'histoire d'un médecin dans une bourgade russe, qui s'ennuie et qui se lit d'amitié avec un fou interné dans un asile pourri dont il a la charge. Il se lit tellement avec le  fou qu'il finit fou lui-même au point de finir lui aussi à l'asile. J'ai adoré les discussions très métaphysiques entre le médecin et le fou.
    J'ai souvent pensé que l'avenir du monde se jouait dans les asiles.
    Et l'Eveque, enfin, nouvelle très courte, sur les derniers jours de la vie d'un Eveque. (comme le dit l'éditeur n'est-ce pas, ce à quoi je n'ai rien à ajouter -))

    lecture du 06.03 au 12.03
    note : 4/5
    à venir : des souris et des hommes, John Steinbeck

  • dialogues dans les romans.


    Je suis en train de lire des souris et des hommes de John Steinbeck. Ce roman très célèbre comporte beaucoup de dialogues et c'est l'occasion pour moi de faire part d'un petit agacement que j'ai avec les dialogues. J'ai remarqué que très souvent, lorsque le dialogue dure depuis quelques lignes, je ne sais plus qui dit quoi et ce parce que l'écrivain préfère finir les phrases  par dit-il ou bien ne rien mettre du tout. Alors, je suis obligé de remonter et de compter avec mes doigts pour savoir lequel des personnages avait commencé le dialogue et redescendre et me retaper le dialogue en faisant attention à ne pas à nouveau perdre les pédales.
    Ah et tiens, tant que j'y suis, j'ai un autre agacement avec les dialogues. Souvent, en plein dans un dialogue et sans aller à la ligne, le narrateur fait une remarque sans signaler que cette remarque est bien du narrateur et non une partie du dialogue. Pour un lecteur un peu distrait (et je le suis souvent), la confusion est possible. Et l'idéal évidemment serait d'aller à la ligne pour insérer la remarque narrative ou alors tout simplement de fermer les guillemets avant la remarque et des les réouvrir après.

    Autant de raisons qui font que moins y'a de dialogues, mieux je me porte.

  • le top 10 de cent écrivains

    Télérama a eu la bonne idée de demander à 100 écrivains français de lister leurs dix livres préférés. Quoi qu'on dise de ce type d'exercice, ça donne quand même une idée des influences et il faut dire ce qui est, il n'y a rien de plus excitant que de se plonger dans ce type de listes.
    Les réponses sont assez variées et Marcel Proust avec à la recherche du temps perdu arrive largement en tête en étant cité 33 fois. Normal. Derrière on trouve Ulysse de James Joyce (cité 13 fois) (roman dont je n'ai jamais réussi à dépasser la page 10), Illiade et Odyssée d'Homère (9).
    Bon, jusque là, tout est normal.
    C'est après que ça se gâte...puisqu'arrive en 4ème position la princesse de Clèves de Mme de la Fayette. Ahurissant..et évidemment, on devine clairement que si le même questionnaire avait réalisé avant février 2006 ce roman ne serait pas apparu une fois. Mais on sait ce qui s'est passé entre temps. Nicolas Sarkozy a déclaré en 2006 que la présence de la princesse de Clèves dans la programme de recrutement de la fonction publique ne pouvait être l'initiative que d'un sadique ou d'un imbécile. Ça a fait tout un pataquès évidemment. Sarkozy illettré etc etc (alors que peut-être il aime ce roman, mais je m'en fous en fait).
    Tout ça, on s'en fout. De la déclaration de NS (purement anecdotique et à seule fin d'amuser la galerie) à la polémique qui a suivi (dans le microcosme littéraire, on aime bien se choisir des ennemis communs, des sortes de tête de turc qui symboliseraient tout ce que la France compte d'illettrés et de je-ne-sais-quoi).
    Par contre, ce qui m'apitoie, c'est de constater que pas mal de romanciers (dont Eric Reinhardt, ce qui me déçoit beaucoup) ont décidé de mettre la princesse de Clèves dans leur top10, sans doute par simple esprit militant ou par provocation. Je dis "sans doute" parce que je ne peux pas en être sûr. Mais en ma qualité de lecteur lambda, passionné de littérature, je ne crois pas que le roman de Mme de la Fayette fasse parti des 10 meilleurs livres du monde. Bon, je ne l'ai pas lu (je n'aime pas les romans avec des princesses écrits par des Mme de), c'est sans doute un bon roman mais si je ne l'ai pas lu, y'a une raison.
    Donc, en plus de détenir le pouvoir exécutif, NS détient celui d'influencer les goûts littéraires des écrivains. Chapeau. Donc voilà, si demain, Sarkozy dit qu'il n'a pas aimé Martine petite maman, alors il y a forte chance que Martine petite maman devienne un des grands romans de la littérature mondiale. Faut arrêter. J'imagine l'écrivain en train de se dire "et je vais mettre la princesse de clèves, ça va faire son petit effet car je vais être le seul et ça va montrer à des milliers de gens combien j'aime pas NS, ça va montrer que je suis un esprit libre et rebelle..."
    Ce soir, j'avais envie de m'énerver...pour une fois tiens.
    Et aussi de donner mon top 10 (qui change de temps en temps, avec quand même un noyau dur de 6 romans immuables) :


    - oeuvre-vie, Arthur Rimbaud
    - voyage au bout de la nuit, Louis-ferdinand Céline
    - le château, Franz Kafka
    - à la recherche du temps perdu, Marcel Proust
    - l'insoutenable légèreté de l'être, Milan Kundera
    - tante Julia et le petit scribouillard, Mario Vargas Llosa
    - Cendrillon, Eric Reinhardt
    - l'oeuvre, Emile Zola
    - l'enchanteur, Barjavel
    - le rivage des Syrtes, Julien Gracq

  • prix france culture-télérama 2009

    La sélection :

    • Les éclaireurs, d’Antoine Bello (éd. Gallimard)
    • Nous aurons toujours Paris, d’Eric Faye, (éd. Stock)
    • Un dieu, un animal, de Jérôme Ferrari (éd. Actes Sud)
    • Toute une affaire, de Sybille Grimbert (éd. Léo Scheer)
    • En enfance, de Mathieu Lindon (éd. P.O.L.)
    • L'usure des jours, de Lorette Nobécourt (éd. Grasset)
    • Un peuple en petit, d’Olivier Rohé (éd. Gallimard)
    • Un chien mort après lui, de Jean Rolin (éd. P.O.L.)
    • Journal intime d'un marchand de canons, de Philippe Vasset (éd. Fayard) *
    • Paris-Brest, de Tanguy Viel (éd. de Minuit)

    * mon choix.

    Et le lauréat est : les éclaireurs, Antoine Bello.

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