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  • CR51 : Tours et détours de la vilaine fille - Mario Vargas Llosa

    3a5ea7b51902e8f6007b35fc71168903.jpgVoici le compte-rendu du meilleur roman que j'ai lu cette année. En 2007, ce fut Cendrillon de Eric Reinhardt. En 2008, cela risque fort d'être ce tours et détours de la vilaine fille de Mario Vargas Llosa. Car ce livre, ce n'est que du bonheur du début à la fin, l'essence même de la littérature.
    Tout le long du roman, le narrateur Ricardo, un traducteur péruvien vivant à Paris est amoureux d'une vilaine fille qui ne cessera de changer de nom au fur et à mesure de ses vies successives. Du coup, pour se simplifier la tâche, très vite il l'appelle la vilaine fille. Et ça lui va très bien. Car la vilaine fille se fiche de tout et de tout le monde. Complètement désinvolte, avide d'émotions fortes et attirée par le fric facile, elle ne satisfait pas de la vie un peu trop ronflante de Ricardo , qui se sent juste bien dans sa petite vie d'interprète et de traducteur. Alors, elle ne cesse de le quitter sans crier gare pour quelque amant fortuné rencontré ici ou là en France, dans les milieux aristocratiques anglais ou dans la mafia japonaise. La vilaine fille, si belle, si gracieuse et si féminine ne se fixe aucune règle. Elle va de par le monde (en commençant par être l'épouse d'un révolutionnaire castriste) pour finalement retomber, souvent un peu par hasard dans les bras de son Ricardo chéri , qui est vraiment le seul à l'aimer pour ce qu'elle est. C'est d'ailleurs là le seul petit défaut du roman : sur cette Terre peuplé de 6 milliards d'êtres humains, il semble inconcevable pour deux individus de se retrouver aussi facilement et et à chaque fois par hasard (sauf lors des retrouvailles à Madrid ). Cette histoire d'amour complètement déjantée qui durera 40ans se termine plutôt bien, on va dire puisque la vilaine fille, à bout de souffle, à bout de force, épuisée, malade, amaigrie, vient passer ces derniers jours sur Terre dans les bras de Ricardo . A ce moment, je n'ai pas pleuré mais j'ai eu comme un commencement de boule dans la gorge. Mais j'ai fermé le livre le sourire aux lèvres.
    Tours et détours de la vilaine fille se boit comme du petit lait. C'est frais, enjoué, comme l'est toujours la plume de Mario Vargas Llosa, qui fait partie de mes écrivains vivants préférés.
    Merci à lui. Vive la littérature..et les femmes comme la vilaine fille -))
    lecture du 29.08.08 au 06.09.08
    note : 4.5/5
    lecture à venir : ligne de faille de Nancy Huston

  • le jingle de france culture

    Certains puristes ne l'aiment pas. Moi je l'aime beaucoup. Je le trouve très moderne en même temps que très esprit-france-culture.

    podcast

    A propos, la grille de rentrée de la radio est évidemment connue (attention, design de la grille très moche). Elle contient 14 émissions littéraires. Qui a dit que France Culture était terrassée par le libéralisme ? Comme tout ne peut être rose, je regrette que les pieds sur Terre soit toujours là...Que ce soit sur le fond et sur la forme, je ne peux pas encadrer cette émission. 

  • le jardinier sympa - la folie des bambous

    Il y quelques mois je vous parlais de ma passion pour le pin maritime et de la création d'une pinède dans la partie nord-est de ma propriété (47°50'10.49'' N - 4°19'13.22" O). J'y ai planté 4 pins (dont un sylvestre) dont deux sont décédés (snif).  Mon erreur fut évidemment d'avoir opéré au printemps en déracinant des arbres de la forêt. Ils n'ont pas dû supporter le choc. Du coup, pour remplacer les deux défunts, j'ai commandé deux pins que je planterai en novembre (à la ste catherine bien sûr...). Dans 15 ans, ça me fera un bel endroit tapissé d'épines de pins avec une odeur de résine embaumant l'atmosphère. 

    Malgré tout, ma surface de tonte reste trop grande. Il faut continuer à meubler..

    7d8f713da85370e1285b47559ffc2e27.jpgEt la révélation a eu lieu en juillet : c'est du bambou qu'il me faut. Tout de suite, je pense au bambou qui me vit grandir et qui se situe près du puit de la maison familiale (photo à gauche). J'ai réussi à en extraire 3 racines. Mon père me dit qu'il l'a toujours vu là. Du coup, je n'en connais pas la variété. Mais il existe sur le net quelques communautés de bambousophiles qui sauront bien me renseigner. Pour le reste, j'ai acheté deux potées, l'une au marché d'Hennebont (du Hibanobambusa tranquillans ), l'autre chez un pépiniériste de Grand-Champ ( du phyllostachys Aurea). Tout ça est en terre, est bichonné, surveillé, arrosé. J'adore le bambou ! (rien que le nom déjà) Je trouve qui cette plante a une vraie personnalité et donne à nos jardins un petit côté exotique et fantaisiste. Quiconque plante des bambous est un petit filou dit le proverbe. Et bien soit, je veux bien être un filou..
    Après quoi, l'idée serait de faire venir de je-ne-sais-où un gros caillou de type granitique autour duquel je laisserais pousser des ajoncs, et ce pour donner une petite touche armoricaine à l'ensemble. Mais je ne sais où trouver ce caillou, ni à quel prix. Sans doute en contactant une carrière. Mais je me suis laissé dire que ce type de caillou se plantait au printemps. On attendra donc.

     

    petit bambou deviendra grand...

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