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    Quand on veut faire son original, comme moi, on prend des photos de n'importe quoi, n'importe quand, on la met au format bandeau...on rajoute le titre du blog et on l'installe. Et après, on est fier, notre blog est paré d'une espèce de bandeau ne réprésentant rien, si ce n'est pas suffisance de son auteur.

    Ici, il s'agit d'une photo prise le 30 février dernier dans une zone industrielle quasiment désaffectée dans laquelle je passe de temps en temps en faisant mon footing à vélo.

    Tiens, je vais m'amuser à changer mon bandeau tous les mois, histoire de faire découvrir à mes trois lecteurs, la magnifique région dans laquelle je vis. Pour la prochaine fois, je compte exploiter celle-ci :

    IMGP2997.JPG
    En l'étirant, ça peut donner ça (et le titre fait du camouflage) :

    bandeau210310m.jpg

  • CR153 : Le Grand Loin - Pascal Garnier

    9782843044984.jpgUn père se rend dans un hôpital psychiatrique afin de voir sa fille. Et il se propose de l'envoyer faire un tour..mais ils décident de ne pas rentrer. Commence alors une cavalcade, une fuite en avant , au cours de laquelle le couple infernal laisse derrière lui cadavres et incompréhensions. Ce roman est un petit joyau de poésie et d'humour noir. C'est tendre et violent à la fois. Et pour ne rien gâcher, c'est vraiment très bien écrit.

    Et le hasard a fait que l'écrivain est décédé deux jours après que j'achetasse le livre (ça c'est l'effet princesse de Clèves). Il est certain que d'autres livres de Pascal Garnier ne tarderont pas à compléter ma bibliothèque. Pascal Garnier gagne à être plus connu. Espérons donc que la postérité travaille pour lui. Au revoir l'artiste.

    D'autres avis sur cuneipage, a bride abattue et télérama,

    roman, paru en 2010
    éditions Zulma, 158 pages
    lecture du 18.03 au 19.03.2010
    note : 4.5/5



    auteur_2048.jpg

  • CR152 : les fiançailles de M.Hire - Georges Simenon

    180320102750.jpgJe découvre petit à petit l'oeuvre de Georges Simenon grâce à quelques malheureux livres de poche dénichés dans le grenier familial. Ces vieux bouquins aux pages jaunies ont la particularité d'être vierge de toute quatrième de couverture si bien que je commence les lectures sans rien connaître de l'intrigue.
    Dans celui-ci, l'intrigue est minimale, le personnage principal, Mr Hire, banal et le talent de Simenon est d'arriver à créer une atmosphère avec si peu de matière et surtout à capter l'attention du lecteur. Il arrive même à mettre des points d'exclamation alors qu'il n'y a rien d'extraordinaire...chapeau.."tout à l'heure, Raymond est entré dans une boulangerie. Il a acheté une baguette !!!". C'est un fait que Simenon sublime le quotidien des petites gens par un style inimitable, sobre et efficace.
    Mais les romans de Simenon sont aussi des photographies de ce Paris de l'entre deux guerres : le laitier qui dépose son lait aux portes des appartements, les concierges des immeubles, des gendarmes pour faire le circulation,  les crèmeries et les chapelleries, le peuple des ouvriers et les faits divers qui font les gros titres des journaux.
    Alors, Simenon avec ou sans Maigret ? perso, je penche pour sans (même si j'adore Crémer en Maigret), tant je trouve que dans les Maigret, la personnalité du commissaire étouffe un peu trop l'intrigue.
    Concernant ce roman en particulier, il n'y est pas question de fiançailles..c'est l'histoire d'un homme seul qui se retrouve accusé d'un meurtre qu'il n'a pas commis. Simenon nous fait suivre son quotidien d'homme surveillé et traqué par la police. Alors, pourquoi les fiançailles de Mr Hire ? ah ah...

    roman, paru en 1933
    le livre de poche, 160 pages
    lecture du 15.03 au 18.03.2010

    note : 3.75/5

  • le printemps des bambous

    Après un hiver relativement rigoureux où j'ai perdu quelques plants (des bambous nains plantés à l'automne et qui n'ont pas survécus aux grosses gelées), je démarre la nouvelle saison avec la même motivation. Je viens d'acquérir mon premier fargesia. Commandé sur ebay à un acheteur allemand, il est arrivé par la poste le samedi 6 mars. La bête était en excellent état. Je tiens donc à recommander ce vendeur qui propose de nombreuses espèces à des prix abordables (mais il faut rajouter des frais de port).

    La photo de gauche représente le fargesia robusta campbell juste après le déballage

    Le seconde, après la plantation (quelques jours plus tard)

    Et la photo de droite, ce à quoi il devrait ressembler dans quelques années (dans mes rêves).

    060320102735.jpg

    130320102739.jpgFargesia_robusta_campbell_Homepage.jpg


    Quelques jours plus tard, un collègue m'informe que le Leclerc de Vannes vend quelques spécimens. Je vais faire un tour et hop, pour 15€, je ramène à la maison un phyllostachis nigra henonis (je n'ai pas encore pris de photos). Je l'ai planté à quelques mètres du fargesia..mais peu convaincu par cette affaire-là.
    Sinon, j'ai fait mon premier apport d'azote sur l'ensemble de mes bambous..et puis je tiens à signaler que sur les dernieres plantations, j'ai utilisé pas mal de compost (car je dispose après l'hiver d'un excellent compost que tout le village m'envie).

    Alors, autrement, rien à voir avec les bambous mais je suis dans une galère en ce moment. Début 2008, j'avais commencé à planter une haie pour me séparer de mon (futur) voisin de droite (pas politiquement hein, quoi que je n'en sais rien). Cette haie était composée de prunus et photinias. Je m'étais arrêté à huit plants. Mais je me suis très vite rendu compte que je les avais plantés trop près de la limite. Ce n'est qu'aujourd'hui, soit deux ans après que je me  décide à les décaler (d'un mètre)..mais je vous dis pas la galère. Je ne m'attendais pas à ce qu'ils soient déjà si enracinés. Du coup, je suis obligé de couper certaines racines pour pouvoir les déloger. J'utilise une pioche et une fourche et ne ménage pas ma peine. Même s'ils risquent de stresser un peu, j'ai bon espoir qu'ils repartent. Une fois ces huits plants déplacés, je continuerai la haie sur toute la longueur (40m) avec des plantés déja achetés.
  • CR151 : la princesse de Clèves - Madame de La Fayette

    9782253006725FS.jpegle mot de l'éditeur : "La Princesse de Clèves" montre l'effet ravageur de la passion dans une âme qui se veut maîtresse d'elle-même.
    De la première rencontre avec le duc de Nemours jusqu'à la fuite finale dans le " repos ", en passant par un aveu qui cause la mort de son mari, Mme de Clèves assiste lucidement à une déroute contre laquelle ses raisonnements restent impuissants.
    Mme de Lafayette combat ainsi une grande partie de la littérature amoureuse avec cette arme qui s'appelle l' " analyse ". Mme de Lafayette ne l'a pas inventée. Mais jusque-là, elle ne servait qu'à expliquer le comportement des personnages.
    Ici, pour la première fois, l'analyse devient un moyen de progression et la substance même du récit. Cette audace explique la fortune exceptionnelle du roman, et sa nombreuse postérité.


    mon avis : J'espère que mes sept fidèles lecteurs excuseront cette petite parenthèse. Le fait est qu'il ne coule pas de sang bleu dans mes veines et que je n'ai que faire des histoires de princesses.  Mais comme depuis trois ans, le livre dont il est question est LE live à la mode, j'avais pensé que ce n'était pas uniquement dû au fait que le Grand Méchant qui squatte l'Elysée avait plus ou moins fait savoir qu'il n'était pas très fan de cette oeuvre.
    J'ai donc voulu vérifier par moi-même  et zut, je suis obligé d'admettre que je me suis cruellement ennuyé. Le roman n'est pas mieux que l'idée que je m'en faisais, il est même pire, à savoir que la personne de la Princesse de Clèves m'a profondément déçu puisque non seulement elle ne trompe pas son mari (le Prince de Clèves) de son vivant mais même après son décès, elle trouve encore des raisons de ne pas se donner au duc de Nemours (puisque évidemment, ce n'est pas d'un paysan dont elle est amoureuse). Autant dire qu'il ne se passe rien sous ces pâles feux de l'amour versus XVIème siècle. Le lecteur doit donc se satisfaire de sempiternels états d'âme conjugués comme il se doit au subjonctif de l'imparfait...Le tout est d'une préciosité et d'une pédanterie ridicules. Ah, bien sûr, on peut toujours dire que oui, il faut se replacer dans le contexte de l'époque, que le roman a une valeur historique. Soit, mais quand même, qu'est ce que je me suis fait chier..parce qu'en plus de cette platonique histoire d'amour avortée, il faut aussi se farcir d'incompréhensibles intrigues de cours et des histoires d'alliances avec les couronnes d'Espagne ou de Navarre. Une vraie souffrance.

    roman, paru en 1678
    le livre de poche, 269 pages
    lecture du 10.03 au 14.03.2010
    note : 1/5