présentation de l'éditeur : Un homme roule sur une route de campagne. Il rentre chez lui. Il est presque rendu. C'eût été trop simple : une voiture arrive en face, c'est celle de son ami Lucien, mais quand il la croise, Lucien n'est pas à l'intérieur, c'est une femme qui conduit, une inconnue au visage flou, dominé par le rouge. Qui est-elle ? Et Lucien, où est-il ? Et ce rouge, qu'est-ce que c'est ? Du rouge à lèvres ? De la confiture ? Du sang ? On dirait des peintures de guerre.
mon avis : Une bonne histoire (pour dire les choses franchement, c'est l'histoire d'un viol qui "tourne mal" : la femme se défend et coupe les couilles de Lucien, le violeur et ami du narrateur et donc la personne que le narrateur croise en voiture est cette femme qui quitte les lieux du viol avec la voiture de Lucien), un style original (sans être trop précieux), une atmosphère...font un excellent roman d'un auteur des éditions de minuit que je ne connaissais pas. Je me suis laissé embarqué par ce récit, par ce ton hésitant (mais assumé comme tel). Un vrai bijou de littérature empreint de poésie et d'humour. Du travail d'orfèvre.
roman, paru en 2000
collection "double, éditions de minuit, 191 pages
lecture le 11.02.2010
note : 4/5
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Avatar, cette grosse daube
Que devais-je attendre du film le plus cher et le plus rentable de l'histoire du cinéma ? Pas grand chose sans doute. Je dirais bien que c'est spectaculaire et que les effets spéciaux défient l'entendement mais je crois que de ce côté-là, on a déjà été servi et que plus rien ne peut surprendre.Pour le reste, Avatar utilise tous les clichés et les ficelles du genre à tel point que ça en est désespérant et surtout prévisible. Je dirais même plus que rarement un film n'a été aussi manichéen. A ceci, il faut rajouter le propos stupidement écologique (à faire rougir de honte tous les écolos de la planète). Ce qui nous donne un bon film de merde avec d'un côté les méchants humains, surarmés, violents et sans aucune moralité et de l'autre, des créatures pacifistes et vivants en union avec la nature sur une planète lointaine et luxuriante appelée Pandora. Les méchants humains (veulent investir la planète des gentilles créatures pour pouvoir y exploiter les ressources. Le combat semble déséquilibré mais c'est sans compter sur l'héroisme de quelques humains qui ne peuvent accepter une telle brutalité des leurs. La diplomatie dure quelques minutes mais échoue, alors on sort l'artillerie lourde et évidemment ça finit dans un corps à corps entre le colonel de la Marine, (puisque les humains en question sont tous américains va sans dire) le plus méchant des méchants et le traître, Jake Sully, un beau gosse au grand coeur. A un moment, le colonel semble avoir le dessus, il ne lui reste qu'à enfoncer son couteau dans le coeur de Jake, et comme à chaque fois dans les films américains, il attend un peu, histoire de savourer sa victoire..et attend tellement que Jake est sauvé in extrémis par son amie Zoe qui vient de se sortir elle même d'un mauvais pas. A la fin les humains quittent Pandora, la queue entre les jambes.
Avec tout ça, je n'ai même pas dit ce qu'était un avatar..mais à quoi bon.séance de 22h20, le 16.02.2010, Lanester.
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le courrier des lecteurs
Dans le courrier des lecteur du télérama n°3133, un lecteur écrit:
"j'ai dû mal lire ? La France débloque 100 millions d'euros pour les victimes du tremblement de terre en Haiti et 1 milliard d'euros de bonus pour les traders parisiens !" (M.Hénocq, Angers)
Ba oui, il a mal lu. Quand on lit mal et qu'on a un doute, on relit, déjà. Ça éviterait d'encombrer inutilement les boites mail de télérama. Le pire, c'est que télérama publie quand même. Plus c'est grotesque, plus ils publient.
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CR146 : les ombres errantes - Pascal Quignard
présentation de l'éditeur : " Il y a dans lire une attente qui ne cherche pas à aboutir. Lire c'est errer. La lecture est l'errance. "
mon avis :...en 3 extraits :
"L'aurore est au jour ce que le printemps est à l'année c'est à dire ce que le bébé est au mort." (p78)
ah, merci Mr Quignard pour cette pensée profonde.
"On ne peut être à la fois un gardien de prison et un homme évadé". (p143)
Ça se discute...mais pas envie de m'appesantir.
"Nous venons de l'eau comme nous venons de la mer. D'abord nous descendons des bactéries. Puis nous descendons des singes." (p167)
Encore merci, Mr Quignard, avant de vous lire, je pensais qu'on descendait d'Adam et Eve.
Je n'irais pas jusqu'à dire que tout est à l'avenant mais avec ces trois extraits, on est tout à fait dans l'esprit des ombres errantes : beaucoup de bavardages inutiles, des pensées qui se veulent profondes..mais qui accouchent d'une souris..et c'est truffé de références plus ou moins mythologiques et greco-romaines, histoire d'emballer tout ça comme il faut. En conclusion, je ne sais pas ce qu'a voulu transmettre Quignard avec cet essai. Qu'est-ce qu'il a voulu nous dire ? Que l'art c'est beau, que lire c'est chouette, que la vie, c'est souvent dur et puis au final, ça finit par la mort. Voilà en fait le message de l'auteur.
Je pense que Pascal Quignard est un auteur surestimé ( à ranger dans la même catégorie que Pierre Michon).
Ou alors, c'est moi. Je dois être un lecteur au QI limité.
C'est au choix.
roman, paru en 2002 (prix Goncourt)
Grasset, 188 pages
lecture du 13/02 au 15/02/2010
note : 1.5/5Lien permanent Catégories : lecture, littérature, littérature française, livres, roman 5 commentaires