Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • recensement des cabines # 26 (Bécherel 35)

    En rentrant de notre périple dans la cité corsaire et ses alentours, l'idée m'est venue, l'occasion faisant le lardon de nous arrêter au village de Bécherel qui se situe sur le parcours du retour. Ce village de 750 habitants possède la particularité de posséder plus de librairies (13 au total) que de crèmeries. L'idée de faire de ce petit village pittoresque une cité du livre date des années 80  et je  m'étonne qui m'a fallu attendre tant d'années pour m'y rendre. 

    Bon, le village dispose d'une cabine téléphonique, ce qui lui vaut d'intégrer le recensement mais je vous rassure, j'en aurais parlé de toute façon. Je ne vais pas me borner à n'écrire que sur les endroits pourvus d'édicules téléphoniques. Il ne faut pas être stupide. Commençons d'abord par la petite carte qui va bien. Nous sommes partis de Dinard et au lieu de prendre la voie express direction Rennes, nous avons très vite quitté l'axe principal pour se rendre à Bécherel. Malins que nous sommes, on a réussi à choper la RN 24 ensuite après avoir traversé d'autres bourgs aux environs de  Brocéliande. 

    bécherelcarte.jpg

    Passons vite sur la cabine qui (mais je n'en suis pas certain) ne fonctionne pas (mais au cas où, son numéro est le 02 97 66 71 35). Elle a le mérite d'exister et de permettre à Bécherel, en plus d'être la première cité du livre de France, d'intégrer le fameux recensement des cabines de l'espèce de blog (qui n'est pas encore un label mais bon).

    11 10 2015 BECHEREL (1).JPG

    Nous avons ensuite erré dans le bourg, j'étais heureux comme un renard dans un poulailler mais le temps était compté. Il faudrait une journée entière pour profiter des richesses de ce village, fouiner, discuter avec les libraires, tous des passionnés et dont les boutiques sentent bon le vieux livre, où tout est souvent sens dessus dessous, sans classement mais où évidemment ils savent où est rangée quelle rareté demandée. Pour joindre l'outil à l'agréable et en prévision de notre voyage en Irlande, je me mets en quête de livres irlandais (traduits va sans dire). J'aurais pu évidemment les trouver facilement en ebooks mais on a encore le droit d'acheter des livres papier zut quoi. J'ai donc acheté quatre ouvrages à la librairie l'autre sommeil

    11 10 2015 BECHEREL (48).JPG

    DSC08750.JPG

    Ce sont deux autres libraires (dont la librairie du Donjon et un autre dont je ne me souviens plus du nom) qui m'ont indiqué cette adresse, étant eux-même dépourvus de livres d'auteurs irlandais (ou alors pour le Donjon ils ne vendaient que des ouvrages  de collection traitant de l'Irlande mais valant plus de 250€). On note donc une belle fraternité entre ces amoureux de la finance internationale. D'ailleurs depuis 1986, année où Bécherel s'est transformé en vaste librairie, on ne déplore aucun meurtre, à part dans les polars qui ont bien sûr leurs places dans ces échoppes.

    librairie du Donjon

    11 10 2015 BECHEREL (35).JPG

    librairie Outrepart

    11 10 2015 BECHEREL (14).JPG

    Neiges d'Antan

    11 10 2015 BECHEREL (46).JPG

    etc etc...Mais Bécherel est aussi un joli village, tout de pierre bâti. Dommage qu'on ne puisse trouver un endroit pour manger, boire ou faire ses courses. Les livres s'ils suffisent à alimenter notre besoin de s'évader et de savoir ne remplissent pas l'estomac (à moins peut-être de les broyer et de les mélanger avec les mauvaises herbes poussant ici ou là mais la technique doit avoir ses limites). Par contre, l'eau de pluie permet de ne pas mourir de soif. 

    11 10 2015 BECHEREL (52).JPG

    11 10 2015 BECHEREL (38).JPG

    11 10 2015 BECHEREL (23).JPG

    11 10 2015 BECHEREL (41).JPG

    11 10 2015 BECHEREL (47).JPG

    11 10 2015 BECHEREL (999).JPG

    Pour l’anecdote, les livres achetés sont :

    . Sara de Joyce Cary

    . le pornographe de John McGahern

    . le mouchard de O’Flaherty

    . nuit de Edna O’Brien

    On m’a plusieurs fois proposé James Joyce mais j’ai décliné. Je n’ai jamais réussi à dépasser les 10 premières pages de Ulysse...on m’a aussi proposé Oscar Wilde mais j’ai l’impression d’en entendre parler tous les jours. J’ai décliné également.

    Bécherel (Ille-et-Vilaine), reportage réalisé le 11.10. 15. temps ensoleillé et doux. toutes photos prises par moi et libres de droit. 

    Loïc LT

  • soir d'automne

    Sans tambours ni tempêtes, l'érable a presque fini de se mettre à poil.

    09102015 (1).JPG

    09102015 (5).JPG

    Sous le regard de Gritou, surveillant des lieux.

    09102015 (19).JPG

    Ce vendredi soir lumineux, la température est douce. La nature nous le rend bien.

    09102015 (7).JPG

    09102015 (3).JPG

    Comment s'appelle cette petite fougère achetée au printemps et que n'importe qui passant devant ne prêterait attention, voire l'écraserait pour une vulgaire mauvaise herbe ?

    09102015 (11).JPG

    C'est une Polystichum setiferum plumosum densum. Elle est à l'ombre aux pieds des bambous qu'un malfaisant aimerait bien abattre.

    04102015J (65).JPG

    Il aura tout son temps ce weekend. Nous partons quelque part dans un hôtel avec plein d'étoiles, un hôtel qui a les pieds dans l'eau  et où il n'y a rien d'autre à faire que regarder la mer, laisser le temps s'en aller là, laisser aller les voiles rouges, sur la mer qui bouge, laisser sur l'eau transparente glisser les soucis de la vie.

    hôtel alexandra2 .jpg

    hôtel alexandra .jpg

    Loïc LT 

  • Terre brûlée au vent des landes de pierre !

    Ce titre est ironique mais c'est un fait qu'à chaque fois que je dis que vais passer une semaine dans le Connemara fin octobre, systématiquement mon interlocuteur soit se met à chantonner la chanson de Sardou soit à en faire allusion. Alors que les choses soient claires : cela me semble logique puisque les français ne connaîtraient pas cette région de l'Irlande ni son nom sans la chanson de Sardou. Je ne suis pas un inconditionnel de Sardou mais je me souviens que dans les années 80, nous l'écoutions beaucoup sur le vieil électrophone de mon père qui se fermait façon valise. On a grandi avec Sardou (et Nana Mouskouri) et comme à cet âge, je n'avais évidemment pas de conscience politique, je ne savais pas que ce chanteur était un brin réactionnaire et volontiers provocateur. Et puis un jour mon père a acheté un best of de ABBA en K7 (c'est la première K7 à être rentrée dans la maison) et Sardou est passé au second plan. 

    Donc aujourd'hui, Michel Sardou ne m'évoque que des souvenirs d'enfance, des dimanches après-midi où l'on écoutait en boucle son album j'habite en France. Il y avait une chanson que je ne comprenais pas bien....petit, va-t-en jouer dans le jardin.....bon, sans doute les adultes avaient des choses à se dire, je ne me souviens plus. Et puis, il était souvent invité dans les émissions de variété (Drucker, Martin) et il essayait de faire son intéressant. 

    20 ans plus tard, Michel Sardou est devenu la cible favorite des progressistes de tous bords...encore qu'aujourd'hui, ne sortant plus d'albums, il ne fait plus trop parler de lui. Personnellement, je n'ai pas trop d'avis sur le type. Sa pensée politique me semble plus complexe qu'elle en a l'air ( opportuniste surtout)   et il me souvient l'avoir entendu dire qu'il regrettait d'avoir chanté certaines chansons faisant dans le patriotisme. Avec l'âge, Il a forcément gagné en sagesse. Mais il n'en reste pas moins que Michel Sardou reste un pilier de la chanson française, tout le monde le connait, il fait partie du patrimoine national. 

    Mais je n'écoute jamais ses chansons. Je suis sans doute tombé dans la marmite trop tôt et j'ai eu ma dose pour la vie entière. 

    Alors voilà, Sardou, c'est fini, on n'en parle plus. 

    Nous partons donc dans le comté de Galway comme on aurait pu aller dans le comté de Meath ou dans les îles d'Aran. Nous débarquerons à Cork et filerons vers le Nord-Ouest où nous avons loué deux cottages. 

    J'ai un bon souvenir de mes vacances dans le Kerry il y a deux ans et j'avais juste regretté de ne pas avoir pu faire les footing comme je l'avais espéré : dès que je quittais les grands axes (sans bas-côtés), je tombais systématiquement sur des petits chemins où je tombais très vite sur une barrière avec marqué 'propriété privée, accès interdit'...et pourtant je voyais tout autour des collines avec des sentiers où j'aurais aimé aller user mes Asics. Alors je revenais un peu penaud...mais tout ceci est anecdotique, un voyage ne se résumant à la possibilité de faire du sport ou pas . Mais ce désagrément était quand même révélateur d'une certaine mentalité que j'ai cru percevoir là-bas : le culte de la propriété privée. Autrement, ce ne sont que de bons souvenirs.

    Je ne me suis pas encore trop attardé sur cette région environnant Galway mais j'aime à penser qu'elle est plus sauvage (déjà que le Kerry l'était beaucoup), plus loin de tout. J'aimerais qu'il fasse mauvais, qu'il vente et que la nuit tombe vite mais pas trop pour qu'on ait le temps de profiter de tristes couchers de soleil . J'aimerais me baigner, coûte que coûte, même dans une eau à 13°, me baigner dans un lac afin de rejoindre une petite île déserte sur laquelle des pins résistent aux bourrasques (genre comme sur la photo). J'écrirai le soir, je lirai dans le lit en entendant le vent souffler contre les volets. Ah non, c'est vrai, les maisons irlandaises sont, malgré les intempéries, dépourvues de volets. J'en n'ai vu aucun dans le Kerry. 

    Loïc LT

     

    island-of-trees-in-a-bare-connemara-landscape-pierre-leclerc.jpg

  • recensement des cabines # 25 (Locqueltas 56)

    J'ai pris beaucoup de retard dans la mise en ligne de mes reportages. C'est ainsi que j'ai sur mon disque dur des photos de bourgs visités le printemps dernier et dont je n'ai plus beaucoup de souvenirs. Il va falloir broder avec les photos, dire n'importe quoi (je m'autorise ce droit) et partir en live. Je revendique le droit de ne pas être sincère. La seule chose qui est vraie, c'est la présence de la cabine, son état, son numéro etc...pour le reste, laissez-moi rêver, fantasmer...

    Bon, mais la visite de Locqueltas est assez récente puisqu'elle date du 25 septembre. Ce fut un arrêt bref en revenant de Morbouleau (lieu-dit situé sur la commune), bref, puisque j'étais dans ma pause de midi et que je ne m'étais pas encore sustenté. Donc, je ne vais pas faire de longueur mais je dois ce reportage aux locqueltais, je sais qu'ils l'attendent et qu'ils commencent à désespérer. 

    Donc Locqueltas est un bourg peuplé de 1600 contribuables qui se situe à l'est de Grand-Champ (6 kms) et à l'ouest de Morbouleau (2 km), le tout à 26 kms de la cabane de votre serviteur. On ne le voit pas sur la carte (qui n'est pas très claire, c'est vrai) mais entre Grand-Champ et Locqueltas, il existe une autre commune, enfin un ersatz de commune intitulé Locmaria-Grand-Champ. Et quand je vois cette carte, je note que j'ai fait le reportage de  la plupart des bourgs à part Saint-Jean-Brévelay, Pluvigner...et Grand-Champ. J'ai fait Moustoir-Ac le 20.05.2015...mais pas le compte rendu. 

    locqueltasgooglemaps.jpg

    Je faisais part à un fagotier l'autre jour du fait  que de plus en plus, les bourgs osent les couleurs. Jadis, le bourg breton était terne, blanc et monotone et bien aujourd'hui, des particuliers ou des commerces innovent. Ça peut choquer au départ mais si ça se généralise, ça peut devenir sympa. Cela me rappelle les bourgs irlandais où chaque maison mitoyenne a une couleur différente.

    LOCQUELTAS250915 (73).JPG

    LOCQUELTAS250915 (72).JPG

    Tout bourg breton qui se respecte possède son point de ralliement, qui n'est pas l'église (dans laquelle il doit y avoir une messe tous les 35 du mois), mais son bar. Ici il s'agit du Tavarn Ar Gov (en dehors de tavarn, si quelqu'un peut me traduire le tout, je suis preneur) qui remplit son cahier des charges soit : bar, jeux, tabac, sandwiches et quelques autres trucs sans doute. Je ne suis pas fan de la façade avec ses briquettes qui entourent les ouvertures et l'enduit qui mériterait justement une petite coloration. 

    LOCQUELTAS250915 (59).JPG

    Dans le petit parc, au milieu du bourg ou fleurissaient encore quelques pavots,

    LOCQUELTAS250915 (81).JPG

    ...un artiste expose des toiles. Il s'appelle Tonio Michon. 

    LOCQUELTAS250915 (66).JPG

    LOCQUELTAS250915 (62).JPG

    Les toiles sont variées allant du figuratif à l'abstrait. Ma préférée est celle-ci : 

    LOCQUELTAS250915 (86).JPG

    J'aime bien ces photos où l'on voit le clocher par dessus les toits. Au premier plan, on distingue la supérette, bien pratique sans doute pour dépanner. 

    LOCQUELTAS250915 (48).JPG

    Tous ces bourgs se ressemblent mais je n'y peux rien. Toutes les régions  ont leur caractère et c'est ce qui fait leur charme. 

    LOCQUELTAS250915 (71).JPG

    Comme je ne suis guère inspiré, je laisse Tonio Michon clore cette note d'autant plus que je viens d'apprendre qu'il est mort il y a quelques mois. 

    LOCQUELTAS250915 (57).JPG

    Locqueltas, reportage réalisé le 25.09.15 à midi. temps ensoleillé et doux. 

    Loïc LT