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  • recensement des cabines # 16 La Vraie-Croix

    Dimanche matin, nous avons pris notre petit-déjeuner dans une ferme bio qui se situe près du village de la Vraie-Croix à un quart d'heure de Vannes.

    Camors- La Vraie-Croix :  51 kms, 54 mns (source Mappy)

     

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    C'était une idée de Prisca, cela s'appelait la fête du lait bio et moi, je ne suis pas têtu comme une mule et j'ai tellement de préjugés sur ce milieu que j'avais tout à gagner à y participer. Il est vrai que nous avons déjeuné copieusement (à tel point que le déjeuner fut rendu inutile), tout était à volonté. Des tables étaient installées dans une étable, il y avait pas mal de monde, nous mangions sur la paille et le choix était varié (pain, fromage, confitures...). Il y avait de quoi se remplir la panse à peu de frais ( 5€ de mémoire). Ça c'était le bon côté des choses. Après il a fallu faire sa propre vaisselle dans la joie et la bonne humeur de se retrouver entre gens qui ont compris que le bio, c'est bien, c'est solidaire et que les autres, c'est des méchants.  L'envers du décor est tout autre. On avait déjà remarqué sur le parking les vieilles bourlingues polluantes avec les affichettes non à l'aéroport et non à la ferme des mille vaches. Contradiction donc entre désir de vivre écolo et conduire des poubelles qui brûlent 12 litres au cent. Sur place, on ne peut pas dire que l'accent était mis sur la présentation. La ferme fait un peu foutoir, le hangar est bringuebalant, les femmes souvent mal habillées (pantalons en tissus légers larges et qui ne sont pas allés chez le coiffeur depuis la mort de Mitrand). Je suis  un peu de mauvaise foi, hein, je le dis de suite mais j'ai envie.  Les hommes se laissent pousser la barbe et les toilettes sèches sont à peine camouflées par un rideau sommaire. Le site en général est moyen et ne peut prétendre à participer au concours des fermes fleuries. J'ai acheté une plante d'absinthe et une courge à une dame qui dormait sur un banc en se cachant  du soleil par un chapeau de soleil en paille d'orge de Plumergat.

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    Voilà, pour le début de matinée. Repus, nous décidons de nous rendre à La Vraie-Croix, commune connue pour ses vieilles pierres et pour être un village fleuri. J'avoue qu'à ce moment, je ne pensais pas du tout aux cabines. J'étais encore en train de digérer le fromage de brebis frelaté et j'avais envie d'une petite mousse pour digérer tout ça. On a visité le village, un joli petit village peuplé de 1400 langroëziens. 

    On a tout de suite remarqué l'une des deux églises, la chapelle des templiers datant de 1611. Un bel édifice avec les abords fleuris et disposant d'un tunnel pour rejoindre l'autre côté du village. 

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    Cette fougère arborescente n'a pas échappé à mon attention :

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    Ni d'ailleurs celles-ci qui doivent être des plumes d'autruche :

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    Voici une vue d'ensemble de la place avec son tulipier sur patte au milieu (dixit Prisca qui voit des tulipiers partout mais en en fait, c'en est bien) et au  fond l'autre église (Saint-Isidore) , parce qu'il faut bien deux églises dans un patelin où pratiquent 50 habitants. 

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    Il y a tout ce qu'il faut en commerce, l'habitant travaillant (ou étant assisté) dans le bourg a la possibilité de ne jamais en sortir. On regrettera que certains commerces aient refait des bâtiments à neuf (comme le comptoir de Steff avec son enduit béton) ou la boulangerie en pierre certes mais trop rénovée pour être dans l'esprit des lieux) 

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    Je vous épargne tous les bacs à fleurs, les parterres à part peut-être celui-là avec ce que je crois être des absinthes (que je viens justement d'acheter) :

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    Ensuite, nous sommes allés nous rafraîchir les idées au Pierlaë café où nous avons pu profiter depuis la terrasse de la beauté du bourg. C'est à ce moment qu'il m'est venu  l'idée de demander au patron si cet humble village disposait d'une cabine téléphonique. La réponse fut claire et sans ambage : non et depuis longtemps. Bon, c'était juste comme ça, histoire de joindre l'utile à l'agréable. Nous quittons les lieux pour nous rendre sur Vannes (sans passer par Larré, village qui est au boulot est un sujet de moquerie avec mon collègue..)

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    En quittant le village, j'ai repéré tout de suite la cabine en face de l'école. Surprise donc et émoi dans la voiture. Il s'agit d'un type de cabine peut courant, elle se situe au milieu d'un parterre et elle fonctionne parfaitement. Mes filles l'ont essayée. Prisca a appelé ( 02 97 67 25 86 ) depuis son smartphone, cela a sonné etc etc. En plus de tous ces commerces, de ces deux chapelles, de ces fleurs, les habitants disposent en plus d'une cabine..et d'une ferme bio à quelques kilomètres. Le paradis sur terre.

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    Moralité de cette histoire : il ne faut jamais se fier aux autochtones quand on leur demande si leur commune dispose d'une cabine. J'avais failli me faire avoir à Landaul également et par un patron de café également, comme par hasard. Au fait, on m'a appris que le café de Renée qui se situe près de la gare de Landaul allait bientôt fermer...snif...

    Après-midi, direction château de Penvern en Persquen. 1H30 de route quand même...

    visite le 07.06.2015, beau temps. article rédigé le 12.06.2015

    Loïc LT, recenseur de cabines téléphoniques ne faisant plus confiance aux patrons de café. 

  • Dominique A, c'était hier soir.

    A vrai dire, je n'ai eu aucune surprise lors de ce concert. J'avais déjà vu les performances live de Dominique A ici ou là, su Youtube ou ailleurs et je savais comment il se comportait et ce qu'il était capable de faire, je savais aussi ce qu'il allait chanter. Mais vivre un concert en live, être là à trois mètres du chanteur, entendre le vrai son des guitares, des basses, de la batterie n'a pas d'équivalent. Rien n'enlèvera, aucune technologie n'enlèvera le plaisir de sentir l'humain près de soi. Nous restons des humains avant tout, on a besoin d'être ensemble, de vibrer avec des inconnus autour de soi et on espère toujours furtivement croiser le regard du chanteur. 

     

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    Nous étions 1500 environ dans une salle à l'étage de la salle Le Liberté à Rennes ( où je vécus 22 ans plus tôt, les émotions musicales les plus fortes de ma vie, 22 ans, quand j'y pense....ce n'est pas possible quand même que tout soit allé si vite).

    10062015dominiqueA (1).JPGRobi a super bien assuré la première partie et si vous ne connaissez pas la dame, je vous conseille d'écouter on  ne meurt plus d'amour que j'avais mis dans une playlist il y a quelques années et que j'avais oublié. J'ai été content de le réentendre avec la force du live et puis tous les chansons de Robi sont fortes et furent d'exquises mises en bouche. Mention spéciale au bassiste et sa drôle de façon de gratter sa machine. 

    Ensuite est arrivé Dominique A, celui qu'avec Prisca nous avons très vite appelé l'homme-tronc. Le bonhomme est composé d'un corps divisé en deux parties, sa tête et le reste, le reste des pieds au coup est un bloc robuste comme un arbre qui ne se ploie que très peu sauf par moments où on dirait que quelque chose se débloque et là il se déhanche dans tous les sens...jouant ou pas de la guitare, ou dansant (enfin danser...bouger on va dire..un moment après s'être lâché comme un fou, il est revenu au micro pour dire au public 'je vous rassure, c'est la dernière fois que je danse comme un singui (?), je ne tiens pas à mourir sur scène'. 

    La Setlist fut celle annoncée dans la précédente note. J'avais ce rêve un peu bête que Daho, rennais d'adoption le rejoigne pour un duo de en surface mais ce qui nous semble simple et évident à nous publics ignorants est bien plus compliqué dans le show-business. Globalement, je m'attendais à un son plus synthétique mais le clavier est resté est sourdine, étouffé par la guitare basse de Jeff Hallam, la batterie et les guitares de Dominique et de l'autre guitariste discret au fond. Un son très électrique donc, saturé par moments mais qui n'empêchait pas d'entendre clairement la voix de Dominique. Ce n'est pas toujours le cas dans les concerts, saluons-le. 

     

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    Dominique a joué quasiment tous les titres de son dernier album et quelques anciens titres (mais pas ceux de son premier album la mémoire neuve, c'est un peu dommage), des titres que je ne connaissais pas dont les paroles de l'un m'ont fait beaucoup rire genre  retrouvailles

    Rappelle-moi ton nom

    Je connais ta tête

    Je connais ces dents

    Déchaussées devant

    Et ce front bas

    Et ces yeux flottant

    Sur des cernes

    Mais ton nom, là

    Pardonne-moi mais

    Ça m'échappe pour le moment..

     

    ...des titres que je n'ai jamais trop supporté comme le courage des oiseaux mais qui en live, plus binaire m'a vraiment fait dériver. Quelques titres sont passés inaperçus, on ne peut pas tout aimer mais cette note n'a pas pour but de refaire toute la discographie de Dominique A. Je voulais juste dire que ce que j'aime chez lui, c'est son univers déjanté ( il faut écouter Central Otago, mélange de fantaisie et d'humour). Cet artiste a une imagination débordante, chaque texte est un monde nouveau libre d'interprétations et je pense par exemple à l'énigmatique une autre vie dont il va falloir que je m'occupe)  et un talent de compositeur hors-pair. 

    Et qu'importe qu'il soit inconnu du grand public. 

     

    Loïc LT , recenseur de cabines téléphoniques et journaliste qui s'y croit,

    23h50 

  • Dominique A, c'est ce soir

    Au Liberté, à Rennes, à 20:00

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    Voici la Setlist probable:

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    Loïc LT, recenseur de cabines téléphoniques et fan de chanteurs populaires que les gens ne connaissent pas. 

  • visite du château de Penvern, Persquen (finalement)

    Finalement, au retour de Bubry, on l'a trouvé, pas facilement mais trouvé quand même. On dirait en fait que le propriétaire  fait tout pour que les gens ne le trouvent pas...même le jour officiel des jardins ouverts....mais qu'importe, le plaisir en fut plus intense. La quête du Graal compte plus que le Graal même. 

    La construction de ce château date du XVIIIème siècle et abritait la principale maison seigneuriale de la commune. Il semblerait que la nièce de René Descartes épousa le baron François du Perenno, maître des lieux en 1678. Ensuite, tout comme à l'abbaye de Lanvaux, le château fut un refuge pour les chouans. Mais ne rentrons pas dans les détails (mais à titre perso, si ). Je reparle de tout cela en fin de note. 

    Donc, nous sommes finalement arrivés sur les lieux après moult péripéties et en voulant garer l'auto, j'ai même failli la faire tomber dans une ravine. Le château en question s'est offert à nous de suite, un château pas extraordinaire certes mais un château quand même, disposant côté sud de huit fenêtres et une entrée au rez-de-chaussée et de neuf fenêtres au premier. Neuf fenêtres éclairent les combles et quatre conduits de cheminée chauffèrent l'ensemble. 

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    Malheureusement on ne peut pas rentrer dans le bâtiment. C'était d'ailleurs une journée dédiée aux jardins donc quoi de plus logique. Une grande cour composée de pavés (assez en mauvais état) fait face au monument. A droite de la grille d'entrée, on peut voir ce qui dut servir de maison de garde et à gauche il s'agit sans doute d'une ancienne chapelle. Tout cela est basique et sans fantaisie. Le jardin est entretenu mais juste entretenu. Par qui ? Je l'ignore. Il est composé de plantes robustes (rhododendrons, hortensias...), de quelques rosiers et d'arbustes demandant peu d'entretiens. Ne connaissant pas les tenants et les aboutissants, je me contenterais de me féliciter du fait que l'ensemble ne soit pas laissé à l'abandon. 

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    Autour du château, on monte difficilement des escaliers aux marches aléatoires, ensuite, on longe de vieux murets et des ruines d'on ne sait quoi. Rien de vraiment intéressant, il faudrait un guide pour en savoir plus. 

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    Du haut de ces ruines, une autre vue s'offre à nous.

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    Sur le perron, avec mes filles :

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    J'ai toujours adoré la vigne vierge recouvrant les vieilles pierres. Ça doit être magnifique en automne lorsque les feuilles se colorent de rouge et et de jaune. 

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    Qu'y-a-t-il derrière ces murs ? Des pièces vides, des brics à bracs; le quartier général de Beauchamp ou de l'Etat Islamique et des meubles d'époque laissés en l'état (peu vraisemblable) ? On le sait sans doute à la mairie et dans le voisinage mais moi là, à l'heure où j'écris, je n'en sais rien...n'empêche que tout en ne sachant rien, je répare une injustice, on parle très peu du château de Penvern sur le net.

    Je retranscris ici un historique trouvé sur ce site (qui ne nous dit rien sur le statut actuel du château mais qui à mon avis est la propriété d'un collectivité quelconque recevant des subventions du ministère de la culture) :

    Ce château, reconstruit au XVIIIe siècle, abrite la principale maison seigneuriale de la commune. La famille Perenno l'habite depuis le XIVe siècle jusqu'à la Révolution. En 1378, Guillaume Perenno compose un poème qui célèbre les hauts faits des Bretons en Italie sous le pape Grégoire XI. En 1678, le baron François Du Perenno de Penvern épouse Marie Descartes, la nièce du philosophe. Le père de René Descartes est en effet conseiller au parlement de Bretagne, et ses deux frères Pierre et Joachim, qui exercent la même charge, s'établissent en Bretagne. Autre fait marquant l'histoire du château, en 1794, le chef chouan Videlo y est arrêté avec les deux filles du châtelain qui le cachent.

    Loïc LT, recenseur de cabines téléphoniques et amateur de vieilles pierres. 

    visite le 07.06.15, photos prises par moi-même et libres de droit