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  • racisme ordinaire

    En ce moment et pour la première fois de ma vie, je côtoie un type ouvertement antisémite. Genre hier, il me dit suite à l'agression de militaires protégeant un temple que les lieux de culte musulmans ne sont pas autant protégés que les lieux de culte juifs. Tous les jours, il a un mot contre les juifs, ça me dépasse totalement, au début je m'offusquais sans le braquer mais j'ai arrêté, ça ne sert à rien. 

    Mais moi j'ai un soucis avec l'antisémitisme car je ne le comprends pas. Quelqu'un qui me dit qu'il est juif me fait le même effet que quelqu'un qui me dit qu'il aime jouer au légo, qu'il est quincailler ou qu'il aime le jazz. Je ne comprends pas d'où vient cette haine. Ça ne date quand même pas de la crucifixion de Jésus ? Pour ce que Hitler en avait à foutre des chrétiens ! Parce que le judaïsme est bien une religion ? Je peux devenir juif si je le désire non ? 

    D'un autre côté, si j'essaie de me mettre dans la tête d'un raciste, je parviens à concevoir qu'un habitant de quartiers chauds puisse en avoir marre des immigrés...je trouve une explication voyez-vous., je n'approuve pas mais je devine.

    Par contre, le nombre de racistes dans les villages de campagne m'hallucine. C'est du racisme par procuration, par le prisme des médias. Ces gens se forgent une opinion non par ce qu'ils vivent mais par ce qu'ils entendent dire. Ils n'ont pas d'esprit critique vis à vis de ce qu'ils entendent aux infos. 

    Pardon si c'est banal mais perso, si je n'avais qu'un combat à mener, ce serait contre le racisme. Nous sommes tous des terriens, embarqués dans le même bateau, nous somme le fruit d'un miracle interstellaire et la fraternité ne doit pas avoir de frontière. Je n'aime pas les frontières. 

    Mais je ne suis pas tout blanc : je ne crois pas au réchauffement climatique et je suis plutôt libéral (économiquement parlant). 

    Loïc LT

  • bilan météo Camors # janvier 2015

    Bilan : Un mois de janvier dans les normes, des températures globalement douces. Le mercure a souvent dépassé les 10°. La température maximale la plus basse est de 6.4° le 20.01. Quelques petites gelées matinales ( 3 au total) ont eu lieu ainsi  qu'un coup de vent mi-janvier sans conséquence (tempête Hermann) dont je n'ai aucun souvenir. Les précipitations furent dans les normes aussi. Pas de neige (aucun flocon sur Camors depuis 3 ans et encore je ne suis pas certain qu'il ait neigé lors de la vague de froid de février 2012...du coup, il faudrait remonter à novembre 2010). Pour les amateurs de sensations fortes, il faudra repasser. 

     

      MIN MAX Précip.
    01/01/2015 4,4 11,6 0
    02/01/2015 3,3 13,1 2
    03/01/2015 3,4 13,6 4,5
    04/01/2015 9,5 13 0
    05/01/2015 7,8 11,9 0
    06/01/2015 1,9 12,3 1
    07/01/2015 -0,2 11 0
    08/01/2015 7,2 13,6 15
    09/01/2015 9,3 13,8 5
    10/01/2015 8,9 13,2 3,5
    11/01/2015 4,1 11,6 0
    12/01/2015 10 13,7 1,5
    13/01/2015 5,8 13 11,5
    14/01/2015 5,9 11,6 10
    15/01/2015 3,2 11,8 24
    16/01/2015 2 9,8 3
    17/01/2015 -1,2 10,3 1
    18/01/2015 2,4 7,3 15
    19/01/2015 0,5 8 0
    20/01/2015 0,5 6,4 9,5
    21/01/2015 3,4 6,7 9
    22/01/2015 0 7,2 0
    23/01/2015 -1,6 8,8 0
    24/01/2015 0,1 10,7 0,5
    25/01/2015 0 10,3 0
    26/01/2015 5 13,2 0
    27/01/2015 3,9 10,8 0
    28/01/2015 7,2 12,8 3,5
    29/01/2015 2,6 10 10
    30/01/2015 1,2 10 7,5
    31/01/2015 1,4 8,5 8
    MIN/MAX/TOT -1,6 13,8 145
    MOYENNE 3,6 11,0  

     

    météo, 2015, bretagne

  • CR273 : pas pleurer - Lydie Salvayre

    PHO69ae8f36-285a-11e4-975e-a3dfdd16c4d0-300x450.jpgLa plupart des français ignore totalement  ce qui s’est passé en Espagne au milieu des années 30 et pour cause la guerre civile espagnole n’est étudiée ni au collège ni au lycée. Il faut bien faire des choix dans cette période où il faut  déjà traiter la crise de 1929, la montée et la prise de pouvoir des nazis en Allemagne, le Front Populaire en France. Et puis, globalement, on passait et on passe toujours très normalement encore beaucoup de temps à parler des deux guerres. Ce n’est pas un reproche, c’est juste, je le répète qu’il faut bien faire des choix.

    J’avoue humblement qu’avant de lire ce roman, je ne savais pas du tout comment le général Franco avait pris le pouvoir en Espagne et je savais encore moins qu’en 1936, il s’est passé dans ce pays des événements remarquables pendant desquels les communistes, les libertaires et les nationalistes se sont affrontés violemment certes mais au cours desquels et malheureusement ou heureusement peut-être, des tentatives de mises en place de systèmes alternatifs à des niveaux locaux ont transformé une partie de la population en doux rêveurs libérés des contraintes de la religion et de système quasi-féodal qui fonctionnait jusque là (malgré que l’Espagne était une république depuis pas mal de temps déjà).

    C’est à cet été paradisiaque de 1936 que nous invite Lydie Salvayre à travers le regard de Montse, une fille d’un foyer modeste qui 70 ans plus tard émigrée en France raconte à sa fille en quoi cet été a changé sa vie. Elle habite un petit village espagnol rural qui décide de passer en autogestion en août 1936 sous l’impulsion de son frère José, un libertaire charismatique acharné qui arrive à convaincre la population d’abandonner tout système de propriété..mais après quelques jours, les gens prennent peur et préfèrent se tourner vers Diego, un fils de bonne famille converti au communisme (au grand dam de ses parents) et admirateur de Staline. La rivalité entre José et Diego ne fait que commencer. Dépité, José quitte le village en compagnie de Montse, sa soeur pour se rendre dans une ville proche où une anarchie bon-enfant s’est installée. Montse vit alors les plus beaux jours de sa vie dans cette ville où tout le monde s’embrasse, où tout est gratuit et où l’amour est réinventée. Montse y connaîtra justement l’amour. Mais pour je ne sais plus quelle raison, José et Montse (enceinte) rentrent au village où Diego, le fou de Staline a pris les commandes de la mairie.

    Parallèlement à cette histoire, l’auteur évoque à travers le désarroi de Georges Bernanos (un écrivain français catholique exilé aux Baléares), les atrocités commises par les nationalistes avec l’assentiment de l’Eglise Catholique.

    Je ne vais pas vous dire comment finit cette histoire mais je peux juste rappeler que l’utopie libertaire devenue réalité pendant quelques mois a été vaincue par les nationalistes qui donnent le pouvoir au général Franco. Mais en ma qualité de membre du MDQ, je n’arrive pas à comprendre comment les libertaires et les communistes, qui pour moi sont un peu dans le même combat, aient pu se détester et s'entre-tuer à ce point. La nationalistes ont profité des divisions d’une gauche égoïste et dessoudée…

    L’énergie romanesque que Lydie Salvayre a mis au service de l’histoire est parfaite. La plume de l’auteur est virevoltante et contrairement à certains, je n’ai pas été agacé par l’usage du ‘fragnol’ (sorte de patois parlé par Montse mélangeant le français et l’espagnol) qui donne à ce roman une coloration ibérique bienvenue. Le jury du Goncourt a sans doute couronné le meilleur roman de l’année 2014. En tout cas, un livre qui peut plaire à Julie Schittly

     

    lecture : janvier 2015, kindle, Seuil, 268 pages, parution : août 2014. 4.5/5

     

    Loïc LT