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  • astropolis 2009

    J'y serai et remercie mon vieil ami Olivier pour la place. Plus que jamais technophile.
    Cliquer sur l'image pour accéder au site off.

    visuel_astropolis_09.jpg

  • CR98 - terminal frigo - Jean Rolin

    51xzQsmIW-L._SL500_AA240_.jpgle mot de l'éditeur : Ayant largement passé le cap de la cinquantaine, un homme qui aurait pu devenir capitaine au long cours, jadis, s'il avait été moins paresseux, entreprend un voyage de plusieurs mois sur le littoral français. Apparemment guidé par sa fantaisie, il séjourne dans la plupart des villes présentant une activité industrielle et portuaire conséquente.
    À Saint-Nazaire, c'est l'époque où s'achève la construction du Queen Mary 2, à laquelle ont contribué des hommes venus des quatre coins de la planète.
    À Calais, les immigrants vivent clandestinement dans l'attente d'un hypothétique passage vers l'Angleterre.
    À Dunkerque, alors que l'on s'apprête à détruire un bâtiment hautement symbolique de son passé, la communauté des dockers ne parvient pas à surmonter les déchirements entraînés dix ans auparavant par la réorganisation de la profession.
    Au Havre, la population d'un quartier enclavé dans la zone portuaire se voit peu à peu cernée et menacée d'étouffement par les conteneurs.
    Près de Marseille, sous le vent des usines pétrochimiques de Lavera, un hôtel condamné par les règlements de sécurité vit ses derniers jours, tandis que tout autour prolifèrent les chats errants. Et ainsi de suite.
    Chemin faisant, il apparaît que des souvenirs plus ou moins obscurs lient le narrateur à certains des lieux qu'il visite, et ainsi se dessine progressivement, en filigrane, une sorte d'autobiographie subliminale.


    mon avis : En lisant Terminal Frigo, j'ai eu l'impression de relire zones du même auteur et je lui ai trouvé les mêmes charmes et la même petite musique. Mais ici les zones parcourues sont exclusivement portuaires (chantiers navals, ports de commerce) et le narrateur "apparemment guidé par sa fantaisie" trimballe le lecteur de Saint-Nazaire à Dunkerque, en passant par Calais ou Le Havre. Les récits sont passionnants et dépendent de l'actualité ou de l'histoire du port où se trouve le narrateur (drame du Queen-Mary 2 à Saint-Nazaire, grève des dockers à Dunkerque -et présentation des frères Gouvart, figures locales et meneurs de luttes, les clandestins à Calais...). Passant d'un port à un autre, il reprend le fil d'un récit abandonné et tout cela coule comme de l'eau de source. Ce faisant (je mets entre italiques tant j'ai pu remarquer combien les 4èmes de couverture en étaient truffés), c'est un peu une description de la France contemporaine que nous décrit Jean Rolin, un peu comme si les ports étaient la représentation en miniature de l'état d'un pays.
    Et figurez-vous un livre avec des descriptions de ce genre (p137)

    Une fois sur la route de Gravelines, on peut rejoindre le littoral en empruntant le chemin des Dunes dans la direction du centre aéré Jules-Ferry. Passé celui-ci, la route, qui bientôt se transforme en piste, longe sur la gauche un cordon dunaire, au-delà duquel s'étend une baie qui découvre sur plusieurs kilomètres à marée basse. Les Allemands ayant attendu là le débarquement, ils ont truffé les dunes d'ouvrages fortifiés parfois considérables, aujourd'hui plus ou moins ruinés et conchiés, plus ou moins envahis par la végétation, leurs ouvertures béant sur des étangs où des chasseurs particulièrement taciturnes, certains paraissant même à demi idiots, ont disposé par dizaines des canards en plastique et parfois des appelants vivants. C'est un décor qui fait froid dans le dos, et peut-être d'autant plus que la visibilité est meilleure et permet d'embrasser des étendues plus vastes.

    Exquis. Jean Rolin est redemandé par l'espèce de blogueur (l'occasion peut-être de franchir la clôture).

    Le tiers livre en parle ici
    Et le Pitou aussi.

    roman, paru en 02/2005
    217 pages
    lecture du 14.06 au 17.06.09
    note : 4.5/5
    à suivre, dans la solitudes des champs de coton, Bernard-Marie Koltès

  • France Loisirs

    170620091405.jpgLoin de moi l'idée de vouloir me moquer de FranceLoisirs. Ce n'est pas du tout mon intention et je respecte ce catalogue, que j'ai toujours plus ou moins connu depuis que je suis tout petit. Encore aujourd'hui, nous le recevons une fois par trimestre et achetons de jolis petits bouquins pour les filles. Et je dis joli; parce qu'en fin de compte, l'intérêt de FL réside avant tout dans l'esthétisme de ses livres. Je ne sais pas trop comment ça fonctionne mais FL sous le nom des éditions FranceLoisirs republie des romans qui sont à la base sortis chez d'autres éditeurs et qui soit ont été des succès, soit correspondent à la ligne éditoriale de la boutique.

    Et leur ligne éditoriale, c'est quoi ? plutôt des romans familiaux, grands publics ou très France profonde. Voilà à peu près l'idée. Et c'est pour cette raison que je n'y trouve pas mon compte. Ça n'est pas mon genre de littérature, c'est tout. Dans le dernier par exemple, que j'ai sous la main (le catalogue été 2009), les vedettes sont PPDA, Michel Sardou, Claude Michelet ou l'inénarrable Françoise Bourdin. Mais FL, c'est aussi une double page spécial fantaisy, une petite fenêtre érotique (avec deux ou livres, de Esparbec le plus souvent) et des livres pratiques sur la santé, la cuisine ou autres. Impossible de se perdre dans un FL : la mise en page et le style général n'ont pratiquement pas bougé depuis trente ans. Etre membre du club, c'est s'y sentir bien, avec des repères, des auteurs chouchous et des prix plus intéressants si l'on est un fidèle client (encore que globalement, c'est quand même assez cher).

    Mais si je parle de FL aujourd'hui, c'est parce que j'ai reçu aujourd'hui, suite à un achat sur priceminister la joie de vivre d'Emile Zola (que j'ai lu et adoré il y a très longtemps), sorti aux éditions FranceLoisirs. Car si à FL, on dédaigne quelque peu la littérature classique (dans le dernier catalogue par exemple, il n'y a aucun roman classique), il arrive que le club sorte des collections maison et ce fut le cas des Rougon-Macquart il y a quelques années (1991/1992 et relooké en 2002). Et il se trouve que j'aime beaucoup cette collection Rougon-Macquart made in France-Loisirs. Mon idée est la suivante : je trouve que les RM s'accommodent mal de la pléiade (trop luxueuse au regard du propos) mais que pour une disposition dans une bibliothèque, ils méritent mieux que le livre de poche. Il ne reste donc que cette magnifique collection éditée par FL, très soignée, brochée avec une couverture sobre mais très figurative. Je les achète au compte-gouttes et non directement au Club FranceLoisirs (qui ne les vend plus) mais essentiellement d'occase sur priceminister où l'on trouve de tout pour une bouchée de pain. Il m'en reste encore quelques-uns à acheter mais rien ne presse.

    Sinon, si France-Loisirs vous intéresse, je peux vous parrainer. Ça me permettra de changer ma cafetière.