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  • CR5 - J'irai cracher sur vos tombes - Boris Vian

    366052751be1426d50222c5e58d5f8e9.jpgL'histoire : L'histoire se passe dans une petite ville américaine dans les années 1940. Globalement les habitants sont de petits bourgeois blancs et racistes. Un type, Lee, métisse (mais plus blanc que noir)  y débarque dans l'unique dessein de venger aveuglément son jeune frère noir, mort lynché par des blancs. Il se trouve un boulot de libraire et fréquente assidument toute la jeunesse de la ville, consomme beaucoup d'alcool, se tape les filles de bonne famille les unes après les autres et jette son dévolu sur deux soeurs, deux jolies poupées vers lesquelles il cristallise toute sa haine du blanc.
    En fin de compte il les tue avec autant de froideur et d'animalité qu'il les baisait autant comme autant. Rattrapé par les flics, il est tué et quand même lynché pour le symbole.

    Mon avis : Ce qui est incroyable dans ce livre, c'est la façon dont par petites touches anodines, le narrateur fait part de ses intentions finales. Il en parle comme il parlerait de la pluie et du beau temps. Lee est un type intelligent miné par le désir de vengeance et ces obsession lui fait perdre toute humanité notamment dans son rapport aux filles dont il consomme les corps tel un animal. Ce qui est déroutant, c'est que dans cette Amérique que l'on croirait puritaine, les filles sont faciles et dénuées de tout scrupule.

    Ce livre m'a confirmé dans l'idée que Boris Vian avait définitivement beaucoup de talent. Le très poétique l'écume des jours m'a marqué pour la vie. Celui, je ne sais pas, faute de recul. Quelque part quand même, J'irai cracher sur vos tombes est l'antithèse de l'écume des jours....Mais c'est du grand Art, du très grand Art.
    note (5) : 4.5
    J'attaque l'élégance du hérisson de Muriel Barbery (enfin) et ensuite, ce sera sans doute Cendrillon de Eric Reinhardt.

  • journal de jogger (2)

    Ce matin, j'ai fait une sortie sur le circuit de 6.8KMS et j'ai eu de super bonnes sensations. Résultat, 34mns soit une moyenne de 12Kmh. Depuis un mois que j'ai repris l'entrainement, je suis passé de 10.2kmh à 12.
    Mon sentiment est que le corps se souvient de tout, même des entrainements des années passées et que une fois passées les premières semaines difficiles, les muscles endormis se rappellent au bon souvenir des séances oubliées.
    Par contre, sur 10Km, je traine encore sous les 11KMH. Il faut dire que mon circuit est difficile avec des côtes à 7% et des faux plats à n'en plus finir qui me font détester la Terre entière.
    Je ne suis toujours pas décidé à reprendre la compétition en 2007. Je cherche des 10kms très roulants pour 2008.
    bon week end.

  • paysage avec zone # 5

    Depuis maintenant plus d’un siècle la planification urbaine n’a cessé de montrer son incapacité à contrôler à grande échelle la forme de la ville. Le phénomène de métropolisation contemporaine ne fait que renforcer cet échec : les fragments qui constituent l’archipel de la ville planifiée sont dispersés sur l’immensité de la ville spontanée.

    Les photos d’Emmanuel Pinard rendent compte de cette difficulté à contrôler le territoire, en s’attachant à la description de lieux qui, dans le cadre de la dialectique de la planification, sont généralement considérés comme " non qualifiés ".

    Leur indétermination formelle et programmatique les rend accueillants à des pratiques sociales multiples. Ces images représentent les traces de ces pratiques, ainsi que celle des limites physiques de la planification - la limite construite entre ville planifiée et formations spontanées.

    Ces fragments de ville permettent, en rendant compte, d’une part, de la résistance des territoires à la planification, d’autre part, de la qualité positive de ces situations, de tenir un propos général sur la ville contemporaine à partir de situations locales choisies pour leur exemplarité.

    Un séjour prolongé dans ces lieux conduit Emmanuel Pinard à une connaissance fine de leur configuration physique et de leurs usages. Ses images sont ainsi comme des précipités chimiques qui condensent les caractéristiques des paysages photographiés. Ce travail s’inscrit dans une lignée historique qui, depuis le XIXe siècle, met la rigueur de l’approche photographique au service de la description de la ville. Cette approche documentaire permet aujourd’hui de se saisir de la complexité des paysages de la ville contemporaine au-delà de leur caractère superficiellement chaotique.

     

    par Eric Lapierre.

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    en savoir plus : ici
  • paysage avec zone # 4

    C'est en écoutant Métropolitains ce soir sur FC que j'ai découvert Emmanuel Pinard, un photographe de non-lieus (il parle plutôt d'espaces résiduels pour qualifier ces endroits neutres). Ce type a un débit de paroles très intéressant et assez plaisant. j'ai passé une heure d'intense émotion. Il fait ce genre de photos :

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    Quant à moi, muni de mon pentax optio 60, j'ai parcouru en juillet de long en large toutes les zones les plus improbables de ma région. La conclusion est qu'il est plus difficile que l'on croit de faire des photos vraiment moches.Mais quand même, j'ai trouvé cette gare désaffectée avec une caravane munie d'une parabole. Apparemment, un être humain (un peu paumé sans doute) a fait de ce lieu (gare de Baud) son quotidien..

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  • la rentrée des radios

    e7faef7ffbbb6b2ec8c4e9b2f3639630.jpgLa fan des radios du service public que je suis guette avec beaucoup d'excitation l'annonce des programmes de la rentrée. Dans l'édito où il présente la nouvelle grille, David Kessler, directeur de France Culture indique :

    Nous avions l’an dernier mis l’accent sur le documentaire radiophonique, genre si singulier et insuffisamment valorisé. Le succès rencontré par la nouvelle tranche « Sur les docks », qui s’est ajoutée aux rendez vous existants, « Les pieds sur terre » dorénavant installés à 13h30 et « Surpris par la nuit » nous a donné raison. Nous poursuivons cette année ce travail et nous mettons particulièrement l’accent sur la création en lui consacrant plus particulièrement les deux soirées du samedi et du dimanche qui regrouperont fictions, avec des textes inédits et des séries patrimoniales, ateliers de création radiophonique, émission sur la poésie et émissions musicales.

     

    Voilà qui fait de moi un homme heureux. sur les docks, surpris par la nuit ou les pieds sur Terre font partie de mes petits rendez-vous quotidiens et je suis content d'apprendre que le principe du documentaire est encore plus mis en valeur.

    J'espère juste une chose : que Surpris par la nuit devienne podcastable. En effet, l'horaire de diffusion (22h30-23h30) ne me convient pas et il me plairait de pouvoir la réécouter un peu n'importe quand.

    Sinon, du jour au lendemain est toujours là...chouette. Beaucoup de sensations en perspectives.

    France Inter met un plus de temps à divulguer ses programmes de rentrée. On sait aujourd'hui que Nicolas Demorand est toujours aux manettes des matinales. Et tant mieux, j'adore ce type. Par contre, je ne garantis pas d'écouter France Inter à cette heure attendu que j'en ai un peu marre des informations brutes balancées par les radios généralistes. Je vais peut-être m'essayer à France Culture dès le matin quitte à zapper des infos importantes (mais je crois que je commence à m'en foutre). Bon, c'est vrai quand même que Demorand a pris l'habitude de prendre des risques dans le choix de ses invités et que ses questions et son sens de l'à propos permettent l'élaboration d'un vrai dialogue de fond. Je verrai. Sinon, on le savait mais Frédéric Bonnaud et sa bande ont disparu de la grille. ..hélas car on passait de bons moments en leur compagnie. A la place, Pauchon a le droit à près d'une heure d'antemne. A suivre.

    Sinon, ce qui m'intéresse chez France Inter, ce sont les nuits..et là, j'ai le regret de constater que 'allo la planète' de Eric Lange commencera dès 23h et finira à 1h. Ce sera sans moi. Je n'aime pas du tout ce type de libre antemne en pleine nuit. A cette heure-là, j'ai envie de calme, pas d'auditeurs pressés et excités. En plus, le débit et la voix de Eric Lange ne me conviennent pas.

    Pour ce qui est de la suite, je ne sais pas si sous les étoiles exactement est reconduite. J'aimerais évidemment retrouver ce bon vieux Serge inviter des groupes de variété sortis de nulle part. On passe de bons moments surréalistes avec lui et ses histoires bizarres.

    Loïc, 0h30