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roscoff

  • carnet d'un voyage en Eire # jour 1

    vendredi 23 octobre 2015

    Le rafiot Pont-Aven a décollé de l'aéroport de Roscoff comme prévu à 23 heures. Nous sommes dix compatriotes à nous rendre vers les terres brûlées irlandaises chantées par quelqu'un, prêts à en découdre quoi qu'il en coûte.

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    Mes neuf compatriotes ont dormi dans des cabanes aménagées sur le bateau alors que moi, noctambule notoire, jamais aussi bien dans mes Campers que lorsque tout le monde dort (sur terre ou sur mer), j'ai erré toute la nuit, arpenté  les rues, monté et descendu des étages à reculons , espérant dans cette errance nocturne où je n'ai croisé quasiment personne si ce ne sont quelques membres du personnel et des gens perdus ne voyant pas la moitié de leur misère, un peu d'inattendu. Un moment quand même la fatigue s'est fait sentir alors vers les 2 ou 3 heures du matin, j'ai rejoint une salle obscure dédiée à tous les gens n'ayant pas réservé de cabane. Dans cette semi-obscurité, je devenais des formes d'apparence humaine, surtout des jeunes trimbalant des gros sacs. Certains somnolaient sur les sièges pas confortables et beaucoup pionçaient à même le sol se servant de leur balluchon comme oreiller. Je me suis installé sur un siège mais je n'ai pas réussi à l'incliner, je pensais même que ce n'était pas possible (ce qu'on me contestera plus tard). J'ai réussi à dormir un peu en écoutant une émission de France Culture (où il il est question de la Marne) qui me sert à m'endormir.

    à suivre !

    Loïc LT 

  • CR248 : les cabines de bain - Monique Lange

    les-cabines-de-bain-monique.jpgC'est le retour de la littérature !

    Une jeune contribuable parisienne sortant d’une maladie et dont le vague à l’âme flirte avec la dépression se fait prescrire par son toubib un séjour à Roscoff en Bretagne. L'auteur ne précise pas si ce séjour est remboursé par la sécu ce qui serait scandaleux, encore que peut-être pas trop dans les années 80 (mais ne paie-t-on pas aujourd’hui les dérives de jadis). Elle séjourne à l’hôtel des Arcades (qui existe en vrai, voir  ci-dessous). La dame est perturbée car plus habituée à l’Europe du Sud, la Méditerranée et le sable chaud. Elle voudrait écrire un roman dans le genre introspectif dans lequel elle évoquerait certaines choses  de sa vie chaotique. Lors de ce séjour pendant lequel elle rencontre sur la plage  un vieux monsieur décharné ressemblant à Clémenceau (qui lui prête sa cabine de bain pour qu’elle puisse se changer  avant de se baigner), elle fait le point sur sa vie, ressasse de vieux souvenirs, des escapades en Espagne et  regrette de ne plus voir sa fille. Et puis finalement, elle tombe dans les bras de Clémenceau et après l’avoir saoulé au muscadet  l’invite dans son lit...mais le vieux bonhomme ne peut pas, ne peut plus mais ce n’est pas grave ‘sa fin, c’était d’être contre quelqu’un, c’était d’être contre lui’. Et puis, elle est heureuse car avec Roscoff (dont les habitants se nomment des roscovites), ça se passe mieux aussi.

    La jeune femme a apprivoisé Roscoff ou plutôt c’est Roscoff qui l’a apprivoisée. Elle se promène dans le village qu’elle connaît par cœur aujourd’hui mais son coeur n’est plus lourd. Elle est comme envahie par une légère gaieté comme parfois on est envahi par une légère tristesse...’

    C’est un roman trop facile à lire (aujourd'hui, trop et très ont le même sens si j'ai bien compris), un roman comme les auteurs français en écrivirent beaucoup : style épuré, phrases courtes, tout dans l’introspection et le ressenti. Sur le fond, je n’ai pas été agacé par les clichés hors du commun sur la Bretagne.

    Ce roman que j’ai acheté au hasard dans une brocante à au moins le mérite d’avoir été lu ce qui me permet de remettre la littérature sur le devant de la scène dans ce blog pluridisciplinaire qui vit sa vie tranquillement au gré de l’inspiration et des humeurs de son taulier qui voit sereinement l’automne poindre le bout de son nez. Car je ne chéris jamais tant que la saison qui suit.

    L’automne. Notre barque élevée dans les brumes immobiles tourne vers le port de la misère, la cité énorme au ciel taché de feu et de boue. Ah ! les haillons pourris, le pain trempé de pluie, l’ivresse, les mille amours qui m’ont crucifié ! (A.Rimbaud)

    lecture : septembre 2013

    Gallimard, nrf, 140 pages

    note : 2/5


    Hôtel des Arcades (Roscoff)


     

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    Vendredi soir en novembre. Attablés à une table donnant sur une mer déchaînée, l'on goûte de délicieux mets. Demain, on se lèvera tard et un petit déjeuner copieux nous attendra dans la grande salle silencieuse aux lumières tamisées. Ensuite, on déambulera dans la ville, on regardera les bateaux quitter et rentrer au port. On discutera avec des indigènes. Le temps sera suspendu pour un weekend au bien nommé hôtel des Arcades.


    Loïc LT