Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • les bambous du jardin # un nouveau pensionnaire

    Début mars, un ami a débarqué chez moi avec un échantillon d'un bambou qu'il possède chez lui :

    sulfurea.jpg

    Ne s'agissant ça pas du sempiternel aurea, j'ai été tout de suite intéressé. Queques jours plus tard, muni de ma pioche et de ma pelle, je me suis rendu sur place pour voir la plante en question. Situé derrière un bosquet de pseudosasa japonica et non loin d'une touffe de pseudosasa tsutsumiana, le phyllostachys se dresse au bord d'une espèce de monticule plutôt hostile.

    sulfurea2.jpg

    Je n'ai pas eu trop de mal à extraire une motte :

    10032012+%2823%29.JPG

    Ensuite, j'ai demandé à mes camarades bambouphiles de quelle espèce il pouvait s'agir. Ils ont la quasi certitude que c'est un phyllostachys sulfurea. Reste plus qu'à attendre les premiers turions. La saison commence bien.

  • Bretagne intérieure


    Quand j’étais petit, nous passions souvent devant ce garage agricole.

    11032012 (13).JPG

    11032012 (14).JPG


    Il représentait pour moi un peu la porte de cette Bretagne intérieure où déjà à l’époque tout partait en vrille. Trente ans après, l’endroit n’a pas bougé. Tout semble figé et en même temps, l’activité semble se poursuivre.
    Nous sommes à Bubry. On rentre dans le dur. Plus au nord, il y a Persquen où vécut mon grand-père. Il y aurait de bonnes photos à prendre dans ce bourg improbable où il y a  quelques années, on pouvait encore boire un verre “chez Paulette”, un petit bar-épicerie qui me fascinait quand j’étais gamin parce qu'on y trouvait de tout. Ça ne fait pas longtemps qu'il est fermé :

    paulette.jpg


    Un soir de 1999, alors que je rentrais du boulot (je bossais à Guémené, que tout le monde connaît évidemment) , je décidai de m’y arrêter, et paf, sur qui je tombe, sur mon tonton Gérard qui discutait avec un type qui bossait à l’imprimerie de Guéméné. Je bus des bierres en leur compagnie et je ne sortis de chez Paulette que très tard, un peu ivre sans doute. Je me souviens vaguement que le mec de l'imprimerie m'avait sorti sa science sur son job de commercial, que Gérard s'ennuyait et que je ne savais plus comment faire pour partir.

    Dans ce no man’s land que constitue le centre Bretagne, le pittoresque bourg de Guéméné ressemble un peu à un oasis commercial où l'on trouve pas mal de restaurants dont l'un "les 3 marchands" est une curiosité qui vaut le détour. Si on quitte Guémené pour aller vers l’ouest, on peut voir l’ex garage John-Deere où travaillait  l'oncle Gérard et puis après, il faut se taper une longue ligne droite sinistre le long de laquelle le brouillard ne se lève presque jamais avant d’arriver à Lignol, bourg où se situe le domicile partagé dans lequel vit aujourd'hui ma grand-mère atteinte de la maladie Alzheimer. C'est bon, ça suit ?
    Il est possible d'y faire du lèche-vitrine (avec un coup de bol, peut-être leur reste-t-il quelques pots de peinture Corona, c'est de la qualité Corona) :

    11032012 (11).JPG


    Il faudrait qu’un jour, je prenne mon temps pour photographier ces endroits sinistrés mais pas dénués d’intérêt. Au détour d’un virage, une ferme abandonnée est toujours possible, au bout d’une rue, un restaurant “ouvert”, c’est en tout cas ce qui est écrit sur un bout de papier jauni plaqué contre la vitre poussiéreuse, et puis un garage de réparation de matériel agricole alors qu’il ne reste dans les environs qu’une poignée d’agriculteurs célibataires. et dépressifs. Porter également une attention sur le manque de goûts des habitants pour l'aménagement de leurs extérieurs...mais bon, on peut les comprendre aussi...à quoi bon...

    llt, 19 03 2012