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  • bambous 2011 # Semiarundinaria yashadake 'kimmei'

    27042011f (1).jpgBonjour,

    je m’appelle Semiarundinaria yashadake 'kimmei'. Je suis né et j’ai grandi chez un pépiniériste de la région de Lorient. J’ai été adopté le 27 avril par un être humain répondant au prénom de Loïc. Après un voyage en voiture d’environ une demi-heure, je suis arrivé dans la propriété du monsieur où j’ai été accueilli par pas mal de petits cousins : des nigras, des bissetii, des vivax, des aurea, des fargesia, des sasa.
    Mon maître ayant d’autres occupations, j’ai du patienter quelques jours dans mon pot trop étroit. Lorsque hier soir, je l’ai vu s’approcher de moi tout souriant et décidé, j’ai su que mon heure était venue. Je m’attendais à être planté en pleine terre mais en fait, il m’a juste offert un pot un peu plus grand. Alors j’étais peu déçu alors il m’a dit que si j’étais généreux et vigoureux, j’aurais le droit dans quelques années à voir mes rhizomes tracer dans cette terre bretonne qui me tend les bras. Je suis déçu mais je vais bien, d’autant que je vis dans une bonne terre, un mélange de compost “maison”, de terreau et de terre jardin. De plus, je suis arrosé régulièrement. Mon maître m’appelle Kimmei, “mon petit kimmei” même !
    On dit de moi que je suis un bambou magnifique, que mon intérêt réside dans mes chaumes qui changent souvent de couleur, passant du vert, au jaune ou au rouge au gré des saisons. J’aurai l’occasion de lui démontrer tout ça . Sur ce, je vous laisse.

    +++, kimmei.

    ps : j’avais oublié de vous dire : un autre bambou a été adopté le même jour que moi, mais c’est un géant, je n’ai pas envie de vous en parler. Je ne veux pas qu’il me fasse d’ombre.

  • CR205 : Dalva - Jim Harrison

    compte rendu de lecture, lecture, littérature, littérature américaine, livre, roman, cultureDalva, la narratrice est une américaine plutôt jolie et disposant dans ses veines d’un peu de sang indien. Elle est originaire du Nebraska où ses parents possèdent un ranch construit au XIXème siècle par Northridge, leur ancêtre yankee, (qui de par son union avec une indienne allait métisser toute sa descendance). Dalva raconte son enfance, les drames ayant affectées sa famille...et sa rencontre avec Duane, un indien pour qui elle a un coup de foudre...elle tombe enceinte mais trop jeune, on lui enlève son enfant. Elle n’aura de cesse de vouloir le retrouver.
    Mais tout autant que la vie, ô combien trépidante de Dalva, qui est une femme libérée et qui mort la vie à pleine dent, il est question du peuple indien et du génocide dont il faut la victime. Michael, l’amant de Dalva, universitaire et alcoolique (comme quasiment tout le monde dans ce roman dans lequel on boit du cognac et du whisky comme de l’eau..mais Michael plus que les autres) demande la permission à Dalva de fouiller dans les archives de sa famille et notamment dans le journal de Northridge afin d’écrire une thèse sur la question indienne. De multiples pages de ce journal jalonnent le roman...mais il faut s’accrocher, on n’y comprend pas grand chose...surtout que par ailleurs, si le style est limpide (surtout les pages où Dalva s’exprime), l’auteur prend un malin plaisir à nous envoyer dans le passé sans crier gare, et même, à créer des flashbacks à l’intérieur de flashbacks...et puis de nouveaux personnages à peine présentés font tout à coup leur irruption et deviennent même essentiels..
    C’est pour cette raison que j’ai mis du temps à achever Dalva. Le style fluide et très expressionniste (magnifique peinture des grands espaces) est gâchée par une construction trop complexe. Et puis, ça vient de moi aussi : tout comme dans le cinéma, je n’aime pas les flashbacks.

    lecture du  05.04 au 25.04.2011
    10/18, domaine étranger, 472  pages
    traduit de l’américain par  Brice Matthieussent
    note : 2.5/5
    à suivre : je réfléchis...