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  • CR187 : incidences - Philippe Djian

    philippe-djian-incidences.jpgMarc, la cinquantaine, vit avec sa soeur dans une maison de campagne. Il est enseignant en fac et additionne les conquêtes parmi ses étudiantes. Un jour, il se réveille avec l’une d’entre elle mais son corps est sans vie. Il décide alors de s’en débarasser en le jetant dans un ravin que lui seul connait. Ensuite, il va bosser et oublie cet “incident”. Marc a des problèmes relationnels avec son responsable de département et ne supporte pas que ce dernier fasse la cour à sa soeur Marianne. Par ailleurs, Marc débute une liaison avec Myriam, la belle-mère de l’étudiante disparue. Celle liaison fait scandale.
    Mais la malchance poursuit Marc. Lors d’un banal contrôle de police, un flic meurt d’une crise cardiaque dans ses bras. Ne souhaitant pas d’ennuis, il décide une nouvelle fois de jeter ce corps embarrassant dans le ravin...
    Revoilà donc Djian, fidèle à lui-même. La série doggy bag est terminée mais il continue dans la même veine : une histoire décoiffante, des personnages barrés et désinhibés, une société pudibonde dans un monde en déliquescence. C’est divertissant, bon le style est un peu pauvre certes mais pour une fois qu’un auteur français ne nous prend pas la tête avec la forme..Cependant, je ne mettrai pas 4/5 car i'ai trouvé qu’incidences était un peu en dessous de l'excellent impuretés.

    roman , paru en 2010

    éditions Gallimard , 233 pages

    lecture du 18/10 au 22/10/ 2010

    note : 3.75/5

  • années lycée (suite)

    ... et je me souviens aussi que par au moins deux fois, pressés par le lycée victor hugo, nous sommes descendus dans la rue et que pour mes camarades comme pour moi, le but était uniquement de sécher les cours...d’ailleurs les cortèges se dissipaient très vite et alors, nous nous rendions dans l’arrière salle du pmu pour jouer au billard.
    Je ne me rappelle plus de la raison d’être officielle de ces manifestations (il n’y avait pas une histoire de sélection pour l'entrée à l’université ?) mais de toute façon, pour la plupart d’entre nous, on s’en foutait.
    Il faut avoir le courage de le dire, car nous l’avons à peu près tous vécus, les lycéens n’ont pas de conscience politique et si certains d’entre eux, un peu plus mûrs que la moyenne, commencent à avoir des convictions, elles ne sont pas assez solides pour justifier quelque action.
    Ne pas avoir maths, c’est chouette, on n’aime pas ce prof, traîner dans les rues entre potes et rentrer chez soi plus tôt, sortir de l’ordinaire et entendre parler de soi le soir à la télé, telles sont les réelles motivations des lycéens. Pourquoi aucun journaliste n’a le courage de dire ? Pourquoi l’autre matin sur france inter, Thomas Legrand est-il allé chercher midi à quatorze heures ?

    Pour le reste, c’est différent..les salariés, les fonctionnaires ne manifestent pas pour le plaisir. Ils perdent de l’argent chaque jour de grève. Mais ils le font par conviction..A tort sans doute, mais le fait est. Reconnaissons leur de s’intéresser à la vie de la cité, de bousculer leur quotidien pour défendre une cause. Ils sont bien moins nombreux que ce que disent les syndicats, et même que de ce que dit le police (selon certains comptages plus poussés mais restés confidentiels, tu penses..) mais ils sont bien organisés, c’est bien relayé par les médias et puis l’opinion publique les soutient. au pouvoir d'en tirer les leçons.
    Mais les lycéens..arrêtons la mascarade.

    loïc, 8h23