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  • la poésie rentre dans la maison

    Je ne parle pas assez de poésie sur l’espèce de blog. C’est un fait que j’en lis très peu en ce moment. Mais je ne pars jamais en voyage ou en weekend sans un recueil dans mes bagages. J’ai besoin de savoir que j’ai de la poésie à portée de main.
    Mais depuis que Chloé sait lire et écrire, c’est grâce à elle que la poésie est présente dans la maison. Tous les parents connaissent ça. J’aime l’idée que l’on donne encore des poèmes à apprendre à nos chères têtes blondes (je déteste cette expression mais concernant Chloé, c'est vrai..elle m'est chère et elle est blonde -). J’aime entendre Chloé réciter sa poésie car, et pour ça je suis fière d’elle, elle ne récite pas bêtement sans comprendre, elle vit le texte. Elle pose des questions sur le sens. Ça me plait beaucoup..et maman lui fait réciter n’importe où, n’importe quand, dans le bain, en voiture, en cuisine ou avant le dernier bisou du soir.
    Pour demain, Chloé (qui est en CE2 à l’école publique des lutins) doit savoir ce poème de Pierre Gamarra intitulé mon cartable.


    Mon cartable a mille odeurs,
    Mon cartable sent la pomme,
    Le livre, l'encre et la gomme
    Et les crayons de couleurs.

    Mon cartable sent l'orange,
    Le bison et le nougat,
    Il sent tout ce que l'on mange
    Et ce qu'on ne mange pas.

    La figue, la mandarine,
    Le papier d'argent ou d'or,
    Et la coquille marine,
    Les bateaux sortant du port

    Les cow-boys et les noisettes,
    La craie et le caramel,
    Les confettis de la fête,
    Les billes remplies de ciel.

    Les longs cheveux de ma mère
    Et les joues de mon papa,
    Les matins dans la lumière,
    La rose et le chocolat.

  • CR180 : les arpenteurs du monde - Daniel Kehlmann

    9782742780617.jpgprésentation de l’éditeur : L'un est le grand explorateur Alexander von Humboldt (1769-1859). Il quitte la vie bourgeoise, se fraye un chemin à travers la forêt vierge, rencontre des monstres marins et des cannibales, navigue sur l'Orénoque, goûte des poisons, compte les poux sur la tête des indigènes, rampe dans des cavités souterraines, gravit des volcans, et il n'aime pas les femmes. L'autre est Carl Friedrich Gauss (1777-1855), "Prince des Mathématiques" et astronome. Il saute de son lit de noces pour noter une formule, étudie la probabilité, découvre la fameuse courbe de répartition en cloche qui porte son nom, calcule l'orbite de la planète Cérès avec une exactitude effrayante, et il déteste voyager. Un jour, cependant, Humboldt réussit à faire venir Gauss à Berlin. Que se passe-t-il lorsque les orbites de deux grands esprits se rejoignent ? Deux fous de science - leur vie et leurs délires, leur génie et leurs faiblesses, leur exercice d'équilibre entre solitude et amour, ridicule et grandeur, échec et réussite - rendus tangibles grâce à l'humour et l'intelligence d'un jeune prodige de la littérature allemande.

     

    mon avis : Comme je ne suis pas du tout inspiré, hop, je balance une présentation de l’éditeur, ça permet de noircir du blog à peu de frais.

    Je n’ai pas aimé ce roman. Mal boutiqué, bancal, je me suis ennuyé du début à la fin. L’idée était pourtant originale mais il semble que l’auteur ait eu les yeux plus gros que le ventre. Le roman a connu un succès mondial à sa sortie..mais ça ne veut rien dire évidemment..nombreux de fans de mathématiques ont dû se précipiter dessus.

     

     

    roman , paru en 2005

    traduit de l’allemand par Juliette Aubert (en 2007)

    babel (n°940), 299 pages

    lecture du 24 au 31  août 2010

    note : 1/5

  • CR179 : le conte de la pensée dernière - Edgar Hilsenrath

    arton7633.gifSous la forme d’un conte, l’auteur allemand Edgar Hilsenrath (auteur du nazi et le barbier) raconte l’histoire d’une famille arménienne vers la fin du XIXème siècle jusqu’au génocide dont fut victime la quasi-totalité de la population arménienne entre 1915 et 1916.
    J’ai eu du mal à rentrer dans ce roman (il m’a fallu une quinzaine de jours pour dépasser les trois premières pages) parce que je n’ai pas bien compris l’idée de la “pensée dernière” mais j’ai finalement continué en en faisant abstraction pour ne m’intéresser qu’au récit.
    C’est un roman marquant pour ce qu’il est et surtout aussi parce qu’il rend justice aux victimes de ce génocide qu’aujourd’hui encore, beaucoup de pays ne veulent pas reconnaître, un génocide d’ailleurs très peu voire pas du tout évoqué par nos livres d’histoire.
    Le livre fait plus de six cent pages mais se lit très vite car le style est simple et parce qu’il est composé quasiment que de dialogues.
    Le tout rappelle un peu cent ans de solitude de Gabriel Garcia Marquez en ce sens que ces deux romans très colorés mettent en scène des familles avec des personnages hauts en couleur, prises dans le tourment de l’histoire.
    Un point m’a particulièrement marqué : j’ai trouvé que l’auteur présentait un peuple arménien résigné, fataliste, face à tous les affronts, toutes les injustices, toute la haine dont il était la victime. Est-ce un parti pris ou alors une réalité ?
    En tout cas, je sors grandi de cette lecture et la conseille fortement à tout ceux qui veulent en savoir plus sur une des plus grandes tragédies du XXème siècle.

    roman , paru en 1989

    traduit de l’allemand par Bernard Kreiss

    le livre de poche (n°3419), 634 pages

    lecture du 01 au 24  août 2010

    note : 4.5/5