Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • CR - Jean-Lou et Sophie - Marcel Marlier

    239b8b59b3460816a0880c2ce03152f9.jpgC'est en flânant au marché d'Hennebont que je suis tombé sur ce Jean-Lou et Sophie. C'est un petit livre pour enfants racontant les pérégrinations de deux gosses en Bretagne. Ils errent de villes en villes, de Fougères à Dinan en passant par Quimper et par les campagnes environnantes (Mont d'Arrée...). Plus que le texte (complètement incohérent et peu crédible), ce sont les dessins qui font rêver. Car le livre est de Marcel Marlier, celui-là même qui fait les aquarelles des Martine (mais il ne faut plus parler de Martine car le buzz en passé, n'est-ce pas). Les dessins donc, sont de toute beauté et très réalistes et donnent plus envie de visiter la Bretagne que n'importe quel guide touristique.
    Il y a tant de choses à visiter en Armorique (et tant de choses qu'il vaut mieux éviter aussi) qu'une vie ne peut suffire. Dommage que le texte fasse dans la caricature primaire. En effet, les enfants trouvent par hasard un fou de Bassan mazouté, qu'ils nettoient et qu'ils rendent à la nature. Mais n'oublions pas qu'il s'agit avant tout d'un livre pour enfants. Mais c'est vraiment chercher la petite bête car cet album est un enchantement de tous les instants.
    Ah, une autre chose aussi. Le Mont-Saint-Michel n'est pas breton..mais normand..car
    Le Couesnon  en sa folie
    A mis le Mont en Normandie.

    (Ceci dit, reconnaissons à l'auteur de ne pas avoir parler de Nantes... qui, comme chacun sait, n'est pas bretonne...)
     
                                                   

    d5055d69a7d16f14b065bba7fe9b15f7.jpg
    7b26fd4bacaa26822f1b9fd859c1be15.jpg
    89ad823a13eb4952e90b2a4b3f43001f.jpg
    bc3447cf42eb6b255fdf5daa93ebf77b.jpg

  • CR47 : les noces barbares - Yann Queffélec

    33db147ec299029f64578e231dbe8e80.jpgQue me reste-t-il de ce roman trois semaines après sa lecture ?...quelques images : un viol dans une tente militaire sur des dunes quelque part dans les Landes, un enfant caché dans un grenier, un asile psychiatrique quelque part dans une forêt, l'enfant qui fait une fugue et qui se cache des mois durant dans une épave échouée sur une plage désertée.
    ça ressemble à un roman de débutant, un roman où l'on veut en faire voir de toutes les couleurs au lecteur, un roman où les sentiments sont très crus mais trop caricaturaux. J'ai trouvé peu crédible ce récit qui se présente comme étant somme toute assez banal. Mais Yann Quéffelec étant un compatriote breton, j'ai envie de lui donner une seconde chance. A suivre donc.

    note : 2.5/5
    lecture les 9 et 10 juillet.

    En ce merveilleux été, les comptes-rendus ne casseront pas des briques et seront plutôt méchants. pas de chances pour les livres et auteurs concernés.
    Loïc, 17h30

  • au 'restaurant sympa'

    ae16f825d2c0fda6bf0bc9de543e4312.jpgPendant nos vacances en Vendée, alors que nous flânons un soir dans les rues de La Faute-Sur-Mer, nous passons devant un restaurant qui a l'air sympa. Comme de fait, le restaurant s'appelle le restaurant sympa. (ça ne s'invente pas). Nous décidons d'y entrer pour dîner. Comme le temps est incertain, nous décidons de manger à l'intérieur. On s'installe, on commande un apéro ainsi que des moules-frites. Il s'avère que ce soir-là, un petit concert est organisé. Le chanteur s'appelle Ivan Maldoror et on le voit qui prépare son matos tout souriant. On se dit qu'on va passer une bonne soirée. Le mec commence à chanter et dans la salle, seules trois tables son occupées. Le Muscadet me monte à la tête, Chloé et Lola, bons publics dansent et IvanMaldoror leur sourit tout content qu'il est de rendre des enfants heureux. Ses chansons sont des reprises de trucs d'OtisRedding, de Bob Marley et d'autres choses dans le genre qui se laissent écouter tout en mangeant. Le chanteur fait participer son petit auditoire en posant des questions ou en disant des conneries du genre 'voilà, ça c'était de Gérard Souchon', espérant bien sûr qu'on le reprenne. Ce que je fais. On passe une bonne soirée. Mais les clients d'une table s'en vont. On n'est plus que deux tables. Parallèlement cinq serveurs s'affairent. Quasiment un serveur pour deux clients. Dehors, sur la terrasse, il y a un peu de monde mais ils ne peuvent pas voir le concert.
    Je me sens bien jusqu'à ce moment où Ivan Maldoror qui vient de chanter Don't worry be happy nous dit que le morceau est de Bobby McFerrin (si ma mémoire est bonne). Et je me dis à ce moment-là que le point commun entre tous les titres qu'il nous chante est que ce sont tous des morceaux qui ont été repris pas les publicitaires. Et là, je ne sais pas pourquoi, emporté par mon enthousiasme et par le muscadet, je lui dis ouvertement alors que le silence complet s'est fait dans la salle 'mais toutes ces chansons, ce sont avant tout des chansons de pub, à la base'. Texto. Ivan Maldoror me regarde et se met gentiment à rire, une sorte de rire moqueur en même temps que poli (un peu comme l'on rit lorsqu'un enfant vient de sortir avec beaucoup d'assurance une grosse stupidité) et il m'explique devant tout le monde qu'avant d'être des musiques de pub, ces chansons furent avant tout écrites et interprétées par des artistes. Disant cela, il croit m'apprendre quelque chose. A ce moment-là, je suis tout rouge et je me sens terriblement seul. Prisca rit elle aussi et j'ai cru entendre un des serveurs et la tablée d'à côté se moquer. Je me dis qu'Ivan Maldoror doit me prendre pour un imbécile heureux, un consommateur influencé par la publicité, un fidèle de tf1.
    Quelques minutes après, le chanteur fait une pause et vient à notre table pour signer des autographes à mes filles. L'occasion est trop belle. Il est impératif que je rattrape le coup et là je lui sors un 'Maldoror, c'est par rapport aux chants de Maldoror de Lautréamont ?', espérant montrer ainsi ma culture. Il confirme évidemment. (de tout façon, c'était évident). Et ensuite, je prends mon courage à deux mains et lui explique que par ce que j'avais dit tout à l'heure je voulais dire que pour le français moyen, qui n'a pas, comme chacun sait, beaucoup de culture musicale, ces titres sont avant tout, "à la base", des musiques de pub. 

    Je sais pas si j'ai sauvé le coup mais en tout cas j'ai essayé.Mais globalement quand même, c'est la honte. 

    Loïc