Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • poème naïf

    grand-champ, cabine téléphonique, livre, square

     

    Poème naïf*

     

    Nous discutions de rien affalés sur un banc

    Lorsqu’apparut soudain s’engageant sur le square

    Une mignonne comme il est courant de voir

    Dans ces bourgs situés au cœur du Morbihan.

     

    La créature alors ménageant son effet

    D’un pas sûr se rendit vers la cabine qui

    Était la raison de notre présence ici

    Bien que mon compagnon  n’y voyait point d’attrait.

     

    Dix minutes plus tard, ayant fini sa pioche

    Je m’enquiers du bouquin dépassant de sa poche.

    On n’a pas bien compris mais de nous s’approchant

     

    On a parlé d’Orwell et de son oeuvre culte

    Qu’elle cherchait en vain dans tous ces édicules

    Dans lesquels aujourd’hui s'empilent les romans.

     

    Loïc LT (25.08.2016)

    * sur une histoire vraie (square près de la chapelle à Grand-Champ)

     

  • vie d'Igitur

    J'ai rencontré Erevan Dana tout à fait par hasard. Il était minuit et il était allongé sur l'herbe dans un champ près de Trémargat. Rien n'avait de sens, sauf ce minuit. Je l'ai revu le lendemain et il m'a dit 'certainement subsiste une présence de minuit'. Je m'en serais bien passé. Il ne me restait rien de ce minuit. Erevan était attablé devant une église agonisante et il me racontait l'histoire d'un enfant de dix ans devenu fou à cause d'un jouet dont l'attachement lui était devenu obsessionnel. Plus tard, l'enfant est interné dans un établissement où on lui laisse la jouissance de l'objet. Après m'avoir raconté cette histoire abracadabrantesque , le dénommé Erevan s'est volatilisé. 

    C'est l'histoire de cet enfant que je vous raconte. Pour les non rimbaldiens, cherchez un peu et vous comprendrez le pourquoi de la couleur des voyelles.

     

    Vie d’Igitur

     

    La bâtisse est grande, austère et les parterres

    Agrémentent le parc où des individus vont

    Et viennent sans savoir dans quelle direction

    Ils pourraient retrouver un bout de fil de fer.

     

    L’un deux, la trentaine porte un piteux veston,

    Ainsi que dans ses bras, un cube gigantesque

    Multicolore et que par des gestes grotesques

    Il manipule avec ferveur et obsession.

     

    Igitur avait cinq ans que déjà ce marmot

    Dormait avec l’objet qu’il fourrait dans son sac

    Avant de partir pour l’école André Malraux.

     

    Sur son bureau trônait, le rectangle magique

    O bleu, u vert, i rouge, murmurait ce maniaque

    Que l’on regardait comme un débile authentique.

    Loïc LT ( 24/08/2016)

    *prononcer Iguitur.

     

    vie d'igitur.jpg