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  • parcours de ma tondeuse (le 28 mai 2016)

    Hier j'ai tondu. Rien de plus normal, c'est le printemps, ça pousse vite, c'était samedi et il faisait beau. Pour voir un peu le parcours, j'avais embarqué ma montre GPS, ce qui me permet d'avoir des données détaillées et de faire mieux question optimisation du parcours la prochaine fois. Parcours :

    tonte28052016.jpg

    Vous aurez compris que la partie du milieu correspond à la maison et la terrasse dans laquelle je ne rentre pas avec la tondeuse. La tondeuse ne remplace pas un aspirateur. Par contre, je ne m'explique pas la partie grise au nord de la maison alors que je suis passé partout dans ce coin-là. Je laisse bien quelques mètres carré par endroit pour la bio-diversité et sauver quelques pâquerettes et pissenlits mais je ne l'ai pas fait à cet endroit qui correspond à la partie centrale de notre pelouse, celle où l'on joue au badminton ou autres. 

    Le terrain fait 1400 m2, maison comprise et j'ai parcouru 2.8 kms (en 01h08mn) à la vitesse  de 24 minutes au kilomètre. (je rappelle que je possède une tondeuse normale et non un tracteur). J'ai donc parcouru le double de la surface ce qui est logique vu qu'on fait des va-et-vient incessants. La vitesse moyenne fut de 3.5kmh et le record fut de 5.3 kmh (j'ai plus de détails et je sais que ce record s'est déroulé dans une descente panier vide). Je suis monté à une altitude maximale de 61 m et suis descendu à 59 m, ce qui fait un dénivelé de 2 mètres, ce qui est logique car nous nous situons dans un village en pente qui descend vers les rives d'une rivière qui s'appelle l'Evel. J'ai brûlé 168 calories et que dire de plus à part que je me prends la tête avec rien !!

    Loïc LT

  • CR298 : le dernier ami - Tahar Ben Jelloun


    539813-gb.jpgParfois je me demande à quoi sert de commenter un roman lorsque la quatrième de couverture en plus d'être évidemment parfaite d'un point de vue critique reprend exactement ce qu'on a pensé du roman. C'est le cas pour celui-ci. En fait, je ne devrais pas lire les quatrièmes de couverture. Voilà encore un défaut des livres papier (parce que celui-là je l'ai lu en vrai), c'est cette foutue quatrième de couv qui en dit trop. Parfois, on peut ne pas être d'accord, alors pas de problème mais d'autres fois non. Il ne faudrait plus que je les lise. 

    Tahar Ben Jelloun ( que je n'avais jamais lu)  raconte l'histoire au long cours d'une amitié entre deux marocains s'étant rencontrés dans un lycée français de Tanger (ville portuaire  fantasmagorique pour les uns - Modiano- par exemple, ou affairiste pour les autres - Tanger fait tout pour attirer les entreprises étrangères-). Le tout se passe aux alentours de la guerre d'Algérie. L'un s'appelle Mohamed (mais tous ses amis l'appellent Mamed au grand désespoir du père) et l'autre s'appelle Ali. Le courant passe tout de suite entre les ados qui croquent la vie à pleines dents, additionnent les conquêtes et mènent des vies très libertines. L'un est repéré comme étant communiste et arrêté, l'autre est repéré comme étant son ami est arrêté également. 15 ans de galères commencent pour les deux compères, d'abord la prison, puis le redressement dans un camp militaire. Ensuite, remis en liberté, chacun s'installe et Mamed médecin de profession part exercer en Suède avec sa femme marocaine. Ali se sent seul, les courriers échangés ne suffisent pas et puis Mamed fait part de son désir de disposer d'un pied-à-terre au Maroc et le beau-père d'Ali se fait un plaisir de lui vendre un appartement beaucoup moins cher que le prix du marché. Ali s'occupe des travaux de rénovation et puis alors, j'abrège hein, Ali reçoit une lettre de Mamed dans laquelle celui-ci lui reproche de l'avoir trahi en ayant  survendu l'appartement et surfacturé les frais de rénovation. Ali ne comprend pas d'autant que c'est totalement faux. Mamed, en fait, atteint d'un cancer du poumon en phase terminale en veut à la Terre entière et c'est son ami de trente ans (les amitiés de 30 ans, ça finit toujours mal -) qui va prendre pour tout le monde. Il invente cette histoire d'arnaque qu'Ali apprend dans une lettre posthume de Mamed. 

    Bon, j'a été clair mais c'est un simple résumé. On dit souvent d'un auteur  que son écriture est limpide et je crois que cet adjectif ne peut pas coller mieux qu'à la prose  de Ben Jelloun tant elle  s'écoule comme une rivière indolente. Grâce au procédé (un peu démodé aujourd'hui) du roman à trois voix (Ali, Mamed et Ramon, un ami commun), l'auteur parvient à nous immiscer au cœur de cette amitié forte et en même temps tourmentée. Je ne vais pas faire une fois de plus le reproche que je fais souvent à savoir que bien qu'il y a trois narrateurs, il n'y a qu'un style, celui de l'auteur. (Il semble qu'il soit complexe pour un auteur de laisser sa plume à ses personnages). Parallèlement, ce roman nous permet de comprendre un peu mieux le Maroc et sa Monarchie autoritaire où la liberté n'est qu'apparence et où les sbires du pouvoir se mêlent subrepticement à la population. Je me suis toujours demandé pourquoi le Maroc avait échappé au printemps arabe (et avec le recul, quand on voit l'état des pays qui l'ont fait, on se dit que ce n'est peut-être pas plus mal) et bien, je crois que c'est cette liberté surveillée transparente et cette tolérance vis à vis des mœurs européennes qui ont permis à la Monarchie de ne pas trembler. 

    Le dernier ami convoque beaucoup de thèmes sur l'amour, l'amitié et le temps qui passe. Ce serait une histoire presque banale si elle n'avait pas subi un traitement littéraire de grande tenue. 

    lecture mai 2016, sur livre papier, 148 pages, éditions du Seuil, parution : février 2004, note : 4/5

    Loïc LT,19:30