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  • du nouveau sur l'espèce de blog !

    Ce dimanche est bien parti pour être pourri. Heureusement, la forêt en face est au summum de sa beauté automnale :

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    Sinon, comme tu as dû le remarquer, hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère, j'ai changé le bandeau du blog, ce que je ne fais que tous les deux ou trois ans, c'est donc un événement rare et  je tiens à cette rareté. C'est une photo que j'ai prise depuis 'mon bureau' avec mon smartphone, petit objet dont je suis devenu l'esclave depuis que je le possède (07/2014), et qui a pour conséquence immédiate que je lis moins (ce qui me fais penser que je n'ai toujours pas fait de compte rendu du dernier roman de Modiano, très bon roman au demeurant mais le fait qu'il ait eu le prix Nobel m'a un peu coupé l'herbe sous les pieds et comme je suis quelqu'un qui pète plus haut que son cul, je veux pas avoir l'air de lire ce qui est dans l'air du temps (alors que j'ai lu pour que tu ne ne perdes pas dans le quartier avant qu'il ait obtenu ce prix). 

    Autre nouveauté qui peuvent intéresser un ou deux de mes trois lecteurs, j'ai activé la version smartphone du blog et donc il est désormais plus facilement visible sur vos iphone, nokia et autres joujoux formidables ! Chouette, non ?

    ll pleut, c'est dimanche mais un bœuf carotte en cours de cuisson embaume toute la maison et il me tarde de me mettre à table ! Je vais donc pas tarder à appeler les filles et leur demander 'qui dresse la table ce midi ? -)

    Loïc LT

     

     

  • Le Havre - Aki Kaurismäki

    Sorti en 2011 et présenté la même année au festival de Cannes, Le Havre est vraiment un film exceptionnel. Or je n'en connaissais pas l'existence avant qu'Arte ait eu la bonne idée de le programmer hier soir. Je craignais pourtant à la lecture du résumé qu'il soit dégoulinant de bons sentiments et pour tout dire trop politiquement correct (s'il est encore permis d'utiliser cette expression usée et dépassée) mais en fait pas du tout. Ce film raconte l'histoire d'un homme naïf (Marcel Marx joué par l'excellent et touchant André Wilms) menant une vie transparente et triste, vivant et cirant des chaussures au Havre et qui se retrouve par hasard avec un clandestin africain sous les bras. Il s'attache au petit homme, le nourrit,  le cache et pourtant ce dernier n'a qu'un but : rejoindre l'Angleterre. La police le recherche et c'est alors qu'intervient le commissaire Monet, personnage ambivalent vêtu en policier de la Gestapo et  joué par Jean-Pierre Darroussin. 

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    Mais si ce film est singulier, ce n'est pas du fait de sa thématique mais de par son côté loufoque et décalé. Alors que l'action se situe dans les années 2000, le cadre et les objets sont souvent ceux des années 50. C'est ainsi que l'on voit le commissaire débarquer avec sa rutilante R16 et plus tard passer un appel avec son iphone pendant qu'à l'intérieur du bar vers lequel il se dirige, trône un téléphone gris à cadran. Les rues sont désertes comme pendant l'occupation et les petits commerces colorés se succèdent comme dans les films de Jacques Demy.

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    La ville normande s'en trouve sublimée. Les acteurs sont remarquables (notons la présence de Jean-Pierre Léaud dans un rôle de méchant). Le Havre est un condensé de  poésie et d'humanisme : un chef d'oeuvre cinématographique pur. 

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    Je me désespère souvent du cinéma d'aujourd'hui mais me voilà rassuré :  des surprises sont encore possibles.

     

    cinéma français,andré wilms,jean-pierre daroussin,aki kaurismäki

    Et puis, ça finit bien quand même...car à la fin, grâce à Marcel, le petit garçon réalise son rêve...mais trouvera-t-il vraiment le bonheur outre-Manche ?

    Loïc LT

    cinéma français,andré wilms,jean-pierre daroussin,aki kaurismäki

     

     

     

  • aube

    Accepter ne se peut

    comprendre ne se peut

    on ne peut pas vouloir accepter ni comprendre

     

    On avance peu à peu

    comme un colporteur

    d’une aube à l’autre

     

    Phillipe Jaccottet , Poésie ,1946-1967

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