L’érable a perdu toutes ses feuilles. Il faut dire qu’il commence à s’en soulager très tôt, la plupart du temps vers la mi-août, cette année courant septembre, c’est à dire il y a 3 mois. Je me suis bien amusé à nettoyer le sol muni de mon balai à feuilles. L’essentiel est allé au composteur mais quand il y en avait trop, j’ai dû aller faire un tour à la déchèterie. C’est quand même con d’aller à la déchèterie pour se débarrasser de ces feuilles alors que jetées dans n’importe quelle forêt, cela représenterait une goutte d’eau dans un océan de feuilles...Ce n’est pas de la pollution quoi !
Mais en fait, toutes ne sont pas tombées...il en reste une qui s’accroche, toute fière et pas mécontente de ne pas se retrouver au milieu de ses congénères au fond du cimetière des feuilles mortes qu'est le composteur, dans lequel ça fermente et ça pullule de vers et d’autres prédateurs.
Elle est là, tout triomphante, peut-être en fait déjà détachée de sa tige et accrochée à une branche qui l’empêche de tomber.
Mais un jour, elle tombera. Peut-être d’ailleurs, au moment où je vous écris, a-t-elle déjà chu ! Et donc que va-t-il lui arriver à cette feuille rebelle ? Elles va embrasser le gazon et voltiger deci delà au gré du vent. Elle sera heureuse et libre et finira sa folle épopée dans une anfractuosité quelconque, un obstacle comme il en existe tant pour ces choses fragiles.
Et dans sa solitude, elle se décomposera et enrichira les sols car tel est le destin des feuilles, même des feuilles rebelles...alors, tu vois feuille rebelle, tu fais la belle, perchée là-haut, mais ça ne sert rien, tout ce que ça te va te rapporter, c’est une note à ta gloire éphémère sur mon blog, et peut-être au fond, que ce n’est déjà pas si mal !
Loïc LT
Plutôt que de faire un compte rendu de cette oeuvre (que j'avais lue il y a 20 ans), j'ai décidé de faire comme si je devais la résumer à mes filles.
présentation de l’éditeur : Sam Tahar semble tout avoir : la puissance et la gloire au barreau de New York, la fortune et la célébrité médiatique, un « beau mariage »… Mais sa réussite repose sur une imposture. Pour se fabriquer une autre identité en Amérique, il a emprunté les origines juives de son meilleur ami Samuel, écrivain raté qui sombre lentement dans une banlieue française sous tension. Vingt ans plus tôt, la sublime Nina était restée par pitié aux côtés du plus faible. Mais si c’était à refaire ? À mi-vie, ces trois comètes se rencontrent à nouveau, et c’est la déflagration… « Avec le mensonge on peut aller très loin, mais on ne peut jamais en revenir » dit un proverbe qu’illustre ce roman d’une puissance et d’une habileté hors du commun, où la petite histoire d’un triangle amoureux percute avec violence la grande Histoire de notre début de siècle.