Restant sur une déception (le grand sommeil de Raymond Chandler que je n’ai pas réussi à finir), il me fallait une valeur sûre, un auteur dont je savais qu’il ne pourrait me décevoir et Patrick Modiano s’est imposé à moi.
Vestiaire de l’enfance, paru en 1989 est un roman dans la plus pure tradition de ce que sait faire Modiano..la différence ici est que l’action se situe à Tanger au Maroc au lieu de Paris...mais Paris est quand même présent à travers le souvenir du narrateur, un artiste expatrié qui écrit des feuilletons pour une radio qui s’appelle radio-mundial, radio qui émet dans toutes les langues. Dans ce Tanger triste (et jamais nommé) et désert où tout respire le vide et le désoeuvrement, le narrateur (qui se fait appeler Jimmy Sarano), fait la connaissance de Marie, une expatriée également, qui cherche du boulot après avoir été remercié de son précédent emploi où elle faisait de la dactylographie (mais un peu trop lentement selon la patronne). Cette Marie fait remonter des souvenirs au narrateur du temps où il habitait Paris et qu’il s’était lié d’amitié avec la fille d’une certaine Rose-Marie, une actrice de théâtre. Il se demande implicitement si Marie n’est pas cette “petite”.
Beaucoup de personnages de second plan gravitent autour de cette histoire, des gens un peu bizarres, voire intrigants...comme ce type qui suit partout le narrateur et qui conscrit dans un carnet ses moindres faits et gestes, et ce avec son assentiment. Il y aussi ses collègues de boulot, tous des expatriés n’évoquant jamais leur passé. Il y aussi des gens qui côtoyaient Rose-Marie vingt ans plus tôt à Paris comme par exemple Beauchamp et Dé Magdebourg mais je ne vais pas trop insisté là-dessus, sauf si l'un de mes trois lecteurs me le réclament mais ça m’étonnerait.
Vestiaire de l’enfance est un bon Modiano, sec, vide et ensoleillé comme les rues de Tanger pendant les chaudes heures de la journée.
lecture du 29.06 au 03.07.2011
le grand livre du mois, 144 pages
note : 4/5
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lupins et autres petits plaisirs...
Il n'y aura pas de compte rendu du roman de Raymond Chandler parce que je n'ai pas réussi à le finir. Pourtant il ne me restait qu'une dizaine de pages. Le bout du tunnel n'était plus très loin..mais à quoi bon s'obstiner à lire un truc qu'on ne comprend plus. J'ai perdu pieds aux alentours du milieu du livre mais j'ai continué espérant retrouver le fil de l'histoire..mais en vain..alors voilà. Le grand sommeil est un polar compliqué dans lequel des truands mondains vont et viennent sans se présenter...je n'en dirais pas plus.
Un Modiano suivra (avec lui, aucun risque). Et puis un Djian (une valeur sure également).
Pendant ce temps, cela pousse. J'en veux pour preuve cette fleur de lupin apparue il y a trois semains et qui arrive à maturité :
Hier, j'ai planté six miscanthus sinensis zebrinus près du cabanon :
Avec cette chaleur, les bambous poussent bien (mais je les arrose beaucoup). Mais patience dans l'azur : il faudra des années avant qu'ils commencent à produire des chaumes épais. En attendant, je me contente de quelques zooms, comme sur le vivax aureocaulis :
Voici un aurea : les vieilles cannes sont jaunes et les toutes nouvelles sont vertes :
Dans l'un de nos trop nombreux parterres, un aster (qu'on a longtemps pris pour une mauvaise herbe) fleurit :
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