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  • roman de Marie Le Gall : drôle de bug sur fnac.com

    C'est marrant : il y a quelques jours, en refermant le roman la peine du menuiser, je me suis dit que l'auteur aurait pu tout aussi bien l'intituler le silence du menusier tant le silence s'impose dans le récit, plus que tout.

    Et puis, là cet après-midi, je vais sur le site de la fnac pour choper la couverture afin de la coller ici pour mon compte-rendu (à venir) et voici sur quoi je tombe :

    les silences.jpg

    Etonnant ! D'où sort cette couverture ?  Etait ce le premier titre du roman (avant que la maison d'édition où l'auteur décident de le changer), une mauvaise blague ou que sais-je encore ? A suivre...

  • CR129 : hors champ - Sylvie Germain

    Sylvie-Germain---Hors-Champ.jpg

    présentation de l'éditeur : En une semaine, Aurélien, un homme ordinaire, va progressivement disparaître. Il est de plus en plus hors champ, perdant jusqu'à sa voix, son odeur et son ombre. Au fur et à mesure de cette genèse à rebours, il sort aussi de la pensée et de la mémoire des autres, même de ses proches. Cet effacement intensif s'opère au grand jour, dans l'agitation de la ville, à l'aune de tous ces naufragés qu'on ne regarde plus et qui ne comptent pour personne.

    mon avis : Hors champ n'est pas une n-ième histoire mettant en scène un homme invisible. Ici, l'invisibilité va plus loin que la "simple" disparition physique puisque les gens que côtoyaient Aurélien en arrivent même à oublier qu'il a existé. Il n'est plus rien pour les autres alors que lui n'a jamais tant ressenti le poids de son corps.
    C'est assez fort et il faut avant tout considérer ce roman comme une métaphore de la transparence sociale dans laquelle se morfond l'homme moderne. Loin d'être le maillon d'une chaîne, nous ne sommes souvent rien et le monde fonctionne tout aussi bien sans notre présence.
    Et perso, j'ai remarqué que lorsque je marche dans les grandes villes (mais ça ne m'arrive que très rarement), on me fonce souvent dedans. Ou alors, au boulot, lorsque dans un couloir, je croise un collègue et bien que nous faisons l'effort de tenter de nous éviter, il m'arrive fréquemment de me trouver face à face avec la personne pour une demi seconde d'artemoiement dont personne ne sort grandi.
    Ce en quoi j'ai beaucoup aimé ce roman écrit très simplement et qui décrit sans fracas la lente disparition d'un type qui dans un premier temps considère les gens qui le heurtent comme des étourdis et puis qui au final, à force de n'être plus rien devient un souffle d'air.

    roman, paru en 2009
    Albin Michel, 196 pages
    lecture du 10/11 au 12/11/09
    note : 4/5
    à venir : la peine du menuisier, Marie Le Gall

  • CR128 : les heures souterraines - Delphine de Vigan

    les-heures-souterraines.jpgAériennes sont les heures souterraines de Delphine de Vigan !
    Dans un style sobre et sans fioritures et en utilisant un procédé un peu convenu  (deux récits indépendants se succèdent chapitres après chapitres), l'auteur de No et moi raconte l'histoire de deux êtres (Mathilde et Thibault) ne se connaissant pas, brisés par la vie, par le travail, à bout de souffle et à la croisée des chemins. On devine qu'ils vont se rencontrer et on le souhaite car tout porte à croire qu'ils sont faits l'un pour l'autre. C'est aussi un roman sur les solitude dans les grandes villes et l'enfer dans les bureaux quand les supérieurs sont un peu plus cons que la moyenne (et le Jacques là, c'est deux claques qu'on a envie de lui foutre). Le propos est un peu pessimiste puisque la rencontre ne se fait pas et que Mathilde démissionne laissant Jacques, ce salaud savourer sa victoire.
    Et comme ce roman était en concurrence avec les trois femmes puissantes, mon avis est qu'il y a moins de manières, moins de poudres aux yeux  et surtout plus de cohérence dans le roman de de Vigan. Mais peut-être que le jury du Goncourt a-t-il jugé l'écriture de de Vigan trop blanche, trop neutre. Et c'est vrai que ce n'est pas ce qui fait la force de ce roman.
    Concernant l'espèce de prix 2009, pour l'instant l'annonce de MH Lafon est au coude à coude avec les heures souterraines. Mais il me reste encore à lire la peine du menuisier de Marie Le gall (en cours et plutôt ennuyeux - ou ennuyant je ne sais jamais) et hors champ de Sylvie Germain. Je rappelle que la vérité sur Marie de JP Toussaint ne m'avait pas du tout convaincu non plus. Mais si l'un d'entre vous avait un autre roman de cette rentrée finissante à me proposer, je suis assez preneur.

    roman, paru en 2009
    JCLattes, 300 pages
    lecture du 03/11 au 05/11/09
    note : 3.75/5
    à venir : la peine du menuisier, Marie Le Gall