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  • CR106 - autoportrait de l'auteur en coureur de fond - Haruki Murakami

    autoportrait-auteur-coureru.jpgprésentation de l'éditeur : Journal, essai autobiographique, éloge de la course à pied, au fil de confidences inédites, Haruki Murakami se dévoile et nous livre une méditation lumineuse sur ce bipède en quête de vérité qu'est l'homme... Le L avril 1978, Murakami décide de vendre son club de jazz pour écrire un roman. Assis à sa table, il fume soixante cigarettes par jour et commence à prendre du poids. S'impose alors la nécessité d'une discipline et de la pratique intensive de la course à pied. Ténacité, capacité de concentration et talent : telles sont les qualités requises d'un romancier. La course à pied lui permet de cultiver sa patience, sa persévérance. Courir devient une métaphore de son travail d'écrivain. Courir est aussi un moyen de mieux se connaître, de découvrir sa véritable nature. On se met à l'épreuve de la douleur, on surmonte la souffrance. Corps et esprit sont intrinsèquement liés. Murakami court. Dix kilomètres par jour, six jours par semaine, un marathon par an. Il court en écoutant du rock, pour faire le vide, sans penser à la ligne d'arrivée. Comme la vie, la course ne tire pas son sens de la fin inéluctable qui lui est fixée...

    mon avis : j'avais deux bonnes raisons de vouloir lire ce livre : la première est qu'il y a longtemps que je voulais découvrir Haruki Murakami et la seconde est que je pratique la course à pied. (je ne mets pas de s à pied puisque tel est l'usage mais ce n'est l'envie qui me manque - on ne court pas avec un pied-) J'aurais aimé dire qu'en plus je suis écrivain mais ce n'est pas le cas.
    Résultat : j'ai découvert l'écrivain japonais et son style est quelconque voire presque documentaire. Mais sans doute a-t-il procédé différemment avec cet autoportrait qu'il ne le fait dans ces romans. Sinon, je partage globalement sa vision de la course de fond, dans la façon de s'entraîner, dans ce qu'elle apporte et dans les parallèles qu'on peut faire entre la pratique de ce sport et d'autres activités qui remplissent nos vies.
    Je conseille donc ce roman mais exclusivement aux joggers. Pour les autres, non..à moins que ça ne puisse donner l'envie de s'y mettre. C'est un bon sport..qui ne coûte pas cher, qui brûle les graisses, qui fait souffrir certes mais qui procure d'intenses moments de bonheur et de communion avec la nature et les éléments.

    roman, paru en 02/2009
    Belfond, 180 pages
    lecture du 09/07 au 10/07/09
    note : 3.75/5
    à venir : septentrion, Louis Calaferte

  • CR105 - la route - Cormac Mccarthy

    9782757811610.jpgprésentation de l'éditeur : L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres et de cadavres. Parmi les survivants, un père et son fils errent sur une route, poussant un Caddie rempli d'objets hétéroclites. Dans la pluie, La neige et Le froid, ils avancent vers les côtes du Sud, La peur au ventre : des hordes de sauvages cannibales terrorisent ce qui reste de l'humanité. Survivront-ils à leur voyage ?

    mon avis : roman d'anticipation (dont on espère qu'il n'anticipe rien du tout) qui raconte le périple d'un père et son fils dans un monde dévasté, désolé (on devine que c'est le résultat d'un cataclysme nucléaire), asséché dans lequel cependant vagabondent quelques survivants paumés et où sévissent des hordes de barbares qui meurent de faim. Le but de nos deux héros est de descendre vers le sud où il doit faire moins froid et rejoindre la mer dont sans trop savoir pourquoi le père attend beaucoup. Tout leur périple, ils leur faut trouver à manger, reprendre des forces pour repartir par les routes et les campagnes recouvertes de cendre.
    Le récit est tout à fait crédible et pour servir cette histoire à vous maintenir éveillé toute une nuit, le livre entre les mains, le lecteur a le droit à un style très littéraire avec des envolées poétiques éblouissantes..dommage que cette édition de poche soit bâclée (coquilles, mots oubliés ou coupés en deux et j'en passe)..ce qui gâche un peu le goût du plaisir.

    roman, paru en 01/2008
    points, 252 pages
    lecture du 08/07 au 09/07/09
    note : 4/5
    à venir : autoportrait de l'auteur en coureur de fond, Haruki Murakami

  • Alain Veinstein annonce la fin de "surpris par la nuit".

    Je ne l'apprends qu'à l'instant mais hier soir Alain Veinstein a fait cette annonce :


    podcast

     

    surprisparlanuit.jpg

    J'ai envie de dire que je  suis presque soulagé puisque du jour au lendemain est reconduit (mais allez savoir, même AV ne sait pas trop puisqu'il parle au conditionnel) mais j'ai quand même un pincement au coeur tant j'ai de souvenirs exquis de cette émission surpris par la nuit, comme par exemple la semaine consacrée à Michel Leiris et puis tant d'autres émissions (les raison de plus, les reconnaissance à, les contresens ), une émission sur l'absinthe (à la poursuite de la fée verte), l'une sur une ancienne usine au lieu dit l'ardoise (une enfance ouvrière) etc etc...

    Je me suis beaucoup endormi aussi en écoutant surpris par la nuit puisque, ne l'écoutant qu'en podcast, il m'arrive de commencer l'écoute à des heures impossibles et il m'arrive même de réécouter des surpris par la nuit maintes fois écoutés, des émissions dont j'aime l'atmosphère et le rythme nocturne...

    En attendant, les trois surpris par la nuit à venir sont consacrés à Jack Kerouac et intitulés Jack Kerouac, l'écrivain derrière l'icône.

    Voilà, émotion donc et un grand merci à Alain Veinstein pour tout.

     

  • CR Derrick #1 : séance de nuit

    410_2.jpgépisode séance de nuit diffusé le 21.07.09 sur france 3

    résumé : Un appel téléphonique trouble la quiétude de la nuit. Un caissier de cinéma a été tué durant la projection d'un film policier. Il avait l'habitude, lors de la dernière séance, de s'installer dans la salle, toujours à la même place. Le meurtrier s'est apparemment faufilé jusqu'à lui, s'est assis à ses côtés et a profité d'un échange de coups de feu à l'écran pour le tuer de deux balles à bout portant. Personne ne s'étant rendu compte de ce qui se passait, il a pu ensuite s'enfuir sans être inquiété. Derrick s'interroge. La victime connaissait-elle son assassin ? Le retrouvait-elle régulièrement à cette funeste place ? Et si oui, pourquoi ?...

    On est surpris déjà de constater qu'en pleine nuit, l'inspecteur Derrick et son fidèle équipier Harry Klein sont à leur bureau à ne rien faire. Tout juste voit-on Derrick consulter une quelconque revue (sans doute un truc ayant un rapport avec la loi et la justice). Ce qu'on se dit c'est que Derrick doit se farcir des permanences de nuit et que ça n'est pas très sympa pour un inspecteur de sa trempe. Mais ce qu'on se dit aussi (on se dit beaucoup de choses en regardant cette série) c'est que l'inspecteur vivant seul, il préfère sans doute tout autant rester avec son ami Harry plutôt que faire quoi dans son appartement personnel (alors qu'on ne sait rien de la vie privée de Klein mais quelque chose me dit que  c'est à peu près le même désert que celle de son chef). Le bureau est composé  de deux bureaux métalliques et pour le reste c'est très quelconque, très germain dans le genre. Il y a près de la porte un évier, sinon quelques placards pour y fourrer des dossiers et quelques plantes. Et puis le téléphone sonne, Klein décroche écoute, transmet les informations à Derrick et c'est parti !

    Il est question de drogue et de dealer dans cet épisode, puisque le caissier en question (lire résumé) est également un dealer et donc le responsable de la déchéance d'une lycéenne qui vit une désintoxication infernale dans un hôpital munichois . Et c'est pour la venger que toute sa classe de lycée décide de tuer le dealer. Enfin pas tous, quelques uns ont décidé de ne pas participer au meurtre et pour les autres, il est décidé que le meurtrier sera choisi au hasard par la méthode des allumettes (qu'on coupe ou pas etc). Et donc, voilà, le meurtrier file au cinéma, s'installe dans la salle derrière le caissier (qui va toujours à la même place) et l'abat profitant d'une scène du film où ça tire de tous les bords. Au fond de la salle, trois jeunes de la classe se sont installés afin de pouvoir voir le drame se jouer en direct.
    En fin de compte, sur le point de dénouer cette sombre affaire, Derrick pense qu'il ne connaîtra jamais le meurtrier car aucun élève de la classe ne veut dire quoi que ce soit. Et Derrick s'énerve tout seul dans son bureau avec Harry "mais enfin, qui sont ces jeunes qui prétendent avoir le droit de faire justice eux même ?"...Et Derrick quand il s'énerve, il s'énerve vraiment..mais quelque part quand même, on sent que Derrick ne les condamne pas totalement car il connaît la souffrance qu'occasionne la drogue et à défaut d'avoir pu la voir, il a entendu la fille crier "comme un animal" dans sa chambre d'hôpital. Et ça ne serait pas le premier épisode où le meurtrier n'est pas forcément un méchant et la victime un gentil. Et c'est d'ailleurs toute la force de cette série que cette absence de manichéisme.
    Et là, alors que le téléspectateur pense qu'on va en rester là, finalement, le prof des élèves avoue que c'est lui qui a tué le dealer. Et l'épisode s'arrête sur cet aveu. On ne saura jamais la suite..comme souvent avec Derrick car le travail de l'inspecteur s'arrête là où commence celui de la justice.

    séance de nuit, réalisé en 1993 par
    Helmut Ashley
    durée : 45mns
    saison 20, épisode 9/12
    Acteurs : Horst Tappert (Derrick), Fritz Wepper (Harry Klein), Christoph Bantzer (Kabusch), Oliver Hasenfratz (Hugo), Nikolaus Gröbe (Werner)