Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • l'hiver par ici

    medium_Brehiver.jpgPlus les années passent, plus nous aimons la Bretagne, parce que sans doute, plus nous rentrons dans le rang. Ado, rebelle à tout, je détestais le folklore breton, les chapelles en veux-tu en voilà, les traditions très catho. Sincèrement, aujourd'hui, je me dis que je vis dans la plus belle région du monde. Parce que déjà, il n'y fait jamais très froid en hiver et jamais trop chaud en été. Parce que beaucoup de maisons sont blanches avec de petites ouvertures et que je trouve ça très mignon, parce que la côte est variée, faite de belles plages de sable fin, de falaises ou de plages impraticables où aucun touriste ne met les pieds, parce que les forêts intérieures sont très typées et mystérieuses comme la mythique Brocéliande, parce que beaucoup de villes sont faites de granits et de petites ruelles piétonnes où il fait bon flâner de bouquineries en troquets, parce que les gens par ici sont plein de bon sens en même temps que très divers. Par exemple, je perçois une gross différence de mentalité et dans la façon d'être entre un vannetais et un lorientais.

    Pour la premier fois de ma vie, je suis vraiment propriétaire d'une partie de la planète, à savoir d'une maison qui se situe en campagne à quelques centaine de mètres d'une grande forêt et d'un bourg où l'on trouver tout pour vivre, à savoir, service public -poste, mairie, école-, boulangerie épicierie, boucherie, bar tabac presse, médecins etc. On est bien ici. On ne se sent pas comme des culs terreux de provinciaux.

    Et l'hiver, c'est encore mieux, car la Bretagne est encore plus belle, plus pittoresque, plus mythique. Prenons nos gros impers jaunes et allons nous ballader à la Trinité ou sur la côte sauvage. On se sent tout petit devant la puissance des éléments. Zut, il pleut de trop alors allons on file se réfugier dans un petit bar au fond d'une petite rue étroite de Quiberon.

  • Madrid

    medium_madrid1.3.jpg



    Madrid, maquillée de strasses,
    Malaxée jusqu'au thorax,
    Se prélassait depuis longtemps déjà.
    Madrid, sepoudrée de sucre,
    Tout le long des allées en stuc,
    Se préparait sans trop savoir pourquoi.
    Madrid, une souricière,
    Une avenue sans marche arrière,
    Un rendez vous où personne ne viendra.
    Madrid, où sont tes icônes
    A la voix cassée ou aphone
    Où sont les anges qui dormaient sur les toits.
    Deux filles, au rayon lumière,
    Devant un mur de réverbères,
    Se donnaient la main pour la première fois.
    Deux filles qui faisaient la paire,
    Riaient si fort que la plus belle,
    A bien failli mourir, mourir de joie.

  • parlons de Pierrot (2)

    medium_ERNEST4.jpgDans les 3 mois qui ont suivis mon service militaire, j'ai été pris d'une soif de culture qui m'étonne encore aujourd'hui !!livres, musiques et surtout cinéma. C'est à cette époque (fin 97) que j'ai dévouvert le cinéma de Godard et notamment ses 3 chefs d'oeuvre (le mépris, à bout de souffle, Pierrot Le fou). Pierrot le fou reste pour moi une révélation et une révolution dans ma façon d'aborder le monde, la poétique des choses, le rapport à l'image et dans l'idée que les choses les plus inutiles et les plus anodines sont souvent les plus essentielles. Pierrot le fou est en ce sens un peu la transcription au cinéma de l'oeuvre de Rimbaud, pas littéralement bien sûr (encore que, quelques citations dans le film) mais pour beaucoup de choses autrement. Le dessinateur Pignon-Ernest (photo) ne s'y est pas trompé.

    La musique du film est envoutante bien que beaucoup moins célèbre que celle tout aussi géniale du mépris. J'actualise ici la radioblog avec un morceau de la bande son.

    J'ai horreur de tous les métiers. Maîtres et ouvriers, tous paysans, ignobles. La main à plume vaut la main à charrue. - Quel siècle à mains ! - Je n'aurai jamais ma main. Après, la domesticité mène trop loin. L'honnêteté de la mendicité me navre. Les criminels dégoûtent comme des châtrés : moi, je suis intact, et ça m'est égal. AR