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  • CR309 : là où les tigres sont chez eux - Jean-Marie Blas de Roblès

    compte rendu de lecture, littérature, littérature française, 2008, prix médicis, lecture, culture, zulmaCommencé début décembre, j’ai terminé ce roman-fleuve ce 31 décembre quelques minutes avant minuit. Ce fut une course contre la montre. Drôle de réveillon ! Il était hors de question que je continue à porter ce fardeau en 2017. Repartons sur de bonnes bases et pour ma part, ce sera l’insouciance de Karine Tuil.

    Globalement, là où les tigres sont chez eux m’a ennuyé. L’auteur aurait mieux fait de laisser les félins tranquilles et utiliser son talent pour un autre sujet. Et oui, j’attaque 2017 avec la férocité d'un tigre ! On ne change pas une équipe qui perd -)

    Difficile de résumer ce pavé...alors faisons court. Il se compose de 4 histoires plus ou moins indépendantes dont la plus importante est celle de la vie trépidante du Père Athanase Kircher, un jésuite vivant au XVIIe et dont les aventures nous sont racontées par son disciple Caspar Schott. Kircher était un curieux. Fidèle à ses convictions religieuses, il n’aura toute sa vie de cesse de résoudre des énigmes scientifiques, d’inventer des machines défiant l’entendement et surtout de tenter de trouver l’énigme des hiéroglyphes. Il écrit beaucoup pour faire part de ses découvertes….mais l’histoire nous montrera qu’il s’est trompé sur quasiment toute la ligne. Paradoxalement, même si on peut trouver le personnage ridicule, sa quête de la vérité scientifique ( à qui il cherche toujours forcément une origine chrétienne) force l’admiration.

    Retour au XXe : Eléazar von Wogau est correspondant de presse pour Ouest-France Pontivy au Brésil et est chargé par je ne sais plus qui d’écrire la biographie de Kircher, ce à quoi il s’attaque sans réelle conviction. Parallèlement, on suit les aventures de son ex-femme, Elaine, partie en exploration aux confins de l’Amazone et de Moëma, fille des deux précédents. Homosexuelle et toxicomane, elle est capable de tout et n’importe quoi, part en excursion dans des contrées libertines où il lui arrive des malheurs...et c’est là qu’intervient un certain Nelson, un pauvre paralytique ( et qui est la figure principale du quatrième volet du roman) qui sauve la vie de Moëma qui s’était encore foutue dans de sales draps.

    Voilà à peu près le résumé. Compliqué mais difficile de faire plus simple. Il doit y avoir un fil rouge dans ce roman mais je ne l’ai pas trouvé ; je ne lui ai trouvé que du fil à retordre. On pourrait peut-être saluer le tour de force de l’auteur de nous narrer dans un même roman la vie d’un jésuite du XVIIe et celle d’une toxicomane vivant au Brésil au XXe. On pourrait peut-être mais pour ça il faudrait trouver ce fameux fil rouge...alors pourquoi ne pas subodorer que l’écrivain a voulu nous raconter la vie de gens aux moeurs contraires mais ayant pour point commun de se fourvoyer….dans l’erreur pour l’un et dans la débauche pour l’autre. Je passe sur les mésaventures d’Elaine en Amazonie qui aussi folles soient-elles n’apportent pas d’eau au moulin, à part peut-être celle de divertir le lecteur lassé des expériences abracadabrantes du Père Kircher ( qui meurt à la fin).

    Conclusion : pas véritablement emballant, ce roman possède au moins le mérite de nous faire voyager dans le temps et dans l’espace. l’Amazone tient une bonne place dans ce récit...mais pas autant que l’ennui.

    Sorti en 2008 et lauréat du prix Médicis, je l’avais acheté la même année. Il m’aura fallu 9 ans pour m'y atteler, pour au final le lire sur kindle ( qui ne fait que 150 grammes alors que le bouquin - que je vais déposer dans la cabine téléphonique de Grand-Champ transformée en boîte à livre,  pèse 3 kilos -). 

    lecture : décembre 2016 (liseuse kinkle). édition papier : 765 pages, éditeur : Zulma. anecdote : tous les ‘et’ sont écrits en mode &. prix Medicis 2008. ma note : 3/5

    Loïc LT

  • l'espèce de blog en 2016 : bilan.

    Ce blog existe depuis 2007. C'est une fierté, il n'y en a pas beaucoup qui durent aussi longtemps. Je me rappelle l'avoir créé alors que deux minutes avant, je n'en avais pas l'intention. J'ai cliqué sur un lien, je suis tombé sur la page d'accueil de BlogSpirit, plateforme que je connaissais pas du tout et je me suis inscris pour m'amuser et je me suis dit sur le coup que ce serait amusant d'y mettre l'espèce de poème que je venais d'écrire. 

    Ensuite, j'avoue avoir effacé beaucoup de notes, parce que 2007, étant une année électorale, j'y ai mis mon grain de sel (je défendais Sarkozy et je l'assume....aujourd'hui, je ne le ferai plus et j'assume aussi ce retournement de veste) et même plus. Pendant deux mois, il est devenu un lieu de discussions très fréquenté. Malgré ce qui s'est passé en 2016, je n'ai jamais atteint les audiences de début 2007 (et aussi parce que les blogs se sont ringardisés). Après les élections, cela s'est calmé, je me suis lassé de la politique et j'ai décidé de réorienter le ligne éditoriale du blog. Ce ne furent plus que comptes rendus de lectures et fantaisies diverses. Dans un souci de cohérence, j'ai effacé toutes les notes concernant les élections de 2007.

    Malgré un faible nombre de visites, j'ai continué à écrire parce que j'ai besoin d'écrire (et on le fait d'autant mieux quand on sait qu'on peut potentiellement être lu) et parce qu'il me restait un noyau de fidèles. Aujourd'hui, quand je relis ce que j'ai écrit entre 2008 et 2013, je constate que j'ai progressé dans le style, la forme etc. Tout donc n'aura pas servi à rien. Et puis si je ne me souviens plus d'un bouquin que j'ai lu en 2010, je sais que je vais trouver son compte rendu ici. Hélas, à l'époque, en plus d'être souvent médiocres, j'agrémentais mes comptes rendus de détails inutiles (sur le poids du livre ou l'odeur du papier), histoire de faire mon intéressant. 

    Au passage, je note que très peu de blogs littéraires sont tenus par des hommes....bizarre quand on sait que les hommes lisent plus que les femmes. Par ailleurs, je n'ai jamais joué le jeu de la communauté des blogueurs...comme je ne laisse quasiment aucun commentaire ailleurs et que je n'ai mis sur mon blog aucun lien vers d'autres blogs, je récolte très peu de commentaires. Mais que m'importe les commentaires. J'apprécie avoir un petit commentaire sympathique (ou pas) de temps en temps mais je n'en fais pas une fixation. D'ailleurs, regardez Eric Chevillard dont j'admire le blog, et bien, les commentaires y sont fermés. 

    Il y a le nombre de commentaires et il y a l'audience. Il est de bon ton dans la blogosphère de dire qu'on se fiche de l'audience alors que je suis persuadé que la plupart est rivé sur les stats. Au début, c'était compliqué avec BlogSpirit car la plateforme tenait elle-même les stats mais  ses blogueurs  se sont rendus compte très vite que ces stats étaient fausses et surtout gonflées...sans doute pour encourager les gens à continuer à bloguer (car il faut savoir aussi qu'entre temps, c'est devenu payant : 17€/trimestre...correct et plus de pubs et possibilité de mieux personnaliser son blog). 

    En terme d'audience, il faut résonner en 'visiteurs uniques'. Sinon, un fan de ton blog qui vient 60 fois le visiter par jour serait compté 60 fois. Avec le système des visiteurs uniques, il n'est compté qu'une fois. Maintenant que BlogSpirit a arrêté son module stat, j'ai installé Xiti. Compliqué mais indépendant, les stats sont honnêtes. Alors si vous me demandez mes stats, je vais vous répondre que c'est compliqué. Genre, à la rentrée scolaire, parce que des étudiants travaillaient sur le bouquin lambeaux de Charles Juliet, le blog a connu une pointe à 300 visites uniques par jour (plus de 1 000 visites par jour au total) pendant 2 jours. Il y a comme ça des pics liés à des noms propres que j'ai écrit sur mon blog. Genre aussi un photographe spécialisé dans le terrain vague qui a tout à coup fait exploser les stats. Je m'en fous des stats ! Mais je vous en parle car quand il est question de mon blog, c'est la question qui revient toujours. 

    Evidemment l'article dans Ouest-France en début d'année et le passage sur France 3 Bretagne ont fait leur effet aussi. D'ailleurs, depuis que le blog est passé sous les feux de rampe, il ne passe plus jamais sous un étiage autour de 60 visites uniques (en été ou pendant les fêtes).

    Sur le fond, il y a eu ce 'fameux' inventaire des cabines commencé il y a 2 ans et qui au début ne convainquait pas grand monde autour de moi...sauf ma femme qui ne cessait de me dire que cela allait finir par attirer l'attention d'un journaliste. Elle avait raison. 

    Donc ce papier dans Ouest-France m'a encouragé à continuer mais le temps jouait contre moi. En même temps que j'accentuais mes déplacements dans des communes lointaines, les cabines téléphoniques disparaissaient, comme si un mauvais génie voulait m'empêcher de poursuivre mon dessein !

    Aujourd'hui, je ne pars pratiquement plus en recherches de cabines, même si je sais qu'il en reste. Mais c'est décourageant de faire 100 km, de visiter 20 bourgs et de rentrer à la maison avec 2 cabines dans la pellicule. Heureusement pour vous chers lecteurs, j'ai fait quasiment 200 bourgs et je suis loin de les avoir tous évoqués sur le blog. Le souci est que pour certains, ça commence à dater. Mais je sais broder et raconter n'importe quoi (j'ai d'ailleurs eu des appels ou mails de mairies me faisant part d'erreurs.....erreurs qui n'en n'étaient pas puisque je les faisais volontairement). 

    J'écris très vite. Excusez les fautes, je corrigerai plus tard. Maintenant, voici 2017. Il faut savoir une chose, c'est que le blog est passé de mode. Quand j'en parle à mes filles ou à des jeunes de 20 ans, ça leur fait le même effet que si je leur parlais du Minitel. Exemple, pendant un moment, j'écrivais une note sur mon blog et je mettais un lien sur Facebook et j'avais bien plus de commentaires sur fb que sur le blog. Les réseaux sociaux, parce qu'ils offrent plus de visibilité et parce que l'info ou l'article te tombent dessus sans que tu n'aies rien demandé sont plus efficaces. D'ailleurs, le si peu de blogueurs qui restaient ont, soit réduit la voilure, soit supprimé leur blog. Mais l'efficacité est une chose, le travail d'écriture, une autre. 

    Là, je suis à la croisée des chemins. J'aime bien quand même ce coin que je personnalise à souhait. Un blog, c'est comme une boutique, tu y entres si tu en as envie. Un réseau social, c'est une rue, tout le monde est obligé d'y passer et de regarder les vitrines. 

    Et puis, il y a Babelio, une communauté de lecteurs sur laquelle on peut classer ses bouquins, écrire ses critiques et plein d'autres choses....et là, idem, visibilité assurée. Les temps changent ! Il faut suivre. 

    Pour l'instant, le blog reste...en l'espèce ! Si BlogSpirit ne nous abandonne pas en rase campagne (car on ne doit plus être très nombreux..)

    Bonnes fêtes de fin d'année à toutes et à tous et à l'année prochaine !

    Loïc LT