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  • CR259 : la mystérieuse affaire de Styles - Agatha Christie

    8603497_1.jpgJe n'avais pas lu un Agatha Christie depuis au moins 25 ans. Je me souviens qu'abonné à la bibliothèque de Languidic, je m'y rendais régulièrement à vélocipède, j'empruntais 2 ou 3 Agatha que je dévorais dans les bois et les champs environnant Berloch, puis je les rendais et en reprenais d'autres. Cela a duré jusqu'à épuisement. Après, je ne me souviens plus ce que je me suis mis à lire ; il y a eut les Maurice Leblanc, les Gaston Leroux, puis les Stephen King je crois puis Zola aussi à cette période-là. C'était vraiment bien. C'était tout un monde qui s'ouvrait à moi. Paradoxalement, en ces temps  collégiens, je détestais le français, j'étais même un des pires éléments de la classe. En quatrième, j'avais une prof qui m'avait pris en grippe. Je ne m'explique pas trop tout cela. 

    Pendant cette période faste, j'avais donc lu la mystérieuse affaire de Styles. D'ailleurs, au bout de quelques pages de cette relecture, certains noms me sont revenus à l'esprit sauf heureusement l'identité de l'assassin. 

    L’atmosphère des romans de Christie m'est toujours aussi agréable même s'il faut mettre de côté l'agacement que peut procurer ces meurtres perpétrés dans la haute aristocratie anglaise pour des raisons d'argent la plupart du temps. Dans celui-ci, cerise sur le gâteau, les faits se déroulent pendant la première guerre mondiale. Le château de Styles Court se situe dans la campagne anglaise profonde et la guerre de tranchées n'est qu'un événement lointain dont les nobles ne se sentent pas concernés. Même si , c'est 'grâce' à la guerre qu'Hercule Poirot se situe dans les parages (de toute façon, partout où Poirot va, un meurtre est commis) puisqu'il a dû fuir la Belgique que les allemands ont annexée. 

    Est-il utile que je raconte l'histoire ? non. Est-ce un bon Christie (c'est d'ailleurs le premier et c'est amusant de voir Hastings, l'ami de Poirot de trouver qu'il est temps que ce dernier prenne sa retraite alors qu'il s'agit de la première enquête de l'Hercule) ? Je le pense. La Mystérieuse affaire de Styles préfigure tout ceux qui vont suivre, il pose les bases, on va dire : présentation de Hercule Poirot et de Arthur Hastings...et puis l'auteur met pour la première fois en oeuvre sa méthode qui consiste à tromper le lecteur jusqu'au troisième degré. Ce roman n'est peut-être pas aussi mémorable que les dix petits nègres ou le meurtre de John Biloot mais comme pilote, c'est déjà une belle  réussite. 

    lecture : avril 2014, kindle, 4/5

    Loïc LT

  • splendeur d'un saule

    Tous les jours, pour me rendre au boulot, je dois remonter la petite route du village et emprunter la D768 qui me mène jusque Camors. En dehors du mercredi, je dépose mon loulou à l'école et après, c'est un peu le bordel, puisque l'école se situant d'un côté du bourg et devant rejoindre l'autre côté (pour prendre la D799), il faut pour que je puisse traverser, que la route (la D768 donc) soit libre dans les deux sens, or, à 08:45, c'est un peu la folie, entre tous les gens qui vont au boulot et tous les parents qui emmènent leurs enfants, ce carrefour de Camors est un véritable bordel. On gueule souvent contre le fait qu'il y a trop de ronds points en France mais en l'occurrence, à cet endroit précisun giratoire s'impose, Mr notre nouveau maire ! Je perds souvent 3 minutes à attendre. Il faut y aller au culot...sinon, l'interview de Philippe Vandel risque de  commencer et si l'interview de Vandel commence alors que je suis encore dans cet imbroglio routier, ce n'est pas bon, ce n'est pas bon du tout ! Une fois cette épreuve franchie avec succès, les choses deviennent plus simples. La D799 débute par une longue ligne droite qui me fait quitter le bourg et ensuite, voici la forêt de Floranges et sur la gauche cette sympathique maison forestière qui fait tant rêver Prisca. Il n'est pas rare à cet endroit de croiser des biches et des sangliers. Plusieurs de mes collègues en ont fait les frais. Ensuite, j'arrive au bourg de Bieuzy-Lanvaux où se situe l'objet de cette note, à savoir, sur la droite dans la descente, juché sur un talus, séparant de petits prés entretenus par deux retraités, se dresse un saule qui m'émerveille depuis huit ans que je passe devant matin et soir. 

    Hier soir, je me suis arrêté pour le prendre en photo. J'ai rencontré et discuté deux minutes avec le sympathique contribuable qui entretient ces quelques ares de terre. Il était un peu surpris évidemment tant cet arbre doit lui sembler commun. C'est d'ailleurs lui qui m'a appris qu'il s'agissait d'un saule.

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    le saule de Bieuzy-Lanvaux.