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  • pétition contre la réforme des rythmes scolaires

    Attention événement : j’ai décidé de relayer une pétition lancée par un syndicat d’enseignants de gauche (le SNUipp-FSU). Il s’agit de dire non à la réforme des rythmes scolaires.

    J’ai toujours été opposé à cette usine à gaz dont seuls les socialistes peuvent avoir l’idée. Au nom du soi disant rythme chronobiologique de l’enfant, on décide de leur enlever la grasse matinée du mercredi matin...pour quoi en contrepartie, des journée d’école qui finissent plus tôt et qui se prolongent par une prise en charge diverse et variée par les communes, pendant moins d’une heure d’activité d’éveils. Au bout du compte, la journée de l’enfant n’est pas raccourcie et en plus il a de l’école le mercredi.

    Tour cela n’a ni queue ni tête, coûte cher aux petites communes et perturbe les enfants à qui on demande de changer de cadre pour finir la journée. C’est insensé ! Je n’arrive par à comprendre qu’un seul homme à savoir, Vincent Peillon, ait réussi tout seul à imposer une réforme aussi absurde sans que personne ne dise rien ou trop peu.

    Ma deuxième fille est en CE2 et n’est pas concernée cette année puisque comme les ¾ des communes, Camors a décidé, à juste titre,  de mettre en place cette déformation des rythmes scolaires à la rentrée 2014. Mais ensuite donc, logiquement si ça tient toujours, elle va devoir s’y plier.

    Mais je me demandais un truc :que se passerait-il si une commune refusait de s’y plier ? Il y avait bien avant cette ‘refondation’ (c’est comme ça qu’ils appellent ça en plus...vraiment n’importe quoi) des communes qui avaient des dérogations pour avoir le droit à des rythmes différents que le rythme officiel. Je transmettrais bien cette question avant la prochaine réunion du conseil municipal. Tout le monde serait gagnant : l’enfant déjà et avant tout, les enseignants (qui n’ont pas envie de bosser le mercredi, on les comprend), les parents (qui n’auront pas à supporter des enfants fatigués et énervés le soir) et les finances de la commune.

    Voilà pour ça.

    Sinon, je n’aime pas trop parler des faits divers mais j’ai une grosse pensée pour la petite Fiona. On a tous été choqué par cette affaire...je ne m’habitue jamais à l’idée que des êtres humains, des parents envers leurs enfants encore pire, puissent arriver à ce niveau d’horreur. Cela m’a d’autant choqué que sur la  photo que l’on voit sur la page facebook de sa mère, je trouve qu’elle a le même air canaille que Chloé au même âge.

    Loïc LT

  • CR249 : le sermon sur la chute de Rome - Jérôme Ferrari

    41UB8p0SLDL._AA278_PIkin4,BottomRight,-65,22_AA300_SH20_OU08_.jpgLe voici enfin le roman qui me réconcilie avec la littérature en cette année 2013, jalonnée de beaucoup de déceptions, je dois dire. J’aurais pu lire le sermon sur la route de Rome plus tôt mais les contraintes financières étant ce qu’elles sont, j’ai attendu sa sortie en poche (sur liseuse puisque la nouveauté technique qui date de pas très longtemps je pense, c’est que lorsqu’un roman sort en poche, sa version numérique est moins chère également, même si trop chère encore puisque du même prix que le livre-papier, voire plus, je ne sais plus).

    Je m’égare vers des considérations techniques, c’est mon inconscient qui travaille car j’ai peur de parler de ce roman. Il me dépasse, il est trop fort pour moi et je suis trop petit pour lui. Mais ne nous rabaissons pas. L’enchantement littéraire est accessible à tous.

    Le sermon sur la chute de Rome est un livre ambitieux mais quand même très accessible, je tiens à rassurer ceux que le titre rebuterait. Car en même temps qu’il dégage une certaine puissance, ce titre fait peur, on croit qu’on va lire un sermon sur la chute de Rome. Poouah, mais non, le sermon en question, écrit par Saint-Augustin n'apparaît de temps en temps que pour illustrer la vie très contemporaine de plusieurs générations d’une famille corse touchée par les coups du sort. Mathieu, arrière arrière petit-fils de ses arrières arrières grands parents suspend de brillantes études en philosophie à Paris et rentre au village corse de ses origines afin de reprendre un bar en compagnie de son ami d’enfance Libero. Le duo embauche de jolies filles, un guitariste chanteur et le troquet revit.

    Là est ma petite déception concernant ce roman. J’avais lu lors de sa sortie que ce bar devait pour Mathieu et Libero devenir un havre de paix, et se transformer en ‘meilleur des mondes possibles’, selon les concepts posés par Leibniz et un autre philosophe dont je ne sais plus le nom. Mais tout cela est faux ! le bar est un lieu glamour, les serveuses sont aguicheuses (dont la fameuse Annie qui a ‘la curieuse habitude d’accueillir chaque représentant du sexe masculin qui poussait la porte du bar d’une caresse, furtive mais appuyée, sur les couilles). Ce bar est tout sauf un café-philo. Ce doit être un malentendu. Mais ce n’est pas grave.

    Donc, le bar fonctionne à merveille, les vieux habitués cohabitent avec les jeunes, les couples se roulent des pelles et les serveuses qui logent toutes les quatre à l’étage font le bonheur de tout le monde. Mais cela ne peut pas durer, des tensions apparaissent, Libero devient de plus en plus tendu et autoritaire.

    Mathieu se réjouissait que la stabilité de cet équilibre n'ait finalement pas été menacée, il ne sentait pas les subtiles vibrations du sol sur lequel courait un réseau de fissures denses comme la toile d'une araignée, il ne percevait pas la réticence craintive avec laquelle les filles s'approchaient désormais de Libero

    ...

    Six mois plus tard,sans qu'il se fut aperçu de quoi que ce soit, l'Empire n'existait plus. Est-ce ainsi que meurent les Empires, sans même qu'un frémissement se fasse entendre?

    La chute du bar et de l’empire entrent en résonance. Les phrases toutes aussi belles et envoûtantes les unes que les autres se succèdent. Parallèlement au  destin de ce bar, l'auteur nous embarque parfois à la découverte des vies de personnages secondaires, avec toujours ce même recul et sous l'angle historico-psychanalytique (pardon pour le néologisme). C’est trahir ce roman que de le commenter tant il se suffit à lui-même. Alors pour finir, je laisse une nouvelle fois la parole à l’auteur :

    Virginie n'avait jamais rien fait dans sa vie qui pût s'apparenter, même de loin, à un travail, elle avait toujours exploré le domaine infini de l'inaction et de la nonchalance et elle semblait bien décidée à aller jusqu'au bout de sa vocation.

    lecture : septembre 2013

    Acte Sud. kindle, 208 pages

    sortie: août 2012

    note :4.5/5